Les courts du X Fest


Vous n’étiez sans doute au X Fest qui a eu lieu du 11 au 13 mai 2012 à Cape Town en Afrique du Sud. Nous non plus, mais ça n’empêche d’aller voir quelle était la programmation des courts-métrages, d’autant que certains films sont disponibles sur la toile.

Miss Mishima, de Pedro Rocha – 13 mn

Le réalisateur a été profondément marqué par Yûkoku de l’auteur Yukio Mishima. Au point qu’il a voulu refaire sa propre version du film, à quelques différences près évidemment. Ce n’est plus un homme qui se fait sepukku mais une femme. Et avant de se lancer dans l’opération qui consiste à s’ouvrir le ventre avec un sabre, la jeune femme maquillée et habillée façon geisha, entreprend de se caresser jusqu’à l’extase, sous le regard sévère d’un portrait de Mishima. Une petite perversion, même gentille, est toujours la bienvenue ! La photographie est magnifique et saisit à merveille une épure typiquement japonaise. Ce mélange de grotesque et de poésie qui fonctionnait dans le film de Mishima, se retrouve ici. Forcément, l’élève ne fait pas aussi bien que le maître. Le passage à la couleur tend à rendre la chose plus grand guignolesque; le noir et blanc sublimait le gore et transformait la boucherie en quelque chose de poétiquement tragique.

Le film est produit par les portugais de Riot Films


 

Red lines, de Frazer Lee, avec Doug Bradley (le pinhead de Hellraiser) – 6 mn

Une jeune élève est collée par un professeur. Enfermée seule dans une pièce, elle doit recopier une phrase. Mais elle voit alors le fantôme d’une autre jeune fille. Sans prétention mais sans ambition non plus, le film est heureusement assez court. Il est visible en ligne :

 

 

Veriga Mesa, de Tomaž Gorkič – 14 mn

Le déroulement est assez classique au départ. Un sale type va enterrer une jeune femme au fond des bois. Mais, pas de chance : une serial killeuse est aussi dans le coin et va s’occuper du bourreau avec tout une panoplie d’outils. Le tout est joliment filmé, autant que les effets sont sanglants. La chute est plutôt originale. Le film nous vient de Slovénie.

 

Thy kill be done, de Greg Hanson, Casey Regan  – 16 mn

Un prêtre intègre a des soucis : une bande de jeunes dealers créent des problèmes de violence et de santé publique. Il décide de leur en toucher deux mots mais leur patron se met en colère et rosse l’homme d’église. Tout comme Tarantino et Rodriguez, les réalisateurs ont repris l’atmosphère des films grindhouse pour livrer un sympathique film de nunsploitation.

 

Onrusbarend (Insupportable, c’est pas mon avis mais le titre en français) de Ronnie Belcher & Thomas Dorman – 6 mn

Avec son contexte marin, Onusbarend est expérimental car l’on a du mal à en saisir le sens. D’autre part, le film a été réalisé sous la contrainte des 72 heures : un jour de tournage, un jour de montage, un jour de montage son. Après avoir fait trempette dans la mer, une femme se retrouve enceinte de quelque chose. L’ambiance est pour le moins étrange et anxiogène grâce à un très beau travail sur l’esthétique.

 

 

 No face de Mathilde et Jean-Yves Arnaud – 8 mn

C’est un court français racontant l’histoire d’un type qui n’a pas de visage. Pour palier à ce problème, il capture la voix et le visage de passants, à l’aide d’un vieil enregistreur et d’un antique appareil photo. Un brin court, ce film dresse tout de même avec talent le portrait d’un personnage étrange, entre l’extra-terrestre et le monstre de foire. On aurait aimé en savoir plus. La tête du monstre est assez flippante et rappelle un peu les créatures de Guillermo Del Toro. Le site officiel : http://www.noface-lefilm.com

 

 

BLARGHAAAHRGARG de Nuria Leon Bernardo – 14 mn


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *