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	<title>Cinétrange &#187; Italie</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>ACAB : All Cops Are Bastards</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 19:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant. Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6895" title="acab1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab1-600x403.jpg" alt="" width="600" height="403" /></p>
<p>Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant.<br />
Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé (de Carlo Bonini), inspiré par les émeutes anti-G8 de Gênes en 2001, rendues tristement célèbres pour ses débordements de violence et les dérives outrancières dont fit alors preuve la police italienne.<br />
Loin de chercher à se planquer derrière le bouclier de la fiction racoleuse, Sollima fils (Stefano de son prénom, puisqu&#8217;il faut bien s&#8217;en faire un) affiche dès la première bobine son ambition de livrer un portrait âpre et réaliste, mais surtout sans concession, de la tranche la plus mal aimée des forces de l&#8217;ordre, celle qui se retranche systématiquement derrière une visière et ne s&#8217;exprime que par la répression physique.<br />
Son parti pris, risqué mais assumé : rompre toute distance avec son trio de protagonistes pour plonger avec eux au cœur de leur quotidien hostile, et se confronter à leurs ressentiments extrémistes.<br />
Lynchés par leurs opposants, lâchés par les politiques, délaissés par leur proches, et régulièrement trainés devant les tribunaux pour bavures, ces hommes à la tôle froissée, font le choix de se recomposer autour d&#8217;un noyau marginal, organisant des expéditions punitives à dessein de rétablir la justice dans une société malade, dont ils s&#8217;estiment mis au banc.<br />
Trainant le poids de leur profession ingrate comme un fardeau (mais paradoxalement fiers de le porter), unis dans l&#8217;adversité par un même sentiment d&#8217;animosité et la recherche d&#8217;un exutoire, ils se retrouvent ainsi sous les quatre lettres de ce slogan frondeur qu&#8217;on leur invective au visage, et qu&#8217;ils se réapproprient comme leitmotiv de leur état d&#8217;esprit et de leur actions discrètes : ACAB (all cops are bastards !).<br />
Alors : un pour tous &#8230; Tous pourris ?</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6896" title="acab2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab2-600x397.jpg" alt="" width="600" height="397" /><br />
Aux travers de ces tranches de vie aux contours rugueux, le réalisateur transalpin va justement s&#8217;appliquer à démontrer que tout n&#8217;est pas aussi tranché.<br />
Suivant le parcours initiatique d&#8217;un jeune loup dans cette arène de fauves (Adriano, une tête brûlée pleine d’illusion), le spectateur est amené à appréhender l’environnement du clan (ou plutôt, leur champ de bataille) avant de sanctionner sans détours, la violence des actes et l&#8217;étroitesse des mentalités.<br />
Dans un style flirtant avec le documentaire ( mouvements brusques, relayés par des plans resserrés ) la caméra infiltre les rassemblements de masses, brassés d&#8217;injures, de jets de pierres et de crachats, afin de retranscrire une tension de tous les instants et une peur contenue qui amène fatalement ces CRS à débrayer comme des machines sur le moindre électron libre.<br />
Cette fissure psychologique (qui oppose fonction et raison), Sollima la prolonge et l&#8217;accentue en entrant dans le cercle intime de ses antihéros, par des portraits croisés.<br />
Il nous présente la cellule familiale non plus comme un retranchement, mais comme une pression supplémentaire qui finit par souder la soupape :<br />
Negro, un père sur les nerfs en instance de divorce, privé de l&#8217;amour de sa fille; Mazinga, chef de famille sur la tangente, assistant impuissant à la chute de son fils, Cobra, célibataire qu&#8217;on suppose endurci par la fonction, capitonné dans un logement social d&#8217;où seules s&#8217;échappent les nuisances sonores de sa chaine hi-fi, et Adriano, déjà le profil de l’emploi, fils belliqueux et désabusé, incapable de couvrir les factures impayées d&#8217;une mère au foyer.<br />
Le trait est ouvertement forcé, toujours à deux doigts de casser la mine; car pour tenter d&#8217;expliquer l&#8217;injustifiable, le scénario (remanié pour la toile) use très largement des stéréotypes.<br />
Et si la caricature est souvent évitée de justesse, c&#8217;est bien grâce à un casting bluffant, qui en plus d&#8217;aligner de vraies gueules de cinéma, porte à égale mesure cette souffrance, ce désir de revanche mais aussi l&#8217;esprit de fratrie et le désespoir, jusqu&#8217;au fond de l&#8217;iris.<br />
Suffisant pour insuffler une profondeur et une dimension humaine touchante à ce premier film.<br />
Le style de Sollima n&#8217;est pas non plus en reste; soucieux de ne pas voir son œuvre uniquement consignée dans le pugilat social, il peaufine son esthétique visuelle et sonore de manière à respecter les codes du polar urbain et insuffler une réelle dynamique narrative.<br />
Électrisante et immersive, sa réalisation bénéficie de la photographie très picturale de Paolo Carnera (qui œuvrait déjà pour lui sur la série <em>Romanzo Criminale</em>), brossant des ambiances nocturnes dans des halos de teintes brunes et bleutées, ou au contraire, irradiant les scènes diurnes d&#8217;une lumière cinglante.<br />
La bande-son énergique, nourrie aux riffs electro-rock, ajoute à la force de frappe, et galvanise dans un sens le spectateur, autour de l&#8217;aspect &#8216;actionner&#8217; du métrage.<br />
Mais c&#8217;est peut-être là que se situe la limite tendancieuse, dans cette propension à magnifier les assauts policiers par des effets de style, dans ce qui se voudrait être au final un réquisitoire contre la violence haineuse.<br />
Un certain manque de cohérence qui se retrouve jusque dans l&#8217;épilogue douteux, où après avoir clairement piétiné la pensée manichéenne, Stefano Sollima se montre finalement assez flou sur la légitimité qu&#8217;il entend donner à la loi du talion.<br />
Il n&#8217;empêche que, malgré ces problèmes d&#8217;aiguillage, ce ACAB est doté d&#8217;une fougue et d&#8217;une maîtrise rare, qui nous feront guetter l&#8217;évolution de carrière de ce fils prodige avec le plus grand intérêt, et viennent en sus confirmer (après <em>Romanzo Criminale</em> et <em>Arrivederci Amore Ciao</em>) que le polar italien se porte décidément bien.</p>
<p><em>Sortie en salles le 18 juillet 2012.</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6897" title="acab3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab3.jpg" alt="" width="442" height="600" /></p>
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		<title>Âmes perdues de Dino Risi</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 15:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais. La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’Ames perdues fut un choc total. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6892" title="amesperdues" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/amesperdues-421x600.jpg" alt="" width="421" height="600" /></p>
<p>Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais.</p>
<p>La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’<em>Ames perdues</em> fut un choc total. Et pourtant je ne suis même pas convaincu d’avoir vu le film intégralement quand il passa autour de 17 h sur FR3. Je ne connaissais à l’époque ni Dino Risi, ni Vittorio Gassman. L’image, forte et angoissante de Vittorio Gassman, dévorant une pastèque en s’agitant comme un malade mental dans la pièce où il se trouvait cloitré, m’avait littéralement terrorisé.  La révélation finale me perturba pendant des semaines. Pourtant, il ne s’agissait pas d’un film d’horreur mais en apparence d’un drame psychologique plutôt bourgeois.</p>
<p>Mais commençons par le début. Le jeune Tino (Danilo Mattei que l’on croisera dans des bisseries comme <em>Cannibal ferox</em> ou <em>La guerre du fer</em>)  débarque à Venise pour habiter chez son oncle et sa tante, un couple austère, marqué par un passé douloureux et sur qui pèse un lourd secret. L’oncle, Fabio Stoltz, est un homme rigide, coincé dans sa morale rigoureuse et terrifiante tandis que sa femme, Elisa,  soumise, semble vivre dans la peur. A l’étage au-dessus vit le frère de Fabio, un artiste devenu fou qui vit reclus après avoir causé la mort de Beba, la fille du premier mariage d’Elisa.</p>
<p>Spécialiste émérite de la comédie à l’italienne (<em>Les monstres, le fanfaron, l’homme aux mille visages</em>), Dino Risi a pourtant réalisé ses plus beaux films dans des registres différents. Souvenez –vous de <em>Fantôme d’amour</em>, magnifique romance fantastique ou du poignant <em>Parfum de femmes</em>, splendide mélo désenchanté. <em>Ames perdues</em> baigne dès ses premières images, dans un climat étouffant et morbide. Venise, une fois n’est pas coutume, n’est pas filmé comme dans un dépliant touristique mais comme une cité mortifère peuplée de secrets inavouables. Il plane sur cette ville une tristesse infinie que Risi retranscrit à merveille grâce à une utilisation pertinente de la topographie : rues désertes, devantures sales des habitations, autochtones aux visages ravagés. Rarement un lieu aura projeté sur le spectateur un effet aussi glaçant, une austérité  aussi éprouvante. Ensuite, la vaste demeure, tout droit sortie d’un conte de Poe, parait plongée dans un passé glauque. Le poids de l’éducation sous tendu par la religion, les frustrations sexuelles qui amènent ce  couple à vivre dans une rigidité morale extrême, nous entraînent dans un univers aussi puritain qu’inquiétant. Bien sûr tout cela n’est qu’une façade dissimulant un mystère. A travers le regard vierge et naïf du jeune Tino, le spectateur découvre un monde peuplé de faux semblants. Angoissant jusqu’à l’absurde, <em>Ames perdues</em>  s’empare d’un sujet Buñuellien pour le pousser jusqu’au bout de sa logique terrifiante. Construit comme un pur film de genre, prenant et inquiétant, le film de Risi est aussi une virulente critique des institutions familiales, du poids de l’ordre et de la morale.</p>
<p>Porté par une mise en scène épurée en accord avec le sujet traité et doté d’un twist final qui fait froid dans le dos, <em>Ames perdues</em> est un immense film qui traite de la folie à travers la schizophrénie d’un individu. Vittorio Gassman est extraordinaire tandis que Deneuve dans un rôle très de celui de Tristana, est bouleversante.</p>
<p><em>(ITA-1977) de Dinoi Risi avec Vittorio Gassman, Catheine Deneuve, Danilo Mattei</em></p>
