![]() OSSESSIONE | ||
|   | ||
![]() TRIPPER | ||
|   | ||
![]() AACHI & SSIPAK | ||
|   | ||
![]() END OF THE LINE | ||
|   | ||
![]() LE VENTRE DE L'ARCHITECTE | ||
|   | ||
![]() BLACK CHRISTMAS | ||
|   | ||
![]() MAD DETECTIVE | ||
|   | ||
![]() REDUCTEUR DE TETES | ||
|   | ||
![]() DEMENTIA | ||
|   | ||
![]() MOTHER OF TEARS | ||
|   | ||
Une excellente surprise que ce concert en Blu Ray d’un dinosaure du “hard rock”, précurseur d’un style aujourd’hui éclaté en multiples descendants, ne cessant d’enrichir sa source. Alice Cooper n’est pas un chanteur aux capacités vocales démesurées mais c’est un show man extraordinaire. Et malgré son âge, il en impose à bien des jeunes groupes, peut-être trop soucieux de sortir LE son. Rappelons que Vincent Damon Furnier, de son vrai nom, a débuté sa carrière dans le milieu des années soixante, au sein d’un groupe repéré par Zappa lui-même : The Alice Cooper Group. Une aussi longue carrière a évidemment été marquée par des périodes à succès et d’autres, plus chaotiques.

Les titres s’enchaînent, souvent très rock, confirmant le goût d’Alice pour le grand guignol : mise en camisole, décapitation à la guillotine, coups de couteau sanglants…Ces excès jugés provocants ont souvent par le passé, défrayés la chronique. C’est aujourd’hui, bien sur, avec la course au trash dans les médias abonnés aux excès en tout genre, devenu parfaitement inoffensifs. Dans l’esprit, un concert de Rammstein jouant sur de multiples ambiguïtés et d’autres formes d’excès parait beaucoup plus subversif qu’un concert d’Alice et peut-être même de ses descendants, stylistique s’entend, genre Marylin Manson. Bon, c’est parfois un peu le bordel sur scène - on pense aux opéras rock des seventies, en particulier Phantom of the paradise, avec la recomposition d’Alice à la Frankenstein - mais la musique, bien carrée, recadre le tout. Les instrumentistes sont particulièrement solides, de Ryan Roxie (guitare) à Damon Johnson (guitare) et Chuck Garric (basse), chacun remplit son contrat avec une aisance à la hauteur du front man. Mais la cerise sur le couscous, c’est l’ex-Kiss, le batteur Eric Singer, qui nous gratifie d’un solo monstrueux sur Black Widow.
Le live décuple Alice dans ce qu’il a de meilleur : faire du rock’n’roll des années 80, peut-être l’essence même du dénommé hard rock, appellation encore aujourd’hui assez floue. Ne vous arrêtez donc pas aux artifices visuels de la star (hou comme je suis laid !!) car la musique qui l’accompagne est loin d’être violente. Elle est ici un mélange de nostalgie et de moderne, de sérieux et de parodie.
Il existe encore peu de concert en Blu Ray et cette première expérience ne m’a pas déçu. La qualité de l’image par le biais d’une haute résolution, ici en 1080i, change totalement l’immersion inhérente à ce type de spectacle. On est vraiment à côté d’Alice Cooper, jusqu’à l’appréciation de son age dermatologique. Face au Blu Ray, il vaut mieux sortir le maquillage anti-rides et anti-comédons. Alice a de la chance, il est souvent maquillé pour ses concerts…Côté son, c’est assez simple, le DTS est monumental.
On regrettera (un peu) l’absence de bonus.
Video : 1080i. Widescreen 16×9 (1.78 :1)
Audio : LPCM stéréo, DD5.1, DTS 5.1.
