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	<title>Cinétrange &#187; Policier / Thriller</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>ACAB : All Cops Are Bastards</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 19:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant. Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6895" title="acab1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab1-600x403.jpg" alt="" width="600" height="403" /></p>
<p>Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant.<br />
Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé (de Carlo Bonini), inspiré par les émeutes anti-G8 de Gênes en 2001, rendues tristement célèbres pour ses débordements de violence et les dérives outrancières dont fit alors preuve la police italienne.<br />
Loin de chercher à se planquer derrière le bouclier de la fiction racoleuse, Sollima fils (Stefano de son prénom, puisqu&#8217;il faut bien s&#8217;en faire un) affiche dès la première bobine son ambition de livrer un portrait âpre et réaliste, mais surtout sans concession, de la tranche la plus mal aimée des forces de l&#8217;ordre, celle qui se retranche systématiquement derrière une visière et ne s&#8217;exprime que par la répression physique.<br />
Son parti pris, risqué mais assumé : rompre toute distance avec son trio de protagonistes pour plonger avec eux au cœur de leur quotidien hostile, et se confronter à leurs ressentiments extrémistes.<br />
Lynchés par leurs opposants, lâchés par les politiques, délaissés par leur proches, et régulièrement trainés devant les tribunaux pour bavures, ces hommes à la tôle froissée, font le choix de se recomposer autour d&#8217;un noyau marginal, organisant des expéditions punitives à dessein de rétablir la justice dans une société malade, dont ils s&#8217;estiment mis au banc.<br />
Trainant le poids de leur profession ingrate comme un fardeau (mais paradoxalement fiers de le porter), unis dans l&#8217;adversité par un même sentiment d&#8217;animosité et la recherche d&#8217;un exutoire, ils se retrouvent ainsi sous les quatre lettres de ce slogan frondeur qu&#8217;on leur invective au visage, et qu&#8217;ils se réapproprient comme leitmotiv de leur état d&#8217;esprit et de leur actions discrètes : ACAB (all cops are bastards !).<br />
Alors : un pour tous &#8230; Tous pourris ?</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6896" title="acab2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab2-600x397.jpg" alt="" width="600" height="397" /><br />
Aux travers de ces tranches de vie aux contours rugueux, le réalisateur transalpin va justement s&#8217;appliquer à démontrer que tout n&#8217;est pas aussi tranché.<br />
Suivant le parcours initiatique d&#8217;un jeune loup dans cette arène de fauves (Adriano, une tête brûlée pleine d’illusion), le spectateur est amené à appréhender l’environnement du clan (ou plutôt, leur champ de bataille) avant de sanctionner sans détours, la violence des actes et l&#8217;étroitesse des mentalités.<br />
Dans un style flirtant avec le documentaire ( mouvements brusques, relayés par des plans resserrés ) la caméra infiltre les rassemblements de masses, brassés d&#8217;injures, de jets de pierres et de crachats, afin de retranscrire une tension de tous les instants et une peur contenue qui amène fatalement ces CRS à débrayer comme des machines sur le moindre électron libre.<br />
Cette fissure psychologique (qui oppose fonction et raison), Sollima la prolonge et l&#8217;accentue en entrant dans le cercle intime de ses antihéros, par des portraits croisés.<br />
Il nous présente la cellule familiale non plus comme un retranchement, mais comme une pression supplémentaire qui finit par souder la soupape :<br />
Negro, un père sur les nerfs en instance de divorce, privé de l&#8217;amour de sa fille; Mazinga, chef de famille sur la tangente, assistant impuissant à la chute de son fils, Cobra, célibataire qu&#8217;on suppose endurci par la fonction, capitonné dans un logement social d&#8217;où seules s&#8217;échappent les nuisances sonores de sa chaine hi-fi, et Adriano, déjà le profil de l’emploi, fils belliqueux et désabusé, incapable de couvrir les factures impayées d&#8217;une mère au foyer.<br />
Le trait est ouvertement forcé, toujours à deux doigts de casser la mine; car pour tenter d&#8217;expliquer l&#8217;injustifiable, le scénario (remanié pour la toile) use très largement des stéréotypes.<br />
Et si la caricature est souvent évitée de justesse, c&#8217;est bien grâce à un casting bluffant, qui en plus d&#8217;aligner de vraies gueules de cinéma, porte à égale mesure cette souffrance, ce désir de revanche mais aussi l&#8217;esprit de fratrie et le désespoir, jusqu&#8217;au fond de l&#8217;iris.<br />
Suffisant pour insuffler une profondeur et une dimension humaine touchante à ce premier film.<br />
Le style de Sollima n&#8217;est pas non plus en reste; soucieux de ne pas voir son œuvre uniquement consignée dans le pugilat social, il peaufine son esthétique visuelle et sonore de manière à respecter les codes du polar urbain et insuffler une réelle dynamique narrative.<br />
Électrisante et immersive, sa réalisation bénéficie de la photographie très picturale de Paolo Carnera (qui œuvrait déjà pour lui sur la série <em>Romanzo Criminale</em>), brossant des ambiances nocturnes dans des halos de teintes brunes et bleutées, ou au contraire, irradiant les scènes diurnes d&#8217;une lumière cinglante.<br />
La bande-son énergique, nourrie aux riffs electro-rock, ajoute à la force de frappe, et galvanise dans un sens le spectateur, autour de l&#8217;aspect &#8216;actionner&#8217; du métrage.<br />
Mais c&#8217;est peut-être là que se situe la limite tendancieuse, dans cette propension à magnifier les assauts policiers par des effets de style, dans ce qui se voudrait être au final un réquisitoire contre la violence haineuse.<br />
Un certain manque de cohérence qui se retrouve jusque dans l&#8217;épilogue douteux, où après avoir clairement piétiné la pensée manichéenne, Stefano Sollima se montre finalement assez flou sur la légitimité qu&#8217;il entend donner à la loi du talion.<br />
Il n&#8217;empêche que, malgré ces problèmes d&#8217;aiguillage, ce ACAB est doté d&#8217;une fougue et d&#8217;une maîtrise rare, qui nous feront guetter l&#8217;évolution de carrière de ce fils prodige avec le plus grand intérêt, et viennent en sus confirmer (après <em>Romanzo Criminale</em> et <em>Arrivederci Amore Ciao</em>) que le polar italien se porte décidément bien.</p>
<p><em>Sortie en salles le 18 juillet 2012.</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6897" title="acab3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab3.jpg" alt="" width="442" height="600" /></p>
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		<title>Âmes perdues de Dino Risi</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 15:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais. La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’Ames perdues fut un choc total. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6892" title="amesperdues" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/amesperdues-421x600.jpg" alt="" width="421" height="600" /></p>
<p>Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais.</p>
<p>La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’<em>Ames perdues</em> fut un choc total. Et pourtant je ne suis même pas convaincu d’avoir vu le film intégralement quand il passa autour de 17 h sur FR3. Je ne connaissais à l’époque ni Dino Risi, ni Vittorio Gassman. L’image, forte et angoissante de Vittorio Gassman, dévorant une pastèque en s’agitant comme un malade mental dans la pièce où il se trouvait cloitré, m’avait littéralement terrorisé.  La révélation finale me perturba pendant des semaines. Pourtant, il ne s’agissait pas d’un film d’horreur mais en apparence d’un drame psychologique plutôt bourgeois.</p>
<p>Mais commençons par le début. Le jeune Tino (Danilo Mattei que l’on croisera dans des bisseries comme <em>Cannibal ferox</em> ou <em>La guerre du fer</em>)  débarque à Venise pour habiter chez son oncle et sa tante, un couple austère, marqué par un passé douloureux et sur qui pèse un lourd secret. L’oncle, Fabio Stoltz, est un homme rigide, coincé dans sa morale rigoureuse et terrifiante tandis que sa femme, Elisa,  soumise, semble vivre dans la peur. A l’étage au-dessus vit le frère de Fabio, un artiste devenu fou qui vit reclus après avoir causé la mort de Beba, la fille du premier mariage d’Elisa.</p>
<p>Spécialiste émérite de la comédie à l’italienne (<em>Les monstres, le fanfaron, l’homme aux mille visages</em>), Dino Risi a pourtant réalisé ses plus beaux films dans des registres différents. Souvenez –vous de <em>Fantôme d’amour</em>, magnifique romance fantastique ou du poignant <em>Parfum de femmes</em>, splendide mélo désenchanté. <em>Ames perdues</em> baigne dès ses premières images, dans un climat étouffant et morbide. Venise, une fois n’est pas coutume, n’est pas filmé comme dans un dépliant touristique mais comme une cité mortifère peuplée de secrets inavouables. Il plane sur cette ville une tristesse infinie que Risi retranscrit à merveille grâce à une utilisation pertinente de la topographie : rues désertes, devantures sales des habitations, autochtones aux visages ravagés. Rarement un lieu aura projeté sur le spectateur un effet aussi glaçant, une austérité  aussi éprouvante. Ensuite, la vaste demeure, tout droit sortie d’un conte de Poe, parait plongée dans un passé glauque. Le poids de l’éducation sous tendu par la religion, les frustrations sexuelles qui amènent ce  couple à vivre dans une rigidité morale extrême, nous entraînent dans un univers aussi puritain qu’inquiétant. Bien sûr tout cela n’est qu’une façade dissimulant un mystère. A travers le regard vierge et naïf du jeune Tino, le spectateur découvre un monde peuplé de faux semblants. Angoissant jusqu’à l’absurde, <em>Ames perdues</em>  s’empare d’un sujet Buñuellien pour le pousser jusqu’au bout de sa logique terrifiante. Construit comme un pur film de genre, prenant et inquiétant, le film de Risi est aussi une virulente critique des institutions familiales, du poids de l’ordre et de la morale.</p>
<p>Porté par une mise en scène épurée en accord avec le sujet traité et doté d’un twist final qui fait froid dans le dos, <em>Ames perdues</em> est un immense film qui traite de la folie à travers la schizophrénie d’un individu. Vittorio Gassman est extraordinaire tandis que Deneuve dans un rôle très de celui de Tristana, est bouleversante.</p>
<p><em>(ITA-1977) de Dinoi Risi avec Vittorio Gassman, Catheine Deneuve, Danilo Mattei</em></p>
<p><em>Format : 1.85 (16/9). Audio : français, Italien (mono). Sous titres : Français. Durée : 89 mn. Bonus : notes de production, Parlons cinéma : Tonino Delli Colli (chef opérateur), un docu de Carlo Lizzani, Bandes annonces. Edité en DVD par M6 VIDEO (SNC les maîtres italiens)</em></p>
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		<title>Assaut, de John Carpenter</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 16:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
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		<description><![CDATA[Hasard du calendrier, l’un des tous premiers films de John Carpenter ressort un mois après son dernier, The Ward. La sortie en DVD blu ray chez Metropolitan d’Assaut est en soi un petit évènement qui ravira les amateurs du cinéaste, frustrés par les éditions précédentes absolument indignes. En effet, si la version intégrale était présente, à contrario [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6880" title="Assault On P13_0003" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/Assault-On-P13_0003-600x289.jpg" alt="" width="600" height="289" /></p>
<p>Hasard du calendrier, l’un des tous premiers films de John Carpenter ressort un mois après son dernier, <em>The Ward</em>. La sortie en DVD blu ray chez Metropolitan d’<em>Assaut</em> est en soi un petit évènement qui ravira les amateurs du cinéaste, frustrés par les éditions précédentes absolument indignes. En effet, si la version intégrale était présente, à contrario de certaines diffusions télé, il fallait se farcir une copie atroce, aux couleurs délavées et à l’encodage vraiment lamentable, à peine digne d’une VHS bon marché. Depuis le temps qu’on nous l’annonçait, l’impatience des fans bouillonnait. Force est de reconnaître  que le résultat est stupéfiant.  Si l’on excepte une courte scène au grain gênant, la copie est splendide,  restituant à merveille la pureté de la mise en scène de Carpenter.</p>
<p><em>Assaut </em>débute en fanfare par l’exécution gratuite d’un gang par la police, aveuglée par une justice expéditive, excessive et un peu irréelle. Le regard de Carpenter est neutre, glacial. Cette distanciation nécessaire est une percutante entrée en matière dans un film marqué par l’abstraction. La musique électronique composée par John himself, hypnotique et minimaliste, renforce cette impression.</p>
<p>Fidèle à ses prologues, Carpenter met en scène des personnages filmés en montage alterné, qui finiront par se retrouver dans un lieu commun. Il démontre dès son second long métrage, après le rigolo film de fin d&#8217;études <em>Dark star</em>, une aptitude innée à construire une intrigue simple mais solide, à instaurer un climax topographique saisissant dans lequel évolue des personnages archétypaux. Les protagonistes de ce thriller urbain vont se retrouver assiégés à l’intérieur d’un commissariat par une menace extérieure, ancrée dans un réel déterminé (les minorités ethniques) mais échappant à toute forme de discours sociologique ou idéologique.</p>
<p><em>Assaut</em> n’est ni un pamphlet gauchiste ni un plaidoyer ouvertement sécuritaire. Les membres du gang de rue de Los Angeles n’appartiennent à aucun groupe social précis, ils n’ont pas de revendications,  ne s’expriment presque jamais. Ils semblent animés par une force surnaturelle les poussant à un rituel de violence  fort dans ce western moderne teinté de fantastique.</p>
<p>Si j’évoque le western ce n’est pas un hasard. Un commissariat ou plutôt le siège du sheriff assiégé, un groupe d’individus hétéroclite  vont s’unir pour affronter un ennemi commun ça ne vous rappelle rien ? Allez un petit effort. Pensez à un classique du western de 1959.  <em>Rio bravo</em> !!! Plus qu’un remake, <em>Assau</em>t est une variation post moderne et ultra violente du chef d’œuvre d’Howard Hawks, redynamisant sa thématique intemporelle, soit l’amitié improbable entre représentant de la loi et un repris de justice face à un problème commun. Les barrières sautent quand il s’agit d’agir. L’exaltation de l’amitié virile, qui n’exclut d’ ailleurs pas les femmes, est un des grands dadas Hawksiens, cinéaste fétiche de l’auteur de <em>The Thing</em>, par ailleurs remake officieux d&#8217;un film de Hawks. D’ailleurs, Le montage est signé John T. Chance, nom du personnage incarné par John Wayne dans Rio Bravo. Evidemment, il s’agit d’un pseudo derrière lequel se cache big John en personne. En vérité, <em>Assaut</em> devait à l’origine être un vrai remake de Rio Bravo mais Carpenter n’avait pas d’argent pour payer les chevaux.</p>
<p>Le grand vainqueur d’<em>Assaut</em> n’est pas son scénario, linéaire et sans grande surprise, mais sa mise en scène, épurée et virtuose. Agé d’à peine 28 ans en 1976, John Carpenter démontre qu’avec un budget misérable et des acteurs inconnus, il est possible d’ambition formelle. Le sens du cadrage et du découpage se déploie dans un univers anxiogène et insolite mis en valeur par un scope magnifique. Chez Carpenter, le scope n’est nullement une affèterie d’esthète. Il utilise intelligemment l’espace, et surtout les extrémités du cadre conférant à certains plans un aspect pictural marqué par l’hyperréalisme.</p>
<p>Toujours aussi captivant 36 ans après sa réalisation,<em> Assaut</em> est ponctué de séquences chocs d’une efficacité redoutable, qui avaient été censurées pour des raisons morales. Le meurtre de sang-froid, plein champ, d’une petite fille venue chercher une glace en est un exemple foudroyant. La séquence construite sur un suspense orchestré de main de maître est d’une brutalité inouïe.  Longtemps absente des copies 35,  ce passage, très hitchcockien dans sa mise en place, possède toujours une puissance cinétique qui prouve que la violence transperce le spectateur si et seulement si elle est sublimée par une mise en scène à la hauteur.</p>
<p>Véritable western des temps modernes (on pense aussi à <em>Alamo </em> de John Wayne), ne faisant jamais l’apologie de la violence, <em>Assaut</em> a depuis, influencé de nombreux films, des <em>Guerriers de la nuit</em> de Walter Hill à <em>Siège</em> de Paul Donovan. En France, <em>Nids de guêpe</em> de Florien EmilIo Siri est quasiment un décalque du film de Carpenter. Jean-François Richet a réalisé  un remake aux Etats Unis avec Ethan Hawks et Samuel Jackson transformant l’original en un thriller efficace mais passe-partout.</p>
<p><em> (USA-1976)  de John Carpenter avec  avec Austin Stocker, Laurie Zimmer, Darwin Joston, Nancy Loomis. Format : 2 :35 (16/9). Audio : français DTS 2.0 mono, Anglais 5.1 DTS-HD. Sous titres : Français. Durée : 91 mn. Bonus : le commentaire audio de Carpenter, la production du film (16 mn), entretien avec John Carpenter et Austin Stocker, la musique du film sur piste séparée, la bande-annonce, les spots radio.</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6881" title="Assault On P13_0006" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/Assault-On-P13_0006-600x259.jpg" alt="" width="600" height="259" /></p>
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		<title>Angoisse, de Bigas Luna</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 08:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
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		<description><![CDATA[Au sein d’une filmographie décevante, si l’on excepte l’étrange Caniche et le sympathiquement vulgaire Jambon jambon, Angoisse fait figure d’exception et constitue le meilleur film d’un auteur  qui ne retrouvera jamais plus un tel état de grâce et surtout une virtuosité graphique (les sinistres Bambola et Les vies de Loulou). Angoisse est un projet qui tenait à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au sein d’une filmographie décevante, si l’on excepte l’étrange <em>Caniche</em> et le sympathiquement vulgaire <em>Jambon jambon</em>, <em>Angoisse </em>fait figure d’exception et constitue le meilleur film d’un auteur  qui ne retrouvera jamais plus un tel état de grâce et surtout une virtuosité graphique (les sinistres <em>Bambola</em> et <em>Les vies de Loulou</em>).</p>
<p><em>Angoisse </em>est un projet qui tenait à cœur Bigas Luna. Il a écrit le script en 1982, période où il vivait aux Etats Unis et venait d’achever  un film avec Dennis Hopper, <em>Reborn</em>, un thriller fantastique. N’ayant pu trouver des financiers qui devaient s’arracher les cheveux devant un projet aussi novateur que complexe, il retourna en Espagne et  put enfin, grâce au producteur Pépon Coromina, réaliser son film.</p>
<p>Tourné entièrement à Barcelone, <em>Angoisse</em> est censé se situer aux Etats-Unis, défi que relève brillamment le cinéaste en multipliant les décors contrastés. Difficile de résumé le scénario sans dévoiler le pot aux roses. Pour ceux qui ne connaissent pas l’enjeu de ce thriller horrifique malsain et fascinant, attendez-vous à quelques SPOILERS inévitables.</p>
