Skyscraper escalade l’electro-pop


Skyscraper en concertA la croisée de l’électro, de la pop et du rock, Skyscraper possède un talent indéniable pour mixer des choses aussi différentes que la guitare, une boîte à rythmes/samples et sa propre voix. Son timbre est unique, assez spécial à la première écoute.

Le concert du 7 juillet 2007 au bar « la croche » était plutôt intimiste puisque les chansons étaient interprétés devant dix personnes, tout au plus. Le jeune homme fait preuve d’audace et de courage. En effet, avoir un public restreint est certainement plus intimidant que de jouer devant des milliers d’anonymes.

On constate aussi que le chanteur fait de gros efforts pour vaincre sa timidité. Il s’excuse des quelques couacs dans le déroulement du spectacle mais qu’importe, on lui a déjà pardonné. Cette fragilité lui donne un certain charme.

On pourra regretter que le bar n’offre pas vraiment de moyens pour assister correctement au spectacle (quelques tabourets qui rasent les murs). Par contre, l’accoustique était excellente (pas de larsen, des basses et des aigüs puissants et clairs, un volume juste comme il faut, un mixage idéal).

Un petit public signifie-t-il que c’est nul ? Pas du tout, bien entendu. Skycraper n’est pas très connu mais il a un vrai talent pour qui aime les genres précités. On pourra tout au plus lui reprocher certains textes parfois un peu trop simplistes.

Des morceaux sont délibérément pop et séduisent par leur mélodie. Avec sa voix, il nous transporte ailleurs, dans son univers personnel, en général assez mélancolique : ville fantôme, perte de l’innocence, espoirs déçus par les relations humaines, création musicale. Les thèmes sont très autobiographiques. Cette mélancolie est généralement contrebalancée par une instrumentation plutôt joyeuse ou en tout cas entraînante et dynamique. Il n’est pas en train de se morfondre continuellement !

Mais par moments, Skyscraper ose l’expérimentation, en interprétant par exemple une chanson assez folle basée sur les vocalises de Prince. Sur le dernier album « Wasted waves of love », on trouvera également « Kafka téléphone Maison », pas mal dans le genre expérimental.

L’instrumentation est variée, les styles aussi, bref on ne s’ennuie guère. Et même si on n’est pas obligés d’être fan de chacune de ses chansons, on y trouve facilement son bonheur. Si son style semble à priori plus approprié à l’anglais, il est aussi à l’aise en français également. Et faire de l’électro en français, c’est assez rare !

On sent que l’auteur a mis dans ses compositions des sentiments et des expériences très personnelles. Il n’en est pas à ses débuts et son dernier album est particulièrement abouti. A la manière d’un vin qui se garde, Skyscraper est un compositeur et un chanteur à suivre, qui se bonifiera très certainement avec la maturité.
Site officiel : www.skyscraper.fr

Vous pourrez y télécharger quelques morceaux et vous tenir au courant de son actualité.

Wasted waves of love


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.

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