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Le film le plus glauque est certainement Camp 5, l’enfer des femmes. Le film prend un camp SS pour cadre et comme l’indique la jaquette contient un “voyeurisme pervers qui pourrait choquer les âmes sensibles”. Evoquer l’holocauste est une chose délicate. Difficile de prendre un tel sujet à la légère et pourtant il s’agit d’un film purement bis. Si le film dénonce, il plonge aussi dans le gore et le voyeurisme (oui oui on était prévenus mais bon). C’est un film d’exploitation pour les amateurs de gore et faire un amalgame avec les camps nazis n’est pas de très bon goût. Sergio Garrone, Le réalisateur est un spécialiste du genre; entre 1976 et 1983, il boucle des perles : le harem ultime, le pénitencier de l’enfer et autre SS Experiment Camp... Si La liste de Schindler parvient à être à la hauteur de ses ambitions, Camp 5 a les mêmes ambitions mais très peu de moyens et un message moraleux digne d’une fin d’un Goldorak. Le film se targue de prendre appui sur des faits réels qui se sont déroulés en Pologne. Pourquoi pas... L’introduction montre l’arrivée des prisonnières au camp. Dès leur arrivée, Magda sélectionne des filles pour en faire des prostitués pour les officiers allemands du camp. Les femmes réagissent de différentes façons, mais pour la plupart, elles s’en accomodent plutôt bien et rapidement. Sur fond de synthé bontempi, nous voilà partis dans une séquence légèrement dénudée qui ressemblerait à n’importe quelle partouze (pourtant c’est un camp de prisonnières, ne l’oublions pas)... Il faut quand même le signaler car c’est important : la scène de douche est présente et justifie à elle seule le caractère voyeuriste du film! Les femmes qui n’ont pas été sélectionnées par Magda ont moins de chance. Elles doivent passer au laboratoire pour être l’objet d’expérimentations douteuses. Des médecins appliquent sur la cuisse d’une pauvre victime une espèce de gelatine verdâtre qu’ils enflamment, la jeune femme encore consciente. Les Allemands ont sous leur joug un savant juif réputé qui travaille sur une pommade pour soigner rapidement les plaies. Le Professeur Abraham est donc épargné du massacre ainsi que sa fille qui loge au camp. C’est d’ailleurs ce professeur qui nous envoie la morale du film (ne désespérez pas de vivre, pensez aux générations futures, etc.). C’est beau mais avec la façon dont c’est dit, ça n’a aucune portée. A côté de l’orgie très prude du salon, le réalisateur nous balance des images d’époque de l’holocauste. Cela donne au film un réalisme plutôt douteux qui ne sied pas du tout avec les quelques côtés racoleurs du film.Outre la vie au camp, le film développe une histoire très peu surprenante. Un groupe de femmes organise une évasion mais celle-ci tourne court et elles finissent brûlées vives dans le fourneau. Là le film tourne à la barbarie. Le commandant du camp et la kapo tentent de faire parler des femmes au moyen de tortures médiévales. Les doigts sont brûlés et arrachés, le commandant utilise un coup de poing américain muni de griffes, il opère aussi un perçage de la tête grâce à une espèce d’étau et finit par arracher la langue d’une prisonnière... Un déballage gore assez soudain et plutôt inquiétant. Le reste du film est plus classique et tient plus du film de guerre. Les Russes parviennent à dominer le front et libèrent le camp. Les prisonnières en profitent pour dessouder quelques nazis à la mitraillette. Ca fait pan-pan cinq minutes et l’on voit le mot FIN apparaître... SS Camp 5, l’enfer des femmes. Réalisé par Sergio Garrone. Avec George Cerioni, Paola Corazzi. |
| Note | |
| Jérôme | 6/10 |
| Emmanuel | 4/10 |
les films présentés sont ils en vente et comment peut on se les procurer dans l'attente d'une réponse vueillez agréer mes salutations distinguées
Je recherche comment se procurer ces films!
Pourriez-vous me guider ou me les vendre ?
Merci tout plein
Pour tout ceux qui pensent que ce genre de film s'adresse aux fachos, je répète que le film se passe pendant une époque mais ne justifie rien de ce qui s'y est passé. Ce n'est que du cinéma d'exploitation. Ca dérange personne d'aller voir des films parlant de la mafia alors quoi?
Vous voudriez que l'action soit située à Disneyland en remplaçant les kapos par des contremaitres et les prisonnières par les employées de caféteria ? Vous trouveriez ça moins malsain sur le plan moral ?
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