<p>Un ophtalmologue plutôt inquiétant, complètement dominé par sa mère, assassine des gens pour leur prélever les globes oculaires. La mère utilise l’hypnose pour guider son fils dans sa mission. Tout serait simple dans cet univers gothique, teinté de surréalisme, si l’on n’entendait pas au bout d’une vingtaine de minutes les commentaires des spectateurs venus assister au pouvoir dérangeant de cette pellicule malfaisante. Un autre film dans le film commence.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6857" title="image_06" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/image_06-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p>L’aspect excessif de ce long prologue qui se déroule dans un décor irréel et fétichiste, provoque une sorte de méfiance. Bigas Luna en rajoute dans les éclairages bleus et rouges comme dans  les giallos expressionnistes de Bava et Argento, multiplie les cadrages alambiqués,  les effets de montage insolites et dirige ses comédiens d’une façon borderline sans aucun souci de vraisemblance (diction sadique, yeux exorbités, caractère ridicule des seconds rôles). Bigas Luna se fond avec une totale absence de complexe dans les terres peu accueillantes du cinéma bis et excentrique.</p>
<p>Mais voilà qu’après une séance d’hypnose, citant ouvertement le <em>Vertigo</em> d’Hitchcock, que l’on se retrouve dans la salle de cinéma, observant les réactions de spectateurs traumatisés, effrayé, manipulés par la projection de <em>The mammy</em>, le film dans le film. Vous me suivez ???</p>
<p>Le réalisateur ibérique pratique la mise en abîme de façon inventive et ludique, n’oubliant jamais derrière l’apparence d’un petit manuel théorique, de raconter une histoire, enfin deux histoires, effrayantes. La deuxième partie est totalement vertigineuse. Le fils binoclard et psychologiquement instable rentre dans un cinéma qui projette <em>The lost world</em>, classique du muet fantastique et commence le massacre. Parallèlement, dans la réalité, un tueur totalement obsédé par <em>The mammy</em> entame lui aussi un voyage au bout de l’horreur.</p>
<p>Le long montage parallèle qui voit s’entrecroiser les deux récits n’est jamais gratuit. Les intrigues se resserrent, se mélangent et finissent même par converger via une séquence traumatisante où l’une des jeunes héroïnes confond la fiction et le réel en pensant que l’ophtalmologue lui a planté une aiguille dans l’œil.</p>
<p>Réflexion intense sur le pouvoir des images, <em>Angoisse</em> se garde bien de toute sentence moralisatrice. A la limite, le film prêche un discours presque évident : la violence graphique et psychologique d’une œuvre d’art peut avoir des conséquences sur des esprits fragiles. Mais surtout, <em>Angoisse </em>est un hommage vibrant à la toute-puissance du cinéma comme catalyseur de nos peurs les plus intimes.</p>
<p>Proche d’œuvres majeurs comme <em>Ténèbres</em> d’Argento et<em> Body Double</em> de De Palma, cette plongée au cœur d’une folie pelliculée n’oublie pas de revisiter la séquence culte de l’œil découpé au scalpel, vue dans <em>Un Chien Andalou</em> de Buñuel, œuvre matricielle du projet fou de Bigas Luna. Singulier et scotchant de la première à la dernière image, <em>Angoisse</em> est un grand film de genre, viscéral et anxiogène, qui dépasse allègrement son aspect ultra référentiel et son penchant théorique. Un petit chef d’œuvre.</p>
<p><em>(ESP-1987) de Bigas Luna Luna avec Zelda Rubinstein, Michael Lerner, Talia Paul. Format : 2 :35 (16/9). Audio : français, Anglais (stéréo). Sous titres : Français. Durée : 81 mn. Bonus : Présentation du film par Fausto Fasulo, interview Bigas Luna, Films annonces. Dispo DVD et Blu-ray chez Filmedia</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6858" title="angoissebluray" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/angoissebluray.jpg" alt="" width="489" height="680" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Meurtre à la mode</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 18:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Karen, une jolie fille candide, est amoureuse d’un photographe de charme qui lui a promis de l’épouser une fois qu’il aurait divorcé avec sa femme. Mais, confronté à des difficultés financières, il accepte de tourner une commande, un film pour adultes produit par l’énigmatique Otto, personnage fantasque et dérangeant qui collectionne les décès violents dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6834" title="meurtre a la mode" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/03/meurtre-a-la-mode.jpeg" alt="" width="576" height="988" /></p>
<p>Karen, une jolie fille candide, est amoureuse d’un photographe de charme qui lui a promis de l’épouser une fois qu’il aurait divorcé avec sa femme. Mais, confronté à des difficultés financières, il accepte de tourner une commande, un film pour adultes produit par l’énigmatique Otto, personnage fantasque et dérangeant qui collectionne les décès violents dans son entourage.</p>
<p>Après une série de courts métrages remarqués, Brian De Palma signe son premier long métrage avec <em>Murder a la mod</em>, une œuvre hybride et passionnante à la lisière de l’essai expérimental. Le futur géniteur des indispensables <em>Phantom of the paradise</em> et <em>Scarface</em>, embarque le spectateur dans un maelström d’images foisonnantes, d’audaces graphiques, de références pointues, de pirouettes scénaristiques avec une absence de complexe qui force souvent l’admiration. Toutes les obsessions et thèmes majeures de De Palma sont éjectés à l’écran à l’état brut avec entre autres : le goût pour la manipulation, le voyeurisme, la trahison, la critique de la société de consommation et la satire politique. En 1967, Brian De Palma n’a pas encore trouvé sa voix. Entre  la nouvelle vague, le cinéma d’auteur européen et le  thriller hitchcockien, son cœur balance.</p>
<p>Après un générique chanté par l’excellent William Finley sur fond de photographies, <em>Murder a la mod</em> débute par une série de séances photos de charmes prises en contreplongée. Dès ses premières images, De Palma se lâche, se moque du bon goût et en cinéaste débutant n’a cure de ce qu’il faut montrer ou pas. Instable, épuisant et parfois indigeste, ce pastiche de thriller n’en demeure pas moins passionnant ne serait-ce que pour sa réflexion pertinente sur la nature même d’une  mise en scène. A la manière de Godard, De Palma prend un malin plaisir à nous dire comment ça marche, où sont les trucs et les ficelles. Un peu arrogant mais toujours ludique. Mais à la différence de certains de ses confrères se noyant dans un cinéma intello new yorkais artificiel, on sent chez De Palma un plaisir de filmer une histoire scindée en deux parties, fourmillant d’idées narratives et visuelles.</p>
<p>La première partie rappelle <em>Le voyeur</em> de Michael Powell. Elle se concentre sur la relation entre l’apprenti cinéaste manipulateur et sa petite amie. Il prétexte un besoin d’argent pour la déshabiller mais on sent poindre chez ce personnage un rapport pathologique et obsessionnel à l’image, un goût prononcé du voyeurisme (il aime filmer sa copine mais ne l’a encore jamais touchée).  Il évoque  par ailleurs toute une flopée de personnages que l’on verra ultérieurement dans <em>Body Double, Blow out,</em> ou <em>Femme fatale</em>.</p>
<p>La deuxième partie s’inspire ouvertement de la construction de <em>Rashomon</em> d’Akira Kurosawa. La même histoire nous est racontée du point de vue des 3 personnages : Otto l’espère de pitre farfelu du film, le jeune cinéaste, et l’amie de Karen. L’une des réflexions centrales du cinéma de De Palma est formulée à l’état de brouillon. L’absence d’informations (le manque d’images) conduit à une mauvaise interprétation de la réalité. Chaque personnage est trompé par les apparences. Seul le spectateur possède les éléments en mains, soit les 3 points de vue qui permettent de reconstituer le puzzle. Donc la vérité. Cette longue séquence, virtuose et ludique, est une pure leçon de mise en scène. Tout le dispositif mis en place avec la valise dans le cimetière permet au jeune cinéaste d’expérimenter des angles de prises de vues insolites, un découpage filmique moderne et de savants travellings latéraux.</p>
<p><em>Murder a la mod</em> est certes imparfait (l’interprétation est inégale, la plupart des gags tombent à plat) mais reste une proposition de cinéma stimulante qui contient à l’état de gestation  tout ce qui, plus tard, éclatera dans les films majeurs de l’auteur de <em>Carrie</em>. A signaler enfin une scène de meurtre au rasoir, violente et esthétique, qui  préfigure  celle, inégalée, de l’ascenseur dans <em>Pulsions</em>.</p>
<p><em>(USA-1967) de Brian De Palma avec Margo Norton, Andra Akers, Jared Martin, William Finley, Jennifer Salt</em></p>
<p><em>Editeur : <a href="http://www.lechatquifume.com" target="_blank">Le chat qui fume</a>. Format : 1.33. Durée : 82 mn. Audio : Anglais. Sous-titres : français.</em></p>
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		<title>The hunt, de Thomas Szczepanski</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 18:19:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Alex, jeune journaliste pour un magazine à sensation en perte de vitesse, doit impérativement écrire sur un sujet permettant au canard de se refaire une santé en termes de ventes. Une strip-teaseuse lui apporte un sujet d’investigation a priori fascinant mais il va se retrouver malgré lui dans une chasse à l’homme où il doit payer pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alex, jeune journaliste pour un magazine à sensation en perte de vitesse, doit impérativement écrire sur un sujet permettant au canard de se refaire une santé en termes de ventes. Une strip-teaseuse lui apporte un sujet d’investigation a priori fascinant mais il va se retrouver malgré lui dans une chasse à l’homme où il doit payer pour éliminer le gibier. Le piège se referme sur lui</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Thomas Szczepanski est un jeune cinéaste à suivre qui n’a sans doute pas encore affirmé sa véritable personnalité. Son premier film, <em>Mama’s lover</em> (édité chez Artus) est un road movie fauché placé sous le signe embarrassant du cinéma d’auteur français. Interprété avec conviction par de jeunes comédiens inconnus mais terni par un script qui confond souvent errance existentielle avec ballade soporifique, ce premier essai forcément sympathique n’emporte pas l’adhésion malgré ses qualités indéniables. Le road movie, genre flottant et libre par excellence, est tributaire d’une rigueur narrative et filmique, globalement absente de<em> Mama’s lover</em>. Mais les premiers plans du film, apparemment tournés postérieurement, sont splendides, d’une précision d’orfèvre et laissent entrevoir un cinéaste talentueux qui ne demande qu’à s’exprimer.</p>