<p><em>Format : 1.85 (16/9). Audio : français, Italien (mono). Sous titres : Français. Durée : 89 mn. Bonus : notes de production, Parlons cinéma : Tonino Delli Colli (chef opérateur), un docu de Carlo Lizzani, Bandes annonces. Edité en DVD par M6 VIDEO (SNC les maîtres italiens)</em></p>
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		<title>Entretien avec Eros Salonia</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 10:55:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassable]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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		<description><![CDATA[BIOS, d&#8217;Eros Salonia Une femme, Zohé,  est évanouie sur un pont après une tentative de suicide. Elle est transportée dans une étrange clinique au climat anxiogène et glacial. Zohé a perdu la mémoire. Les médecins de la clinique, à l’aide d’une machine qui matérialise les rêves,  essaient de la guérir. Mais cette clinique n’est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6818" title="bios1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/02/bios1-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p><strong>BIOS, d&#8217;Eros Salonia</strong></p>
<p>Une femme, Zohé,  est évanouie sur un pont après une tentative de suicide. Elle est transportée dans une étrange clinique au climat anxiogène et glacial. Zohé a perdu la mémoire. Les médecins de la clinique, à l’aide d’une machine qui matérialise les rêves,  essaient de la guérir. Mais cette clinique n’est pas ce qu’elle prétend être, elle ne soigne pas les patients mais les emmène vers leur propre destinée, la mort,  grâce un programme d’euthanasie mis au point par le directeur de l’hôpital, une sorte de Docteur Mabuse des temps modernes.</p>
<p>Le sujet renvoi à tout un pan du cinéma et de la littérature de science fiction paranoïaques dans lequel une sorte de dictateur se prend soudain pour Dieu et s’arroge le droit de vie et de mort sur les être humains.</p>
<p>Le traitement osé d’Eros Salonia ne s’assujettit pas à son concept malin d’une série B fantasmée et efficace à la manière de <em>Traitement de choc</em> d’Alain Jessua. Ce souci d’efficacité, Eros Salonias n’en a cure.  Dans sa volonté d’offrir un cinéma protéiforme empruntant à de multiples conceptions artistiques (le théâtre, la sculpture, la peinture), le cinéaste prend le risque de faire fuir le spectateur au bout de 10 minutes à l’instar de Pasolini en son temps quand il filmait les sévices de <em>Salo où les 120 jours de Sodome</em>. Mais arrêtons la comparaison, elle risque d’être écrasante. Inégal, fascinant, hermétique et parfois arrogant,  <em>Bios</em> a le mérite de surprendre et de sortir des sentiers battus des premiers films autoproduits.</p>
<p>La narration éclatée, voire décousue, la direction d’acteur très distanciée dans laquelle les comédiens ânonnent des dialogues énigmatiques, la composition audacieuse des cadrages, les brusques changements de ton,  embarquent le spectateur, tour à tour intrigué, agacé et souvent perdu vers les contrée d’un cinéma d’auteur exigeant, expérimental et parfois à la limite de la pose.</p>
<p>Sans parler de grande réussite, <em>Bios</em> est une expérience de cinéma singulière, qui n’est pas exempt de maladresses et de prétentions, mais qui ose aller à l’encontre de la grammaire classique du cinéma et plonger les spectateurs dans un trip visuel, sonore et narratif assez fascinant. Les enjeux politiques (la charge contre l’euthanasie et par extension la critique du fascisme) sont intéressants mais reste à mon sens noyés dans une œuvre hybride où les sens l’emporte sur le sens.</p>
<p>La lumière « minérale » plus que glaciale de Luca Minardi est très belle et Cécile Morel incarne avec beaucoup d’audace un personnage central opaque.</p>
<p>A suivre.</p>
<p><em> (FRA/ITA d’Eros Salonias avec Cécile Morel, Maria Pia Rizzo, Cordélia Beridot)</em></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/OhTNT76QRQE" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><img class="alignleft size-full wp-image-6819" title="L'homme et la peinture" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/02/eros.jpg" alt="" width="300" height="412" />Entretien avec le réalisateur</h2>
<p><strong><em>Pouvez-vous vous présenter ?</em></strong></p>
<p>Comédien de formation, maîtrise et master en Lettres modernes, docteur en études théâtrales à Paris III Sorbonne, j’ai commencé à mettre en scène mes pièces parce que les professionnels les trouvaient impossibles à représenter. Je l’ai fait avec des amateurs, des étrangers qui ne parlent presque pas le français, des patients psychiatriques. J’ai montré combien il était simple de le faire. A travers mon association, L’arlequin de l’esprit (<a href="http://www.larlequindelesprit.weonea.com/">www.larlequindelesprit.weonea.com</a>), je réalise des spectacles et des courts-métrages en milieu socio-professionnel, dans les Yvelines (78). Mon moyen métrage italien<em> Bruno e il mare</em> (2011) vient d’être sélectionné par l’Agence du court-métrage.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Quelle est la genèse de Bios </em></strong></p>
<p><em>Bios</em> est mon premier long-métrage. J’ai commencé à filmer en Italie, en décembre 2010, avec une amie comédienne appelée Maria Pia Rizzo. Las du théâtre, de son public préfabriqué par les abonnements, prisonnier de ses intentions, dans une communication ennuyée et conventionnelle, pris en otage par les directeurs, je ne voulais pas mourir avec lui. J’étais aussi conscient que le cinéma était pire, mais qu’au moins, mes films seront toujours vivants et visibles en DVD. Il me fallait créer une machine dégoûtante, à la manière de <em>Salo</em> de Pasolini (1975).</p>
<p>Au début, le scénario était très simple : l’histoire d’une femme appelée Zohé, qui, après avoir tué son fils, emprunte le corps d’autres femmes pour pouvoir continuer à survivre. Mais au bout de cinq mois de tournage, en France, je me suis rendu compte, en juin dernier, qu’il manquait la dimension sociale des personnages. Par conséquent, j’ai inventé la clinique de l’euthanasie, dans laquelle l’amnésique Zohé (interprétée par Cécile Morel) est enfermée pour se faire euthanasier malgré elle. Il me fallait l’aide d’un écrivain. J’ai donc fait appel à Cordélia Beridot qui a été ma patiente co-scénariste. <em>Bios</em> est une fiction qui utilise un matériau préalable, fait des rêves de Zohé. Le résultat est un produit organique comme l’est mon corps. <em>Bios</em> est mon corps, c’est un film physique. Dans le même temps, <em>Bios</em> n’est pas un film, mais la réalité. Il n’a pas de voie d’issues, comme le corps qui m’appartient, il est destiné à mourir sans consolation. <em>Bios</em> est au-delà de l’histoire racontée. Il est dans le fait d’exister. Ce n’est pas un film. A l’intérieur de <em>Bios</em>, je fais du théâtre, de la photo, du n’importe quoi, tout comme on fait de tout avec notre corps, avec notre expérience.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Quelles sont les influences majeures qui imprègnent votre film</em></strong></p>
<p>Dans <em>Bruno e il mare</em>, je m’inspirais de Pasolini. <em>Bios</em> conserve l’absence de consolation des derniers films de Pasolini, sans en rappeler la forme. Du point de vue des images, j’ai d’abord pensé au <em>Miroir</em> de Tarkovski, à <em>Antichrist</em> de Von Trier, aux couleurs de Lynch. Du point de vue des dialogues, j’ai adapté mes phrases et mes concepts au langage de la télévision, à un côté un peu trash, qui, au moins dans mes intentions, dissimule les références filmiques et philosophiques (<em>Bios</em> est aussi une réponse à <em>Condition de l’homme moderne</em> de Hannah Arendt).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Quand on tourne sans budget, on se retrouve souvent face à des problèmes techniques importants. Comment s’est déroulé le tournage ?</em></strong></p>
<p>Je ne crois pas que <em>Bios</em> aurait été meilleur si j’avais eu plus de moyens. J’ai  appris à travailler tout seul. J’étais très à l’aise dans la pauvreté des moyens. Je prône un cinéma PAUVRE. J’aime me compliquer la vie, au point que je suis en train de tourner un dessin animé sur l’Odyssée, en renonçant à ma nouvelle caméra pour revenir à mon ancienne Panasonic HVX 200. J’ai besoin que mon élan soit spontané. Evidemment, il y a des défauts, mais j’espère que ces défauts seront mes qualités. Si je devais avoir un jour de gros moyens techniques, je ferais en sorte qu’ils ne me suffisent pas.</p>
<p>Je fais cela pour contrer mon approche très compliquée et filtrée de l’existence. Si je tourne à l’arrache, la complexité de mon univers sera comprise plus facilement. Moins de temps, moins de moyens, c’est ce que je demande. Ne pas réfléchir, comme quand j’écris une poésie. Cela n’a rien de traditionnel, au cinéma où il faut une équipe, des années de préparations. Et bien, moi, je m’en fous. Je suis vieux de cinq millions d’années et je suis né aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: center;"><em> <img class="size-medium wp-image-6820 aligncenter" title="bios2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/02/bios2-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></em></p>
<p><strong><em> </em><em>La direction d’acteurs est particulière, issue de vos origines théâtrales et aussi d’un certain cinéma contemplatif. N’avez-vous pas peur de vous couper non pas du plus grand nombre mais de spectateurs potentiels rebutés par ce type de partis pris ?</em></strong></p>
<p>Non, j’accepte ce risque, au point que je favorise l’éloignement et le dégoût de ceux qui ont des à priori sur le cinéma. Pour moi, le cinéma est un lieu où on montre une fiction née de l’univers du réalisateur. A partir de là, tout est possible. La contamination des genres est une des bases de l’esthétique théâtrale contemporaine. J’ai adopté cette esthétique pour que mon cinéma ne soit pas grand public. Les acteurs qui jouent dans mes films doivent montrer le mal-être d’être mis en scène, la parole doit se montrer pour elle-même. Si on joue de manière trop naturelle, les dialogues apparemment simples ne serviront qu’à faire avancer l’histoire. Et moi, je déteste les romans. L’important est que le public soit dérangé par le jeu, pour que je puisse créer en lui un espace de doute et de réflexion, totalement libre de l’histoire loufoque et improbable qu’il est en train de suivre. L’histoire même n’est qu’un piège à rat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Le film hésite entre le film de genre (la sf paranoïaque, le fantastique onirique) et une conception plus radicale et expérimentale. Où vous situez-vous dans le cinéma ?</em></strong></p>
<p>Si <em>Bios</em> est un film de genre et s’il est aussi expérimental, ça l’est malgré moi. Je crois que tout cinéma expérimental, doit naître dans la tradition. D’où le côté « film de genre ». Si on entend par expérimentale toute forme artistique personnelle au point d’effacer l’histoire dite « objective », alors, je suis expérimental.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Vous avez déclaré que le scénario et les dialogues ont été improvisés alors qu’on a parfois l’impression que Bios est très écrit.       Comment avez-vous procédé concrètement ?</em></strong></p>
<p>L’histoire n’a pour moi aucune importance et peut être improvisée par la caméra. La caméra crée l’histoire, moi, je reste moi-même, en suivant une nécessité terriblement constante : essuyer la monstruosité de l’existence. Cordélia Beridot a souvent mis de l’ordre dans le film, par des enchaînements à la fois dans le rêve et dans la logique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les cadrages sont très beaux, épurés mis en valeur par une photographie très soignée. Avec quel matériel avez-vous travaillé. Et quelles étaient sur le plan visuel vos références. </em></strong></p>
<p>J’ai travaillé avec un Canon 5D, qui est un appareil photo. D’où l’absence ou presque de mouvements de caméra. Le personnage est souvent au milieu du décor, isolé, prisonnier du plan. En dehors de ce plan, aucune réalité ne peut être imaginée. Rien n’existe au-delà du décor cadré. Aucun ailleurs que le tunnel dans lequel le personnage agit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Votre intention était-il de faire un film politique ? Qu’est-ce qu’un film politique pour vous ?</em></strong></p>
<p>Une forme artistique ne peut pas être politique, car l’art est par définition une fiction, l’espace d’où on voit une représentation étant un lieu où les spectateurs savent qu’on fait « comme si ». Je me méfie, par conséquent, des films qui représentent directement les politiques ou les faits de société. Pour moi, une forme d’art est politique quand elle aide l’homme à être  responsable de soi-même. <em>Bios</em> est un film sans issue. Son aspect politique consiste dans le mal être et le rejet que le spectateur doit éprouver en le regardant. <em>Bios</em> est politique parce qu’il dit qu’un film ne peut pas soigner une civilisation. Dans ce sens, et d’une manière très subtile, <em>Bios</em> est autoréférentiel. C’est du meta-cinéma, mais d’une manière totalement nouvelle. Il se dénonce lui-même comme responsable des horreurs médiatiques. Il se suicide, comme sa protagoniste. Il le fait pour la survie de la civilisation, pour renouer le dialogue entre les hommes,  au-delà de la solitude. Sauf, que, comme toutes les choses nouvelles, cela n’est pas très clair pour le public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Quels sont vos projets ?</em></strong></p>
<p>Je travaille avec Ira Vicari sur un dessin animé autour de l’Odyssée, à partir d’une pièce sans images et impossible à représenter que j’ai écrit en 2008. Cet été, j’aimerais tourner un long-métrage sur la vie de la poétesse Sapho, à Lesbos. Ce film parle d’une femme qui tue l’humanité entière, sans le savoir. Par sa seule présence, son bonheur provoque le malheur des autres, qui meurent à sa place. Jusqu’à rester la seule habitante de l’Ile, immortelle, puisqu’elle est seule.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Question bonus. Je suis fan d’un cinéaste considéré comme Z, Jean Rollin. Il est décédé l’an dernier. Pour moi c’est un vrai cinéaste influencé aussi bien par Bataille que par le cinéma gothique, par le surréalisme et Duras etc. Votre film m’a fait pensé à La nuit des traqués. L’avez-vous vu ? Et connaissez-vous Jean Rollin ? </em></strong></p>
<p>Je loue Rollin, car il a toujours voulu faire du cinéma, même sans moyen (tout comme l’italien Ferreri). Cependant, je n’aime pas que le côté spectaculaire ou esthétique soit une fin en soi.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6821" title="bios3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/02/bios3-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cannibal Holocaust : le retour en blu-ray</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 22:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Mondo]]></category>

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		<description><![CDATA[A mi-chemin entre le mondo movie et le film de cannibales, le chef-d&#8217;oeuvre de Ruggero Deodato revient en blu-ray. Déjà édité au Royaume-Uni par Shameless, le disque va également sortir en France chez l&#8217;éditeur Opening. Le plus étonnant est sans doute le nouveau montage proposé par l&#8217;édition anglaise. Plein de regrets, Deodato avoue avoir coupé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch2.jpg"><img class="size-medium wp-image-6674 aligncenter" title="ch2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch2-600x422.jpg" alt="" width="600" height="422" /></a></p>
<p>A mi-chemin entre le mondo movie et le film de cannibales, le chef-d&#8217;oeuvre de Ruggero Deodato revient en blu-ray. Déjà édité au Royaume-Uni par Shameless, le disque va également sortir en France chez l&#8217;éditeur Opening.</p>
<p>Le plus étonnant est sans doute le nouveau montage proposé par l&#8217;édition anglaise. Plein de regrets, Deodato avoue avoir coupé certains plans montrant le massacre d&#8217;animaux. Il dit que ce n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;utile&nbsp;&raquo;, que l&#8217;on avait bien compris le propos, sans avoir besoin d&#8217;en rajouter une couche. La démarche est surprenante car ce nouveau montage a été réalisé avec du recul et Deodato a gagné en maturité. Mais ce qui fait le charme du film, ce qui le rend si incroyable, ce sont justement ces excès. On peut comprendre le réalisateur : à l&#8217;époque, il était déjà sincère dans sa démarche. Son film était une réaction violente  au journalisme de sensation. N&#8217;en pouvant plus de voir des horreurs au journal télévisé, il décide de faire un film coup-de-poing, en s&#8217;inspirant de<em> Mondo Cane</em> et en y intégrant une bonne dose de cynisme. Les quatre jeunes reporters américains sont ainsi montrés comme de véritables terroristes, perpétrant d&#8217;atroces crimes auprès de tribus amazoniennes.</p>
<p>Heureusement, le blu-ray propose les deux version du film. Le passage à la haute définition est réussi. L&#8217;image présente un aspect &laquo;&nbsp;pellicule&nbsp;&raquo; assez doux, sans qu&#8217;il y ait d&#8217;excès de grain. Fini les VHS pourries de l&#8217;époque. On peut à présent voir dans tous les détails, les horribles scènes d&#8217;éviscération d&#8217;animaux. Celles-ci restent très fortes car elles sont authentiques. Si à l&#8217;époque, ce n&#8217;était pas si facile, on arrive à présent à distinguer les scènes truquées des scènes réelles. Les scènes avec maquillage ont du sang un peu trop rouge et un peu trop bien appliqué. Des astuces de montage ou de cadrage hors-champ permettent de faire apparaître les membres coupés.</p>
<p>A l&#8217;inverse, la célèbre scène de la tortue est filmée sans coupe et en gros plan. On voit l&#8217;animal vivant, se faire débiter en morceaux, les membres encore animés par des spasmes. Puis l&#8217;homme entreprend de vider la carapace de ses organes. Même avec tout le recul possible, il est difficile de ne pas détourner le regard ou de sentir un haut-le-cœur. Le fait que ce soit une tortue joue beaucoup dans l&#8217;émotion que provoque la scène. C&#8217;est  un animal sympa, qui ne fait de mal à personne, et que l&#8217;on ne mange pas. Cela nous pose beaucoup moins de problèmes si c&#8217;est une vache que l&#8217;on tue, tout en feignant d&#8217;ignorer un massacre industrialisé. Car il faut bien remplir le frigo. D&#8217;ailleurs, on remarquera que l&#8217;on a beaucoup moins d&#8217;empathie pour les autres bestioles sacrifiés dans le film : un serpent, une mygale.</p>
<p>L&#8217;autre scène choquante est l&#8217;exécution d&#8217;un mignon petit signe dont ont tranche la tête en deux. Ce qui choque toujours autant est le comportement des personnages avec leurs victimes. Dans un plan très furtif, on voit un des primitifs &laquo;&nbsp;étirer&nbsp;&raquo; le visage du petit singe avec ses doigts comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une poupée. De même, le tortionnaire de la tortue joue avec la tête coupée et l&#8217;expose à la caméra avec fierté. Cela va dans le sens du film mais cela reste aussi dérangeant puisque ces actes ont été faits &laquo;&nbsp;pour de vrai&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette nouvelle édition met bien en valeur le travail de Ruggero Deodato sur la mise en scène et le cadrage. Il a pris un soin tout particulier pour filmer la jungle dans sa première partie. Celle-ci montre en fait un documentariste qui tente de retrouver les quatre jeunes disparus. Tout est mis en oeuvre pour filmer cela comme un documentaire respectueux des autochtones et de la nature. C&#8217;est le bon côté des Mondo qui est représenté ici, celui qui tient du documentaire naturaliste, avec tout de même un petite dose de voyeurisme exploitant la nudité des locaux. La deuxième partie du film est constituée par le film réalisé par la bande de jeunes. La mise en scène est en totale opposition : la qualité de l&#8217;image est moindre, la caméra est tenue à l&#8217;épaule ou à la main et il n&#8217;y a quasiment pas de montage, pour donner une impression de prise sur le vif.</p>
<p>Le blu-ray anglais propose deux documentaires intéressants. On y retrouve les protagonistes (le réalisateur et les deux acteurs principaux), trente ans plus tard, évoquer leurs souvenirs sur le film. Le film est en version anglaise sans sous-titre.</p>
<p>Il faut noter que le montage original n&#8217;est pas tout à fait &laquo;&nbsp;uncut&nbsp;&raquo;. Il lui manque en effet 18 secondes, censurées par la BBFC, où l&#8217;on voit un rat musqué se faire trucider au couteau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6675 aligncenter" title="ch1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/ch1-600x335.jpg" alt="" width="600" height="335" /></p>
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		<title>Last Caress</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 13:34:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Erotisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
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		<category><![CDATA[érotique]]></category>
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		<category><![CDATA[glamour]]></category>
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		<description><![CDATA[On avait quitté le duo François Gaillard et Christophe Robin sur Blackaria, tentative intéressante de raviver le giallo à travers un univers onirique et fétichiste évoquant à la fois Lewis Caroll, Le venin de la peur de Lucio Fulci, la série des Femme scorpion et le Brian De Palma des années 70. Sans crier au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On avait quitté le duo François Gaillard et Christophe Robin sur <em><a href="http://www.cinetrange.com/special/les-indep/blackaria-de-francois-gaillard-et-christophe-robin">Blackaria</a></em>, tentative intéressante de raviver le giallo à travers un univers onirique et fétichiste évoquant à la fois Lewis Caroll, <em>Le venin de la peur</em> de Lucio Fulci, la série des<em> Femme scorpion </em>et le Brian De Palma des années 70. Sans crier au génie, le résultat était souvent surprenant, visuellement inventif et souvent touchant de par cette volonté de sortir des sentiers battus.</p>
<p><em>Last caress </em>se situe dans la même veine mais affiche des ambitions moindres, permettant au film d’être à la fois plus efficace mais aussi plus timoré sur le plan narratif et visuel.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6555" title="13" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/13.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>En s’inspirant ouvertement, du moins pendant les 20 premières minutes, du génialissime <em>La baie sanglante</em>, les auteurs rentrent d’emblé dans le vif du sujet, mêlant sexe, gore et humour potache dans une ambiance à la fois sensuelle, ironique et décomplexée. On pense aussi à l’excellent <em>Torso </em>de Sergio Martino. Le pitch, assez rudimentaire, tourne autour d’un tableau que convoitent plusieurs personnages dans un manoir. Pendant  ce temps, cinq individus, visiblement en vacances, viennent rendre visite à la propriétaire des lieux, détentrice du fameux tableau, pur « Mc Guffin » au sens Hitchcockien du terme. Le jeu de massacre commence dans une atmosphère très old school,  naviguant entre l’imagerie gothique sixties des films de Margheriti ou Bava (toutes les séquences nous plongeant dans le passé mystérieux), les slashers eighties et les films érotiques kitch dont nous abreuvait régulièrement M6 le dimanche soir.</p>
<p>Le scénario devient alors un prétexte à toute une série de meurtres graphiques très habilement découpés et filmés, agrémentés de scènes de cul plutôt osées dans ce type de production fauchée. Ce ne sont pas des actrices X qui sont venus faire leurs petites apparitions mais bel et bien des comédiennes amatrices  peu farouches pour montrer leurs charmes. En premier lieu la chef opératrice, Anna Naigeon, qui entretient un curieux effet miroir avec son propre corps. Pour ma part, je regrette que la jeunesse des comédiens qui ne collent pas avec l’âge réel des personnages.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6556" title="10" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/10.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Le rythme soutenu maintient le spectateur en éveil, qui ne sait pas toujours s’il assiste à un pur film de genre excessif et primaire ou à une bouffonnerie sanglante jouant à fond la carte du second degré. Connaissant François, je pencherais pour la première option mais il est évident que le film oscille constamment entre les deux tendances sans jamais vraiment trancher dans le vif. D’où parfois, l’impression d’assister à un slasher moderne « à la manière de »  qui ne s’assume pas complètement. Passé ces réserves, à prendre avec des pincettes si l’on se focalise sur le maigre budget, <em>Last Caress</em> (titre repris à un morceau des Misfits, group punk garage dans la lignée des Cramps) est une bonne surprise, qui démontre qu’avec un dixième du budget régie de n’importe quel film d’auteur français,  il est encore possible de réaliser des pelloches qui tiennent la route avec tout ce qui fait saliver le voyeur qui est en nous ; des effets gores crédibles (encore une fois bravo à David Scherer qui livre un travail impressionnant), de l’érotisme chic, des dialogues drôles et vulgaires comme on les aime et surtout un sens de la topographie et de la mise en scène qui n’a rien à envie à certaines productions cossues. D’autant que la direction d’acteur (mention spéciale à Anthony Cinturino très crédible en tueur impassible) est  plutôt soignée et les dialogues mieux écrits que dans les précédents opus de François Gaillard. A ce niveau, la présence de Christophe Robin est précieuse.</p>
<p>Une fois admis les partis pris et les intentions plastiques, <em>Last caress</em> séduit aussi par sa photographie contrastée,  naviguant entre l’esthétique glacée de certains bons pornos de Marc Dorcel et une luminosité éclatante teintée de rouge et de bleues héritée des meilleurs films de Mario Bava. Les séquences en extérieurs sont moins convaincantes d’un strict point de vue visuel.</p>
<p>Pour l’instant invisible hors festival, le film sortira très prochainement en DVD et peut-être Blu-Ray chez Le Chat qui fume. Logique, on est jamais mieux servis que par soi-même. Du pur cinéma d’exploitation, jubilatoire et racoleur, sincère et jamais ennuyeux. C’est le principal !</p>
<p><em>(FRA-2011) de François Gaillard et Christian Robin avec Julie Baron, Antony Cinturino, Guillaume Beylard, Ioanna Imbert, Yannis El Hajji, Anna Naigeon, Clara Vallet, Aurélie Godefroy.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6557" title="07" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/07.jpg" alt="" width="600" height="400" /></em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<ol></ol>
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		<title>Le château des morts-vivants</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 09:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
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		<description><![CDATA[Le compte Drago invite dans son vaste château une troupe de saltimbanques parcourant l’Europe du XIXème, harassée par les guerres napoléoniennes. Passionné par la taxidermie, le très courtois comte est en fait un individu morbide pris au piège par sa propre folie. En effet, dans son désir de garder la beauté pour l’éternité, il ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le compte Drago invite dans son vaste château une troupe de saltimbanques parcourant l’Europe du XIXème, harassée par les guerres napoléoniennes. Passionné par la taxidermie, le très courtois comte est en fait un individu morbide pris au piège par sa propre folie. En effet, dans son désir de garder la beauté pour l’éternité, il ne fait pas qu’empailler les animaux. Les pauvres artistes vont découvrir l’horrible secret de ce personnage terrifiant.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6521" title="chateau1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/07/chateau1.jpg" alt="" width="600" height="406" /></p>
<p>Encore une fois, et ce n’est pas par simple désir de copinage, je ne remercierai  jamais assez <a href="http://www.artusfilms.com" target="_blank">la fine équipe d’Artus </a>de déterrer des raretés aussi indispensables que ce <em>Château des morts vivants</em>, co-production franco-italienne qui n’a jamais eu l’honneur d’une sortie en salles dans l’hexagone. Plus troublant, bien que bénéficiant en partie de capitaux français, le film n’a pu bénéficier d’un doublage dans la langue de Molière. Une énigme parmi tant d’autres qui entoure ce joyau gothique tourné dans des conditions insolites. Le film est produit par un américain, Paul Malanski, à qui l’on doit quelques titres de choix (<em>Le métro de la mort</em> de Gary Sherman, <em>Le bagarreur </em>de Walter Hill et la série des <em>Police academy</em>) et le générique distingue deux réalisateurs aux noms anglo-saxons. Mais derrière, respectivement, Herbert Wise et Warren Kiefer, se cachent les tâcherons Luciano Ricci et Lorenzo Sabatini. Encore plus troublants, et selon les dires de certains interprètes, un troisième cinéaste semble avoir participé au film, le jeune Michael Reeves, futur auteur des remarquables <em>Le grand inquisiteur</em> et <em>La créature invisible</em>. Crédité néanmoins comme scénariste, Michael Reeves aurait selon certaines rumeurs mis en scène en grande partie ce <em>Château des morts vivants</em>, qui préfigure la rigueur et la tonalité sombre de ses futures œuvres.</p>
<p>La singularité de cette petite série B remarquablement réalisée ne s’arrête pas là. Primo, contrairement à ce qu’annonce le titre, les spectateurs friands de zombies assoiffés de sang et de chair humaine risquent d’être déçus. En effet, nul revenant d’entre les morts à l’horizon. Seuls des êtres vidés de leur sang vont se retrouver empaillés comme les pauvres animaux dans <em>Psychose</em>. Mais le scénario, en calquant à peu de choses près des films comme <em>L’homme aux masque de cire</em> d’André De Toth ou <em>Le moulin des supplices</em> de Giorgio Ferroni, est alerte et bien construit, à défaut d’être original. Les références parfois atypiques (le début évoque <em>Scaramouche</em>,  l’univers des forains lorgne du côté de certains Bergman), servent un récit classique mais jamais ennuyeux. Le casting est quant à lui particulièrement surprenant. Outre un Christopher Lee, remarquable, en illuminé froid et déterminé, un jeune acteur débutant crève littéralement l’écran en s’appropriant trois personnages bien distincts, le génial Donald Sutherland.  Son visage plutôt ingrat en apparence, est un atout majeur et lui permet d’incarner à la fois une sorcière, un soldat et un vieil homme. Il domine le reste de la distribution par son jeu à la fois nuancé et totalement excentrique. Pour l’anecdote, il parait que Sutherland donna le nom de son fils en utilisant le prénom anglais du réalisateur Warren Kiefer. Ce qui collerait quand on sait que Kiefer Sutherland est né en 1964.</p>
<p>En situant l’histoire dans un contexte historique précis et violent, propice aux guerres et aux exécutions sommaires (merci Michael Reeves), <em>Le château des morts vivants</em> parvient à créer une ambiance oppressante dans laquelle le personnage maléfique mais ambigu du Comte Drago n’est finalement pas pire que le comportement sauvage des représentants de la loi.</p>
<p>L’immersion dans un univers réaliste laisse vite le terrain à une ambiance plus capiteuse et étrange, proche du conte de fée pour adultes. Les saltimbanques, avant de pénétrer dans le majestueux château de Drago, vont rencontrer sur leur chemin un corbeau mort (premier signe) puis une sorcière éructant ses prédictions inquiétantes. Rien d’original me direz-vous à raconter le destin d’un groupe d’individus  qui s’aventure dans un château lugubre et inquiétant, dominé par un personnage séduisant et terrifiant.</p>
<p>La structure du récit reprend celle de nombre de récits gothiques à la Poe (les auteurs s’inspirent aussi beaucoup de Corman sur son cycle Poe). Ce qui ravira les amateurs de l’écrivain maudit. La qualité de l’interprétation, le soin maniaque apporté aux décors (les hallucinantes sculptures en extérieur), le travail minutieux sur le son (le vent, le tonnerre, la musique dissonante), la beauté naturelle des images, suffisent à hisser cette production au-dessus du lot. Certes, il manque la folie baroque et les débordements esthétiques des meilleures bandes gothiques italiennes signées Bava ou Margheriti. Plus anglais que transalpin dans sa facture parfois rigide, <em>Le château des morts vivants</em> est un excellent film d’épouvante, agrémenté de meurtres originaux et violents pour l’époque et d’un humour incongru (le lancé de nain).</p>
<p>Le thème central du film n’est pas des plus percutants (figer la beauté pour l’éternité en ôtant la vie des êtres humains) et  a parfois été mieux traité, mais le film est si rare et précieux qu’il serait dommage de passer à côté. Et puis rien que pour Donald (j’insiste !!!) achetez-le. Séance tenante !</p>
<p><em>(FRA-ITA) de Luciano Ricci et Lorenzo Sabatini avec Christopher Lee, Donald Sutherland, Philippe Leroy, Gaia Germani.</em></p>
<p><em>DVD 9 &#8211; PAL &#8211; Zone 2. Format : 1.66 original respecté &#8211; 16/9ème compatible 4/3. Durée : 86 min &#8211; Langues : italien, anglais Sous-titres : français. Noir et blanc</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bonus : </strong></p>
<p>Le château maléfique, par Alain Petit, spécialiste du Cinéma-Bis.</p>
<p>Une mine d’or pour les bisseux maniaques souhaitant tout savoir sur ce film rare.  Alain Petit, toujours aussi érudit et volubile, délivre une multitude d’informations passionnantes.</p>
<p>Bandes-annonces. Galerie de photos</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6522" title="chateau-3D" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/07/chateau-3D.jpg" alt="" width="400" height="668" /></p>
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		<title>Meurtres à l&#8217;italienne à Montpellier</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/genres/horreur/meurtres-a-litalienne-a-montpellier/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 08:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Projections]]></category>

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		<description><![CDATA[DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress SÉANCE : - Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier - Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée ! - Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6435" title="absurdemontpellier" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/absurdemontpellier.jpg" alt="" width="509" height="720" /></p>
<p>DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE<br />
Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress</p>
<p>SÉANCE :<br />
- Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier<br />
- Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée !<br />
- Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le pass&#8217; culture, 6€ en tarif plein ou 44€ les 10 places) + 1€</p>
<p><strong>LAST CARESS de François Gaillard et Christophe Robin, France, 2010, 80&#8242;, VF</strong></p>
<p>avec Antony Cinturino, Sarah Lucide, Julie Baron, Clara Vallet, Anna Naigeon, Guillaume Beylard, Yannis Elhadji, Rurik Sallé &#8230; Musique de Double Dragon.</p>
<p>Fruit d’une collaboration intense entre la team montpellieraine School’s Out dont sont issus les réalisateurs François Gaillard et Christophe Robin, et l’éditeur vidéo Le Chat Qui Fume, qui s’improvise producteur pour l’occasion, LAST CARESS est un habile hommage décomplexé au Giallo et aux films gothiques italiens qu’ont pu ingérer nos deux jeunes réalisateurs en VHS dès la fin des années 1980, pour venir nous les recracher violemment à la figure dans cet opus brillamment mis en scène, qui laisse entrevoir un avenir prometteur.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Alors qu’ils s’attendaient à passer un week-end tranquille entre amis dans un manoir, cinq jeunes gens vont devoir faire face à une malédiction familiale ainsi qu’à un tueur sadique et implacable. Aveuglé par leur perpétuelle quête du plaisir charnel, ils ne verront pas se profiler le torrent de violence qui va s’abattre sur eux.</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p><strong>LA BAIE SANGLANTE (REAZIONE A CATENA) de Mario Bava, Italie, 1971, 84’, VOSTFR</strong></p>
<p>avec Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Anna Maria Rosati &#8230; Musique de Stelvio Cipriani.</p>
<p>Maître  incontesté du gothique et de l’horreur à l’italienne qu’il mènera à son  apogée dans les années 1960 avec des films comme LE MASQUE DU DÉMON, LA  FILLE QUI EN SAVAIT TROP ou 6 FEMMES POUR L’ASSASSIN, Mario Bava livre  avec LA BAIE SANGLANTE un film clé qui ouvrira la voie à toute une  génération de cinéastes œuvrant au service du mal, notamment aux  États-Unis avec la vague Slasher quelques années plus tard.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Dans  sa villa donnant sur la Baie convoitée par tous, la vieille comtesse  Frederica est brusquement arrachée de son fauteuil d’invalide et pendue  par son mari, qui à son tour meurt sous les coups de poignards d’un  mystérieux assassin. Quatre jeunes gens venus se divertir pénètrent par  effraction dans la villa, jusqu’à ce que l’une des filles découvre un  cadavre flottant dans la Baie&#8230;</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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		<title>Tepepa, terre et liberté</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 11:12:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tepepa est un film sur un révolutionnaire mexicain, réalisé par Giulio Petroni. Il fait partie des western zapata, sous-genre du western spaghetti, qui s&#8217;intéresse plus spécifiquement à des intrigues politiques situées au Mexique. Il a été projeté dans le cadre de l&#8217;étrange festival de Strasbourg, dans une copie 35 mm sortie d&#8217;un grenier poussiéreux. Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tepepa est un film sur un révolutionnaire mexicain, réalisé par Giulio Petroni. Il fait partie des western zapata, sous-genre du western spaghetti, qui s&#8217;intéresse plus spécifiquement à des intrigues politiques situées au Mexique. Il a été projeté dans le cadre de l&#8217;étrange festival de Strasbourg, dans une copie 35 mm sortie d&#8217;un grenier poussiéreux.</p>
<p>Pour avoir organisé une révolte, Tepepa est sur le point d&#8217;être exécuté. Au dernier moment, un docteur anglais parvient à le soustraire à l&#8217;armée. Mais s&#8217;il l&#8217;a sauvé, c&#8217;est juste pour l&#8217;abattre lui-même.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6412" title="tepepa" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/tepepa.jpg" alt="" width="600" height="455" /></p>
<p>Le film aborde la politique sous un angle très basique mais finalement essentiel.  Giulio Petroni raconte une histoire à un niveau local mais les rouages sont similaires à toute révolution armée. La promesse du pouvoir politique : &laquo;&nbsp;que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres&nbsp;&raquo;, rien de moins. Et bien entendu, il ne respectera pas son programme. Un peu naïf, Tepepa croit les beaux discours et invitent la poignée de villageois qu&#8217;il dirige, à déposer les armes. Lorsqu&#8217;il constate que la terre revient à un riche propriétaire protégé par l&#8217;armée, le leader décide alors de mener une nouvelle rébellion.</p>
<p>Si le personnage de Tepepa est à priori sympathique (il se bat pour la noble cause et pour les siens), le scénariste Franco Solinas n&#8217;oublie pas d&#8217;en faire un homme un peu brutal, enclin à une certaine violence envers les traîtres et les femmes. En parallèle à l&#8217;intrigue politique, le film développe un différend plus terre-à-terre entre Tepepa et l&#8217;Anglais. On trouve également un troisième personnage, celui du colonel Cascoro, interprété par l&#8217;énorme Orson Welles. Cigare en bouche, teint excessivement halé, les yeux qui roulent dans les orbites, il incarne le méchant de service avec peu de subtilité.</p>
<p>L&#8217;histoire est racontée au premier degré mais de manière très sérieuse. A travers une sous-intrigue, les auteurs illustrent la circulation de l&#8217;argent en temps de conflit. Une somme rondelette est offerte à un villageois pour trahir les siens. Mais Tepepa le découvre, tue le traitre et donne l&#8217;argent au fils du coupable. Celui-ci s&#8217;en sert pour acheter des armes et les offrir à Tepepa afin de mener à bien la révolution ! Sous ses atours de western classique, <em>Tepepa </em>est une passionnante pépite gauchiste pro-révolutionnaire, remplie d&#8217;allusions et de symboles politiques.</p>
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		<title>Giallo de Dario Argento</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 12:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le retour en grâce du maître de l’horreur transalpin se fera-t-il un jour ? Plus d’un cinéaste –de genre notamment- tombé en disgrâce pour des raisons artistiques et/ou commerciales ont fait  un retour en force ces dernières années. C’est le cas de George Romero revenu d’entre les morts avec son formidable Land of the dead [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le retour en grâce du maître de l’horreur transalpin se fera-t-il un jour ? Plus d’un cinéaste –de genre notamment- tombé en disgrâce pour des raisons artistiques et/ou commerciales ont fait  un retour en force ces dernières années. C’est le cas de George Romero revenu d’entre les morts avec son formidable <em>Land of the dead</em> après une longue traversée du désert. De Tobe Hooper avec les épatants <em>Toolbox murders</em> et <em>Mortuary </em>alors qu’on y croyait plus une seconde à la vision d’un <em>Crocodile </em>particulièrement infâme. On pourrait en citer d’autres : Don Coscarelli (l’excellent <em>Bubba Ho-tep</em>), Frank Henenlotter (<em>Sex addict</em>) ou Jeff Lieberman à un moindre niveau. Et le retour de John Carpenter s’annonce alléchant. Dario Argento ne semble pas profiter du regain d’intérêt pour le genre depuis quelques années et surtout, depuis sa reconnaissance tardive comme étant un grand cinéaste, il se repose tristement sur ses lauriers. Si l’on excepte ses deux segments pour les <em>Masters of Horror</em>, les réussites ne sont pas au rendez vous. En tant que défenseur absolu du cinéaste, je trouve beaucoup de qualités à <em>Mother of tears</em> cela dit, descendu en flèche par la presse spécialisée de façon parfois arbitraire. A l’origine <em>Giallo</em> avait de quoi me faire saliver. Un budget conséquent, un casting 3 étoiles (Elsa Pataky, Adrien Brody, Emmanuelle Seigner), un  tournage en Italie et un titre emblématique semblant indiquer le retour à ce qu’il sait le mieux faire : filmer dans un style baroque, une intrigue alambiquée et perverse.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6339" title="giallo1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/giallo11.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><em>Giallo </em>débute sous les meilleurs auspices par une séquence d’introduction efficace et prenante, à défaut d’être particulièrement originale. La suite malheureusement ne fait que décevoir les espoirs les plus fous. Au fur et à mesure que le film se déroule sous nos yeux, une question s’impose. Comment Argento a-t-il pu accepter un script aussi lamentable, écrit avec des moufles?</p>
