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	<title>Cinétrange &#187; Blu-Ray</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>Srpski Film</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 17:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>

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		<description><![CDATA[A serbian film, de son titre anglais avec moins de consonnes successives,  et sa sulfureuse réputation sont enfin disponibles en dvd et en blu-ray chez Elephant Films. Surfant sur la polémique, l&#8217;éditeur propose deux versions. La version &#171;&#160;cut&#160;&#187; que l&#8217;on peut trouver un peu partout et une version non censurée disponible uniquement sur leur site, en combo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6830" title="aserbian" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/03/aserbian-600x265.jpg" alt="" width="600" height="265" /></p>
<p><em>A serbian film, de </em>son titre anglais avec moins de consonnes successives,  et sa sulfureuse réputation sont enfin disponibles en dvd et en blu-ray chez <a href="http://www.elephantfilms.com/index.php?lang=fr&amp;mod=sheet&amp;func=show&amp;sheetid=804" target="_blank">Elephant Films</a>. Surfant sur la polémique, l&#8217;éditeur propose deux versions. La version &laquo;&nbsp;cut&nbsp;&raquo; que l&#8217;on peut trouver un peu partout et une version non censurée disponible uniquement sur leur site, en combo blu-ray + dvd. La version longue contient quelques plans supplémentaires de violence mais ne change pas grand chose au fond du film.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;en douter, le film serbe ne mérite pas la haine déversée, et il ne révolutionne pas non plus le cinéma.</p>
<p>Le film traîne donc avec lui un parfum de scandale; c&#8217;est pourquoi on l&#8217;a souvent comparé au <em>Cannibal Holocaust</em> de Ruggero Deodato. Pourtant, la polémique de <em>Serbian Film</em> n&#8217;a pas grand chose à voir avec le brûlot italien. Le film de Deodato jouait sur le fait qu&#8217;on ne savait pas si le film était réel ou pas. Et pour mieux brouiller les pistes, les massacres d&#8217;animaux étaient bel et bien réels. La cruauté envers les animaux reste d&#8217;ailleurs un sujet d&#8217;actualité.</p>
<p><em>A Serbian Film</em> a bien un discours sur le réel et le pouvoir des images. A vrai dire, sa première partie est une attaque en règle contre les films porno. Milosz, ancien star du X, équivalent serbe de Rocco Siffredi, a raccroché. Il s&#8217;est rangé et vit tranquillement dans un petit pavillon avec sa femme et son fils. Mais l&#8217;argent vient à manquer et il est obligé de rempiler. Le mystérieux Vukmir, producteur et réalisateur (mais aussi psychologue dans un orphelinat et ex-agent de la sûreté nationale!) lui propose un dernier boulot, très bien payé. Seule condition : Milosz n&#8217;a pas le droit de connaître le scénario du film qu&#8217;il va devoir tourner.</p>
<p>Si le film va loin dans la violence, ce n&#8217;est pas gratuitement. Il y a un propos derrière les images, même s&#8217;il est maladroit.  Le réalisateur pousse un cri de colère et de douleur. En cela, il se rapproche de Deodato. Tous deux ont choisi le coup de poing pour s&#8217;exprimer. Srdjan Spasojevic ne croit plus en son pays, il ne sait plus trop d&#8217;où il vient. Les orphelins sont omniprésents dans le film. Les enfants de la guerre aujourd&#8217;hui adultes n&#8217;ont plus de parents, plus de cadre éducatif, et ils s&#8217;adonnent à tous les excès, faisant de son prochain une marchandise que l&#8217;on peut consommer, frapper, jeter. Et Spasojevic nous annonce que tout le monde y passe : la famille, les enfants. C&#8217;est sans doute ce qu&#8217;il y a de plus choquant dans le film. Les enfants ne sont pas épargnés, même pas les nouveaux-nés ! Le titre &laquo;&nbsp;un film serbe&nbsp;&raquo; est évidemment un pied de nez de la part du réalisateur, qui fait de son oeuvre trash un cas général pour son pays.  Cela met aussi en lumière notre méconnaissance de la culture cinématographique serbe.</p>
<p>Si les actes sont extrêmement violents, ils sont néanmoins modérés par une mise en scène souvent ironique accompagnée d&#8217;effets spéciaux outranciers pas vraiment réalistes. Souvent, les personnages sont caricaturaux et notamment Vukmir. Ce dernier est une figure du chaos, un démon chargé de ruiner la vie des gens. Il est tout ce que le réalisateur hait : une élite et un leader hypocrite,  qui se cache derrière l&#8217;Art pour perpétrer des horreurs. Dans le film, les oeuvres pornographiques représentées sont aussi des caricatures, mais pas tant que ça en fait, ce qui fait toute l&#8217;ironie du film. Le scénario est évidemment un écho aux conflits dans laquelle la Serbie est impliquée. Avant l&#8217;éclatement de la Yougoslavie, le peuple était uni, même s&#8217;il y avait différentes communautés. Une fois les sécessions commencées (Bosnie, Slovénie, Croatie), l&#8217;ennemi est devenu intérieur et le voisin, l&#8217;ami de la famille, le frère, est devenu l&#8217;ennemi.</p>
<p>Tout cela permet d&#8217;avoir tout de même du recul par rapport à la violence extrême qui nous est assénée. Le malaise de <em>Cannibal Holocaust</em> venait des images réelles. Il n&#8217;y en a pas dans <em>A Serbian Film</em>.</p>
<p>La deuxième partie du film est chaotique. On voit que le réalisateur a littéralement vomi son film. Il montre l&#8217;errance de Milosz, qui visionne le projet de Vukmir. Milosz est devenu acteur malgré lui grâce à la drogue. Le clou du film est une scène dantesque qui repousse les limites du supportable.  Mais c&#8217;est justement ce côté hors-limite qui provoque le décrochage, peut-être le rire nerveux suivant la sensibilité du spectateur. Les images n&#8217;ont plus de trop de sens, le réalisateur se perd lui-même en accumulant les chocs artificiels, en ajoutant à chaque fois plusieurs couches dans l&#8217;horreur. Le but de Spasojevic est simplement de montrer à quel point la société peut dégrader la valeur humaine. Mais ça, on l&#8217;avait déjà compris au bout d&#8217;une heure de film.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/1T6YM7RE5wQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></Center></p>
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		<title>Stake Land, de Jim Mickle</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 16:55:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Notules Dvd]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Amérique est une nation perdue. Quand une épidémie de vampirisme frappe le pays, les hommes sont obligés de fuir pour échapper aux bêtes sauvages assoiffées de sang que sont devenus les morts. Les villes ne sont plus que des cimetières et les survivants se rassemblent dans des petits villages, terrifiés à la tombée de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/Stake-Land.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6752" title="Stake-Land" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/Stake-Land-406x600.jpg" alt="" width="400" height="592" /></a></p>
<p><em>L&#8217;Amérique est une nation perdue.</em><br />
<em>Quand une épidémie de vampirisme frappe le pays, les hommes sont obligés de fuir pour échapper aux bêtes sauvages assoiffées de sang que sont devenus les morts. Les villes ne sont plus que des cimetières et les survivants se rassemblent dans des petits villages, terrifiés à la tombée de la nuit.</em><br />
<em>Un mystérieux fugitif à la traque des vampires prend sous son aile le jeune Martin, dont la famille vient d&#8217;être sauvagement assassinée sous ses yeux. Accompagnés d&#8217;une religieuse et d&#8217;une jeune femme enceinte, ils sillonnent le pays en direction du Canada, &laquo;&nbsp;Nouvel Eden&nbsp;&raquo; selon les rumeurs&#8230;</em></p>
<p>Déjà auteur en 2006 du remarqué <em>Mulberry Street</em> (sorti chez nous directement en DVD en 2009), Jim Mickle signe avec <em>Stake Land</em> un film de vampires post-apocalyptique mineur, mais plutôt sympathique, à la croisée de <em>Je suis une légende</em> (on parle évidemment du classique roman d&#8217;anticipation de Richard Matheson, pas de son horripilante et pleurnicharde adaptation ciné avec Will Smith), des films de zombies façon Roméro (pour la dimension politique), et du livre <em>La route</em> de Cormac McCarthy (pour le caractère dépouillé du récit).</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/StakeLand1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6753" title="StakeLand1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/StakeLand1-600x401.jpg" alt="" width="550" height="367" /></a></p>
<p>Si le métrage ne joue pas, on l&#8217;aura compris, la carte de l&#8217;originalité à tout crin, il réussit en revanche la gageure de ne pas se laisser trop écraser par ces références prestigieuses, en tablant avant tout sur des bases solides : un univers crédible, une ambiance soignée, des personnages convaincants, un tournage dans de splendides décors naturels, et un minimalisme épuré des plus réussi. Paris gagné, on entre dans le film sans problème, et on se laisse rapidement séduire par un récit âpre et mélancolique, mais jamais larmoyant, engagé juste ce qu&#8217;il faut (les extrémistes religieux en prennent pour leur grade), et privilégiant le développement d&#8217;atmosphères vénéneuses et les moments de tension rémanente à la débauche de scènes-chocs, de dialogues et d&#8217;action.</p>
<p>Dénué de prétention, mais pas d&#8217;ambition (on sent le réalisateur sincèrement attaché aux personnages de son film, chose devenue de plus en plus rare dans le tout venant du cinéma horrifique contemporain), <em>Stake Land</em> ne révolutionne donc pas le genre, mais assure un spectacle des plus honorables, porté par des personnages touchants et une mise en scène discrète mais efficace.</p>
<p><em><a href="http://www.stakelandmovie.com/">Stake Land</a> est édité par Entertainment One, et distribué par Aventi en France. Le films est disponible en DVD, Blu-Ray et VOD.</em></p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xi9t0j?logo=0&amp;hideInfos=1" frameborder="0" width="600" height="263"></iframe></p>
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		<title>Cannibal Holocaust : le retour en blu-ray</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 22:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Mondo]]></category>

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		<description><![CDATA[A mi-chemin entre le mondo movie et le film de cannibales, le chef-d&#8217;oeuvre de Ruggero Deodato revient en blu-ray. Déjà édité au Royaume-Uni par Shameless, le disque va également sortir en France chez l&#8217;éditeur Opening. Le plus étonnant est sans doute le nouveau montage proposé par l&#8217;édition anglaise. Plein de regrets, Deodato avoue avoir coupé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6674 aligncenter" title="ch2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch2-600x422.jpg" alt="" width="600" height="422" /></a></p>