<p>C’est chose faite avec le second long du cinéaste. Survival classique, qui part néanmoins d’un postulat original, <em>The Hunt</em> marque un net progrès tant d’un point de vue du scénario que de la mise en scène. Pas foncièrement amateur du genre, si l’on se réfère à son interview dans les bonus, Thomas Szczepanski a tourné une sorte de commande, une œuvre carré et efficace qui, si elle manque de point de vue, n’en demeure pas moins intéressante et souvent captivante.</p>
<p>En prenant le parti pris de placer le personnage central du côté des bourreaux malgré lui plutôt que des victimes, le réalisateur renverse la tendance anxiogène commune des (trop) nombreux survival vus ces 10 dernières années. La menace est identique mais l’enjeu, donc le suspense, est déplacé. Comment le protagoniste principal, un journaliste avide de scoop, va  pouvoir se dépêtrer de cette situation inextricable et éviter de devenir un assassin.</p>
<p>Mélange habile de <em>13 Tzameti, Les proies et Hostel,</em> pour ne citer que des références immédiates (conscientes ou inconscientes de la part des auteurs), <em>The hunt</em> frappe avant tout par la qualité de sa réalisation. Toutes les séquences de chasse à l’homme sont filmées avec une virtuosité et une intensité incroyables compte tenu du budget anémique (et c’est un euphémisme).</p>
<p>Ecrit par François Gaillard, qui s’éloigne un temps de ses obsessions pour le giallo et Lucio Fulci,<em> The Hunt</em> est un produit maîtrisé comportant sont lot réussi de scènes gores, efficacement orchestrés par David Scherer,  et d’un zeste d’érotisme bienvenu. La direction d’acteur, inégale, est portée par l’excellent Jellali Mouina, impeccable en journaleux plongé au cœur de l’enfer. On espère qu’il trouvera à l’avenir d’autres rôles à la mesure de son talent.</p>
<p>Tourné sans argent, voici un petit film tendu et modeste, qui en remonte à bien des survival poussifs et torture porn crapuleux qui encombrent les calendriers des sorties dvd depuis quelques années.</p>
<p><em>(FRA-2011) de Thomas Szczepanski avec Jellali Mouina, Sarah Lucide, Michel Coste</em></p>
<p>Editeur : Le chat qui fume. Durée : 75 mn. Format : 16/9. Langue : Français 5.1</p>
<p>BONUS : Making of, interviews Thomas Szczepanski (réalisateur), Sarah Lucide (actrice), Jellali Mouina (acteur), François Gaillard (scénariste). Bandes annonces</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6802" title="hunt" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/02/hunt.jpg" alt="" width="600" height="532" /></p>
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		<title>Sulfures</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 19:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6693" title="RVB_DIVERS12-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS12-DONTLET.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec Mad movies.</p>
<p>Les premières images n’augurent rien de franchement passionnant mais au moins l’efficacité est au rendez-vous. Dans un décor lugubre, une grotte ou un abri sous terre,  une jeune femme attachée se débat. Son bourreau, dont on ne perçoit que la silhouette, la libère et la laisse s’enfuir à l’air libre en pleine forêt. L’ambiance est malsaine, la réalisation enlevée et pour une fois voilà un DTV qui ne propose pas une photo trop moche. Fin du prologue.</p>
<p>Retour en arrière, deux jours avant les évènements. Un jeune couple, Paige et Calcin, accompagné de la sœur de ce dernier et de son étrange compagnon de dernière minute, Tristan, décide de partir en week-end  à la campagne dans une baraque isolée. Arrivés sur les lieux, nos braves occupants sont prévenus par l’officier local (qui ressemble à tout sauf à un flic, bonjour le casting) qu’un serial killer surnommé « le chirurgien des arbres » sévit dans le coin. Inquiet mais sans s’affoler plus que de raison, ils décident de rester, ce qui pose quand même un premier point noir dans la conduite du récit. D’emblée la crédibilité n’est pas au rendez-vous. De plus, le mystérieux Tristan, au lieu d’être ambigu et inquiétant, est franchement odieux et antipathique. Il cache un secret de polichinelle dont le spectateur se contrefout dès la première bobine. Et la découverte de ses motivations par l’intermédiaire de son portable accuse un sérieux problème d’écriture. Bref, le scénario est d’une surprenante maladresse et l’une des rares bonnes idées (les deux tueurs aux motivations opposés qui s’affrontent) est malheureusement esquissé au profit d’un thriller horrifique tendu mais conventionnel.</p>
<p>Le gentil couple s’accommode un peu vite de son attitude exécrable.  Enfin passons. Juste pour dire, que Sulfures (joli titre français mais qui ne veut strictement rien dire) ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Mais soyons indulgent. Pour un premier film, il s’agit d’une carte de visite honorable. Kelly Smith livre un petit slasher tendu et suffisamment maîtrisé sur le plan visuel pour faire illusion. La tension monte en crescendo dans une atmosphère en demi-teinte, entre naturalisme et décalage typiquement british. Certaines digressions sont particulièrement drôles comme la séquence où le flic raconte comment une enseignante a  découvert l’une des victimes en forêt pendant qu’elle donnait un cour de dessin à ses élèves. D’autres moins ragoûtantes, révèlent un réalisateur plutôt doué pour les scènes chocs teintées de macabre (le vers qui sort de l’œil).  Les effets gore peu nombreux sont néanmoins efficaces et crédibles et l’interprétation, comme souvent dans les productions britanniques même les plus fauchés, est crédible en dépit de dialogues parfois risibles. Le final tourne un peu court comme si Smith avait peur d’en faire trop et se termine dans un bain de sang tout ce qu’il y a de plus classique. Au moins il évite le sempiternel happy end (l’héroïne qui se transforme en justicière) ou le rebondissement de dernière minute qui ne surprend plus personne.</p>
<p>En dépit d’un sérieux problème d’écriture,  cette production fauchée se démarque par une mise en scène efficace et parfois inventive qui laisse présager le meilleur à l’avenir pour le débutant Kelly Smith.</p>
<p><em>(GB-2011) d e Kelly Smith avec Sophie Linfield, Sam Hazeldine, Gordon Alexander.</em></p>
<p><em>Blu-ray et DVD édités par Emylia. Format: 1.85 (16/9). Audio : Français (5.1 dolby digital) Anglais (5.1 dolby digital et 5.1 DTS). Sous-titres : Français. Bandes annonces</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6694" title="RVB_DIVERS5-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS5-DONTLET-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
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		<title>Bloody Moon de Jess Franco</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 21:34:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[dvd]]></category>
		<category><![CDATA[jess franco]]></category>
		<category><![CDATA[uncut movies]]></category>

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		<description><![CDATA[BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez Uncut Movies. Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez <a href="http://www.uncutmovies.fr/" target="_blank">Uncut Movies</a>.</p>
<p>Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années plus tôt d&#8217;un meurtre particulièrement sadique et que l&#8217;assassin après un long traitement psychiatrique vient d&#8217;être remis en liberté. Dès lors, les étudiantes vont devenir les proies d&#8217;une ombre menaçante armée d&#8217;un long couteau et nombreuses sont celles qui finiront massacrées par le tueur fou. Une des étudiantes, Angela, inquiète de la disparition de sa meilleure amie va tenter de découvrir les sombres secrets qui planent autour de l&#8217;école. Ce qu&#8217;elle va découvrir va la plonger au plus profond de l&#8217;horreur&#8230;</p>
<div>
<div>Réalisé en 1981 par le mythique Jess Franco, réalisateur culte par excellence à qui l&#8217;on doit des oeuvres inoubliables telles que L&#8217;HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF, JACK L&#8217;EVENTREUR ou encore LES PREDATEURS DE LA NUIT, BLOODY MOON fut rapidement frappé d&#8217;une interdiction totale lors de sa sortie en Angleterre. Jugé trop violent et trop sanglant, BLOODY MOON vous est présenté dans sa version intégrale contenant toutes les scènes gore qui avaient traumatisé la censure et qui font de ce film un authentique classique du genre.</div>
<p>Ce DVD contient : le film en version française, le film en version originale anglaise, sous-titres français amovibles , le trailer original du film, galerie de photos, bandes-annonces UNCUT MOVIES .</p>
<p>EDITION DVD COLLECTOR LIMITEE A 1000 EXEMPLAIRES<br />
Version intégrale &#8211; Couleur &#8211; 1.77 - Mono &#8211; PAL &#8211; Zone 2.</p>