<p>Déjà coupables du script foireux de <em>Mother of tears</em> et de quelques nanars douteux, Jim Agnew et Sean Keller ont beau être des inconditionnels du maestro (terme excessif aujourd’hui), multiplier les citations grotesques, plonger le spectateur au cœur de Turin, ville propice à la résurrection du giallo, ils n’en commettent pas moins un des scénarios les plus affligeants qu’il nous ait été donné de voir depuis des lustres. Et l’adage qu’un grand artiste peut sauver n’importe quel script tombe sérieusement à l’eau. Tout le monde n’est pas Welles et l’histoire de <em>Giallo </em>est cent fois plus ridicule et incohérente que celle de <em>La soif du mal</em>.</p>
<p>Les créateurs de Derrick n’auraient pas voulu d’une histoire pareille.</p>
<p>Autant dévoiler le pot-aux-roses, en dépit d’un titre explicite mais trompeur, le film n’entretient que peu de rapport avec le giallo. Son <em>Giallo</em> navigue à défaut de se noyer dans les eaux troubles du thriller faisandé à la manière d’Hollywood night. L’enquête, menée par un Adrian Brody apathique et peu concerné (pourtant co-producteur du projet), nous apprend que le terrible assassin au visage masqué et défiguré, conducteur de taxi, est tributaire d’une maladie infantile, la jaunisse. Mais de qui se moque-t-on ?</p>
<p>La nullité du scénario est d’autant plus rageante qu’Argento n’est pas sénile contrairement aux rumeurs tenaces.</p>
<p>Quelques morceaux de bravoures filmiques prouvent que l’auteur de <em>Ténèbres </em>n’a pas perdu la main. Il tente même parfois de renouveler la grammaire de son cinéma en expérimentant des figures de style inédites. Lors d’un flashback traumatique, qui nous en apprendra un peu plus sur le psychopathe et les raisons qui le poussent à tuer son prochain (plutôt sa prochaine), Dario Argento essaie d’innover en multipliant les angles de prises de vue, en faisant voltiger sa caméra, en insufflant une ambiance ouatée et insolite proche des meilleurs De Palma (on pense au début <em>d’Obsession</em>). La belle photographie, jaune et ocre et une explosion de violence surprenante,  indiquent clairement qu’Argento n’est pas perdu pour le 7<sup>ème</sup> art.</p>
<p>Autre séquence réussie : la traque dans une ruelle déserte d’une future victime par le maniaque. Sens inné de la topographie, caméra fluide trouvant les cadrages adéquats, montage nerveux et photographie lugubre en accord avec l’ambiance anxiogène conférée à la séquence. La virtuosité naturelle du cinéaste, aussi évidente soit-elle, n’arrive jamais à compenser la bêtise du récit, la direction d’acteur approximative (hormis Elsa Pataky, victime parfaite à la plastique idéale) et une mollesse de l’ensemble, indigne du cinéaste.</p>
<p>Giallo est un produit plutôt bien emballé mais dénué de contenu et de substance. Le plus mauvais film d’Argento avec <em>The card player</em>.</p>
<p><em>(ITA/USA) de Dario Argento avec Adrien Brody, Emmanuelle Seigner, Elsa Pataky</em></p>
<p><em>Edition dvd eone (zone 1). Durée : 92 mn. Format : 1.78. Audio : Français, Anglais. Sous titres : Français, Anglais</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6340" title="Giallo2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/Giallo2.jpg" alt="" width="600" height="804" /><br />
</em></p>
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		<title>Le secret du Pr. Hitchcock, de Ricardo Freda</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 16:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
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		<description><![CDATA[Le professeur Hichcock, passionné de science occultes vit dans une grande demeure isolée auprès de sa jeune femme et de sa gouvernante. Très malade et en partie paralysé, il est soigné par le docteur Charles Livingstone qui n’est autre que l’amant de son épouse. Un plan machiavélique se met en place pour supprimer le professeur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le professeur Hichcock, passionné de science occultes vit dans une grande demeure isolée auprès de sa jeune femme et de sa gouvernante. Très malade et en partie paralysé, il est soigné par le docteur Charles Livingstone qui n’est autre que l’amant de son épouse. Un plan machiavélique se met en place pour supprimer le professeur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5967" title="prhitchcock" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/10/prhitchcock.jpg" alt="" width="600" height="485" /></p>
<p>Fausse suite du magnifique <em>Horrible spectre du Dr Hichcock</em> , sorte de poème mortifère sur la nécrophilie, <em>Le secret du professeur Hichcock</em> (simplement <em>Lo spectro</em> en italien) n’entretient que peu de rapport avec son illustre modèle si ce n’est le décor identique, les conditions de tournage et l’équipe technique. Effectivement, Barbara Steele reprend du service dans un rôle différent. Autant dans le film précédent, elle incarnait un personnage pur et bon, autant dans ce dernier, elle apparaît comme une figure veule  et hypocrite derrière sa beauté resplendissante.</p>
<p>Ricardo Freda occupe une place assez ambiguë au sein du fantastique et du cinéma de genre en général. A l’instar d’un Vittorio Cottafavi, il est très rapidement porté aux nus, admirés par des personnalités comme Yves Boisset  ou Bertrand Tavernier. Par rapport à Mario Bava ou Antonio Margheriti, Ricardo Freda n’a jamais été considéré comme un cinéaste bis ce qui parait quand même étrange. L’étiquette d’artisan doué lui a  immédiatement été attribuée, recevant alors les louanges de la critique française.</p>
<p>On doit toutefois à Freda, le premier film fantastique italien, <em>Les vampires</em> superbe récit inspiré de la vie de la comtesse Bathory tourné en 1956, soit pratiquement la même année où la Hammer début son cycle fantastique avec <em>Curse of Frankensein </em>(1957) de Terence Fisher.</p>
<p>Pourtant cet auteur raffiné et cultivé, ne portait pas vraiment le genre dans son cœur, lui préférant les fresques historiques, les films de cape et d’épées et les mélodrames en costumes. D’ailleurs, il déserta les tournages des <em>Vampires</em> et de <em>Caltiki</em> laissant à Bava le soin de terminer ces films aujourd’hui considérés comme des classiques instantanées. Pourtant, Ricardo Freda renie en bloc <em>Caltiki.</em></p>
<p>En réalisant <em>Le secret du professeur Hichcock</em>, Freda s’éloigne par ailleurs du cinéma d’horreur traditionnel pour réaliser une sorte de film noir gothique dont le script évoque irrésistiblement<em> les</em> <em>Diaboliques</em> de Clouzot, inspiration avouée de tout un pan du cinéma de genre des années 50 et 60.</p>
<p>Tout comme dans le chef d’œuvre de Clouzot, Freda joue d’emblée sur une ambiguïté, une équivocité inscrivant le film dans la catégorie fantastique. Derrière cette façade, se cache une œuvre solidement charpentée, un récit machiavélique reprenant les grandes figures du thriller classique : le mari, la femme, l’amant. Trio infernal auquel on rajoute ici une gouvernante froide comme une armoire à glace. Filmé en grande partie dans des décors hyper chargés, dans le plus pur style gothique, <em>Le secret du professeur Hichcock</em> doit sa force à la mise en scène stylisée de Freda mélange adroit de rigueur et de folie.</p>
<p>Méchant et vicieux, <em>Le secret</em> (titre original plus approprié) est une œuvre d’un incroyable cynisme peuplée de personnages tous plus vénaux les uns que les autres, à commencer par la sublime Barbara Steele, toujours aussi splendide en veuve éplorée essayant de manipuler son petit monde.</p>
<p>Ricardo Freda va jusqu’au bout de sa logique et termine  le film dans un bain de sang. Il s’interdit toute forme de censure, filmant même un meurtre à l’arme blanche d’une incroyable violence graphique. Le sang va carrément gicler sur la caméra, effet usuel aujourd’hui mais plutôt rare dans les années 60.</p>
<p>Si la copie proposée est plutôt moyenne, ne passez pas à côté de cette rareté absolue.</p>
<p><em>(ITA-1963) de Ricardo Freda (Robert Hampton) avec Barbara Steele, Peter Baldwin, Elio Jota</em></p>
<p><em>Langue : Français. Sous-titres : Français. Audio : Dolby. Format : 1.66 16/9. Durée : 91 mn.Couleur. Editeur : Artus Films.<br />
</em></p>
<p><strong>Suppléments :</strong> Bande annonce, galerie de photo, Ricardo Freda et le fantastique par Alain Petit</p>
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		<title>Wild Side ♥ Argento</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Oct 2010 18:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[club de l'étoile]]></category>
		<category><![CDATA[Dario Argento]]></category>
		<category><![CDATA[giallo]]></category>
		<category><![CDATA[nuit argento]]></category>

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		<description><![CDATA[6 œuvres majeures du maestro en DVD et Blu-ray : L&#8217;OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL (DVD) LE CHAT A NEUF QUEUES (DVD) SUSPIRIA (Blu-ray) INFERNO (DVD&#38; Blu-ray) TENEBRES (DVD &#38; Blu-ray) PHENOMENA (DVD) Tous ces films sont édités en versions restaurées et accompagnés de compléments originaux, dans la collection Les Introuvables. Après la restauration et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5907" title="tenebres-photo-de-presse" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/10/tenebres-photo-de-presse.jpg" alt="" width="600" height="460" /></p>
<p>6 œuvres majeures du maestro en DVD et Blu-ray :</p>
<p>L&#8217;OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL (DVD)</p>
<p>LE CHAT A NEUF QUEUES (DVD)</p>
<p>SUSPIRIA (Blu-ray)</p>
<p>INFERNO (DVD&amp; Blu-ray)</p>
<p>TENEBRES (DVD &amp; Blu-ray)</p>
<p>PHENOMENA (DVD)</p>
<p><strong>Tous ces films sont édités en versions restaurées et accompagnés de compléments originaux, dans la collection <em>Les Introuvables</em>.</strong></p>
