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Nollywood
Photo by Don Lobel, © 2008 National Film Board of Canada

Troisième industrie cinématographique mondiale après les Etats Unis et l’Inde, le Nigéria produit chaque année un nombre démesuré de films d’exploitation, dont le budget microscopique est largement compensé par l’absence totale de complexe au regard des normes en cours.

Parce qu’un court extrait vaut souvent mieux qu’un long discours, démonstration ci-dessous avec cette fabuleuse bande-annonce du film Hitler (sic!)

Jusqu’à présent plébiscité dans toute l’Afrique et scrupuleusement ignoré partout ailleurs, le cinéma Nollywood commence néanmoins à bénéficier d’un peu d’exposition en Occident depuis quelques années.

Outre le fabuleux recueil d’affiches Holywoodoo, édité il y a quelque temps déjà par Le Dernier Cri (cf. l’interview de Pakito Bolino en septembre dernier), le photographe Pieter Hugo, bien connu de nos services, a délivré récemment un très bel ouvrage sobrement intitulé Nollywood édité par Prestel. Une sélection de photos tirées du livre est à découvrir ici.

Niveau documentaire, ce sont les Canadiens Ben Addelman et Samir Mallal
qui se sont collés au travail dans le très attendu Nollywood-Babylon dont on vous propose de découvrir la bande-annonce ci-dessous :

Si tout ça vous a mis un tant soit peu l’eau à la bouche, n’hésitez pas à faire un tour sur le site Izogn, qui propose plus de 3000 films nigérians en pay-per-view à un tarif très raisonnable (2$ le film)

Enjoy !

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Oeuvre gigantesque de quatre heures (plus long que les romances à rallonge de Bollywood), Love Exposure est un film facile à avaler grâce à une mise en scène rythmée et changeante. Mais les choses se compliquent un peu à l’assimilation. Que penser en effet, de cet OFNI qui évoque des choses aussi contradictoires que la religion catholique au Japon, les photos prises par les voyeurs sous les jupes, la bluette adolescente et des références explicites à Scorpion (héroïne vengeresse du cinéma japonais). Sion Sono, poête et écrivain, nous parle de beaucoup de choses et dévoile un univers personnel centré sur des personnages hauts en couleur.

Love_Exposure_LoveExposuresleeveYu Honda est un adolescent modèle, élevé par son père, un prêtre catholique. Tout se passe pour le mieux mais La situation va changer quand débarque Kaori, une femme exhubérante, qui va littéralement violer le père de Yu. Celle-ci en profite pour embrasser la confession catholique jusqu’à devenir très pieuse. Mais Kaori, un peu trop passionnée et quelque peu hystérique, quitte le foyer du jour au lendemain pour un autre amant. Ravagé, le père abuse de son statut de prêtre pour terroriser son fils. Chaque jour, il lui demande de confesser ses péchés. Malheureusement Yu est trop bon et pour satisfaire son père, il va d’abord s’inventer des péchés puis en faire délibérément !

Nous faisons ensuite la connaissance de Yoko, l’androphobe. Elle aussi a subi les agressions répétées de son père, ce qui l’a rendue complètement allergique à la totalité des hommes. Grâce à ses talents en arts martiaux, dès qu’elle peut rosser un homme, elle n’hésite pas.

Enfin, il y a Aya. Elle figure parmi les leaders de “l’église zéro”, une secte qui vise à laver le cerveau de tous ses fidèles. Tout comme Yu et Yoko, elle a été violentée par son père dans sa jeunesse et grâce à ses sbires, elle manipule les esprits à des fins machiavéliques.

Avec tous ces parents abusant de leurs enfants, on n’est pas loin de Kids, de Larry Clark. Pourtant, le traitement de Sion Sono est tout autre. L’espoir est toujours présent et une vie ne dépend pas seulement des traumas de l’enfance mais aussi des choix d’adultes. Les destins de ces personnages vont donc s’entrecroiser dans un jeu scénaristique de haute voltige. Yu et Yoko sont faits pour se rencontrer (on parle de miracle) mais Aya va mettre au point un plan diabolique pour les séparer, rendre Yu fou et intégrer Yoko à la secte.