<p>Manu avait déjà parlé de <a href="http://www.cinetrange.com/special/chronique/bloody-moon-de-jess-franco">l&#8217;édition anglaise ici.</a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6653" title="DVD bloody moon avantnew" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/DVD-bloody-moon-avantnew.jpg" alt="" width="600" height="848" /></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Drive, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 12:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nunzio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne faites pas de ce que dit ce grand maniaco-dépressif d&#8217;Hamlet une généralité  : il n&#8217;y a pas que du pourri au Royaume de Danemark, il y a aussi Nicolas Winding Refn. Après une trilogie Pusher qui en a estomaqué plus d&#8217;un (et révélé Mads Mikkelsen), suivi d&#8217;un Bronson et un Valhalla Rising  plus discutés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_gosling.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6641" title="drive_gosling" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_gosling.jpg" alt="" width="610" height="413" /></a>Ne faites pas de ce que dit ce grand maniaco-dépressif d&#8217;Hamlet une généralité  : il n&#8217;y a pas que du pourri au Royaume de Danemark, il y a aussi Nicolas Winding Refn. Après une trilogie <em>Pusher</em> qui en a estomaqué plus d&#8217;un (et révélé Mads Mikkelsen), suivi d&#8217;un <em>Bronson</em> et un <em>Valhalla Rising</em>  plus discutés malgré leurs qualités, il était facile de croire que la première incursion du réalisateur/<em>gambler</em> dans le cinéma américain risquait d&#8217;être décevante. Soyons clair d&#8217;entrée : Ceux qui pensent ainsi se gourent méchamment.</p>
<p><em>Drive</em> n&#8217;a à posteriori que peu de rapport avec<em> The Driver</em> de Walter Hill (1978), que la trilogie basse du front des <em>Transporteur</em> avait déjà sympathiquement pillé. Certes, on retrouve une manière identique de présenter un personnage à priori semblable : un &laquo;&nbsp;chauffeur&nbsp;&raquo; freelance (Ryan Gosling), professionnel au sens noble, louant ses compétences de pilote à des braqueurs le temps d&#8217;un casse. Un homme peu loquace, aux nerfs d&#8217;acier, méticuleux et qui ne sera jamais nommé. Refn va coller au train de ce personnage solitaire qui ne semble avoir pour seul vrai foyer que le siège conducteur d&#8217;une <em>muscle-car</em>. L&#8217;appartement quasi monacale qu&#8217;il occupe est voisin de celui d&#8217;Irene (Carey Mulligan), dont le mari est en prison, et son fils Benicio. Comme tout authentique solitaire taciturne serait enclin à le faire, le &laquo;&nbsp;Driver&nbsp;&raquo; va s&#8217;attacher rapidement et intensément à la jeune femme et l&#8217;enfant. Seulement, derrière la décontraction inébranlable, la nonchalance et la tendresse contenue mais réelle du Driver se cache une violence froide et expéditive, qui s&#8217;exprimera dès que la sécurité de ses &laquo;&nbsp;proches&nbsp;&raquo; de fraîche date sera compromise.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6642" style="margin: 3px;" title="drive_affiche" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_affiche.jpg" alt="" width="350" height="475" /></a>Avec <em>Drive</em>, Refn livre un film profondément masculin en toute sincérité et simplicité, sans user des ficelles grosses comme le calibre du Desert Eagle, de machisme échevelé, de sentiment de puissance en solde ou de punchlines qui sentent la sueur de burnes<strong></strong>. Son Driver est néanmoins un archétype propre à titiller le besoin d&#8217;identification du spectateur mâle : il est cool, il est beau gosse, il conduit comme un dieu, il bosse dans le cinéma (il est cascadeur), il a de l&#8217;honneur et de la probité&#8230; C&#8217;est une sorte de chevalier errant un peu voyou, un héros d&#8217;un autre temps aux valeurs surannées, un cousin éloigné version automobile du Ghost Dog de Jim Jarmush. Mais Refn va aussi entrainer ce même spectateur vers le côté immensément sombre et dangereux de cet archétype, via la référence omniprésente du scorpion, des scènes d&#8217;une brutalité sèche et intense, ou même allant braconner du côté du slasher old school le temps d&#8217;une séquence renvoyant à <em>Halloween</em> ou <em>Maniac</em>. Cependant, il ne fait pas de son Driver un simple schizophrène et le montre tout à fait capable de juxtaposer la tendresse la plus intense à la violence la plus extrême lors d&#8217;une scène bouleversante dans un ascenseur. Le Driver est tout simplement un homme conscient de la force qui l&#8217;habite et qui pourrait bien, ironiquement et tragiquement, le séparer de ceux qu&#8217;il veut protéger en l&#8217;utilisant.</p>
<p><em>Drive</em> est donc plus qu&#8217;un film noir bigrement bien emballé. Ce n&#8217;est pas seulement le portrait sensible d&#8217;un homme hors de son temps et fonctionnant selon ses propres règles. C&#8217;est aussi un vrai film de mecs, une catharsis pour homme viscérale et d&#8217;une puissance peu commune . <em>&laquo;&nbsp;Si votre film plait à tout le monde, c&#8217;est qu&#8217;il est raté&nbsp;&raquo;</em> avait dit Nicolas Winding Refn&#8230; Il est effectivement probable que tout le monde ne goûte pas la violence et la linéarité délibérée de <em>Drive</em>. Mais alors que le film fait déjà sensation dans les festivals et a récolté le prix du meilleur réalisateur à Cannes (amplement mérité), il se pourrait que la dernière œuvre du réalisateur danois le fasse un peu mentir. À la vue du film<strong></strong>, ce ne serait que justice.</p>
<p>Sortie le 5 octobre 2011</p>
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		<title>Territories</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 22:48:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fantastique est mort voilà quelques années, entraînant dans son sillage le film d&#8217;horreur. Autrefois subversif et politique, ce dernier est devenu le train fantôme d&#8217;un public adolescent. Si Cronenberg évoquait avec un réalisme effrayant le corps humain à travers ses maladies, ses mutations et sa machinerie cachée, ce clown d&#8217;Eli Roth accrochera les tripes autour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le fantastique est mort voilà quelques années, entraînant dans son sillage le film d&#8217;horreur. Autrefois subversif et politique, ce dernier est devenu le train fantôme d&#8217;un public adolescent. Si Cronenberg évoquait avec un réalisme effrayant le corps humain à travers ses maladies, ses mutations et sa machinerie cachée, ce clown d&#8217;Eli Roth accrochera les tripes autour de son cou pour en faire un numéro de cirque. A force de remaker les films des années 80 ou 70 au point de profaner certains chef-d&#8217;oeuvres, il faut se rendre à l&#8217;évidence : le film d&#8217;horreur n&#8217;a plus rien à dire. Tout au plus, il se contente de quelques gores soubresauts qui exciteront un temps quelques aficionados.</p>
<p><em>Territories</em> part d&#8217;une bonne idée, celle d&#8217;illustrer sur le mode torture porn, certes devenu banal, les excès des USA devenus paranoïaques suite aux attentats du 11 septembre. Contrôles accrus aux frontières, Patriot Act, camps de prisonniers, tout à coup le monde est peuplé de terroristes.</p>
<p>Cinq trentenaires américains rentrent au pays en voiture par une petite route forestière. C&#8217;est alors qu&#8217;ils tombent sur deux douaniers pas très commodes. Après avoir trouvé un peu de Marie-Jeanne dans leur affaires, les flics deviennent soudain agressifs, d&#8217;autant que le conducteur de la voiture, légèrement basané, s&#8217;appelle Jalil El-Hadad. Sous la menace d&#8217;un pistolet, les jeunes gens sont contraints de revêtir un uniforme de prisonnier et un sac sur la tête. Ils seront emmenés en milieu de la forêt puis enfermés dans des cages comme des animaux.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6627" title="territories" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/territories-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p>Le projet était prometteur puisque l&#8217;équipe du film compte parmi ses membres quelques résistants à la cause &laquo;&nbsp;horrifique&nbsp;&raquo;. On peut citer Douglas Buck au montage (<em>Family Portraits</em>) et Karim Hussain à la photographie (le fameux <em>Subconscious Cruelty</em>). La réalisation du colmarien d&#8217;origine Olivier Abbou n&#8217;ose cependant pas mettre les pieds dans le plat. Les images rappellent évidemment les prisons et les scandales d&#8217;Abou Ghraïb ou de Guantanamo. Ce sont là des prétextes pour mettre en image des humiliations et des tortures, principalement psychologiques. Il aurait été intéressant de se demander comment on en arrive à de tels excès, ou comment se met en place un système où tout le monde accepte plus ou moins la torture et la justice expéditive lorsqu&#8217;une chasse aux sorcières est organisée. Mais, sans surprise, les deux tortionnaires sont deux dérangés du ciboulot, deux rednecks des forêts passionnés par l&#8217;autodéfense et la protection du pays. Eux-mêmes n&#8217;y croient pas vraiment. Pourtant, ces personnages intriguent dans un premier temps, et notamment leur étrange relation, à mi-chemin entre fraternité et homosexualité sadomasochiste.</p>
<p>Malgré de bonnes intentions et une volonté de montrer les sévices sans se voiler la face, le film manque d&#8217;ambition et la cruauté qui y est dépeinte n&#8217;a pas le dixième de l&#8217;impact d&#8217;un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Abu_Ghraib_torture_and_prisoner_abuse" target="_blank">article Wikipédia sur la tristement célèbre prison irakienne</a>. Alors que nous suivons presque en direct la descente aux enfers tant physique que mentales des prisonniers, le récit nous emmène alors sur les traces d&#8217;un détective privé à la recherche de disparus. Le sujet ainsi remplacé perd alors de son intérêt.</p>
