Butcher (Hatchet) 1


Sympathique série B, Butcher (Hatchet) est une bonne surprise rafraîchissante. Son réalisteur, Adam Green, maîtrise autant la comédie légère que le film d’horreur pur. Il nous emmène sur une fausse piste dès le début et nous incite à penser à un énième film d’alligator alors que pas du tout !

Hatchet est assez rigolo grâce à ses dialogues, qui font mouche la  plupart du temps, même s’il ne s’agit pas de grand art. Le film vaut aussi pour sa galerie de personnages. L’auteur a en fait utilisé des stéréotypes poussés jusque dans leurs derniers retranchements pour créer de l’humour. On retrouve donc la bimbo blonde et stupide à outrance, sa concurrente brune, ses adolescents obsédés par le sexe, la jeune femme intelligente et le couple de touristes patauds. Tout ce beau monde est mené en bateau au propre comme au figuré par un guide douteux qui les emmène dans un bayou, ces marais infestés par des crocodiles de la New Orleans.

Les scènes gores sont vraiment extrêmes et efficaces. L’équipe des effets spéciaux semble avoir eu carte blanche pour faire des choses particulièrement barbares : des bras arrachés, une décapitation, une tête tournée à 360° et un visage passé à la… ponceuse peut-être ? Sans compter le raton laveur à l’agonie. C’est un festival dès lors que le méchant du film fait son apparition. Croisement entre Leatherface et Elephant Man, cette armoire à glace fait vraiment peur à voir.

Le film a deux personnalités. C’est d’abord une comédie légère puis un slasher gore. Les scènes sont bien distinctes et alternées. Le rythme est de plus en plus rapide et les deux genres finissent par se mêler et même se confondre. On finit par avoir peur pendant les moments comiques et rigoler pendant les scènes d’horreur. Une petite manipulation remarquable et intelligente qui place le film hors du lot des slashers pour ados. Tout cela va donc crescendo jusqu’à une fin totalement brutale et inattendue. Ce n’est pas un « twist » scénaristique mais simplement une façon de terminer le film que l’on n’a rarement vu jusqu’ici !

Je ne sais pas trop pourquoi le film s’appelle Butcher chez nous. Il n’y a aucune histoire de boucher dans le film. Hatchet, on comprend mieux ; car il y a une légende (pour le moins débile) qui explique les origines de cet horrible serial killer et pourquoi il en veut à tout le monde. Avec ce film d’horreur pop-corn (et bière), Adam Green ne se prend jamais au sérieux. Mais il n’utilise pas non plus le ton condescendant habituel des petites productions qui veulent faire « à la manière de » pour se donner un cachet. Hatchet sent bon l’artisanat passionné et le sang frelaté. Et tout le monde prend plaisir à voir cette équipe de pires spécimens de la planète se faire dépiauter dans des gerbes d’hémoglobine.

Disponible le 22 octobre en dvd chez FPE


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.


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Commentaire sur “Butcher (Hatchet)

  • math36x

    jadore ce film je lairegardé au moin 10 fois

    si quelqun a des fond d’écran hatchet de forma a peu pré 1000X10000 jaimerai quon me les envoi a ladresse suivante merci

    math36x@hotmail.fr