Thirupachi


Blockbuster indien datant de 2005, Thirupachi a été produit au Tamil Nadu et tourné notamment dans la capitale de cet état : Chennai. Beaucoup moins sucré qu’une bollywooderie à l’eau de rose, le film contient néanmoins de petits moments de romance et bien sûr, un bon lot de chansons et chorégraphies. Mais voilà, l’action tamoule, ça ressemble plutôt à ce qui se faisait aux USA dans les années 70 et 80 : de la violence sèche et brutale. Le film fut un gros succès local. Ici, on le connaît moins.

La première partie est relativement classique. Sivagiri, un jeune gars dynamique dont la tête ressemble à celle de Kiki (le kiki de tous les kikis, oui, oui) seulement en plus moustachue, souhaite trouver à sa soeur un compagnon, qui est en plus un bon parti. Une occasion se présente. Le jeune homme habite à Chennai, ce qui signifie une vie confortable et une certaine richesse. Une fois sur place, il en est tout autrement. La ville est en fait aux mains de barons de la mafia. Les lois ne sont pas respectées et c’est là que commence le cauchemar. On y fait par exemple la connaissance de Cracker Baloo. Ca pourrait être l’ours sympa du Livre de la jungle, mais en fait non. Ce sale type patibulaire est fan des pétards et il a pour habitude d’entourer ses victimes d’un collier de pétards avant d’y mettre le feu. Un peu plus tard, voilà-t-y pas qu’une femme enceinte est menacée. Le voyou lui met un aérosol contre les insectes dans la bouche et menace de l’asphyxier !

Devant tous ces méfaits, Sivagiri ne peut rester sans rien faire. D’autant que la police, à moitié corrompue, ne bouge pas le petit doigt. Il décide alors de BUTER TOUT LE MONDE. Combattant hors-pair, sorte de super héros urbain, équivalent en civil de Néo dans Matrix, Sivagiri envoie ad patres du voyou par quintaux. Il aligne du cadavre au kilomètre avec des ralentis et des effets spéciaux un peu pourraves pompés sur Hollywood. D’ailleurs, on retrouve même la musique de Matrix lors d’une scène d’action. Pas une imitation de la musique, mais le morceau lui-même. Sivagiri, présent dans presque tous les plans, est interprété par Vijay (aka Joseph Vijay), sorte de Brad Pitt/Jet Li/Vandamme/Keanu Reeves, du Tamil Nadu.

Quand Sivagiri s’énerve (et c’est que le début, d’accord, d’accord), ça donne ça :

On voit dans cette scène à peu près tout ce qui fait le piment du film. Des acteurs crédibles façon comédie française, des mouvements épileptiques de zoom, des cadrages expérimentaux que même les Frères Wachowski ont peur d’essayer, des effets spéciaux démentiels et des sound effects bigger than life. Et puis du meurtre barbare à gogo : à la bouche d’égoût, à la lance, à la machette, au verre brisé, au transfo électrique, au fauteuil en osier, et même au coquillage.  Film bien foufou prônant la justice personnelle et l’exécution sommaire, Thirupachi est divertissant pour le spectateur un peu habitué aux productions indiennes.


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.

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