<p><em>Territories</em> (ou <em>Territoires</em> en bon français) s&#8217;est offert une très discrète sortie dans nos salles l&#8217;été dernier. Actuellement, il est disponible seulement en dvd au Royaume-Uni chez Arrow Films. Coproduction franco-canadienne, le film a été tourné en langue anglaise et le dvd ne propose aucun sous-titre, ni bonus.</p>
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		<title>Prime Cut de Michael Ritchie</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 19:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
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		<description><![CDATA[Sec comme un coup de trique, Prime Cut s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas. Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6596" title="PRIME CUT 01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-01.jpg" alt="" width="600" height="438" /></p>
<p>Sec comme un coup de trique,<em> Prime Cut</em> s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas.</p>
<p>Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez Mary Ann, patron d&#8217;une chaine d&#8217;abattoirs. Devlin précède plusieurs hommes de main qui ont échoué dans la mission. Le dernier a été renvoyé à l&#8217;expéditeur sous forme de saucisses. Le combat va être sans pitié. Cette fois-ci, Devlin embauche une équipe de jeunes hommes pour faire payer Mary Ann, ou l&#8217;abattre si nécessaire.</p>
<p>Le noyau du film s&#8217;apparente à une intrigue de western, un duel entre deux hommes, qui se cherchent de plus en plus violemment, jusqu&#8217;à vraiment se trouver. A plusieurs reprises, Michael Ritchie opposent ville et campagne, tout comme Nick (voyou des villes) s&#8217;oppose à Mary Ann (voyou des champs). Alors que ce dernier se repaît d&#8217;une plâtrée de tripes, son alter égo citadin dîne dans un restaurant à la française et commande un &laquo;&nbsp;consommé&nbsp;&raquo; et une &laquo;&nbsp;vichyssoise&nbsp;&raquo; (en français dans la VO). Dans l&#8217;autre sens, Mary Ann revendique sa terre car il y est depuis toujours et qu&#8217;il connaît les traditions de la région. La ville est aussi critiquée car Nick et sa bande ne communiquent presque jamais. Ils ont l&#8217;air de corps sans âme dans leur voiture qui file vers l&#8217;abattoir. L&nbsp;&raquo;esprit de communauté et de solidarité, propre à la campagne, a ici disparu.</p>
<p>Michael Ritchie dresse un portrait effrayant de l&#8217;esprit redneck du Kansas, notamment dans la scène de &laquo;&nbsp;foire&nbsp;&raquo;. Si l&#8217;on y trouve des manèges pour enfants et la fanfare du coin, des jeux plus stupides sont aussi organisés (manger une tarte sans les mains le plus vite possible) et personne n&#8217;est choqué de voir des hommes tirer sur d&#8217;autres à la carabine. On n&#8217;est finalement pas si loin de <em>Massacre à la tronçonneuse</em> et de ses dégénérés, si ce n&#8217;est que Michael Ritchie traite ici son sujet sans exagération ni jugement, et mélange images réelles (la foire a l&#8217;air authentique) avec sa fiction.</p>
<p>A la foire aux bestiaux, succède la foire aux jeunes femmes. Mary Ann récupère des filles paumées, en provenance d&#8217;un orphelinat. Il les drogue puis les met à disposition, nues dans des box avec de la paille, afin de les vendre ! C&#8217;est là que Nick récupère Poppy, une belle et naïve jeune fille. Il lui achète de jolis vêtements et l&#8217;emmène dans un restaurant luxueux mais en parfait gentleman, Nick gardera une relation platonique avec elle.</p>
<p>Située dans un milieu d&#8217;agriculture intensive, l&#8217;intrigue propose une belle course-poursuite à travers champs, donnant l&#8217;occasion au réalisateur de boucler quelques plans magnifiques sur les immenses étendues de blé ou de tournesols. D&#8217;une poursuite à pieds quelque peu contemplative, on passe alors à une scène d&#8217;action quand Nick et Poppy sont poursuivis par une&#8230; moissonneuse ! L&#8217;issue du combat est inattendue et propose un duel face-à-face entre la moissonneuse-tueuse et une voiture !</p>
<p>Dans ce polar sans concession, on trouve des moments  d&#8217;humour surréaliste. On pourra citer la baston &laquo;&nbsp;pour de rire&nbsp;&raquo; entre les deux frères, qui laisse penser qu&#8217;ils sont définitivement cinglés. Et surtout il y a cette tentative d&#8217;assassinat à la saucisse, arrivant au climax du film, dernier moment du film où l&#8217;on s&#8217;attendait à la présence de charcuterie.</p>
<p>Le film est un festival de gueules. Lee Marvin en premier lieu, toujours impérial, en roc inébranlable, se contentant de peu de mots pour s&#8217;exprimer. Gene Hackman, jeune, fou et violent. Et Sissy Spacek dont la candeur ne peut qu&#8217;émouvoir. Le dvd contient un intéressant entretien avec Frédéric Schoendorffer et Jean-Pierre Dionnet qui discutent du film. Le premier retrace l&#8217;historique et la carrière atypique du réalisateur et le second donne son point de vue sur les singularités du film. Ils mentionnent également que pour les acteurs principaux, ce film vient à un moment-clé de leur carrière. Un peu avant ou un peu après, on les retrouve chacun de leur côté à l&#8217;affiche d&#8217;un chef-d&#8217;oeuvre.</p>
<p><em>Le film est disponible en dvd uniquement, remasterisé chez Carlotta. Dommage qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de blu-ray mais la qualité est au rendez-vous. Un bien belle et curieuse pépite à découvrir.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6597" title="PRIME CUT 04" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-04.jpg" alt="" width="600" height="431" /><br />
</em></p>
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		<title>Blood Island (Bedevilled)</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 16:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
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		<description><![CDATA[Les coréens ont toujours eu un rapport très étrange avec la violence au cinéma. En occident et en particulier chez les américains, la violence est souvent utilisée de manière manichéenne. Les bad guys peuvent être violents mais il est plus rare de voir des gentils distribuer des claques et des coups de poing pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les coréens ont toujours eu un rapport très étrange avec la violence au cinéma. En occident et en particulier chez les américains, la violence est souvent utilisée de manière manichéenne. Les bad guys peuvent être violents mais il est plus rare de voir des gentils distribuer des claques et des coups de poing pour un oui ou pour un non. Dans le cinéma coréen, la violence physique est un vrai mode d&#8217;expression, que tous les personnages utilisent. De plus, la société ne semble pas remettre en cause ces comportements.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6504" title="Blood-Island-Bedevilled-" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/Blood-Island-Bedevilled-.jpg" alt="" width="600" height="384" /></p>
<p>Première bizarrerie, le personnage d&#8217;Hae-Won, une jeune et jolie trentenaire, n&#8217;est pas sympa (même si elle boit de la Guinness à la chaîne). Habitant Séoul, elle est un peu surmenée et solitaire, ce qui l&#8217;amène à commettre des erreurs professionnelles. Obligée de prendre quelques congés, elle décide de passer une semaine sur l&#8217;île où elle a grandi. Là-bas, elle découvre une poignée d&#8217;agriculteurs idiots et un groupe de vieilles et vilaines rombières. Bok-Nam, son amie d&#8217;enfance, subit les humiliations des villageois et en particulier de son mari, qui n&#8217;hésite pas à la battre lorsqu&#8217;elle ne s&#8217;active pas aux tâches ménagères.</p>
<p>Si au début on suit le point de vue de Hae-Won, le personnage principal devient rapidement Bok-Nam. La première partie du film est un crescendo qui dépeint les relations  entre les différents autochtones. Les hommes sont des bêtes, qui  chiquent « l’herbe à crétins » et qui rossent leur femme.  Les vieilles peaux n’élèvent pas le niveau et cultivent une étrange tradition séculaire à base de misogynie. La violence n’est donc pas frontale, mais  insidieuse et psychologique. Ayant passé sa vie sur l’île, Bok-Nam rêve de la ville comme ultime salut, notamment pour sa fille qui ne va  pas à l’école.</p>
<p>Le film est dérangeant car Hae-Won, qui devrait pouvoir sauver Bok-Nam de sa pitoyable condition, est une femme passive. Elle représente l&#8217;anonymat de la grande ville. Le noyau du film illustre les différents liens entre les habitants. Il y a toute une hiérarchie, un jeu de faux-semblants, cachés derrière cette bande de ploucs. Si au début, ça paraît assez rigolo, on se rend peu à peu compte que Bok-Nam subit en fait une torture mentale et physique, à petites doses, mais sur le long terme. Toute cette rancœur va forcément conduire au tragique. On voit le massacre arriver bien à l&#8217;avance (l&#8217;affiche spoile bien, en plus) mais ce n&#8217;est finalement pas important. Les personnages sont si bien définis, et si bien interprétés, que la vengeance de Bok-Nam reste glaçante et extatique, même si attendue. Le dénouement avec Hae-Won reste cependant incertain. Alors que son amie subit un calvaire, Hae-Won reste de marbre, passe son temps à dormir, à fermer les yeux sur tout ce qui se passe sur l&#8217;île.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6505" title="BedevilledPic1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/BedevilledPic1.jpg" alt="" width="600" height="315" /></p>
<p>Le réalisateur, Jan Cheol-Soo, semble avoir été marqué par le travail de Kim Ki-Duk, dont il fut assistant réalisateur sur <em>Samaria</em>. Ki-Duk l’a certainement contaminé avec son goût pour la description  d’un contexte social tendu et violent. Derrière l’intrigue, on trouve un  discours sur la ville (liée à l’éducation) en opposition à la campagne  (où règne l’analphabétisme). Mais ce constat serait trop simpliste.  L’auteur critique également l’aveuglement de Hae-Won qui ne voit  absolument rien à l’horrible situation de Bok-Nam.</p>