<p>Après la restauration et l’édition ces dernières années des chefs-d’œuvre <em>Les frissons de l’angoisse</em> et <em>Suspiria</em> (disponibles en DVD), Wild Side Films a procédé à la restauration en haute définition de 4 œuvres majeures de Dario Argento :  <em>L’oiseau au plumage de cristal</em>, <em>Le chat à 9 queues</em>, <em>Ténèbres</em> et <em>Phenomena</em>.</p>
<p>Sous la supervision de Brigitte Dutray, directrice technique de Wild Side Films, les transferts HD ont été réalisés à partir des négatifs originaux chez Technicolor Rome en présence des chefs opérateurs de chacun des films, dont Vittorio Storaro et Luciano Tovoli. Les restaurations HD ont été effectuées par le laboratoire VDM à Paris.</p>
<p>Cette vague de sorties comprend également <em>Inferno</em>, pour la première fois en DVD &amp; Blu-ray en France, et <em>Suspiria</em>, inédit en Blu-ray.</p>
<p><strong>3 Argento pour la 1<sup>ère</sup> fois en Blu-ray en France</strong></p>
<p>Ce sont à la fois les premiers films de Dario Argento édités sur le support Haute Définition en France, mais également, au passage, les premiers Blu-ray de la collection <em>Les Introuvables</em>.</p>
<p><strong>En DVD &amp; Blu-ray le 3 Novembre 2010.</strong><br />
<strong>La Nuit Argento :</strong></p>
<p>A l’occasion de la sortie imminente des Argento, Wild Side organise le samedi 30 octobre à partir de 18h une ‘’Nuit Argento’’ au cinéma Club de l’étoile (Paris).</p>
<p>Il s’agit d’une projection en numérique de 4 films :</p>
<ul>
<li>L’Oiseau au plumage de Cristal – 1970</li>
<li>Le Chat à 9 queues – 1971</li>
<li>Ténèbres – 1982</li>
<li>Phenomena – 1984</li>
</ul>
<p>Une collation sera proposée entre le 2<sup>ème</sup> et 3<sup>ème</sup> film.</p>
<p>Programmation à l’occasion des 25 ans du Club de l’EtoileRenseignements et réservations : 01 43 80 42 05 &#8211; <a href="mailto:clubdeletoile@wanadoo.fr">clubdeletoile@wanadoo.fr</a></p>
<p>Réservez votre place en ligne sur <a href="http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/fichesalle/PARIS-17-CLUB-DE-L-ETOILE-CLUET.htm" target="_blank"><strong>FNAC.COM</strong></a></p>
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		<title>Riccardo Freda à la cinémathèque</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 19:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est encore temps :la Cinémathèque française organise du 30 juin au 1er aout 2010, une grande rétrospective consacrée à Riccardo Freda. Cette programmation permettra de voir ou revoir l’intégralité des films du cinéaste italien. &#171;&#160;Dans l&#8217;après-guerre du cinéma italien, Riccardo Freda incarne l&#8217;alternative au néo-réalisme. Son oeuvre s&#8217;empare des mythologies antiques et des chefs-d&#8217;oeuvre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5111 aligncenter" title="riccardo" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/riccardo.jpg" alt="" width="600" height="385" /></p>
<p>Il est encore temps :la Cinémathèque française organise du 30 juin au 1<sup>er</sup> aout 2010, une grande rétrospective consacrée à Riccardo Freda.</p>
<p>Cette programmation permettra de voir ou revoir l’intégralité des films du cinéaste italien.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans l&#8217;après-guerre du cinéma italien, Riccardo Freda incarne l&#8217;alternative au néo-réalisme. Son oeuvre s&#8217;empare des mythologies antiques et des chefs-d&#8217;oeuvre de la littérature et de la peinture pour les mettre au service d&#8217;un cinéma feuilletonesque et populaire. Il a tourné des films de cape et d&#8217;épée, des épopées historiques, des péplums, des mélodrames, des longs métrages d&#8217;épouvante. Sa mise en scène toujours précise et logique parvient souvent à transcender et à transformer de triviales péripéties en tragédies d&#8217;une grande noblesse.&nbsp;&raquo;  <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/riccardo-freda,276.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.cinematheque.fr/fr/projections/hommages-retrospectives/fiche-cycle/riccardo-freda,276.html" target="_blank">Plus d&#8217;infos ici</a></p>
<p>Et la présentation de Jean-François Rauger :</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="255" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdrgz6" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="255" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdrgz6" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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		<title>L&#8217;étrange vice de Mme Wardh</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 15:01:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des crimes sadiques sont commis par un maniaque. L’insatisfaite miss Wardh vit avec un mari impuissant. Elle rencontre George Corro, séduisant play boy. Son ancien amant, Jean,  tourne autour d’elle, l’épie. De plus en plus inquiète, elle se demande s’il ne s’agit pas de l’assassin. Après une série de  shockumentaires et un western de piètre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4383" title="madam Ward 06" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/03/madam-Ward-06.jpg" alt="madam Ward 06" width="352" height="440" />Des crimes sadiques sont commis par un maniaque. L’insatisfaite miss Wardh vit avec un mari impuissant. Elle rencontre George Corro, séduisant play boy. Son ancien amant, Jean,  tourne autour d’elle, l’épie. De plus en plus inquiète, elle se demande s’il ne s’agit pas de l’assassin.</p>
<p>Après une série de  shockumentaires et un western de piètre facture  (<em>Arizona</em>), <em>L’étrange vice de miss Wardh</em> est le premier film ambitieux de Sergio Martino, et il faut le souligner, une réussite exemplaire qui incitera l’auteur du <em>Continent des hommes poissons</em> a continuer dans la même voie avec un égal bonheur.</p>
<p>Le succès triomphal de <em>L’oiseau au plumage de cristal</em> de Dario Argento au box office italien amorce un nouveau virage pour le bis italien. Le western, dans son versant de plus en plus parodique est sur le déclin. L’épouvante gothique, le péplum et le film de pirates sont passés de mode depuis des lustres. Au début des années 70, le giallo redonne un second souffle au cinéma populaire italien.</p>
<p>Les scénarios sont souvent interchangeables et les figures imposées immuables. Un tueur ganté de noir s’en prend à de jolies jeunes femmes qui n’hésitent pas à  se dénuder devant une caméra complice. Les personnages évoluent dans des milieux guindés, ce qui permet aux réalisateurs de filmer complaisamment ces meurtres sadiques dans des décors exhibitionnistes à l’architecture complexes. La peur du vide anime ces films remplis d’objets insolites, de toiles post-modernes, de costumes ébouriffants et de coiffures excentriques.  Cet aspect graphique borderline est inhérent aux cinéma bis des années 70. Presque une marque de fabrique. Le giallo ne connaît ni la litote, ni la sobriété.</p>
<p><em>L’étrange vice de Miss Wardh</em> ne déroge pas à la règle mais on a parfois l’impression que Martino filme simultanément deux histoires, imbrique deux formes de récit, non pas antinomiques mais appartenant chacune à une époque distincte. Le script signé par l’incontournable Ernesto Castaldi est construit autour d’une ingénieuse machination fortement inspirée par <em>Les diaboliques</em> de Clouzot et <em>L’inconnu du nord express</em> d’Hitchcock. L’étau de resserre autour d’une héroïne de roman-photo, victime d’un environnement hostile et anxiogène. Un classicisme désuet mais efficace souffle sur la narration. Se greffe sur cette intrigue prosaïque  des éléments plus modernes. Un psychopathe assassine des jeunes femmes lors de meurtres sauvages et ritualisés.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-4384" title="etrange ward espagn 02" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/03/etrange-ward-espagn-02.jpg" alt="etrange ward espagn 02" width="350" height="477" />La richesse du script tient de cette conception hybride du genre entre le giallo post-moderne teinté d’ironie et le drame criminel fondé sur les motivations matérielles des personnages. L’ancien et le moderne se télescopent agréablement dans un univers de perversions et de passions parasité par les ambitions vénales de certains personnages. Captivant de bout en bout, <em>L’étrange vice de miss Wardh</em> évolue dans les sphères les plus raffinées du genre grâce au soin apporté à la mise en scène. Sergio Martino se révèle être un metteur en scène inspiré  utilisant la caméra comme un personnage à part entière. Flou artistique, zooms ingénieux, cadrages insolites, mouvements de caméra très fluides longeant les murs et les escaliers, montage expressif fortement inspiré par les travaux de Mario Bava composent un opéra de la violence constamment sur le fil du rasoir. Grotesque et sublime, raffiné et trivial, le giallo de Martino, à l’instar de la plupart des grandes réussites du genre, assume avec un aplomb irrésistible ses partis pris de roman photo à la limite du bon goût, son érotisme suranné, ses outrances visuelles, ses décors kitch et ses effets de style d’un autre âge (images floues, zoom sur le regard bleu azur de Georges Hilton).</p>
<p>Le vice caché de la pauvre héroïne prête à sourire. Mais étant donné que cette dernière est interprétée par l’exquise Edwige Fenech, tout est pardonné. Habituée aux rôles de jolies infirmière ou de fliquettes dévêtues dans des comédies polissonnes aussi débiles que jouissives, la délicieuse Edwige Fenech se révèle être aussi une excellente actrice sous la direction de Sergio Martino. Le spectateur ébahi par ses courbes divines partagerait bien son secret de petite bourgeoise esseulée en sa compagnie. D’ailleurs, Edwige Fenech reçoit des fleurs accompagnées de ce petit aphorisme mystérieux: « Ton vice est une porte fermée dont moi seul ai la clé ». Jolie phrase qui deviendra deux ans plus tard le titre d’un classique du giallo toujours signé par Martino et interprété par … Edwige.</p>
<p>Enfin, un petit mot pour ceux qui fustigerai l’incohérence de certaines situations (Edwige Fenech confond la rouille du radiateur avec du sang, le meurtre d’un des personnages principaux n‘est pas découvert par la police). La logique diégétique du giallo n’est pas celle du réalisme mais de la fantaisie et du fétichisme. Une logique de rêve, quasi fantasmagorique, contamine ce type de cinéma coloré et rythmé comme un morceau pop délicieusement psychédélique.</p>
<p><em>L’étrange vice de Mme Wardh</em> est un excellent et prometteur giallo. Sergio Martino confirmera ce coup d’essai avec tout une série de films épatants: <em>L’alliance invisible, la queue du Scorpion, Ton vice est une porte fermée dont moi seul ai la clé, Torso</em> etc…</p>
<p><em>(Italie, Espagne – 1971) de Sergio Martino avec Edwige Fenech, George Hilton, Alberto De Mendoza, Ivan Rassimov</em></p>