Quatre heures, ça fait long, et pourtant le réalisateur parvient à nous entraîner dans son univers. Car dans un premier temps, il brosse le portrait de chacun de ses personnages grâce à de petites saynètes. Puis le spectacle commence, soutenu par le boléro de Ravel : toujours le même schéma de mélodie mais à chaque répétition, il y a quelques modifications. Ces modifications deviennent finalement une évolution du morceau. Le scénario subit le même genre de changements. Les couples et les familles se font et se défont, le schéma se répète (un père violent) et la tension dramatique augmente, jusque ce que les personnages se retrouvent dans des situations inextricables et tragiques. Voilà comment, Sion Sono passe progressivement de la sitcom pour ados au drame shakespearien.

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On serait tenter de tirer des leçon et des messages sur la religion, les sectes et les hentaïs (les amateurs de perversions). Mais Sion Sono propose bien plus que cela. Son film est avant tout une fresque centrée sur ses nombreux personnages, et la durée lui permet de développer les personnalités et les motivations dans le détail. Tout au plus, il stygmatise l’hypocrisie que chacun emploie à un moment donné dans sa vie. Tous utilisent des chemins détournés (la religion, la secte) pour exorciser leurs démons intérieurs. Mais Sion Sono évite tout cynisme et nihilisme. D’humeur optimiste, il réserve une rédemption pour tous ses personnages. Et tout est bien qui finit comme dans un conte de fées !

Afin de nous maintenir en haleine, Sion Sono s’autorise des ruptures de ton audacieuses (auxquelles l’on accrochera ou pas). Ainsi, on sombre dans la comédie ras-des-pâquerettes lorsque Yu, n’arrive à avoir une érection qu’en présence de Yoko. Et Yoko de ne désirer Yu que lorsqu’il est déguisée en femme “scorpion”  ! On remonte le niveau lorsque Yu tente de “déprogrammer” Yoko de la secte en improvisant un rapt au bord de la mer, moment suspendu tout en contemplation. Love Exposure contient son lot de scènes hallucinantes. On citera les techniques complexes de kung-fu pour prendre discrètement des clichés de sous-vêtements sous les jupes. On pourra aussi s’étonner de cette longue citation presque hurlée, sous forme de monologue, d’un passage de la bible (les Corynthiens, chapitre 13) dont Mamoru Oshii est aussi très friand. Love Exposure est donc très généreux, dense, mais sans être illisible ou hermétique. Bien au contraire, la durée permet à Sion Sono d’être à la fois intelligent et léger et de nous faire éprouver un large panel d’émotions, ce qui est plutôt rare.

Le film est disponible en dvd en Angleterre. VO sous-titré anglais. Edité par Third Window Film.

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Bronson, malgré ses airs de « biopic », ressemble plus à une esquisse psychologique du personnage. De l’aveu même du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, personne ne peut pas saisir la personnalité de Bronson dans sa totalité. Michael Peterson (son vrai nom) a toujours eu une propension à la violence, ne sachant pas vraiment dans quelle voie se diriger. Il est toujours en vie, et toujours enfermé au point de n’avoir que de très rares contacts extérieurs.

Charles Bronson (un pseudo qu’il s’est choisi) ressemble à un serial killer et pourtant, quand on l’enferme les premières fois, il n’a tué personne. Son premier forfait est un « banal » vol à main armée dans un bureau de poste. Ce n’est qu’en prison qu’il va progressivement développer une violence compulsive, à l’égard de ses codétenus et des surveillants. Il prend son pied au sein des infrastructures pénitentières, à tabasser des gens à en prendre d’autres en otage, et à provoquer des situations de conflit. Ne sachant pas très bien quoi en faire, l’administration britannique va le placer en hôpital psychiatrique. Bronson lui-même ne sait pas ce qu’il veut, même quand on lui demande ! Il ne rentre dans aucune case. Se faire maltraiter ne lui fait pas peur, bien au contraire. Toutes les motivations habituelles (fonder un foyer, gagner de l’argent) ne fonctionnent pas sur cet homme insaisissable. Il cherche alors à devenir célèbre et devient en effet le prisonnier le plus violent de Grande-Bretagne !