<p>Comme c&#8217;est parfois le cas dans les films coréens, le réalisateur ne parvient pas à terminer son film. Il fait une fin, puis une autre, et puis une autre, en passant d&#8217;un genre à l&#8217;autre (mélo, thriller, horreur !). L&#8217;on en arrive à un inutile épilogue qui touche au grotesque. Dommage, car ce film à l&#8217;ambiance plus que pesante, devient alors comique à cause de l&#8217;absurdité de la situation.</p>
<p>Le blu-ray propose une image un peu trop claire et pas assez contrastée. Cependant, le piqué de l&#8217;image permet d&#8217;apprécier la nature luxuriante de l&#8217;île et son bourg très rudimentaire, et l&#8217;on parvient à ressentir avec force l&#8217;écrasante chaleur le jour du massacre.</p>
<p><em>Déjà disponible en blu-ray et dvd chez Distrib Films.</em></p>
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		<title>Stuck, de Stuart Gordon</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 13:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-uni]]></category>
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		<description><![CDATA[Après environ trois années d’attente (Stuck a été présenté à Gérardmer en 2008), le dernier opus en date de Stuart Gordon sort enfin en dvd en France chez l’éditeur Condor Entertainment. Avec ce film, le papa du fendard Re-Animator reste dans la lignée de ses derniers rejetons, King of the Ants (2003) et surtout Edmond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-6500" title="dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/dvd-338x600.jpg" alt="" width="270" height="480" />Après environ trois années d’attente (<em>Stuck</em> a été présenté à Gérardmer en 2008), le dernier opus en date de Stuart Gordon sort enfin en dvd en France chez l’éditeur Condor Entertainment. Avec ce film, le papa du fendard <em>Re-Animator</em> reste dans la lignée de ses derniers rejetons, <em>King of the Ants</em> (2003) et surtout <em>Edmond</em> (2005), en proposant à nouveau un regard sur des personnages en pleine chute (sociale et/ou morale) qui doivent faire face à une situation incontrôlable. Dans <em>Stuck</em>, nous suivons une jeune aide-soignante qui, après avoir passé une soirée bien arrosée et sous ecstasy, percute violemment un homme avec sa voiture. Celui-ci, un chômeur vivant à la rue depuis peu, se retrouve encastré dans le pare-brise de la jeune femme qui, sous l’effet de la panique et la peur de finir en prison, décide de le laisser agoniser dans son garage.</p>
<p style="text-align: justify;">Librement inspiré par le fait divers de Chante Jawan Mallard, Gordon exprime sa peur de la perte sociale qui peut se produire du jour au lendemain. Dressant le portrait d’une société individualiste qui cherche à écraser les plus faibles, depuis un certain temps Gordon a décidé de laisser de côté les monstres auxquels il nous avait habitués avec des séries B (limite Z) comme <em>Dagon</em> ou <em>Castle Freak</em> pour s’intéresser au monstre le plus redoutable : l’être humain. Le résultat est enthousiasment : avec ses trois derniers films, Stuart Gordon s’offre une nouvelle jeunesse et n’a pas été autant en forme depuis <em>From Beyond</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’en termes de réalisation, <em>Stuck</em> &#8211; comme <em>Edmond</em> ou <em>King of the Ants</em> – n’est pas un chef d’œuvre, son point fort réside dans le regard qu’il porte sur ses personnages et leur situation. Gordon n’exagère jamais les actes, préférant garder la brutalité de la vie quotidienne et éviter le jugement facile. Le personnage interprété par l’excellente Mena Suvari paraissant au départ comme une fille généreuse et sympathique se fait peu à peu bouffer par la culpabilité, se révèle irresponsable et prête à tout pour éviter la taule. Gordon n’en fait pas un <em>monstre, </em>il ne la juge pas pour plus qu’elle n’est : un être humain en détresse face à une situation pour le moins complexe. Il serait faux de dire que <em>Stuck</em> n’est fait d’aucun discours moralisateur, mais il ne se prétend pas comme une vérité incontestable, il s’agit ici avant tout d’un thriller simple et très efficace. Mais malgré cela, le regard que porte Gordon sur la société actuelle n’en n’est pas moins important, ses personnages ne sont pas choisit au hasard (tandis l’un grimpe dans l’échelle sociale (l’aide soignante), l’autre tombe (le chômeur)) et le discours exprimé derrière ce petit pamphlet est presque désespéré, mais percutant.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6502" title="vlcsnap-2011-06-13-13h57m58s24" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h57m58s24-600x337.png" alt="" width="600" height="337" />Auto, boulot, dodo&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><em>Stuck</em> reste loin de la grande qualité d’écriture d’<em>Edmond</em> (dont la présence de David Mamet au scénario était pour le moins avantageuse), mais il propose tout de même une narration efficace et surtout un cinéaste souvent sous-estimé dont le regard s’impose comme l’un des plus intéressants du cinéma américain actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si nous avons la chance de pouvoir enfin le découvrir en dvd, <em>Stuck</em> souffre du même sort que l’édition dvd d’<em>Edmond</em> (édité par Wild Side) : aucun bonus, pas même une bande annonce ; le dvd finira probablement dans les caisses de supermarchés entre les rayons camemberts et serviettes hygiéniques.</p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6501" title="vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></a>Mena Suvari ou la découverte du sexe après <em>American Pie</em> : <em>&laquo;&nbsp;Ah ouais, c&#8217;est comme ça&#8230;</em>&nbsp;&raquo;</h5>
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		<title>Fast Furious 5 vs Dhoom:2</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 22:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bollywood]]></category>
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		<description><![CDATA[A ma gauche, Fast Five, le dernier de la franchise américaine initiée en 2001  qui fait un retour aux sources grâce à ce brave Vin Diesel. A ma droite, le pendant bollywoodien du genre (un casse, des autos et de la casse d&#8217;autos) réalisé en 2006 : Dhoom 2; qui compte parmi les plus chers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A ma gauche, <em>Fast Five</em>, le dernier de la franchise américaine initiée en 2001  qui fait un retour aux sources grâce à ce brave Vin Diesel. A ma droite, le pendant bollywoodien du genre (un casse, des autos et de la casse d&#8217;autos) réalisé en 2006 :<em> Dhoom 2</em>; qui compte parmi les plus chers et les plus rentables blockbusters du pays.</p>
<p>Commençons par les points communs. Ca doit obligatoirement commencer par une bonne grosse scène d&#8217;action. Après la déception du 4, <em>Fast and Furious 5</em> envoie du bois. Il s&#8217;agit de piquer des bagnoles de sport à bord d&#8217;un train qui file dans la toundra, et ce grâce à un véhicule tout terrain fabriqué sur mesure, un peu façon <em>Mad Max 2,</em> en moins punk. Manque de bol, les véhicules à voler appartiennent à la dihihay et les choses se compliquent. D&#8217;autant qu&#8217;un pont approche à toute allure.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/tPZfa7bZzF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/tPZfa7bZzF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Même genre de plan dans<em> Dhoom:2</em>. Il s&#8217;agit de piquer la couronne d&#8217;une vieille anglaise (la Reine ? J&#8217;ai pas compris) dans un train en plein désert de Namibie. Pour ça, Aryan, un Arsène Lupin à la peau halée et aux yeux verts serpent, saute en parachute, atterrit sur le train, se déguise en vieille rombière, affronte des hommes de main sur le toit du train et finit par s&#8217;enfuir en surf des sables.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, on est à peu près à égalité. Sauf que Vin Diesel a besoin de dix gars pour faire son heist, l&#8217;indien se contente d&#8217;un peu de make-up. C&#8217;est d&#8217;ailleurs son point fort. Le voleur se déguise &#8211; en reine mère, en nain, en touriste, en numismate, en balayeur, en statue &#8211; pour approcher ses trésors. A cause de son goût immodéré pour le bandana, le déguisement est parfois ridicule.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6477" title="dhoom-2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/dhoom-2.jpg" alt="" width="564" height="423" /></p>
<p>Ensuite, ça change. Dans <em>Dhoom:2,</em> après l&#8217;action, place à la danse. On nous offre une sorte de rumba de garagistes gays où métal, sueur et cambouis se disputent la vedette au sein d&#8217;un décor de garage avec des tournevis géants qui pendouillent du plafond. Ambiance. Mais ne nous trompons pas. Malgré le déballage de biceps stéroïdés, de pectoraux imberbes et de suaves abdominaux, le héros est hétéro. Taillé comme un Big Jim, il a néanmoins la souplesse d&#8217;un Michael Jackson et c&#8217;est un véritable Dieu de la danse qui dompte le dance floor avec une facilité déconcertante.</p>