Titres : Department Of Youth, No More Mr. Nice Guy, Dirty Diamonds, Billion Dollar Babies, Be My Lover, Lost In America, I Never Cry, Woman Of Mass Destruction, I’m Eighteen, Between High School And The Old School, What Do You Want From Me?, Is It My Body?, Go To Hell, The Black Widow, Gimme, Feed My Frankenstein, Welcome To My Nightmare, The Awakening, Steven, Only Women Bleed, Ballad Of Dwight Fry, Killer, I Love The Dead, School’s Out, Poison, Wish I Were Born In Beverly Hills, Under My Wheels.
Rico
Synopsis
De nos jours, dans l’espace, un vaisseau. Les Predators y détiennent de nombreux trophées, dont les Aliens au sang d’acide. Mais un incident crée la libération de ceux-ci et le vaisseau s’écrase sur terre, libérant des Aliens dont un hybride « Prédalien », particulièrement agressif. Alors qu’un Predator débarque sur Terre pour venger les siens, les humains vont assister, victimes collatérales, au nouvel affrontement extra-terrestre.

Critique du film
On rêvait de l’arrivée sur terre des Aliens à la fin du film de Jeunet, c’est la séquelle d’AVP qui nous l’offre. Le premier opus de ce cross-over était loin d’être nul. Pas transcendant et un cran au deçà des séries d’origine, mais finalement assez potable. On s’attendait donc à ce qu’au pire, le niveau soit maintenu. A l’arrivée de ce deuxième épisode, la déception ne peut se départir d’une certaine amertume. Et l’on comprend vite pourquoi. Le sujet ne pouvait pas s’accommoder de moyens limités. L’arrivée sur terre des deux monstres ne pouvait supporter l’invasion d’une petite bourgade du Colorado. Non, désolé, mais un tel binôme mythique ne pouvait évoluer dans un environnement aussi étriqué. Si ce n’est pas un vaisseau claustrophobique, c’est l’Amazonie ou la terre entière ! Mais pas Plouc city. L’entame du film fait d’ailleurs penser au Blob de C. Russel avec l’arrivée de sa masse gélatineuse au milieu d’une petite vie citadine bien tranquille incarnée par des teenagers rebelles, le clochard sympa avec son clebs maladif, la serveuse du snack et l’indéracinable sheriff ! On a les même ici ! Pour une masse gélatineuse communiste, ça passe bien, mais pour l’accueil de deux figures du cinéma fantastique, autant dire que le théâtre n’est pas à la hauteur des protagonistes. Il fallait une réelle invasion terrestre, mondiale, apocalyptique, et non pas des Aliens juste bons à annuler la tournée du laitier et empêcher John de draguer Barbara dans la piscine. Ils devaient envahir des buildings, massacrer des zoos, pondre la statue de la liberté… mais ça, c’était dans mon rêve. Predator (2) avait déjà connu l’immersion urbaine, plus intelligence, mais assez chiante quand même. L’Alien aura complètement raté son entrée.
L’histoire tente de compenser par l’apparition d’un troisième luron, le Prédalien, un croisement entre les deux, au gimmick sympa mais à l’existence vaine. Les attaques sont assez bien fichues, même si l’Alien rhinorrhéique qui se dresse devant l’humain tétanisé, on commence à connaître. Bon point en terme de scène d’action pour l’attaque à la centrale et dans la maternité, mais le tout manque tant d’ambition… Quelques scènes gores bienvenues relèvent un peu le niveau et les réalisateurs ne lésinent pas sur les renvois aux films éponymes : l’arrivée des marines se faisant massacrer, le crépitements des PM sur la carcasse des Aliens, les cris de la petite nous évoquent le blast de Cameron, sans sa furie dévastatrice ; le héros Dallas porte un prénom célèbre d’une des sagas, et j’en oublie.
Au total, pas le pire des nanars, loin de là, mais la cote des bisounours rasta ou au crâne oblong commence à dangereusement chuter.
Critique du Blu ray.
La haute définition doit ici s’accommoder des nombreuses scènes sombres, sollicitant également beaucoup votre dernier maillon de la chaine, en particulier le videoprojecteur, pas toujours le mieux armé. C’est néanmoins toujours un plaisir d’admirer les restes d’une poitrine explosée dans le moindre détail.