bronson-recto-jaquetteBronson est un film protéiforme et décousu, sans véritable trame linéaire, que l’on dirait mis en scène par le personnage lui-même. C’est d’ailleurs lui qui nous conte son histoire en s’adressant, sur une scène de théâtre, à un public que l’on ne voit jamais clairement. Cette assistance n’est autre que l’imagination de Bronson qui croit avoir un public. Car au final, même si ses débordements lui valent quelque attention, qui s’intéresse vraiment à ses idées ? Dans les bonus, le réalisateur avoue partager un concept de vie commun avec son personnage principal. Il exècre l’autorité et use de l’art cinématographique comme un exutoire à sa part des ténèbres.

La musique est très souvent utilisée en contrepoint à l’action. Alors que les images nous montrent un univers carcéral inhumain, on nous fait écouter du Haendel, du Wagner et du Schubert. Le réalisateur, tout comme Bronson, se sert d’un cadre artistique, pour y créer un violent chaos.

Les bonus du dvd sont très intéressants. Nicolas Winding Refn se livre à une auto-analyse de ses obsessions, ses peurs et de ce qui le fait aller de l’avant. Il évoque ses influences (Orange Mécanique, Ken Russell). L’acteur Tom Hardy raconte comment il a vécu l’expérience et explique avec beaucoup (trop) de détails sa rencontre avec le vrai Bronson. Comment il a noué une relation avec ce prisonnier très particulier. On notera qu’il est très difficile de reconnaître l’acteur dans l’interview. La métamorphose en “Bronson” est extraordinaire. Enfin, supplément ultime, on peut écouter les longues logorrhées de Michael Peterson, qui parle du film (qu’il n’a pas pu voir) et de la philosophie qu’il a développée grâce à sa situation exceptionnelle.

Sortie en blu-ray et dvd chez Wild Side Vidéo.

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dragon-4fe_1415

Un coup de tatane des frères Dragon dans ta face ça te dirait?
On a jamais aussi bien distribué les kicks et assumé le port de la moustache depuis Chuck…
Rejoins-nous et ta perception des arts martiaux en sera bouleversée…à jamais!!
+ Trailers et extraits surprises

PAF: 3 euros (pop-corn offert)

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La Cantada II

13 rue Moret
75011 Paris

Métro Ménilmontant

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Le réalisateur canadien Bruce McDonald nous offre un film de zombies plutôt étrange car il n’appartient justement pas au genre. Les amateurs de dézingage bourrin resteront donc frustrés en visionnant Pontypool, qui ressemble plus à un film d’auteur expérimental en huis-clos.

Grant Mazzy, sorte de cow-boy solitaire à la voie rauque et chaleureuse, est animateur radio de Pontypool, une petite ville d’Ontario au climat glacial. Il est accompagné de sa productrice et d’une jeune fille ingénieur du son. Alors que tout se passe comme d’habitude, des événements bizarres surviennent au courant de la journée. Il est d’abord question de manifestations de protestation, puis on parle d’une “horde” de gens attaquant des bâtiments.

Il faut avouer que visuellement le film n’est pas très séduisant. Toute l’action ou presque se déroule dans un sous-sol d’église aménagé en studio. Pourtant, Pontypool contient suffisamment d’originalités et d’idées audacieuses pour rester captivant. Son premier atout est l’acteur Stephen Mc Hattie. Avec ses airs de Dr House, son chapeau de cowboy vissé sur la tête par -10 degrés, il a la cool attitude. Sa voix enveloppante et son ton cynique nous fait aimer d’emblée son personnage. Le travail sur le son est très soignée et la voie de Mc Hattie est bien sûr mise en valeur. Mais globalement, de la fin du monde, nous ne verrons quasiment rien et ce n’est que par les sons que nous percevrons et imaginerons ce qui peut se passer. Le réalisateur fournit donc de nombreuses informations sonores avec l’intervention de journalistes sur le terrain.