<p style="text-align: center;">La preuve en images :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dBc_gm5ci2E?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/dBc_gm5ci2E?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>L&#8217;intrigue. N&#8217;est le point fort d&#8217;aucun des deux films. Le voleur est poursuivi par un policier. Mais le voleur n&#8217;est pas si méchant. Le gentil policier se prend d&#8217;amitié pour le voleur et il finit par l&#8217;aider en lui laissant la voie libre. <em>FF5</em> a un discours politique : le Brésil, c&#8217;est rempli de drogue et de flics corrompus. Du coup, l&#8217;équipe de Torreto (Vin Diesel) doit échafauder un méga-plan complexe pour piquer de l&#8217;argent sale à un magnat de la cocaïne qui a mis toute sa fortune dans un coffre hypersécurisé, situé dans un&#8230; commissariat ! Le souci, c&#8217;est qu&#8217;on parle beaucoup de comment on va faire ça et comment échapper à l&#8217;agent Dwayne Johnson aka The Rock, un flic qui traque des noms sur une liste et qui ne faillit jamais. D&#8217;ailleurs, il a emmené avec lui un <span style="text-decoration: line-through;">Hummer géant</span> Gurkha F5 pour frimer dans la favella. Beaucoup de parlotte, donc, dans <em>Fast</em>. Matez la bête :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6476" title="Fast--Furious-5--Gurkha-F5--Bild--Universal-Pictures-" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/Fast-Furious-5-Gurkha-F5-Bild-Universal-Pictures-.jpg" alt="" width="448" height="298" /></p>
<p>C&#8217;est un peu pareil dans <em>Dhoom:2</em>. Jai, le flic taciturne, se voit affubler d&#8217;un side-kick rigolo qui intervient à tout bout de champ pour sortir son dialogue rigolo. Ca marche, parfois, mais rarement. Comme nous sommes à Bollywood, il y a forcément une romance impossible. La jolie Sunehri travaille en fait pour Jai. Elle va séduire le voleur pour mieux le trahir, et donner aux flics le lieu de son prochain casse. Evidemment ça ne va pas se passer comme ça. Sunheri est interprétée Aishwarya Rai. Peu importe sa tenue, la jeune femme participe activement au réchauffement climatique en faisant fondre la banquise à vitesse grand V. Pour vous brûler les yeux et le slip (ça devient incandescent à 1&#8217;25) :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/w656ZPdk04I?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/w656ZPdk04I?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Elle disputera ensuite une partie de basketball en mini-jupe sous la pluie. Plus tard, on voit même un baiser sur la bouche. Certes, il est fugace mais jusqu&#8217;à présent les moeurs indiennes semblaient interdire ce genre de comportement  sur grand écran (si quelqu&#8217;un a des infos sur ce grand chambardement, je prends). Il y a aussi pas mal de tchatche dans <em>Dhoom:2 </em>mais elle est moins pénible et aborde différents thèmes, contrairement à <em>FF</em> qui prépare-le-casse-pendant-une-heure. Chez les US, c&#8217;est Gal Gadot qui assure le côté sexyminibikini. Elle est belle et tout, mais trop maigre. Le design arrière de son slip est cool cependant :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8ecHDNzlbXA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/8ecHDNzlbXA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Même si elle est composée à 90% de tendon et d&#8217;os, la nana est soi-disant agent du Mossad. Mouais.</p>
<p>Fait intéressant : les deux films se déroulent à Rio. En général ce sont les films indiens qui pompent les blockbusters US, mais là on dirait bien que c&#8217;est l&#8217;inverse. La façon de filmer la ville est radicalement opposée entre les deux films. Fast Five n&#8217;hésite pas à nous balader dans la favela et à y installer une haletante poursuite (à pieds!) utilisant à fond la topologie particulière des lieux : dédales d&#8217;escaliers, succession de toits en tôle, etc. Les indiens ne montrent même pas la favella de loin et se contente de faire de la carte postale idyllique : le pain de sucre, le Christ rédempteur, Copacabana et son orgie de bikinis aux couleurs criardes. On ne leur en voudra pas, c&#8217;est un peu l&#8217;habitude chez les réalisateurs indiens d&#8217;aller chercher les lieux touristiques les plus photogéniques. Ils ont obligation de vendre du rêve. Les festivités brésiliennes ont bien été intégrées aux différentes chansons qui émaillent le film. Sur des airs de dance pop, on est entraînés par les chorégraphies rapides et on trouve des morceaux de salsa, de capoeira et de limbo, mélangés aux habituels déhanchements sexy des bollywooderies.</p>
<p>La grosse différence entre les deux films est la motivation des voleurs. Diesel et sa bande cherchent à piquer le magot sale d&#8217;un pourri pour pouvoir se payer des cocktails sur la plage et rentrer le soir dans une voiture de luxe. Aryan quant à lui fait ça pour le fun, pour le challenge. Il pique des pièces de collection de musée. Certes elles sont coûteuses mais en bon prince, il rend tout à la police à la fin. Et il finit par travailler comme cuistot dans un modeste bar. Sur la plage aux îles Fidji. Mais un modeste bar quand même. Chez les américains, tout ce qui compte, c&#8217;est le pognon. Le pauvre orphelin reçoit un sac de billets en échange de son père mort durant le casse. Tout est bien qui finit bien, en somme !</p>
<p>Les deux films sont une ode à l&#8217;amitié virile. Côté mecs, les bras sont gonflés à bloc. Dwayne Johnson est tellement enflé du torse que l&#8217;on se demande comment il a pu mettre son maillot de corps. Physiquement, il pique un peu la vedette à Vin Diesel qui paraît un peu frêle et empâté. Côté filles, la mode est à l&#8217;ultra-slim. C&#8217;est une petite déception car les indiens nous avait habitués à apprécier les rondeurs.</p>
<p>Bien sûr, FF et D2 se doivent de terminer par une scène d&#8217;action dantesque. Même si c&#8217;est n&#8217;importe quoi, celle de fast five est assez délirante puisqu&#8217;il s&#8217;agit de traîner un monolithe de 10 tonnes avec deux bagnoles sur des kilomètres. Il y a de la voiture froissée à foison, un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Minigun" target="_blank">minigun </a>qui sort de nulle part (mais ça fait toujours plaisir aux fans de <em>Predator</em>). Cela dit, on voit de temps en temps que les cascades sont aidées par des effets numériques. Les cascades de Dhoom sont moins osées mais assurent pas mal. Il y a un duel hélico vs moto, puis un gunfight moto vs moto dans un tunnel, puis un duel de moto contre moto. Mais on finit entre hommes avec un concours de gueule méchante au ralenti et une série de bourre-pifs à l&#8217;ancienne.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6475" title="Fast-Five-film-photo-Vin-Diesel-Dawyne-Johnson-The-Rock-01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/Fast-Five-film-photo-Vin-Diesel-Dawyne-Johnson-The-Rock-01.jpg" alt="" width="550" height="655" /><strong>Embrasse-moi, mon salaud</strong></p>
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		<title>Meurtres à l&#8217;italienne à Montpellier</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 08:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Projections]]></category>

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		<description><![CDATA[DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress SÉANCE : - Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier - Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée ! - Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6435" title="absurdemontpellier" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/absurdemontpellier.jpg" alt="" width="509" height="720" /></p>
<p>DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE<br />
Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress</p>
<p>SÉANCE :<br />
- Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier<br />
- Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée !<br />
- Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le pass&#8217; culture, 6€ en tarif plein ou 44€ les 10 places) + 1€</p>
<p><strong>LAST CARESS de François Gaillard et Christophe Robin, France, 2010, 80&#8242;, VF</strong></p>
<p>avec Antony Cinturino, Sarah Lucide, Julie Baron, Clara Vallet, Anna Naigeon, Guillaume Beylard, Yannis Elhadji, Rurik Sallé &#8230; Musique de Double Dragon.</p>
<p>Fruit d’une collaboration intense entre la team montpellieraine School’s Out dont sont issus les réalisateurs François Gaillard et Christophe Robin, et l’éditeur vidéo Le Chat Qui Fume, qui s’improvise producteur pour l’occasion, LAST CARESS est un habile hommage décomplexé au Giallo et aux films gothiques italiens qu’ont pu ingérer nos deux jeunes réalisateurs en VHS dès la fin des années 1980, pour venir nous les recracher violemment à la figure dans cet opus brillamment mis en scène, qui laisse entrevoir un avenir prometteur.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Alors qu’ils s’attendaient à passer un week-end tranquille entre amis dans un manoir, cinq jeunes gens vont devoir faire face à une malédiction familiale ainsi qu’à un tueur sadique et implacable. Aveuglé par leur perpétuelle quête du plaisir charnel, ils ne verront pas se profiler le torrent de violence qui va s’abattre sur eux.</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p><strong>LA BAIE SANGLANTE (REAZIONE A CATENA) de Mario Bava, Italie, 1971, 84’, VOSTFR</strong></p>
<p>avec Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Anna Maria Rosati &#8230; Musique de Stelvio Cipriani.</p>
<p>Maître  incontesté du gothique et de l’horreur à l’italienne qu’il mènera à son  apogée dans les années 1960 avec des films comme LE MASQUE DU DÉMON, LA  FILLE QUI EN SAVAIT TROP ou 6 FEMMES POUR L’ASSASSIN, Mario Bava livre  avec LA BAIE SANGLANTE un film clé qui ouvrira la voie à toute une  génération de cinéastes œuvrant au service du mal, notamment aux  États-Unis avec la vague Slasher quelques années plus tard.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Dans  sa villa donnant sur la Baie convoitée par tous, la vieille comtesse  Frederica est brusquement arrachée de son fauteuil d’invalide et pendue  par son mari, qui à son tour meurt sous les coups de poignards d’un  mystérieux assassin. Quatre jeunes gens venus se divertir pénètrent par  effraction dans la villa, jusqu’à ce que l’une des filles découvre un  cadavre flottant dans la Baie&#8230;</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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