Commentaires de John Davis (producteurs) et de Colin et Greg Strause, réalisateurs.
Deux frères dont c’est le premier film. Un premier film de fans, sans doute, mais dont la maturité ne parait pas suffisante à relever le défi, malgré leur implication dans les effets spéciaux.
Commentaires de Tom Woodruff Jr et Alec Gillis.
Nous décrivent leurs travaux sur les FX : comment rendre un masque de Predator plus agressif etc. Vous apprendrez plus de choses sur les objectifs du scénario en les écoutant qu’en regardant le film, ce qui n’est pas bon signe pour ce dernier. J’ai ainsi compris par exemple que le prédator s’injectait de la bave de Facehuggers pour analyser leur ADN et ainsi, mieux les repérer. Ce n’était pas forcément clair dans le film.
Archives Weyland Yutani.
Une sorte de jeu interactif à base d’informations sur certaines caractéristiques des protagonistes, sous forme d’entrée dans des fichiers ultrasecrets de la compagnie. Vous pouvez apprendre quels sont les symptômes précis d’imprégnation d’un embryon d’alien dans votre estomac (nausée, vomissement, douleurs…) Rigolo.
Documentaires : plusieurs making-of.
Scènes inédites, galeries, BA, trailers.
Origine : USA
réalisation : Colin Strause et Greg Strause
avec : Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz durée : 1h34
Durée :1h34
Rico

Film maudit par sa production chaotique, Pathfinder tente une percée à grand fracas en Blu-Ray (achat et location) pour rattraper sa sortie calamiteuse en salle, notamment en France. Alléché et dans le même temps un peu inquiet par la rareté de l’emballage, exposant un thème d’héroic-fantasy avec combats titanesques d’une autre ère, je me laissai bercer par l’ignorance en ne consultant aucune critique précédant mon achat. Le récit s’inscrit dans une version historique souvent négligée qui voudrait que la découverte des Amériques soit octroyée aux Vikings, cinq siècles avant Christophe Colomb. Le film décrit l’affrontement entre ces envahisseurs pour le moins barbares et les autochtones, des indiens pacifiques. Au cœur de cette guerre se jouera la destinée de Chaos (karl Urban), petit viking abandonné puis adopté par les indiens et devenu grand lors d’un deuxième débarquement.
Le film pâtit de plusieurs handicaps : un montage incohérent où la narration est mise à rude épreuve dans le repérage espace-temps, un acteur principal introspectif mais lourdaud et surtout, un constant rappel à d’autres œuvres lui étant largement supérieures. En premier lieu sa filiation directe avec Le treizième guerrier dont il recherche l’ambiance et la terreur d’un opposant barbare, mais malheureusement très éloigné de son aura mystique voire fantastique. Les vikings sont ici impressionnants, mais ne suscitent aucun autre effroi qu’un combat inégal entre fléchettes et masse d’arme de 75 kg. Une fois ce rapport de force constaté, le film perd de son mystère et l’on s’en retourne tristement vers ce héros-seul-contre-tous, pas antipathique, mais bien sage. La fin du film réserve néanmoins quelques surprises et frissons agréables, lors d’une poursuite en montagne, singeant curieusement celle de Cliffhanger. C’est sans conteste la partie la plus réussie.
Réalisateur percutant du remake de Massacre à la tronçonneuse, Marcus Nispel se plante en beauté. Même sans les problèmes apparemment rencontrés lors du tournage et du montage, le film aurait abouti à la même déception. Reste la puissance visuelle de certaines scènes qui, intégrées à un scénario plus audacieux, aurait permis au film d’accéder à l’épique.
Côté Blu-ray, vous pourrez tester la qualité de votre videoprojecteur ou écran haute-définition grâce à l’alternance de décors enneigées et de moments d’obscurité. Il propose aussi des commentaires audio du réalisateur et de l’équipe technique, des scènes coupées, 6 documentaires et des bandes annonces. Une piste DTS HD pour les mieux équipés.