On ne verra que très peu de zombies au final. Là n’est pas l’intérêt car c’est le couplet habituel : bave et sang aux lèvres, ils sont enragés et s’en prennent à ceux qui ne sont pas infectés. A nouveau, il s’agit d’un virus mais son mode de transmission est pour le moins original (je laisse la surprise intacte). Pourtant, quelques créatures errantes vont apparaître et inévitablement contaminer le casting principal ! Alors qu’on pensait que toute l’action se situait à l’extérieur, le film tourne à l’horreur quand le virus entre littéralement dans la petite station de radio.

Le réalisateur change constamment de ton et l’on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Il injecte parfois de l’humour alors que nous sommes dans une scène traumatisante. Le film contient aussi son lot de scènes surréalistes, des envolées absurdes où l’on se demande si tout ce que l’on voit n’est pas une vaste farce et s’il ne va pas y avoir un bon gros twist final. La dernière partie du film voit arriver un docteur, une espèce d’hurlu berlu, qui baragouine des choses sur le virus qu’il semble bien connaître. Drame intimiste, film d’horreur, comédie, monologue philosophique, le film touche à tout au risque de devenir hermétique à un large public… Pontypool tient plus de la pièce de théâtre en trois actes que d’un film “classique”. Le film est très bavard, forcément, mais c’est justement là que réside l’intérêt car le son, la voix, les mots, ont une importance dans la catastrophe en train de se dérouler. Que faire lorsque la communication entre humains devient dangereuse ? Que se passerait-il si la transmission des informations devenait une arme ? Pontypool contient de bonnes idées mais qui restent à l’état d’idées, faute de budget ou d’ambition pour pouvoir réellement les exploiter. A la limite, les images sont presque inutiles, si l’on excepte la performance de Stephen Mc Hattie, presque toujours filmé en très gros plan !

Sorti en blu-ray/dvd chez Kaleidoscope Entertainment, chez nos amis d’outre-Manche, sans aucun sous-titre.

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insideLa paisible petite communauté de Grovetown est soudainement envahie de suicides inexpliqués. Alors que la plupart des habitants préfèrent l’ignorer et s’en remettre à Dieu, Lindsay, étudiante et petite amie du fils du pasteur, décide d’examiner de plus près l’inquiétant phénomène.

En se liant d’amitié avec Aidan, jeune athée controversé, elle découvre qu’une force maléfique est à l’oeuvre, véhiculant la poussée de mort tel un parasite de victime en victime. Lindsay a l’étrange sentiment qu’elle sera la prochaine sur la liste et qu’Aidan pourrait être le seul espoir d’éradication de cette épidémie de suicides.
Initialement prévu pour être projeté au festival de Sundance en février 2008, le film n’a pas été terminé à temps. Il a finalement été présenté en première mondiale au Tribeca Film Festival en avril 2008.
Inside, sous son titre original From Within, remporte plusieurs récompenses au festival de Solstice en juin 2008 dont le Meilleur film, le meilleur scénario, le meilleur acteur (pour Thomas Dekker) et la meilleure actrice (pour Elisabeth
Rice).

Le film a également été choisi pour les sélections officielles du Festival Frightfest de Londres et le festival de films fantastiques FanTasia à Montréal.

Le DVD INSIDE fait partie de la sélection des inédits vidéo au Festival du film fantastique de Gérardmer en janvier 2010.

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Depuis la mort de son fils, Sarah, 45 ans n’est plus que l’ombre d’elle-même. Lorsqu’elle renverse en voiture Arthur, 18 ans, elle est loin de se douter que cette rencontre se terminera dans le sang. Enfermée chez elle avec l’adolescent, elle doit repousser les attaques d’un mystérieux tueur. Et si le danger venait de l’intérieur ?

Sans titre

Il s’agit du premier long-métrage de Caroline et Eric Du Potet produit par Caroline Adrian (Delante Films). Avec Anne PARILLAUD (Sarah) ; Arthur DUPONT (Arthur) ; Thierry FREMONT (l’homme au Break) ; Jean-Hugues ANGLADE (Alain).