<p>A mi-chemin entre le mondo movie et le film de cannibales, le chef-d&#8217;oeuvre de Ruggero Deodato revient en blu-ray. Déjà édité au Royaume-Uni par Shameless, le disque va également sortir en France chez l&#8217;éditeur Opening.</p>
<p>Le plus étonnant est sans doute le nouveau montage proposé par l&#8217;édition anglaise. Plein de regrets, Deodato avoue avoir coupé certains plans montrant le massacre d&#8217;animaux. Il dit que ce n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;utile&nbsp;&raquo;, que l&#8217;on avait bien compris le propos, sans avoir besoin d&#8217;en rajouter une couche. La démarche est surprenante car ce nouveau montage a été réalisé avec du recul et Deodato a gagné en maturité. Mais ce qui fait le charme du film, ce qui le rend si incroyable, ce sont justement ces excès. On peut comprendre le réalisateur : à l&#8217;époque, il était déjà sincère dans sa démarche. Son film était une réaction violente  au journalisme de sensation. N&#8217;en pouvant plus de voir des horreurs au journal télévisé, il décide de faire un film coup-de-poing, en s&#8217;inspirant de<em> Mondo Cane</em> et en y intégrant une bonne dose de cynisme. Les quatre jeunes reporters américains sont ainsi montrés comme de véritables terroristes, perpétrant d&#8217;atroces crimes auprès de tribus amazoniennes.</p>
<p>Heureusement, le blu-ray propose les deux version du film. Le passage à la haute définition est réussi. L&#8217;image présente un aspect &laquo;&nbsp;pellicule&nbsp;&raquo; assez doux, sans qu&#8217;il y ait d&#8217;excès de grain. Fini les VHS pourries de l&#8217;époque. On peut à présent voir dans tous les détails, les horribles scènes d&#8217;éviscération d&#8217;animaux. Celles-ci restent très fortes car elles sont authentiques. Si à l&#8217;époque, ce n&#8217;était pas si facile, on arrive à présent à distinguer les scènes truquées des scènes réelles. Les scènes avec maquillage ont du sang un peu trop rouge et un peu trop bien appliqué. Des astuces de montage ou de cadrage hors-champ permettent de faire apparaître les membres coupés.</p>
<p>A l&#8217;inverse, la célèbre scène de la tortue est filmée sans coupe et en gros plan. On voit l&#8217;animal vivant, se faire débiter en morceaux, les membres encore animés par des spasmes. Puis l&#8217;homme entreprend de vider la carapace de ses organes. Même avec tout le recul possible, il est difficile de ne pas détourner le regard ou de sentir un haut-le-cœur. Le fait que ce soit une tortue joue beaucoup dans l&#8217;émotion que provoque la scène. C&#8217;est  un animal sympa, qui ne fait de mal à personne, et que l&#8217;on ne mange pas. Cela nous pose beaucoup moins de problèmes si c&#8217;est une vache que l&#8217;on tue, tout en feignant d&#8217;ignorer un massacre industrialisé. Car il faut bien remplir le frigo. D&#8217;ailleurs, on remarquera que l&#8217;on a beaucoup moins d&#8217;empathie pour les autres bestioles sacrifiés dans le film : un serpent, une mygale.</p>
<p>L&#8217;autre scène choquante est l&#8217;exécution d&#8217;un mignon petit signe dont ont tranche la tête en deux. Ce qui choque toujours autant est le comportement des personnages avec leurs victimes. Dans un plan très furtif, on voit un des primitifs &laquo;&nbsp;étirer&nbsp;&raquo; le visage du petit singe avec ses doigts comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une poupée. De même, le tortionnaire de la tortue joue avec la tête coupée et l&#8217;expose à la caméra avec fierté. Cela va dans le sens du film mais cela reste aussi dérangeant puisque ces actes ont été faits &laquo;&nbsp;pour de vrai&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette nouvelle édition met bien en valeur le travail de Ruggero Deodato sur la mise en scène et le cadrage. Il a pris un soin tout particulier pour filmer la jungle dans sa première partie. Celle-ci montre en fait un documentariste qui tente de retrouver les quatre jeunes disparus. Tout est mis en oeuvre pour filmer cela comme un documentaire respectueux des autochtones et de la nature. C&#8217;est le bon côté des Mondo qui est représenté ici, celui qui tient du documentaire naturaliste, avec tout de même un petite dose de voyeurisme exploitant la nudité des locaux. La deuxième partie du film est constituée par le film réalisé par la bande de jeunes. La mise en scène est en totale opposition : la qualité de l&#8217;image est moindre, la caméra est tenue à l&#8217;épaule ou à la main et il n&#8217;y a quasiment pas de montage, pour donner une impression de prise sur le vif.</p>
<p>Le blu-ray anglais propose deux documentaires intéressants. On y retrouve les protagonistes (le réalisateur et les deux acteurs principaux), trente ans plus tard, évoquer leurs souvenirs sur le film. Le film est en version anglaise sans sous-titre.</p>
<p>Il faut noter que le montage original n&#8217;est pas tout à fait &laquo;&nbsp;uncut&nbsp;&raquo;. Il lui manque en effet 18 secondes, censurées par la BBFC, où l&#8217;on voit un rat musqué se faire trucider au couteau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6675 aligncenter" title="ch1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch1-600x335.jpg" alt="" width="600" height="335" /></p>
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		<title>Summer Wars</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 18:42:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumé Kenji est un jeune étudiant féru de mathématiques. Natsuki l’invite à la campagne pour une réunion familial du clan Jennouchi, autrefois très puissant. Kenji apprend un peu tard qu&#8217;il doit jouer le rôle du petit ami afin de ne pas décevoir la grand-mère de Natsuki. Mais pendant le séjour, la sécurité du monde virtuel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>Kenji est un jeune étudiant féru de mathématiques. Natsuki l’invite à la campagne pour une réunion familial du clan Jennouchi, autrefois très puissant. Kenji apprend un peu tard qu&#8217;il doit jouer le rôle du petit ami afin de ne pas décevoir la grand-mère de Natsuki. Mais pendant le séjour, la sécurité du monde virtuel &laquo;&nbsp;Oz&nbsp;&raquo; est compromise car quelqu’un a craqué la clé de cryptage.  Les médias identifient vite Kenji comme étant l’auteur du piratage. Après quoi, une intelligence artificielle prend le contrôle d&#8217;Oz et sème le chaos à travers le pays. Dès lors, la famille Jennouchi va tout mettre en oeuvre pour stopper le hacker.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6109" title="summerwars1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/summerwars1.jpg" alt="" width="600" height="581" /></p>
<p><strong>Critique</strong></p>
<p>Comme d&#8217;habitude, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;évoquer les nouvelles technologies, les japonais ont dix d&#8217;avance sur les autres. <em>Summer Wars</em> est un film d&#8217;anticipation, dans le sens où il nous présente un Internet totalement convergent, dénommé Oz dans le film. Aujourd&#8217;hui, les réseaux sont encore scindés. Mamoru Hosoda fait donc l&#8217;hypothèse d&#8217;un réseau qui aurait mis en commun toutes les informations de toutes les applications existantes. Navigation par GPS, jeux en ligne comme world of warcraft, boîtes mail, réseaux sociaux, messagerie instantanée, tout serait relié dans le monde d&#8217;Oz.</p>
<p>Le scénario pousse un peu plus loin l&#8217;utilisation des technologies de l&#8217;information dans le monde moderne. La signalisation routière est gérée par le biais d&#8217;Oz, de même que le débit des réseaux d&#8217;énergie (eau, gaz, électricité) et les interventions des services de secours (pompiers, ambulance).</p>
<p>Le postulat n&#8217;est pas vraiment fantaisiste car tous ces éléments de la vie réelle utilisent déjà les réseaux informatiques et pour certains Internet. Tous les flux de données et tous les médias (télévision, vidéo, texte, musique, courrier, téléphonie) subissent une dématérialisation ou une conversion de l&#8217;analogique vers le numérique avant d&#8217;être poussés sur le Réseau Global. La seule différence entre le film et le réel réside dans le fait que les informations sont protégées (par cryptage) et ne sont pas accessibles par une entité unique. Néanmoins, Google est le candidat idéal pour devenir notre futur Big Brother. Il fait tout (moteur de recherche, messagerie, géolocalisation, statistiques),  il a de grandes ambitions et, avantage non négligeable, tout le monde l&#8217;utilise de son plein gré !</p>
<p>On se connecte à Oz d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre : portable, PC, télévision, etc. Visuellement il s&#8217;agit d&#8217;un hypothétique web 3.0 avec des avatars kawaï souvent niais, parfois pixellisés, selon le bon vouloir des utilisateurs. Les décors d&#8217;Oz sont construits en images de synthèse 3D, avec des mouvements de caméra virevoltants et des graphismes au design délirant, comme cette mégalopole formée par un amoncellement de pagodes en apesanteur.</p>
<p>L&#8217;intelligence artificielle qui pirate Oz s&#8217;appelle Love Machine. C&#8217;est une monstruosité, comme ne l&#8217;indique pas son nom. Il se nourrit des comptes des utilisateurs et donc des avatars de chacun, au point de former un monstre géant composé de millions de minuscules avatars. Seul le blu-ray permettra d&#8217;apprécier la minutie dans la composition de ce monstre virtuel.</p>
<p>Le but de Hosoda est de montrer qu’il existe des passerelles entre monde réel et monde virtuel, et que les deux ne sont pas forcément antinomiques. La grand-mère est un des derniers représentants du vieux monde analogique. La preuve : pour passer ses coups de fil, elle se sert d’un téléphone… à cadran ! Mais les anciens canaux de communication sont toujours en état et un vieux poste analogique peut joindre un iPhone sans problème ! Ceci montre que les réseaux sociaux à l’ancienne (un répertoire de numéro de téléphone) ont toujours leur utilité.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6110" title="summerwars3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/summerwars3.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>Aujourd’hui, nous n’avons pas encore eu l’occasion de faire un retour arrière technologique. Mais il n’y a jamais eu de panne « globale » d’Internet, ce qui est envisageable. Imaginons un instant l’impact d’une absence d’Internet dans tout un pays pendant seulement une journée… Ceux qui sauront s’en sortir seront munis de papiers et de stylos !</p>
<p>Mamoru Hosoda semble être un grand optimiste. Malgré la profusion de technologie, c&#8217;est toujours l&#8217;humain qui prévaut. Pour illustrer le fait que le réel et le virtuel sont étroitement liés et interdépendants, il fait des allers-retours entre le monde passé respectueux des traditions, et le monde moderne mu par les événements se déroulant sur le réseau. Ainsi, la stratégie établie pour contrer l&#8217;interlligence artificielle puise son inspiration dans les batailles médiévales du clan Jennouchi. De même, le jeu final contre Love Machine et choisi par la jeune Natsuki est le Hanafuda, un jeu de cartes traditionnel japonais que l&#8217;on a l&#8217;habitude de pratiquer en famille.</p>
<p>Il nous montre aussi que certaines choses restent bien ancrées. Alors que les femmes s&#8217;occupent du deuil, des enfants et du repas, les maris et frères se préparent à la bataille, même si elle est virtuelle.</p>
<p><em>Summer Wars,</em> que l&#8217;on pourrait traduire par guerres estivales, traduit bien le paradoxe qui règne dans tout le film. Du côté d&#8217;Oz, c&#8217;est quasiment une guerre mondiale qui se déroule. Mais les protagonistes sont en vacances à la campagne, sous le soleil. Hosoda dresse un constat particulièrement lucide. Il faut être à la fois dans la technique pour la comprendre et en dehors, pour en saisir les conséquences. En simplifiant un peu, on a en général soit l&#8217;un soit l&#8217;autre. D&#8217;un côté les &laquo;&nbsp;jeunes&nbsp;&raquo; qui font une confiance aveugle à Internet. De l&#8217;autre côté, les &laquo;&nbsp;vieux&nbsp;&raquo; qui diabolisent le média. Hosoda dit que le réseau social n&#8217;est pas forcément le mal car il permet une communication rapide et donc une solidarité accrue, puisque instantanée et planétaire à la fois.</p>
<p>Mais il véhicule aussi une belle morale sur l&#8217;importance de la famille. L&#8217;essentiel est de réunir tout le monde autour d&#8217;un bon repas ! C&#8217;est peut-être un peu naïf mais pas forcément stupide. On retrouve la crainte de l&#8217;apocalypse atomique japonais, avec usage du compte à rebours. Ici c&#8217;est une capsule spatiale piratée par Love Machine qui menace de s&#8217;écraser sur une centrale nucléaire. Pourquoi cet élément capilotracté alors qu&#8217;il suffisait d&#8217;arrêter le refroidissement de la dite centrale ?</p>
<p><em>Summer Wars</em> est un film qui évoque la transition vers le 21ème siècle, l&#8217;abandon de l&#8217;analogique vers le tout numérique. C&#8217;est un film avant-gardiste qui semble posséder un certain recul sur notre propre époque, ou du moins sur les évolutions après l&#8217;an 2000, et qui fait une bonne analyse sur l&#8217;utilisation de la technologie. A l&#8217;inverse d&#8217;un discours réactionnaire, Hosoda semble dire que la profusion d&#8217;informations et la rapidité du média n&#8217;est pas forcément un problème. L&#8217;avenir nous dira s&#8217;il a raison.</p>
<p><em>Le film est disponible chez l&#8217;éditeur <a href="http://www.kaze.fr" target="_blank">Kaze </a>en dvd, blu-ray édition simple et blu-ray édition collector avec un dvd de bonus.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6111" title="summerwars2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/summerwars2.jpg" alt="" width="600" height="338" /><br />
</em></p>
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		<title>Thirst, de Park Chan-Wook (+ concours)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 14:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rico</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Quizz]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[Synopsis Se portant volontaire pour tester un vaccin contre un virus mortel en Afrique, un jeune prêtre coréen ne survit à l’infection que par une mystérieuse transfusion, dont l’effet indirect sera de le transformer en vampire. Revenu au pays et considéré comme un miraculé, il tombe amoureux de l’épouse d’un ancien ami. Sa résistance au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Synopsis</strong><br />
Se portant volontaire pour tester un vaccin contre un virus mortel en Afrique, un jeune prêtre coréen ne survit à l’infection que par une mystérieuse transfusion, dont l’effet indirect sera de le transformer en vampire. Revenu au pays et considéré comme un miraculé, il tombe amoureux de l’épouse d’un ancien ami. Sa résistance au pêché est mise à rude épreuve…</p>
<p><strong>Critique du film.<br />
</strong>Prix du Jury au festival de Cannes en 2009, <em>Thirst </em>est avant tout une histoire d’amour. Réalisée par Chan-Wook, responsable de <em>Old Boy</em> et de <a href="http://www.cinetrange.com/?film=439" target="_blank"><em>Sympathy for Mr Veangeance</em></a>, cette love story se devait d’être atypique, associant autant de thèmes blasphématoires qu’un prêtre vampire, meurtrier et ne dédaignant pas les coups de reins.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5658 aligncenter" title="thirst" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/09/thirst.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>La première partie installe le décor, lentement il faut le reconnaître –le rythme est limite-, borné par le cadre social coréen ici étriqué, tout en développant l’étrange co-morbidité dont le Père Hyun est affecté. Atteint de vampirisme, il pompe régulièrement sa pitance d’un malade et subit des stigmates bulleux de manque, ne pouvant être soulagé qu’en s’abreuvant de sang frais et sain. Mais les vivres viennent à manquer et comme si ses problèmes d’alimentation ne suffisaient pas, il séduit involontairement la jeune Tae-Ju, épouse malheureuse du crétin Kang Jou et souffre-douleur de sa belle famille. Il lui révèle sa nature et lui fait la cour en la baladant d’un building à l’autre. Les scènes de vols nocturnes sont très réussies ; j’ai d’ailleurs souvent pensé à La mouche de Cronenberg pendant cette première partie : la maladie s’apparentant à un cancer, la montée d’escalier avec sa compagne dans les bras (sans effort bien sur), la sexualité exacerbée…<br />
La deuxième partie laisse apparaître toute l’ambivalence du personnage de Sang-Hyun, dont l’amour charnel pour Tae-Ju le pousse à commettre une succession de transgressions allant contre sa foi. L’acmé de cette montée en puissance dramatique s’affirmant dans le meurtre du mari dont Tae-Ju s’est plainte de violences physiques (il apprendra plus tard qu’elles étaient auto-infligées, majorant sa culpabilité d’avoir tué un imbécile, certes, mais un innocent). Plus notre anti-héros tue pour s’abreuver ou par amour, plus sa paroisse le supplie de prier pour les siens, aggravant son dilemme.<br />
Enfin, le film devient plus fou, meilleur aussi, lorsque Tae-Ju devient vampire. La belle jeune femme se révèle beaucoup plus perverse que son amant et n’a pas évidemment la retenue d’un prêtre. Peu respectueuse des bonnes mœurs, elle s’abreuve sauvagement en ignorant les précautions prises par un Sang-Hyun dépité. Pour lui, plus qu’une solution…<br />
C’est un film qui demande de la patience, récompensée tardivement. Les scènes de ménages sont mémorables de violence et de grand guignol. Il n’évite pas toujours le pompeux ou le précieux, et tranche par des scènes typiquement susceptibles de heurter juste ce qu’il faut un Jury de Cannes prêt à récompenser quelques frissons interdits, confer les scènes de bestialité ou Monsieur le vampire renifle et lèche de l’aisselle. Les acteurs sont au diapason du rythme et de l’intensité des scènes érotiques ou gores. A voir… mais jusqu’au bout.</p>
<p><strong>Concours :</strong> à l&#8217;occasion de la sortie en dvd et en blu-ray de <em>Thirst</em>, l&#8217;éditeur Wild Side Vidéo vous offre 2 exemplaires du dvd. Pour cela, il faudra poster en commentaire de cet article une proposition de sujet pour le prochain film de Park Chan-Wook. Déjà traités par le réalisateur : un type en manipule un autre pour le faire coucher avec sa propre fille, un curé devient vampire, une jeune femme accusée à tort du meurtre d&#8217;un enfant prépare sa vengeance contre le vrai coupable. Date limite : 10 octobre 2010.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5659 aligncenter" title="thirst-recto-jaquette" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/09/thirst-recto-jaquette.jpg" alt="" width="600" height="701" /></p>
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		<title>L&#8217;empire des sens, en blu-ray</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 18:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chef d&#8217;oeuvre de Nagisa Oshima traverse les âges de façon insolente car il est reste toujours aussi dérangeant et avant-gardiste. Pour les hérétiques qui n&#8217;auraient pas encore vu ce monument, il raconte l&#8217;histoire vraie d&#8217;Abe Sada, une jeune japonaise qui a vécu une histoire d&#8217;amour si intense qu&#8217;elle en est venue à tuer son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3981 aligncenter" title="empiredessens1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/empiredessens1.jpg" alt="empiredessens1" width="602" height="402" /></p>
<p>Le chef d&#8217;oeuvre de Nagisa Oshima traverse les âges de façon insolente car il est reste toujours aussi dérangeant et avant-gardiste. Pour les hérétiques qui n&#8217;auraient pas encore vu ce monument, il raconte l&#8217;histoire vraie d&#8217;Abe Sada, une jeune japonaise qui a vécu une histoire d&#8217;amour si intense qu&#8217;elle en est venue à tuer son mari. Quand la police l&#8217;a arrêtée, elle avait dans les mains le pénis coupé de son compagnon !</p>
<p><em>L&#8217;empire des sens </em>est un film parfait car il s&#8217;appuie sur un scénario fort (la relation amoureuse de Sada et de Kichizo en forme de crescendo), des acteurs crédibles, des décors traditionnels japonais epoustouflants, et surtout des scènes de sexe clairement hardcore. Oshima est un réalisateur génial car il a réussi à créer la symbiose parfaite entre film pornographique et film d&#8217;auteur. Peu de films (aucun ?) peuvent se vanter de montrer la sexualité avec autant d&#8217;audace. Rappelons que le film a déjà 33 ans !</p>
<p>D&#8217;un côté, il s&#8217;agit d&#8217;un inventaire de tout ce qui fait la beauté du Japon : la cérémonie du thé, les parois en bois et en papier, les bonsaïs, les chants des geishas, les kimonos colorés, les jardins zen, etc. De l&#8217;autre côté, le film nous propose des scènes de sexe non simulées plutôt déviantes : la fellation en gros plan (avec effet boule de neige), la consommation de champignons aromatisés à la vulve, la dégustation de sang menstruel, et des jeux sadomasochistes consistant à étrangler l&#8217;autre pour éprouver de nouvelles sensations. C&#8217;est sans compter la fameuse scène de l&#8217;oeuf qui restera dans les annales de l&#8217;étrange.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3980" title="empire-ps" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/empire-ps.jpg" alt="empire-ps" width="250" height="323" />Le support blu-ray est un superbe écrin pour ce film. On y gagne bien sûr en définition et en précision d&#8217;image. On pourra observer les imperfections de la peau, le tatouage de scorpion sur le lobe de l&#8217;actrice et bien sûr tous les détails anatomiques. Les couleurs des décors et des costumes sont chatoyantes. Seuls quelques plans sont un peu fourmillants et d&#8217;autres de nuit sont plus bleus que noirs. Mais étant l&#8217;âge du film, le transfert reste exceptionnel.</p>
<p>Le blu-ray inclut également un documentaire sur l&#8217;histoire du film, et fait intervenir notamment le directeur de production, Koji Wakamatsu, réalisateur de <a href="http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/quand-lembryon-part-braconner" target="_blank">Quand l&#8217;embryon part braconner</a>. On en apprend beaucoup sur la personnalité des auteurs (des gauchistes contestataires !) et des conditions extrêmes de tournage. La censure japonaise était en effet très forte et le tournage fut toléré car le film était considéré comme français (car financé par un producteur français). D&#8217;ailleurs, la censure japonaise n&#8217;a que peu faibli (on connaît son aversion pour les toisons pubiennes) et le film n&#8217;est visible là-bas qu&#8217;avec des flous cachant les parties intimes.  Le disque contient également un entretien de l&#8217;acteur principal, Tatsuya Fuji, qui apporte de nombreuses anecdotes très cocasses.<br />
Egalement dans cette édition, l&#8217;on peut accéder à un montage avec des scènes coupées, ces dernières n&#8217;apportant rien de fondamental.</p>
<p>Le film est disponible en coffret blu-ray contenant <em>L&#8217;empire des sens</em> mais aussi <em>L&#8217;empire de la passion</em>, du même réalisateur.</p>
<p><em><a href="http://www.arteboutique.com/detailProduct.action?fromMenu=true&amp;bundle=true&amp;attributeId=4&amp;product.id=408173" target="_blank">Disponible chez Arte Editions</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3991 aligncenter" title="empiredessens2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/empiredessens2.jpg" alt="empiredessens2" width="602" height="402" /></p>
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		<title>Crank : high voltage (Hypertension 2)</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 23:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Supercalifragilisticexpialidocious est probablement le terme le plus adapté pour décrire ce film complètement fou. Au préalable, il sera nécessaire de passer chez votre médecin traitant, afin de vérifier que votre nerf optique est bien accroché et ne risque rien. Le film reprend donc exactement là où le premier opus nous avait laissés. Chev Chelios tombe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3819 aligncenter" title="crank21" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/crank21.jpg" alt="crank21" width="600" height="399" /></p>
<p>Supercalifragilisticexpialidocious est probablement le terme le plus adapté pour décrire ce film complètement fou. Au préalable, il sera nécessaire de passer chez votre médecin traitant, afin de vérifier que votre nerf optique est bien accroché et ne risque rien.</p>
<p>Le film reprend donc exactement là où le premier opus nous avait laissés. Chev Chelios tombe d&#8217;un hélicoptère et atterrit sur une voiture. Mais voilà, il n&#8217;est pas mort. Une bande de types louches le ramassent dans la rue, lui extraient son coeur et le remplace par un coeur artificiel alimenté par une batterie. Dans le premier, Chelios devait se contrecarrer les effets du poison et produisant de l&#8217;adrenaline. Dans ce deuxième épisode, on franchit un step technique : pour se &laquo;&nbsp;recharger&nbsp;&raquo;, toutes les sources d&#8217;électricité sont bonnes : allume-cigare, batterie de voiture, coffrets électriques et lignes haute tension.</p>
<p>Les réalisateurs (oui il fallait être deux pour pondre un truc pareil) semblent être des adeptes de jeux vidéos et même qu&#8217;ils en ont probablement un peu abusé. Le début du film ressemble à s&#8217;y méprendre à une adaptation live de Grand Theft Auto. Le monolitique Jason Statham (Le transporteur 1 à  12) doit ainsi dans certains points de la ville afin de récupérer son coeur. Ses barres de vie baissent au fur et à mesure de ses efforts. Le temps presse. Il n&#8217;hésite pas à user de la violence pour faire parler les témoins (avec un shotgun lubrifié dans le fondement, par exemple). Il n&#8217;hésite pas non plus à transformer une boîte de striptease en bain de sang. Progressivement, Chelios rend visite à tous les gangs ethniques d&#8217;un Los Angeles underground. Sur sa route, il croisera sa girlfriend, à qui il va bestialement faire l&#8217;amour sur le champ de course d&#8217;un hippodrome. Il va également faire la rencontre d&#8217;un travesti atteint du syndrome de la Tourette et se déplaçant à mobilette.</p>
<p><em>Hypertension 2, </em>c&#8217;est l&#8217;occasion de voir des choses qu&#8217;on a rarement l&#8217;habitude de voir : des seins siliconés qui crèvent sous les balles, des chinois éventrés à coups d&#8217;Uzi, David Carradine interprétant l&#8217;obsédé sexuel Poon Dong, un combat de titans à la Godzilla, et un sectionnement de tétons masculins ordonnés par &laquo;&nbsp;le furêt&nbsp;&raquo;. Ce n&#8217;est là qu&#8217;un petit extrait d&#8217;une interminable liste.</p>
<p>Apparemment, le film a fait trop peur aux distributeurs français. Il sort donc directement en dvd et en blu-ray. Après analyse, il s&#8217;avère qu&#8217;un tel scénario n&#8217;a pu être écrit que sous l&#8217;effet de puissants psychotropes. La réplique la plus symptomatique étant prononcée par Chelios avant un énième accident automobile : &laquo;&nbsp;Poulet et brocolis&nbsp;&raquo;.  A méditer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3820 aligncenter" title="crank22" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/crank22.jpg" alt="crank22" width="585" height="390" /></p>
<p>Le blu-ray vous permettra de subir un festival de couleurs saturées. Toute l&#8217;image est brûlée dans <em>Hypertension 2</em>. Il y fait très chaud. Le transfert est d&#8217;un piqué remarquable et il permet de s&#8217;immerger dans cet univers coloré et flashy afin de devenir épileptique en une séance unique. Le son est plus brouillon, cacophonique dirons-nous, à base de rock musclé mais le genre change suivant l&#8217;ambiance de chaque endroit visité.</p>
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		<title>Antichrist, de Lars Von Trier</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 23:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si on a beaucoup parlé d&#8217;excision et d&#8217;éjaculation sanglante lors de la présentation du film à Cannes, on a un peu oublié qu&#8217;il y avait aussi un film et une histoire. La première scène, d&#8217;un esthétisme glacé (noir et blanc, ralenti, hyperréalisme des détails) se traduirait dans un journal en un entrefilet de quelques lignes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-3541" title="antichrist1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/antichrist1.jpg" alt="antichrist1" width="602" height="402" /></p>
<p>Si on a beaucoup parlé d&#8217;excision et d&#8217;éjaculation sanglante lors de la présentation du film à Cannes, on a un peu oublié qu&#8217;il y avait aussi un film et une histoire.</p>
<p>La première scène, d&#8217;un esthétisme glacé (noir et blanc, ralenti, hyperréalisme des détails) se traduirait dans un journal en un entrefilet de quelques lignes. Pendant qu&#8217;un couple fait l&#8217;amour, leur bambin monte sur une chaise et tombe par la fenêtre. Cette introduction, sans dialogue ni bruitage, mais avec en fond sonore du Haendel,  bénéficie d&#8217;une mise en scène très artificielle qui empêche de ressentir vraiment le drame. Filmé comme un ballet tragique, quelques plans furtifs et un montage orienté permettent de définir les responsabilités.</p>
<p>Après la mort de l&#8217;enfant, le récit évoque trois voyages intérieurs : celui du couple, de l&#8217;homme et de la femme. Lui est thérapeute. Il paraît très détaché et semble avoir déjà effectué un travail de deuil sur lui-même, pour ne pas sombrer dans la folie. Chaque personnage va passer par un certain nombre de phases qui découpent le film en chapitres. Le premier évoque le chagrin. La femme est dans l&#8217;émotion, elle va tout de suite culpabiliser. L&#8217;homme se trouve dans la raison. Pour lui, ce n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;un malheureux concours de circonstances. A partir de là, chacun va tenter de trouver le moyen de sortir de cette impasse. L&#8217;homme tient néanmoins à aider son épouse en l&#8217;analysant. Celle-ci avoue avoir peur d&#8217;Eden, une forêt au find fond de laquelle elle s&#8217;était retirée auparavant avec son enfant pour finir sa thèse. L&#8217;homme décide alors de lui faire affronter ses peurs. Ensemble, ils s&#8217;installent dans un châlet isolé pour essayer de s&#8217;en sortir. Mais c&#8217;est finalement l&#8217;inverse qui se passe.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3542 aligncenter" title="antichrist2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/antichrist2.jpg" alt="antichrist2" width="602" height="400" /></p>
<p>Limpide au début, le film glisse progressivement vers le chaos au fur et à mesure que la femme remonte aux racines du mal. Elle cherche un coupable absolu, un antéchrist. Elle se blâme elle-même puis se demande si ce n&#8217;est pas la nature qui est ainsi faite. Elle accuse ensuite sa condition de femme, dont le corps est lui aussi soumis aux règles de la nature. Son esprit est progressivement contaminé par ses recherches sur les sorcières d&#8217;autrefois.</p>
<p>Parfois cryptique, le film de Lars Von Trier n&#8217;hésite pas à perdre son spectateur. Tout n&#8217;est pas clair. Il y a beaucoup de symboles alternativement évidents ou abscons. On y trouve d&#8217;effrayantes visions qui ne sont que la matérialisation des angoisses des personnages. C&#8217;est bien ce qui séduit dans le film :  l&#8217;atmosphère mortifère qui y règne continuellement. Le réalisateur danois filme un drame intimiste mais il traite cela comme un film d&#8217;épouvante, de nombreuses scènes étant à la lisière du fantastique.  L&#8217;aspect visuel du film est extrêmement riche et semble directement inspiré des cauchemars de l&#8217;auteur.  La nature luxuriante est décrite comme un lieu anxiogène, à la manière d&#8217;un <em>Vinyan</em>, qui partage le thème du deuil d&#8217;une mère pour son enfant. Le règne végétal est omniprésent dans le film, et sert de cadre à une espèce de conte effrayant pour adultes.</p>