<p><em>DVD édité par <a href="http://www.neopublishing.com" target="_blank">Neopublishing</a>. Titre original : Lo strano vizio della signora Wardh. Langue : italien. Sous-titres : français. Format son : 2.0 – Dolby Digital. Format image : PAL 2.35:1 – 16/9 compatible 4/3.Durée : 97 mn</em></p>
<p><strong>Bonus</strong></p>
<p>“Histoire d’un vice” : entretien avec George Hilton et Antonio Bruschini (26 min)</p>
<p>Commentaire audio par Federico Caddeo</p>
<p>Présentation du film par George Hilton</p>
<p>Diaporama</p>
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		<title>Du giallo chez Neo</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/du-giallo-chez-neo/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 15:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Disponible depuis le 5 janvier en dvd : 2 films de Sergio Martino. Avec Edwige Fenech &#8211; George Hilton &#8211; Ivan Rassimov L&#8217;ÉTRANGE VICE DE MME WARDH Julie Wardh cache un secret derrière sa vie bourgeoise et son extraordinaire beauté. Pendant un séjour à Vienne avec son mari, elle doit faire face à un vice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Disponible depuis le 5 janvier en dvd : 2 films de Sergio        Martino. Avec<br />
Edwige Fenech &#8211; George Hilton &#8211; Ivan        Rassimov</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4210 aligncenter" title="visuel3detrangevice" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/visuel3detrangevice.jpg" alt="visuel3detrangevice" width="544" height="955" /></p>
<div>
<p style="text-align: left;"><strong>L&#8217;ÉTRANGE VICE DE MME WARDH </strong></p>
</div>
<p align="justify">Julie Wardh cache        un secret derrière sa vie bourgeoise et son extraordinaire        beauté.<br />
Pendant un séjour à Vienne avec son mari, elle doit        faire face à un vice qu&#8217;elle croyait définitivement enterré dans son        passé. C&#8217;est alors qu&#8217;un mystérieux tueur au rasoir cherche à la tuer,        semant la terreur dans toute la ville.</p>
<p>Titre original : Lo strano vizio        della signora Wardh. Italie, Espagne &#8211; 1971. Langue :        italien. Sous-titres : français. Format son : 2.0 &#8211; Dolby        Digital. Format image : PAL 2.35:1 &#8211; 16/9 compatible 4/3.Durée : 97        min.</p>
<p><strong>Suppléments</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Histoire d&#8217;un vice&nbsp;&raquo; : entretien avec George Hilton et Antonio          Bruschini (26 min)</li>
<li>Commentaire audio par Federico Caddeo</li>
<li>Présentation du film par George Hilton</li>
<li>Diaporama</li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><strong>TOUTES LES COULEURS  DU VICE</strong></p>
<p align="left">Traumatisée par le meurtre de sa mère dont elle a été        témoin dans son enfance, ainsi que par une fausse couche, Jane        est à deux doigts de la folie.<br />
Aidée par un psychiatre et par        sa nouvelle voisine, elle cherche à se libérer de ses peurs        mais  son cauchemar vient juste de commencer. Persécutée et        menacée par un mystérieux homme au regard perçant, elle plonge dans un        abîme d&#8217;horreur où personne n&#8217;est celui qu&#8217;il semble être…</p>
<p>Titre original : <span>Tutti i colori del        buio</span>. Italie, Espagne &#8211; 1972. Langues : italien,        français. Sous-titres : français. Format son : 2.0 &#8211; Dolby        Digital. Format image : PAL 2.35:1 &#8211; 16/9 compatible 4/3. Durée : 91        min.</p>
<p><strong>Suppléments</strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Toutes les couleurs du Giallo&nbsp;&raquo; : entretien avec George Hilton et          Antonio Tentori (21 min)</li>
<li>Présentation du film par George Hilton</li>
<li>Bandes annonces italienne et américaine</li>
<li>Diaporama</li>
</ul>
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		<title>Les vampires / La baie sanglante / Duel au couteau</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/special/chronique/les-vampires-la-baie-sanglante-duel-au-couteau/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 18:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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		<description><![CDATA[TROIS DVD DE MARIO BAVA Le très sérieux éditeur dvd Carlotta exhume, pour le plus grand plaisir des cinéphiles, trois perles signés Mario Bava. Qu&#8217;un éditeur aussi prestigieux décide de sortir des films jadis considérés comme du cinéma de seconde  zone tout juste exploitable dans les salles de quartier, est plutôt réconfortant. Aujourd&#8217;hui, Mario Bava [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--pagetitle:Les vampires--></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2969 aligncenter" title="baie-sanglante-02" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/07/baie-sanglante-02.jpg" alt="baie-sanglante-02" width="590" height="385" /></p>
<p><strong>TROIS DVD DE MARIO BAVA</strong></p>
<p>Le très sérieux éditeur dvd Carlotta exhume, pour le plus grand plaisir des cinéphiles, trois perles signés Mario Bava. Qu&#8217;un éditeur aussi prestigieux décide de sortir des films jadis considérés comme du cinéma de seconde  zone tout juste exploitable dans les salles de quartier, est plutôt réconfortant. Aujourd&#8217;hui, Mario Bava n&#8217;est plus considéré comme un artisan du bis mais bel et bien comme un grand cinéaste avec des obsessions, des thématiques, une vision globale du monde. Mais par rapport à un Pasolini ou un Antonioni, l&#8217;auteur du <em>Masque du démon</em> n&#8217;a jamais eu réellement conscience de son génie. Il s&#8217;est toujours défini comme un artisan. Son attitude humble, trop humble même, lui a certainement joué des tours. Avant de réaliser officiellement son premier film (<em>Le masque du démon</em>), il s&#8217;est retrouvé dans la position délicate de terminer un nombre conséquent de films, voire de les retourner de A à Z. C&#8217;est ainsi que notre cher Bava, crédité comme directeur de la photo, se trouve être le co-réalisateur officieux de<em> La bataille de Marathon</em> de Jacques Tourneur, <em>Caltiki</em> de Riccardo Freda, <em>Esther et le roi</em> de Raoul Walsh, <em>Ulysse</em> de Mario Camerini et &#8230; <em>Les Vampires</em> de Riccardo Freda, une des trois sorties qui nous intéressent.</p>
<p><strong>LES VAMPIRES</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2970" title="a-plat-les-vampires-def" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/07/a-plat-les-vampires-def.jpg" alt="a-plat-les-vampires-def" width="300" height="423" />D&#8217;un point de vue historique, <em>Les vampires</em> demeure un moment-clé du cinéma populaire. Il marque la naissance ou plutôt le renouveau du fantastique européen. Cette incursion dans un genre peu prisé en Italie, dominé dans les années 50 par les péplums, les comédies et le néo-réalisme, paraît au demeurant relativement sage. Le goût du macabre, les obsessions nécrophiles, l&#8217;érotisme morbide des deux cinéastes sont, en partie, absents de cette belle relecture du destin de la Comtesse hongroise Elisabeth Báthory, célèbre meurtrière accusée de torture et de meurtre à l&#8217;encontre de nombreuses jeunes femmes.</p>
<p>Des femmes, belles et jeunes, sont assassinées par un mystérieux tueur. Détail curieux: elles sont vidées de leur sang. Pierre Lantin, un journaliste ambitieux et idéaliste, mène l&#8217;enquête. Prostrée dans son immense château, la duchesse Marguerite ne serait pas étrangère à ces étranges meurtres.</p>
<p>La rigueur feuilletonesque du déroulement du récit, proche d&#8217;un <em>Belphegor</em> de Claude Barma, est en adéquation avec une mise en scène épurée et gracieuse, privilégiant les beaux cadrages, les images soignées et la fluidité du montage aux détriments des débordement graphiques et plastiques qui feront la célébrité des meilleurs artisans du bis des années 60.</p>
<p>Mario Bava et son décorateur ont du prendre plaisir à recréer un Paris de carte postale, idyllique et surannée, alors que tous les extérieurs ont été filmés en Italie dans les vestiges d&#8217;une arène romaine. Un tour de force technique qui met en exergue l&#8217;efficacité du futur réalisateur de <em>La baie sanglante</em>. Avec deux ou trois maquettes et des éclairages lumineux, Mario Bava accomplit des prouesses pour nous plonger au cœur de la capitale. Toutes les scènes de jour en extérieur baignent dans un climat presque jovial et serein, retrouvant l&#8217;atmosphère cinégénique de certaines productions françaises des années 50 se déroulant à Paris.</p>
<p>Encore peu enclin à la perversité et au sadisme, Riccardo Freda et Mario Bava s&#8217;engagent, dans un premier temps, dans une direction plus légère afin de contourner la censure drastique de l&#8217;époque. Mais plus l&#8217;action se resserre, les lieux se réduisent, les extérieurs disparaissent, bref plus la vérité approche, plus l&#8217;ambiance prend une tournure anxiogène et morbide. Les déambulations de la duchesse vêtue de noir dans le château offrent des moments clés aussi inquiétants que poétiques, de par la splendeur des images, magnifiées par un décor gothique, du plus bel effet. La fameuse transformation de la nièce de la comtesse marque encore les esprits. A l&#8217;époque tout le monde se demandait comment Bava avait réussi un tel effet.  Sans rentrer dans des considérations techniques (vous avez l&#8217;explication dans les Bonus), il s&#8217;agit juste d&#8217;un truc de chef op avec la lumière et les couleurs.</p>
<p>Une question se pose quant à la paternité réelle du film. Qui a réalisé quoi ? Pour la petite histoire, Riccardo Freda quitte le tournage au bout de deux semaines. Mario Bava, directeur de la photo, reprend les reines mais doit terminer le film en deux jours avec une équipe technique très réduite. Ce handicap majeur ne nuit pourtant pas à la cohérence de ce beau film fantastique.</p>
<p>Sans être parfait (dialogues inutiles et encombrants, quelques problèmes de rythme interne), <em>Les vampires</em>, par ses thèmes déclinés, ses nombreux rebondissements et son approche moderne du genre, peut se vanter d&#8217;être le digne précurseur  de quelques chefs-d&#8217;œuvre à venir : <em>Le moulin des supplices</em>, <em>L&#8217;Horrible docteur Orloff,</em> <em>Les yeux sans visages</em>, <em>Le masque du démon</em> etc.</p>
<p><em>(ITA/FRA-1956) de Riccardo Freda et Mario Bava avec Gianna Maria Canale, Dario Michaelis, Carlo D&#8217;Angelo, Wandisa Guida</em></p>
<p><em>Editeur : Carlotta Films. Durée : 78 minutes. Image : 2.35 &#8211; 16/9 compatible 4/3. Audio : mono. Langue : italien. Sous-titres : français.Bonus :  &laquo;&nbsp;Du sang neuf&nbsp;&raquo;, entretien avec Jean-Pierre Dionnet (9 min 44 sec)</em></p>
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