Le film sera présenté hors compétition, en séance d’ouverture du festival du film fantastique de Gérardmer (du 27 au 31 janvier 2010).

Sortie en salle prévue le 24 mars 2010 (Distributeur : Albany Films Distribution).

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FMF

Pour sa 2e édition, du mercredi 27 au samedi 30 janvier 2010 à Grenoble, le Festival des Maudits Films propose de découvrir  sur grand écran une large sélection de perles du cinéma bis, tous genres confondus :  L’invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel, Le Temps du massacre de Lucio Fulci, Hercule contre les vampires de Mario Bava, La Chambre des tortures de Roger Corman,  De la chair pour Frankenstein de Morissey, Ilsa, la louve des SS, de Don Edmond… Pour n’en citer qu’une partie !

A ne pas manquer non plus, la soirée d’ouverture du mardi, avec la projection en avant-première du très attendu Amer d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (dont on vous parlait déjà il y a quelques temps), et la rencontre du samedi avec les auteurs de l’ouvrage collectif Lucio Fulci, poète du macabre (éditions Bazaar& Co), dont on vous recommande par ailleurs fortement la lecture attentive !

Toutes les infos ici : www.festivaldesmauditsfilms.com, et, soyez prévenus, les absents seront systématiquement traqués, torturés, violés et abattus par les organisateurs du festival. C’est dit !

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Sacha Baron Cohen récidive en créant le remplaçant de son Borat. Le concept est exactement le même, “l’auteur” se met dans la peau d’un personnage, force la caricature, afin de faire ressortir les plus viles pulsions chez des quidams, américains de préférence. Borat stigmatisait la peur de l’étranger et l’antisémitisme. Brüno s’attaque à l’homophobie, en passant par l’univers de la mode et par le shobiz (voir l’hilarante “interview” d’Harrison Ford).

La comédie burlesque de Sacha Baron Cohen est double tranchant. Prise au premier degré, on rit à gorge déployée pour peur que l’on soit amateur d’humour absurde et de grosses conneries un peu à la mode “Jackass”. Ainsi Brüno se pose systématiquement en némésis de la personne interviewée. Il force à chaque fois la caricature afin de pousser son intervenant dans ses derniers retranchements. Le clou du spectacle arrive quand il s’improvise catcheur en Alabama dans une salle remplie de rednecks chauffés à blanc par le désir de voir deux mecs se mettre sur la gueule. Brüno transforme alors le combat et sur le ring, les deux hommes se roulent des pelles avant de se déshabiller, provoquant l’ire des spectateurs bourrés de testostérone.

Le problème se situe dans les conditions de tournage. On ne sait jamais vraiment comment les gens sont piégés. La plupart du temps, la caméra n’est pas cachée donc les gens se savent filmer et l’on devine que Sacha Baron Cohen a dû organiser un traquernard. Cela n’empêche pas certains de dire des horreurs avec une effrayante spontanéité…

Pour apprécier Brüno, il faudra donc être un peu schizophrène. Bas de plafond pour rire aux énormes farces, il sera aussi nécessaire de prendre du recul pour comprendre quel est le discours de ce provocateur, qui n’est d’ailleurs pas très clair. S’il critique ouvertement certaines stars, on les retrouve à la fin pour une chanson, devenues subitement complices de la farce…

Disponible en dvd et blu-ray chez Sony Picture Home Entertainment.

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mother

Mother présenté à Cannes dans la sélection “Un certain regard” sort le 27 Janvier sur nos écrans. Il s’agit du nouveau film de Bong Joon-Ho le réalisateur de The Host et Memories of Murder.

Synopsis :
Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison d’être.
A 27 ans, il est loin d’être indépendant et sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement ce qui rend sa mère anxieuse.
Un jour, une fille est retrouvée morte et Do-joon est accusé de ce meurtre.
Afin de sauver son fils, sa mère remue ciel et terre mais l’avocat incompétent qu’elle a choisi ne lui apporte guère d’aide. La police classe très vite l’affaire.
Comptant sur son seul instinct maternel, ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l’innocence de son fils..

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