<p>Lars Von Trier ne fournit pas toutes les explications. Bizarrement quand David Lynch nous offre une intrigue pleine de mystères insolvables et d&#8217;interprétations multiples, on dit que c&#8217;est un chef d&#8217;oeuvre. Quand c&#8217;est Von Trier, on crie au scandale et à la provocation. Avouons qu&#8217;il n&#8217;y va pas avec le dos de la cuiller en multipliant des gros plans dignes d&#8217;un film d&#8217;horreur. Pourtant, cette violence physique est complètement justifiée par l&#8217;état d&#8217;esprit des personnages, qui vivent une espèce d&#8217;expérience mystique dont la logique nous échappe.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3543" title="antichrist5" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/antichrist5.jpg" alt="antichrist5" width="250" height="362" />Bonus dvd &amp; blu-ray</strong></p>
<p>Le deuxième dvd comprend de nombreux documentaires sur différents aspects. On y trouve un long entretien (45 mn) avec Charlotte Gainsbourg, toujours très naturelle, qui explique en termes simples et sincères sa relation avec Lars Von Trier, des anecdotes de tournage et son rapport au personnage du film.</p>
<p>On peut voir également des entretiens plus courts avec Willem Dafoe et Lars Von Trier. Ce dernier nous apprend qu&#8217;il a eu beaucoup du mal à tourner le film car il venait de sortir d&#8217;une grave dépression et que ç&#8217;a a eu un impact non négligable sur le film. D&#8217;ailleurs <em>Antichrist </em>serait une sorte d&#8217;exorcisme pour lui.</p>
<p>Une section sur l&#8217;identité visuelle du film est tout à fait passionnante, car l&#8217;on ne se rend pas vraiment compte de la masse d&#8217;effets spéciaux qu&#8217;a nécessités le film. Caméra 2k qui tourne à 1000 images par seconde, triturages numériques, animaux dressés et prothèses, le film de Lars Von Trier comprend des techniques très variées dont on ne soupçonne pas vraiment l&#8217;existence en le voyant.</p>
<p>Le reste des documentaires : création des décors, la femme instrument du diable, la pré-production, les trois mendiants, l&#8217;identité musciale et sonore du film, antichrist au festival de Cannes 2009, commentaires audio. Bref, une édition très bien fournie en informations.</p>
<p><em>Ca sort en dvd et en blu-ray le 4 novembre 2009 chez M6 vidéo.</em></p>
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		<title>Watchmen en blu-ray</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 14:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>

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		<description><![CDATA[Le récit se déroule en 1985, dans une vision fantasmée et/ou alternative de l&#8217;Amérique. Nixon est toujours au pouvoir, les super-héros sont des êtres de chair et de sang qui font partie du quotidien. Tous plus ou moins à la retraite, ils vivent comme tout le monde dans un anonymat parfois insupportable. Lorsqu&#8217;un de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3475 aligncenter" title="watchmen1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/watchmen1.jpg" alt="watchmen1" width="602" height="402" /></p>
<p>Le récit se déroule en 1985, dans une vision fantasmée et/ou alternative de l&#8217;Amérique. Nixon est toujours au pouvoir, les super-héros sont des êtres de chair et de sang qui font partie du quotidien. Tous plus ou moins à la retraite, ils vivent comme tout le monde dans un anonymat parfois insupportable. Lorsqu&#8217;un de ses anciens compagnons, le comédien, meurt assassiné, Rorschach mène l&#8217;enquête et convainc le reste de la troupe de découvrir l&#8217;identité du meurtrier. D&#8217;autant que ce dernier semble bien décidé à supprimer tous ces super héros à la retraite. Ces meurtres cachent en réalité un projet bien plus inquiétant, mettant en péril l&#8217;humanité tout entière.</p>
<p>Autant prévenir d&#8217;emblée le lecteur de cette chronique. C&#8217;est avec beaucoup de suspicion et d&#8217;a priori que je m&#8217;apprêtais à visionner <em>Watchmen</em>. Et ce pour plusieurs raisons.</p>
<p>Primo, jusqu&#8217;ici je n&#8217;appréciais guère le travail de Zack Snyder. Pas tant pour ses prises de position idéologiques et son appartenance à la NRA mais davantage pour son style visuel pompier, son opportunisme flagrant et son absence de point du vue en adaptant des œuvres cultes (<em>Zombie</em> de Romero et la BD <em>300</em> de Miller). Ensuite, le génial Alan Moore n&#8217;a pas eu beaucoup de chances avec le cinéma. L&#8217;extraordinaire <em>From hell</em> s&#8217;est transformé sous la caméra des Frères Hugues en &laquo;&nbsp;whodunit&nbsp;&raquo; consensuel, visuellement séduisant mais vain sur le fond. <em>V pour vendetta</em> s&#8217;est vu expurgé de tout son potentiel anar et sa mélancolie diffuse et tenace. Quant  à<em> La ligue des gentlemans extraordinaires</em>, Stephen Norringthon en a tiré un navet de luxe aussi divertissant qu&#8217;idiot. Enfin, la complexité inépuisable de <em>Watchmen</em>, mélange fascinant d&#8217;un récit protéiforme, âpre et très adulte et d&#8217;un graphisme coloré mais paradoxalement austère, semblait mal désignée pour une adaptation live.</p>
<p>Le résultat, contre toute attente, dépasse toutes les espérances possibles.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3476" title="watchmen2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/watchmen2.jpg" alt="watchmen2" width="402" height="602" />Dès le prologue, sombre et glaçant, d&#8217;une violence quasi hypnotique, Zack Snyder prend le risque de s&#8217;éloigner graphiquement de la BD afin de s&#8217;approprier une palette visuelle plus cinégénique. L&#8217;expériences récente de Sin city a dû convaincre les auteurs de ne pas chercher à reproduire l&#8217;effet case. D&#8217;autant que la rigueur  plastique de la BD <em>The Watchmen</em> ne pouvait que  décontenancer le spectateur. L&#8217;esthétique outrée de Snyder trouve enfin une résonance profonde, une forme élégante de mélancolie graphique dès les premières images, magnétiques et charnelles.</p>
<p>Un super héros au bout de rouleau se fait supprimer par un mystérieux homme masqué. Après ce début fracassant, Snyder nous balance l&#8217;un des plus beaux génériques de cinéma, entre modernité et nostalgie assumée. Le tout sur le <em>The times They are A-changin&#8217;</em> de Bob Dylan. 50 ans d&#8217;Histoire révisée défilent sous nos yeux : grandeur et décadence des super héros, hypothèse délirante (Nixon toujours président) et plaisir des yeux incandescent (magnifique baiser lesbien, une fleur au bout d&#8217;un fusil). Et ce n&#8217;est qu&#8217;un début. Le récit n&#8217;a même pas commencé que l&#8217;on se retrouve immergé dans un trip hallucinant et dense.</p>
<p>Les expérimentations visuelles de Snyder sont ici canalisées par un scénario captivant, peuplé de personnages troubles et ambigus, de nombreuses fausses pistes, de théories idéologiques aussi passionnantes que douteuses. Le pavé de Moore et Gibbons est respecté à la lettre sans sentir la photocopie à plein nez. <em>Watchmen</em> est avant tout une splendide réflexion sur le statut de super héros, sur ses aspirations, ses motivations, son devenir. Tour à tour fasciste, schizophrène, travesti, nationaliste, le super héros est un cas pathologique, une bête de foire aux multiples personnalités et aux nombreuses étiquettes. Suivi de près par Gibbons, Snyder prend son temps pour filmer les dérives existentielles de ses personnages. Les pannes sexuelles et les frustrations du Hibou, la déchéance mentale du Comédien, le mysticisme glacé du Docteur Manhattan qui se déshumanise progressivement et surtout la folie autodestructrice, fascisante et désespérée de Rorschach (extraordinaire Jackie Earle Haley, comédien quasi inconnu) sont merveilleusement retranscrits à l&#8217;écran. Snyder dose admirablement le potentiel intello et sérieux du récit (pas la moindre trace d&#8217;humour ne vient parasiter l&#8217;histoire) et les scènes d&#8217;action sont d&#8217;une beauté plastique insensée.</p>
<p>Construit comme une sorte de whodunit aux multiples ramifications, ce comic book live atteint des sommets de lyrisme et accumule les morceaux de bravoure grâce à une mise en scène sophistiquée, limpide et inventive (ralentis judicieusement utilisés créant des effets de suspension du temps, mouvements de caméra vertigineux).  On n&#8217;oubliera pas de sitôt la mort du Comédien, l&#8217;incarcération de Rorschach, les évasions psychés de Docteur Manhattan).</p>
<p>Porté par un souffle épique inouï,  <em>Watchme</em>n est tour à tour une fable humaniste, un péplum des temps moderne, une œuvre politique et théorique, un grand trip sensoriel, un poème mystique. Les références littéraires, philosophiques et bibliques ne sont pas fortuites. Le film est une sorte d&#8217;Odyssée des temps modernes. Snyder retrouve le souffle épique des grandes légendes humaines qui ont bercé notre culture. L&#8217;utilisation décalée d&#8217;une bande son saisissante (Simon and Garfunkel, Nena, Dylan Leonard Cohen) insuffle une drôle d&#8217;émotion à cette œuvre immense, obsédante et singulière qui mérite à coup sûr plusieurs visions afin d&#8217;en saisir toute la substance et la profondeur.</p>
<p>Le maître étalon des films de super héros qui renvoie tous les <em>Batman, Spider Ma</em>n au autres <em>X-Men </em>au rang de bluettes infantiles.</p>
<p><em>(USA/GB/CAN-2008) de Zack  Snyder. Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Matthew Goode, Billy Crudup</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3477 aligncenter" title="watchmen3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/watchmen3.jpg" alt="watchmen3" width="602" height="402" /></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-3480" title="blu-ray-logo" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/10/blu-ray-logo.jpg" alt="blu-ray-logo" width="133" height="102" />Bien entendu, le format blu-ray rend hommage à l&#8217;énorme travail graphique entrepris par Zack Snyder. On regrettera cependant que ne sorte pas la version &laquo;&nbsp;director&#8217;s cut&nbsp;&raquo; en France. Pour une question de droits, le blu-ray français restera donc privé pour le moment de plus de vingt minutes supplémentaires, pas absolument indispensables mais permettant de mieux comprendre les intrigues secondaires.</p>
<p>Les bonus sont disponibles en HD et sur un blu-ray à part. Un premier documentaire nous montre quelles sont les relations entre science réelle et la science fictive présentée dans les BD et notamment dans <em>Watchmen</em>. Les différents concepts physiques utilisés dans le film nous sont expliqués par un professeur qui fait des liens avec les connaissances réelles dans chaque domaine. Vous saurez tout sur le projet Manhattan et la mécanique quantique, l&#8217;effet Tcherenkov et bien d&#8217;autres !</p>
<p>Un autre petit reportage s&#8217;attache à répéter ô combien le comic d&#8217;origine fut révolutionnaire et qu&#8217;il est devenu un best-seller, vendu encore aujourd&#8217;hui. On y voit aussi l&#8217;origine des personnages et de leur look, l&#8217;histoire de la bande-dessinée en somme.</p>
<p>Pour finir, de petits journaux vidéo se concentrent sur certains aspects de <em>Watchmen</em> : les minutemen nous donnent quelques détails sur la première génération des Watchmen, le masque de Rorschach, et bien d&#8217;autres.</p>
<p><em>Disponible en dvd et blu-ray chez Paramount.</em></p>
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		<title>Jodhaa Akbar</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 18:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Bollywood]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Fresque grandiose et historique, Jodhaa Akbar conte l&#8217;ascension du jeune empereur moghol Jallaludin, qui souhaite réunir plusieurs provinces sous une même coupe. Plutôt que de conquérir par la force, le dirigeant préfère les alliances pacifiques et négociées. Ainsi, pour s&#8217;approprier le royaume du Rajpoute, il compte se marier avec la princesse Jodaah. Mais cette dernière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3017" title="jodhaabrd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/08/jodhaabrd.jpg" alt="jodhaabrd" width="350" height="441" />Fresque grandiose et historique, <em>Jodhaa Akbar</em> conte l&#8217;ascension du jeune empereur moghol Jallaludin, qui souhaite réunir plusieurs provinces sous une même coupe. Plutôt que de conquérir par la force, le dirigeant préfère les alliances pacifiques et négociées. Ainsi, pour s&#8217;approprier le royaume du Rajpoute, il compte se marier avec la princesse Jodaah. Mais cette dernière ne va pas plier facilement à ce mariage imposé par les contraintes politiques.</p>
<p>Difficile de ne pas penser d&#8217;abord à un <em>Braveheart </em>indien avec ses premières scènes pendant lesquelles ont lieu d&#8217;impressionnantes batailles rangées. Une foule immense de soldats qui s&#8217;opposent au corps-à-corps. La démesure est là, le spectacle est au rendez-vous. D&#8217;autant plus qu&#8217;en lieu et place des habituels chevaux ou tanks, nous avons ici des éléphants. Si habituellement les films de Bollywood sont des romances sirupeuses inoffensives, ici les éléphants écrasent les têtes dans un bruit de craquement d&#8217;os et l&#8217;on voit aussi un bras tranché qui vole dans les airs, accompagné d&#8217;une gerbe de sang ! La guerre, c&#8217;est la guerre, qu&#8217;on se le dise. Cependant, la suite est plus calme avant de reprendre de plus belle dans le dernier quart.</p>
<p>Malgré ses trois heures et trente minutes, le film reste intéressant grâce à un rythme en dents de scie. On trouvera quelques longueurs ça et là, notamment concernant le mariage, passage obligé et important d&#8217;un film indien. Les différents rituels et autres coutumes exotiques sont aussi décrits dans les moindres détails. Bien entendu, les deux tourtereaux sont beaux comme des Dieux. Les plus belles fleurs se fânent à côté de la sculpturale Aishwarya Rai Bachchan.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-3019" title="akbar" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/08/akbar.jpg" alt="akbar" width="592" height="631" /></p>
<p>Plus intéressante est la lutte de pouvoir qui se déroule à plusieurs niveaux et qui implique non seulement des territoires mais aussi des problèmes d&#8217;idéologie, de religion et de politique. En plus de cela, la princesse Jodhaa doit composer avec sa belle-mère diabolique (pléonasme, oui je sais) qui tente de la décrébiliser aux yeux de l&#8217;empereur grâce à un complot alambiqué. Elle arrivera presque à ses fins. Après les batailles du début, le film  montre donc le changement de politique de l&#8217;empire moghol, qui règne d&#8217;abord par la force et qui finalement trouve un meneur qui assurera une justice entre les peuples. Mais si l&#8217;empereur tente de réconcilier toute le monde dans la paix, certains ne veulent pas comprendre et l&#8217;usage de la violence est inévitable. L&#8217;avantage avec un film aussi long, est que l&#8217;on ne sait jamais vraiment quand ça va terminer et alors que l&#8217;on croit que l&#8217;apothéose est arrivée, l&#8217;intrigue est relancée grâce à un attentat ou un rebondissement surprise. Tout cela jusqu&#8217;au duel final, haletant et bien chorégraphié, avec un suspens bien mener qui laisse planer le doute sur l&#8217;issue du combat et place les enjeux très hauts.</p>
<p>On retiendra également les dialogues plein d&#8217;emphase et parfois moralisateurs et l&#8217;on pourra être charmé et amusé par les quelques répliques données sous forme de proverbe : &laquo;&nbsp;l&#8217;ambition est comme l&#8217;eau, elle peut déborder&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le vent souffle dans le mauvais sens&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Qu&#8217;importe la lumière, l&#8217;envers du miroir est toujours opaque&nbsp;&raquo;. Ca vous plonge en pleine réflexion.</p>
<p>Si le film contient quelques morceaux musicaux, il n&#8217;y a pas de danse délirante et kitsch. Tout est très traditionnel et certaines chorégraphies valent le coup d&#8217;oeil de par leurs nombreux figurants impliqués. Au final, Jodhaa Akbar est un plaidoyer un peu trop appuyé en faveur de la compréhension et de la tolérance entre les religions. Mais qu&#8217;importe, le spectacle est là et a le mérite de nous faire découvrir comment a débuté la cohabitation de l&#8217;hidouisme et de l&#8217;islam dans cette partie du monde.</p>
<p>Le format blu-ray magnifie le film en mettant en valeur les paysages à couper le souffle, les costumes finement cousus et les nombreux bijoux hétéroclites. La HD permet aussi d&#8217;admirer les détails foisonnants des différentes architectures présentes dans les demeures fastueuses de l&#8217;empereur et des rois. Enfin, on peut pleinement profiter du travail sur les couleurs, utilisées pour définir visuellement chaque peuple. Parfois, la simple contemplation de l&#8217;image fait l&#8217;intérêt du film !</p>
<p><em>Réalisé par ASHUTOSH GOWARIKER. Avec HRITHIK ROSHAN, AISHWARYA RAI, SONU SOOD, MRS. PUNAM S. SINHA.</em></p>
<p>Bonus :<br />
- 10 SCÈNES COUPÉES AVEC INTRODUCTION DU RÉALISATEUR (SD &#8211; 32 mn)<br />
- ENTRETIENS AVEC LES ACTEURS ET L’ÉQUIPE TECHNIQUE (SD &#8211; 22 mn)<br />
- BANDES-ANNONCES (SD &#8211; 8 mn)</p>
<p>+ 1 DVD BONUS CONTENANT LE DOCUMENTAIRE: LES CINÉMAS INDIENS (2008 &#8211; Couleurs – 162 mn &#8211; V.O.S.T.F.)<br />
Réalisé par Hubert Niogret (Positif)</p>
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		<title>Le jour des morts-vivants en blu-ray</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 17:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>

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		<description><![CDATA[Les morts-vivants ont envahi le monde. Un groupe d’humains composé de scientifiques et de militaires tente de survivre. Deux solutions : fuir ou tenter de contrôler les zombies. L&#8217;édition du film de George A. Romero sera faite à partir d&#8217;un nouveau master en haute définition et dans une version totalement restaurée. Format 1920 x 1080p [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-2987" title="blu-ray-jour-des-mort-bd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/07/blu-ray-jour-des-mort-bd.jpg" alt="blu-ray-jour-des-mort-bd" width="295" height="340" />Les morts-vivants ont envahi le monde. Un groupe d’humains composé de scientifiques et de militaires tente de survivre. Deux solutions : fuir ou tenter de contrôler les zombies.</p>
<p>L&#8217;édition du film de George A. Romero sera faite à partir d&#8217;un nouveau master en haute définition et dans une version totalement restaurée.</p>
<p>Format 1920 x 1080p AVC – Langue : Français- Anglais PCM 2.0– Sous-Titres : Français. USA – 1985 – Couleur – Durée du film 101 MN</p>
<p>En bonus du  blu-ray :</p>
<p><em>LE JOUR DES MORTS-VIVANTS 2 (CONTAGIUM)</em> De James Dudelson &amp; Ana Clavell<br />
Chaque jour son début. Voici comment tout a commencé…<br />
Avec Laura Maria, Baranyay Simon Burzynski<br />
Samantha Clarke Mike Dalager<br />
USA-2004-Couleur-103 MN /Format : 720 x 576i / PAL /MPEG2<br />
Langues : Français-Anglais : Dolby Digital 2.0/ Sous-titres</p>
<p>Le blu-ray sera disponible le 19 août 2009 chez Opening.</p>
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		<title>Le bon, la brute et le cinglé, en dvd et blu-ray</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 09:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la Mandchourie des années 30, Tae-Goo (le cinglé) dérobe à un japonais une mystérieuse carte qui pourrait bien indiquer l&#8217;emplacement d&#8217;un trésor. S&#8217;il parvient à s&#8217;emparer de la carte à grands coups de flingues, le train dans lequel il se trouve est stoppé net par des bandits. Chang Yi, la brute, criminel impitoyable, tente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2965 aligncenter" title="pic1_3145" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/07/pic1_3145.jpg" alt="pic1_3145" width="592" height="397" /></p>
<p>Dans la Mandchourie des années 30, Tae-Goo (le cinglé) dérobe à un japonais une mystérieuse carte qui pourrait bien indiquer l&#8217;emplacement d&#8217;un trésor. S&#8217;il parvient à s&#8217;emparer de la carte à grands coups de flingues, le train dans lequel il se trouve est stoppé net par des bandits. Chang Yi, la brute, criminel impitoyable, tente d&#8217;arrêter le cinglé sans succès. Ce dernier s&#8217;enfuit, mais il est poursuivi par &laquo;&nbsp;le bon&nbsp;&raquo; Do-Won, un chasseur de primes, traquant les hors-la-loi dont la tête est mise à prix par les autorités.</p>
<p>Grâce à un scénario particulièrement délirant, Kim Jee-Woon ne fait rien moins que ressusciter le western spaghetti, rendu célèbre en nos contrées par Sergio Leone et Clint Eastwood. Le titre est bien sûr un hommage à <em>Le bon, la brute et le truand</em>. Le casting coréen est un excellent écho au trio Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cleef. Il s&#8217;agit de Lee Byung-Hun, sorte de tueur-dandy qui fait très attention à son look : la mèche devant l&#8217;oeil et une bonne couche de mascara pour lui donner un &laquo;&nbsp;regard&nbsp;&raquo; profond. Dans le rôle du cinglé, il était évident d&#8217;employer Song Kang-Ho (<em>The Host, Memories of Murder</em>), acteur qui parvient à mêler une stupidité extrême à la Benny Hill avec de l&#8217;émotion et du sérieux quand le besoin s&#8217;en fait sentir. Woo Sung Jung est le plus discret (normal, c&#8217;est le bon), celui qui s&#8217;inspire le plus du cow-boy traditionnel. Et tout le déroulement du film consiste à savoir qui va être le plus malin, le plus rapide. Et aussi, qui bluffe ?</p>
<p>Excepté quelques temps morts (juste de quoi respirer un peu), le film enchaîne les scènes d&#8217;action dans une totale allégresse. Alors que pour nous étonner, Hollywood en fait toujours plus (plus d&#8217;effets spéciaux,  plus de matériel militaire), le réalisateur coréen choisit de réinventer la scène d&#8217;action à l&#8217;ancienne. Cette originalité se constate dans la construction de ses scènes. Au lieu d&#8217;abuser d&#8217;un montage rapide et de plans courts, Kim Jee-Woon nous offre des plans-séquences. Ils ne sont pas exceptionnellement longs mais là où un autre réalisateur aurait coupé, lui nous montre l&#8217;action en continu. Ces choix de mise en scène sont audacieux et permettent au spectateur de prendre véritablement part au déroulement des événements. Ainsi, par une fenêtre, on observe de l&#8217;autre côté de la rue des brigands lancer un crochet sur le toit  d&#8217;une maison, où nous nous trouvons avec le cinglé. Puis dans le même plan, nous voyons ceux-ci sauter grâce à la corde tendue puis défoncer la fenêtre et pénétrer dans l&#8217;habitat. Visuellement, l&#8217;effet est saisissant et réellement effrayant.</p>
<p>Et question &laquo;&nbsp;action&nbsp;&raquo;, on en a pour son argent. Les gunfights ne cessent pas et il y a toujours un petit plus qui donne au film son cachet unique. On citera l&#8217;exemple du cinglé qui revêt un casque de scaphandre pour se protéger des balles (clin d&#8217;œil malin au gilet pare-balle de <em>Pour une poignée de dollars</em> ?). Il y a aussi ce gunfight aérien qui se déroule sur les toits où les combattants se servent de cordes et de poulies pour se propulser dans les airs. Le ballet est étonnant, d&#8217;autant plus que la caméra semble aussi s&#8217;envoler au bout d&#8217;une corde par moments ! Le film trouve son &laquo;&nbsp;climax&nbsp;&raquo; lors d&#8217;une poursuite dans le désert, où tous les intervenants sont convoqués : des japonais avec des canons et des mitrailleuses, des chinois à cheval, notre cinglé en side-car, des types à moto. Ce joyeux foutoir reste pourtant lisible, et surtout audible grâce au morceau &laquo;&nbsp;don&#8217;t let me be misunderstood&nbsp;&raquo; qui, bien qu&#8217;étant en décalage avec l&#8217;époque, correspond tout à fait à l&#8217;ambiance du moment. Cette ultime scène d&#8217;action reste mémorable car on a vraiment l&#8217;impression d&#8217;être dans un <em>Mad Max</em>&#8230; En plus délirant ! Les chevaux se prennent des boulets de canon, les motos font des collisions, les explosions tout comme les cascades ne cessent jamais; c&#8217;est un spectacle total.</p>
<p><em>Le bon la brute et le cinglé</em> n&#8217;est pas un film &laquo;&nbsp;prise de tête&nbsp;&raquo;. En gros, c&#8217;est juste l&#8217;histoire de trois mecs qui se coursent. Pourtant, il est difficile de ne pas éprouver un réel plaisir, presque puéril, à voir ces gus devenir très inventifs pour tenter de trouver un trésor qui, on le devine dès le début, n&#8217;est pas celui attendu. En grattant un petit peu, on trouve quelques pistes de réflexion, et principalement un questionnement sur l&#8217;histoire de la Corée et notamment l&#8217;occupation japonaise que le pays a subi  entre 1910<sup> </sup>et 1945. Cette période difficile est décrite à travers le personnage du cinglé qui s&#8217;est expatrié et dont le rêve ultime est de pouvoir &laquo;&nbsp;racheter&nbsp;&raquo; des terres dans son pays et élever du bétail. Contrepoint au spectacle jouissif des scènes d&#8217;action, le côté obscur et mélancolique du cinglé est typique des films de Kim Jee Woon. Que ce soit dans <em>2 soeurs</em> ou <em>Bittersweet Life</em>, il dépeint à chaque fois des âmes en peine qui se battent avec leurs origines et leur environnement.</p>
<p><em>Sortie le 16 juillet en dvd et blu-ray chez TF1 Vidéo.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2966 aligncenter" title="pic2_3145" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/07/pic2_3145.jpg" alt="pic2_3145" width="592" height="396" /></p>
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		<title>Les proies en DVD</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 23:05:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les révoltés de l'an 2000]]></category>
		<category><![CDATA[Narciso Serrador]]></category>
		<category><![CDATA[survival]]></category>
		<category><![CDATA[Wildside]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorti l&#8217;an passé en salles (et récemment en DVD et Blu-Ray chez l&#8217;éditeur Wildside), Les proies (El Rey de la Montana en VO), dernier film en date de l&#8217;espagnol Gonzalo Lopez-Gallego , réussit partiellement à renouveler l&#8217;univers du survival. Semi-réussite ou semi-déception donc, c&#8217;est selon. Il faut dire qu&#8217;après le raz-de-marée de titres (souvent brillantissimes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-2608 aligncenter" title="proies_recto" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/06/proies_recto-422x600.jpg" alt="proies_recto" width="422" height="600" /></p>
<p>Sorti l&#8217;an passé en salles (et récemment en DVD et Blu-Ray chez l&#8217;éditeur <a href="http://www.wildside.fr/">Wildside</a>), <em>Les proies</em> (<em>El Rey de la Montana</em> en VO), dernier film en date de l&#8217;espagnol Gonzalo Lopez-Gallego , réussit partiellement à renouveler l&#8217;univers du survival. Semi-réussite ou semi-déception donc, c&#8217;est selon.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;après le raz-de-marée de titres (souvent brillantissimes, parfois désastreux) qu&#8217;a connu le genre dans les années 70 puis 80, les auteurs des années 2000 n&#8217;ont plus trop le choix. Innover un minimum ou sombrer instantanément dans l&#8217;oubli.</p>
<p>Mais commençons par le pitch (<em>made in</em> dossier de presse, mais on va faire comme si&#8230;) : Quim roule dans une région isolée en suivant une route sinueuse. A l’orée d’une forêt, il se perd pour de bon. En essayant de se repérer, il est soudain la cible de tirs de carabine en provenance de la montagne. Alors qu’il tente de fuir, il tombe sur Béa, une jolie jeune femme qui semble perdue et vit apparemment le même cauchemar que lui. Méfiants l’un envers l’autre, ils décident néanmoins d’unir leurs forces pour quitter cette forêt hostile, glaciale et semer leurs poursuivants…</p>
<p>La réussite du film tient en deux points.</p>
<p>Le premier est purement formel : la mise en scène de Lopez-Gallego est de haut niveau, le réalisateur exploite à merveille les paysages dans lesquels il tourne, et l&#8217;emprunt aux jeux vidéo style FPS dans la 2e partie du film est, une fois n&#8217;est pas coutume, très habilement utilisé. Autant dire que sensoriellement, le spectateur est choyé. Qui plus est les acteurs, guère voire pas connus, s&#8217;en sortent excellemment bien. Pour entrer dans un film, c&#8217;est un plus, et cela permet même au réalisateur de faire sauter la classique scène d&#8217;introduction &laquo;&nbsp;pan dans ta gueule&nbsp;&raquo;, pour mieux nous faire rentrer progressivement dans le récit.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs là que réside le 2e gros atout du film : plutôt que d&#8217;aligner les passages obligés (présentation du contexte, exposition des personnages&#8230;), on passe d&#8217;entrée de jeu en mode immersion, laissant traîner le doute sur les motivations des personnages plutôt que de les enfermer dans des clichés. <em>Les Proie</em>s joue le jeu de l&#8217;ultra-réalisme, et les personnages du récit ne sont pas des héros, loin de là. Pendant la première heure du film, on ne sait jamais ce qui va bien pouvoir arriver, et on plane dans le brouillard le plus complet.</p>
<p>Sortir de ce brouillard scénaristique est évidemment le passage délicat du film. C&#8217;est là que le bât blesse un peu, même si le film ne sombre pas pour autant. Refusant de nous en dire (beaucoup) plus sur Quim et Béa, Lopez-Gallego préfère jouer la carte du pitch tapageur, en révélant soudainement l&#8217;identité des tireurs. Dans l&#8217;idéal, et c&#8217;était sans doute dans l&#8217;intention du réalisateur, ce retournement, loin d&#8217;être gratuit, devrait jouer le rôle de révélateur, et faire percevoir d&#8217;un coup la profondeur sociopolitique du film.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est qu&#8217;on n&#8217;est pas vraiment convaincu. Aussi doué soit-il, Lopez-Gallego n&#8217;est pas Narciso Serrador (on vous enjoint hardiment, si ce n&#8217;est déjà fait, à vous jeter sur son incroyable <em><a href="http://www.cinetrange.com/?film=746">Révoltés de l&#8217;an 2000</a></em>), et on perçoit mal ce qu&#8217;il a réellement de si percutant à nous annoncer. Résultat, au lieu d&#8217;élever le statut du film, cette tentative de propos un peu pataude aurait plutôt tendance à plomber l&#8217;alchimie subtilement établie.</p>
<p>Encore une fois, on est loin du gros plantage. Loin du tout-venant pullulant sur les écrans, <em>Les Proies</em> innove, et ne laisse pas indifférent. C&#8217;est déjà une énorme avancée. De là à crier au chef d&#8217;oeuvre, il reste un pas qu&#8217;on ne s&#8217;aventurera pas à franchir.</p>
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		<title>Alice Cooper. Live 2005 in Montreux</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 20:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rico</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Cooper Group]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[grand-guignol]]></category>
		<category><![CDATA[Hard-rock]]></category>
		<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Une excellente surprise que ce concert en Blu Ray d’un dinosaure du “hard rock”, précurseur d’un style aujourd’hui éclaté en multiples descendants, ne cessant d’enrichir sa source. Alice Cooper n’est pas un chanteur aux capacités vocales démesurées mais c’est un show man extraordinaire. Et malgré son âge, il en impose à bien des jeunes groupes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; justify: "><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Une excellente surprise que ce concert en Blu Ray d’un dinosaure du “hard rock”, précurseur d’un style aujourd’hui éclaté en multiples descendants, ne cessant d’enrichir sa source. Alice Cooper n’est pas un chanteur aux capacités vocales démesurées mais c’est un show man extraordinaire. Et malgré son âge, il en impose à bien des jeunes groupes, peut-être trop soucieux de sortir LE son.<span style="yes;"> </span>Rappelons que Vincent Damon Furnier, de son vrai nom, a débuté sa carrière dans le milieu des années soixante, au sein d’un groupe repéré par Zappa lui-même : The Alice Cooper Group. Une aussi longue carrière a évidemment été marquée par des périodes à succès et d’autres, plus chaotiques. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><img class="size-medium wp-image-779 aligncenter" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2008/11/capt_bonus-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; justify: "><span style="Times New Roman;">Les titres s’enchaînent, souvent très rock, confirmant le goût d’Alice pour le grand guignol : mise en camisole, décapitation à la guillotine, coups de couteau sanglants…Ces excès jugés provocants ont souvent par le passé, défrayés la chronique. C’est aujourd’hui, bien sur, avec la course au trash dans les médias abonnés aux excès en tout genre, devenu parfaitement inoffensifs. Dans l’esprit, un concert de Rammstein jouant sur de multiples ambiguïtés et d’autres formes d’excès parait beaucoup plus subversif qu’un concert d’Alice et peut-être même de ses descendants, stylistique s’entend, genre Marylin Manson. Bon, c’est parfois un peu le bordel sur scène &#8211; on pense aux opéras rock des seventies, en particulier <em>Phantom of the paradise</em>, avec la recomposition d’Alice à la Frankenstein &#8211; mais la musique, bien carrée, recadre le tout. Les instrumentistes sont particulièrement solides, de Ryan Roxie (guitare) à Damon Johnson (guitare) et Chuck Garric (basse), chacun remplit son contrat avec une aisance à la hauteur du front man. Mais la cerise sur le couscous, c’est l’ex-<em>Kiss</em>, le batteur Eric Singer, qui nous gratifie d’un solo monstrueux sur <em>Black Widow</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; justify: "><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Le live décuple Alice dans ce qu’il a de meilleur : faire du rock’n’roll des années 80, peut-être l’essence même du dénommé hard rock, appellation encore aujourd’hui assez floue. Ne vous arrêtez donc pas aux artifices visuels de la star (hou comme je suis laid !!) car la musique qui l’accompagne est loin d’être violente. Elle est ici un mélange de nostalgie et de moderne, de sérieux et de parodie. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify; justify: "><span style="Times New Roman;">Il existe encore peu de concert en Blu Ray et cette première expérience ne m’a pas déçu. La qualité de l’image par le biais d’une haute résolution, ici en 1080i, change totalement l’immersion inhérente à ce type de spectacle. On est vraiment à côté d’Alice Cooper, jusqu’à l’appréciation de son age dermatologique. Face au Blu Ray, il vaut mieux sortir le maquillage anti-rides et anti-comédons. Alice a de la chance, il est souvent maquillé pour ses concerts…Côté son, c’est assez simple, le DTS est monumental.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">On regrettera (un peu) l’absence de bonus.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB">Video</span></strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB"> : 1080i. Widescreen 16&#215;9 (1.78 :1)</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB">Audio</span></strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB"> : LPCM stéréo, DD5.1, DTS 5.1.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB">Titres</span></strong><span style="EN-GB;" lang="EN-GB"> : Department Of Youth, No More Mr. Nice Guy, Dirty Diamonds, Billion Dollar Babies, Be My Lover, Lost In America, I Never Cry, Woman Of Mass Destruction, I&#8217;m Eighteen, Between High School And The Old School, What Do You Want From Me?, Is It My Body?, Go To Hell, The Black Widow, Gimme, Feed My Frankenstein, Welcome To My Nightmare, The Awakening, Steven, Only Women Bleed, Ballad Of Dwight Fry, Killer, I Love The Dead, School&#8217;s Out, Poison, Wish I Were Born In Beverly Hills, Under My Wheels<span style="black;">.</span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="EN-GB;" lang="EN-GB"><span style="Times New Roman;"><em>Rico</em></span></span></p>
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		<title>Alien versus Predator Requiem</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Sep 2008 14:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rico</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Alec Gillis]]></category>
		<category><![CDATA[aliens]]></category>
		<category><![CDATA[Colin Strause]]></category>
		<category><![CDATA[Greg Strause]]></category>
		<category><![CDATA[John Davis]]></category>
		<category><![CDATA[Predator]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Woodruff Jr]]></category>

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		<description><![CDATA[Synopsis De nos jours, dans l’espace, un vaisseau. Les Predators y détiennent de nombreux trophées, dont les Aliens au sang d’acide. Mais un incident crée la libération de ceux-ci et le vaisseau s’écrase sur terre, libérant des Aliens dont un hybride « Prédalien », particulièrement agressif. Alors qu’un Predator débarque sur Terre pour venger les siens, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Synopsis</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">De nos jours, dans l’espace, un vaisseau. Les Predators y détiennent de nombreux trophées, dont les Aliens au sang d’acide. Mais un incident crée la libération de ceux-ci et le vaisseau s’écrase sur terre, libérant des Aliens dont un hybride « Prédalien », particulièrement agressif. Alors qu’un Predator débarque sur Terre pour venger les siens, les humains vont assister, victimes collatérales, au nouvel affrontement extra-terrestre. <span style="yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center; justify: "><span style="Times New Roman;"> <img class="alignnone size-medium wp-image-402 aligncenter" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2008/09/5x3pjyq-300x200.jpg" alt="Poussez fort Madame !" width="300" height="200" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><strong><span style="small;"><span style="Times New Roman;">Critique du film</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">On rêvait de l’arrivée sur terre des Aliens à la fin du film de Jeunet, c’est la séquelle d’<em>AVP</em> qui nous l’offre. Le premier opus de ce cross-over était loin d’être nul. Pas transcendant et un cran au deçà des séries d’origine, mais finalement assez potable. On s’attendait donc à ce qu’au pire, le niveau soit maintenu. A l’arrivée de ce deuxième épisode, la déception ne peut se départir d’une certaine amertume. Et l’on comprend vite pourquoi. Le sujet ne pouvait pas s’accommoder de moyens limités. L’arrivée sur terre des deux monstres ne pouvait supporter l’invasion d’une petite bourgade du Colorado. Non, désolé, mais un tel binôme mythique ne pouvait évoluer dans un environnement aussi étriqué. Si ce n’est pas un vaisseau claustrophobique, c’est l’Amazonie ou la terre entière ! Mais pas Plouc city. L’entame du film fait d’ailleurs penser au <em>Blob</em> de C. Russel avec l’arrivée de sa masse gélatineuse au milieu d’une petite vie citadine bien tranquille incarnée par des teenagers rebelles, le clochard sympa avec son clebs maladif, la serveuse du snack et l’indéracinable sheriff ! On a les même ici ! Pour une masse gélatineuse communiste, ça passe bien, mais pour l’accueil de deux figures du cinéma fantastique, autant dire que le théâtre n’est pas à la hauteur des protagonistes. Il fallait une réelle invasion terrestre, mondiale, apocalyptique, et non pas des Aliens juste bons à annuler la tournée du laitier et empêcher John de draguer Barbara dans la piscine. Ils devaient envahir des buildings, massacrer des zoos, pondre la statue de la liberté… mais ça, c’était dans mon rêve. Predator (2) avait déjà connu l’immersion urbaine, plus intelligence, mais assez chiante quand même. L’Alien aura complètement raté son entrée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">L’histoire tente de compenser par l’apparition d’un troisième luron, le Prédalien, un croisement entre les deux, au gimmick sympa mais à l’existence vaine. Les attaques sont assez bien fichues, même si l’Alien rhinorrhéique qui se dresse devant l’humain tétanisé, on commence à connaître. Bon point en terme de scène d’action pour l’attaque à la centrale et dans la maternité, mais le tout manque tant d’ambition… Quelques scènes gores bienvenues relèvent un peu le niveau et les réalisateurs ne lésinent pas sur les renvois aux films éponymes : l’arrivée des marines se faisant massacrer, le crépitements des PM sur la carcasse des Aliens, les cris de la petite nous évoquent le blast de Cameron, sans sa furie dévastatrice ; le héros Dallas porte un prénom célèbre d’une des sagas, et j’en oublie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Au total, pas le pire des nanars, loin de là, mais la cote des bisounours rasta ou au crâne oblong commence à dangereusement chuter.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><strong>Critique du Blu ray</strong>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">La haute définition doit ici s&#8217;accommoder des nombreuses scènes sombres, sollicitant également beaucoup votre dernier maillon de la chaine, en particulier le videoprojecteur, pas toujours le mieux armé. C&#8217;est néanmoins toujours un plaisir d&#8217;admirer les restes d&#8217;une poitrine explosée dans le moindre détail.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><em><span style="underline;">Commentaires</span> de John Davis (producteurs) et de Colin et Greg Strause, réalisateurs.</em> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Deux frères dont c’est le premier film. Un premier film de fans, sans doute, mais dont la maturité ne parait pas suffisante à relever le défi, malgré leur implication dans les effets spéciaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><em><span style="underline;">Commentaires </span>de Tom Woodruff Jr et Alec Gillis.</em> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Nous décrivent leurs travaux sur les FX : comment rendre un masque de Predator plus agressif etc. Vous apprendrez plus de choses sur les objectifs du scénario en les écoutant qu’en regardant le film, ce qui n’est pas bon signe pour ce dernier. J’ai ainsi compris par exemple que le prédator s’injectait de la bave de Facehuggers pour analyser leur ADN et ainsi, mieux les repérer. Ce n’était pas forcément clair dans le film.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><em><span style="underline;">Archives Weyland Yutani</span>.</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Une sorte de jeu interactif à base d’informations sur certaines caractéristiques des protagonistes, sous forme d’entrée dans des fichiers ultrasecrets de <em>la compagnie</em>. Vous pouvez apprendre quels sont les symptômes précis d’imprégnation d’un embryon d’alien dans votre estomac (nausée, vomissement, douleurs…) Rigolo.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="underline;">Documentaires</span> : plusieurs making-of.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;"><span style="underline;">Scènes inédites, galeries, BA, trailers</span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Origine : USA</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">réalisation : Colin Strause et Greg Strause </span></p>
<p class="MsoNormal" style="0cm 0cm 0pt;"><span style="small;"><span style="Times New Roman;">avec : Steven Pasquale, Reiko Aylesworth, John Ortiz durée : 1h34 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;">Durée :1h34</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="Times New Roman;"><em>Rico</em></span></p>
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