Keiichi Tanaami

Keiichi Tanaami est un artiste japonais qui utilise des réminiscences de rêves ou de souvenirs pour créer des courts-métrages d’animation expérimentaux. Le dvd, édité par Chalet Films, comprend 14 courts-métrages de l’auteur, réalisés entre 1975 et 2009. Mélange de pop-art et de gravures traditionnelles japonaises, l’auteur mélange plusieurs influence dans un kaléïdoscope d’images. Il utilise l’artifice du « flicker », le fait d’alterner deux images différentes très rapidement, si bien que l’oeil mélange les deux images, provoquant ainsi une troisième image originale. Why est très abstrait et sa longueur (10 mn) le rend difficilement supportable. Sur fond de piano, on observe une danse de motifs géométriques, qui se révèlent être des photos de journal filmées avec un grossissement extrême. Memories in darkness est plus intéressant et propose une espèce de morphing d’une créature faite au crayon, qui se transforme animaux bizarres. On retrouve le morphing dans Chirico où un visage se transforme en abstraction géométrique avant de se disloquer. Fetish Doll se concentre sur la chaussure et les hauts talons puis évoque des visions érotiques, avec de la chair qui colle et qui se déchire et pour finir une vision du coït surréaliste.

vlcsnap-2013-01-25-22h01m44s208

Généralement, il n’y a pas vraiment d’histoire, ou alors c’est très décousu. Son travail est un travail de recherche, d’expérimentations graphiques et sonores. Cela pourra rebuter le néophyte alors heureusement dans les bonus, on trouve un entretien de vingt minutes avec Keiichi Tanaami, qui permettra de mieux cerner le bonhomme et de comprendre ses travaux. Figure aussi sur le dvd l’émission court-circuit d’Arte qui décrypte le travail de Keiichi Tanaami. Le mieux sera de voir cela avant de voir les courts.

Le dvd est accompagné d’un livre qui prolonge les visions de l’auteur. Sans explication, sans analyse, les motifs aux couleurs criardes et les situations sorties de nulle part sont totalement laissés au bon jugement du lecteur ou du spectateur. A lui de donner un sens à des images directement extraites du cerveau de Tanaami. Ses créations déforment souvent la chair, présentent des organes sexuels bizarres, ce qui le rapproche du surréalisme façon Pablo Picasso. Tout est plein de couleurs mais à regarder de plus près, ce sont souvent des scènes violentes qui sont dépeintes.

 

0 commentaires sur “Keiichi Tanaami”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *