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	<title>Cinétrange &#187; Policier / Thriller</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>Sulfures</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 19:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6693" title="RVB_DIVERS12-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS12-DONTLET.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec Mad movies.</p>
<p>Les premières images n’augurent rien de franchement passionnant mais au moins l’efficacité est au rendez-vous. Dans un décor lugubre, une grotte ou un abri sous terre,  une jeune femme attachée se débat. Son bourreau, dont on ne perçoit que la silhouette, la libère et la laisse s’enfuir à l’air libre en pleine forêt. L’ambiance est malsaine, la réalisation enlevée et pour une fois voilà un DTV qui ne propose pas une photo trop moche. Fin du prologue.</p>
<p>Retour en arrière, deux jours avant les évènements. Un jeune couple, Paige et Calcin, accompagné de la sœur de ce dernier et de son étrange compagnon de dernière minute, Tristan, décide de partir en week-end  à la campagne dans une baraque isolée. Arrivés sur les lieux, nos braves occupants sont prévenus par l’officier local (qui ressemble à tout sauf à un flic, bonjour le casting) qu’un serial killer surnommé « le chirurgien des arbres » sévit dans le coin. Inquiet mais sans s’affoler plus que de raison, ils décident de rester, ce qui pose quand même un premier point noir dans la conduite du récit. D’emblée la crédibilité n’est pas au rendez-vous. De plus, le mystérieux Tristan, au lieu d’être ambigu et inquiétant, est franchement odieux et antipathique. Il cache un secret de polichinelle dont le spectateur se contrefout dès la première bobine. Et la découverte de ses motivations par l’intermédiaire de son portable accuse un sérieux problème d’écriture. Bref, le scénario est d’une surprenante maladresse et l’une des rares bonnes idées (les deux tueurs aux motivations opposés qui s’affrontent) est malheureusement esquissé au profit d’un thriller horrifique tendu mais conventionnel.</p>
<p>Le gentil couple s’accommode un peu vite de son attitude exécrable.  Enfin passons. Juste pour dire, que Sulfures (joli titre français mais qui ne veut strictement rien dire) ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Mais soyons indulgent. Pour un premier film, il s’agit d’une carte de visite honorable. Kelly Smith livre un petit slasher tendu et suffisamment maîtrisé sur le plan visuel pour faire illusion. La tension monte en crescendo dans une atmosphère en demi-teinte, entre naturalisme et décalage typiquement british. Certaines digressions sont particulièrement drôles comme la séquence où le flic raconte comment une enseignante a  découvert l’une des victimes en forêt pendant qu’elle donnait un cour de dessin à ses élèves. D’autres moins ragoûtantes, révèlent un réalisateur plutôt doué pour les scènes chocs teintées de macabre (le vers qui sort de l’œil).  Les effets gore peu nombreux sont néanmoins efficaces et crédibles et l’interprétation, comme souvent dans les productions britanniques même les plus fauchés, est crédible en dépit de dialogues parfois risibles. Le final tourne un peu court comme si Smith avait peur d’en faire trop et se termine dans un bain de sang tout ce qu’il y a de plus classique. Au moins il évite le sempiternel happy end (l’héroïne qui se transforme en justicière) ou le rebondissement de dernière minute qui ne surprend plus personne.</p>
<p>En dépit d’un sérieux problème d’écriture,  cette production fauchée se démarque par une mise en scène efficace et parfois inventive qui laisse présager le meilleur à l’avenir pour le débutant Kelly Smith.</p>
<p><em>(GB-2011) d e Kelly Smith avec Sophie Linfield, Sam Hazeldine, Gordon Alexander.</em></p>
<p><em>Blu-ray et DVD édités par Emylia. Format: 1.85 (16/9). Audio : Français (5.1 dolby digital) Anglais (5.1 dolby digital et 5.1 DTS). Sous-titres : Français. Bandes annonces</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6694" title="RVB_DIVERS5-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS5-DONTLET-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
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		<title>Bloody Moon de Jess Franco</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 21:34:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[dvd]]></category>
		<category><![CDATA[jess franco]]></category>
		<category><![CDATA[uncut movies]]></category>

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		<description><![CDATA[BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez Uncut Movies. Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez <a href="http://www.uncutmovies.fr/" target="_blank">Uncut Movies</a>.</p>
<p>Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années plus tôt d&#8217;un meurtre particulièrement sadique et que l&#8217;assassin après un long traitement psychiatrique vient d&#8217;être remis en liberté. Dès lors, les étudiantes vont devenir les proies d&#8217;une ombre menaçante armée d&#8217;un long couteau et nombreuses sont celles qui finiront massacrées par le tueur fou. Une des étudiantes, Angela, inquiète de la disparition de sa meilleure amie va tenter de découvrir les sombres secrets qui planent autour de l&#8217;école. Ce qu&#8217;elle va découvrir va la plonger au plus profond de l&#8217;horreur&#8230;</p>
<div>
<div>Réalisé en 1981 par le mythique Jess Franco, réalisateur culte par excellence à qui l&#8217;on doit des oeuvres inoubliables telles que L&#8217;HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF, JACK L&#8217;EVENTREUR ou encore LES PREDATEURS DE LA NUIT, BLOODY MOON fut rapidement frappé d&#8217;une interdiction totale lors de sa sortie en Angleterre. Jugé trop violent et trop sanglant, BLOODY MOON vous est présenté dans sa version intégrale contenant toutes les scènes gore qui avaient traumatisé la censure et qui font de ce film un authentique classique du genre.</div>
<p>Ce DVD contient : le film en version française, le film en version originale anglaise, sous-titres français amovibles , le trailer original du film, galerie de photos, bandes-annonces UNCUT MOVIES .</p>
<p>EDITION DVD COLLECTOR LIMITEE A 1000 EXEMPLAIRES<br />
Version intégrale &#8211; Couleur &#8211; 1.77 - Mono &#8211; PAL &#8211; Zone 2.</p>
<p>Manu avait déjà parlé de <a href="http://www.cinetrange.com/special/chronique/bloody-moon-de-jess-franco">l&#8217;édition anglaise ici.</a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6653" title="DVD bloody moon avantnew" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/DVD-bloody-moon-avantnew.jpg" alt="" width="600" height="848" /></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Drive, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 12:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nunzio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne faites pas de ce que dit ce grand maniaco-dépressif d&#8217;Hamlet une généralité  : il n&#8217;y a pas que du pourri au Royaume de Danemark, il y a aussi Nicolas Winding Refn. Après une trilogie Pusher qui en a estomaqué plus d&#8217;un (et révélé Mads Mikkelsen), suivi d&#8217;un Bronson et un Valhalla Rising  plus discutés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_gosling.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6641" title="drive_gosling" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_gosling.jpg" alt="" width="610" height="413" /></a>Ne faites pas de ce que dit ce grand maniaco-dépressif d&#8217;Hamlet une généralité  : il n&#8217;y a pas que du pourri au Royaume de Danemark, il y a aussi Nicolas Winding Refn. Après une trilogie <em>Pusher</em> qui en a estomaqué plus d&#8217;un (et révélé Mads Mikkelsen), suivi d&#8217;un <em>Bronson</em> et un <em>Valhalla Rising</em>  plus discutés malgré leurs qualités, il était facile de croire que la première incursion du réalisateur/<em>gambler</em> dans le cinéma américain risquait d&#8217;être décevante. Soyons clair d&#8217;entrée : Ceux qui pensent ainsi se gourent méchamment.</p>
<p><em>Drive</em> n&#8217;a à posteriori que peu de rapport avec<em> The Driver</em> de Walter Hill (1978), que la trilogie basse du front des <em>Transporteur</em> avait déjà sympathiquement pillé. Certes, on retrouve une manière identique de présenter un personnage à priori semblable : un &#8220;chauffeur&#8221; freelance (Ryan Gosling), professionnel au sens noble, louant ses compétences de pilote à des braqueurs le temps d&#8217;un casse. Un homme peu loquace, aux nerfs d&#8217;acier, méticuleux et qui ne sera jamais nommé. Refn va coller au train de ce personnage solitaire qui ne semble avoir pour seul vrai foyer que le siège conducteur d&#8217;une <em>muscle-car</em>. L&#8217;appartement quasi monacale qu&#8217;il occupe est voisin de celui d&#8217;Irene (Carey Mulligan), dont le mari est en prison, et son fils Benicio. Comme tout authentique solitaire taciturne serait enclin à le faire, le &#8220;Driver&#8221; va s&#8217;attacher rapidement et intensément à la jeune femme et l&#8217;enfant. Seulement, derrière la décontraction inébranlable, la nonchalance et la tendresse contenue mais réelle du Driver se cache une violence froide et expéditive, qui s&#8217;exprimera dès que la sécurité de ses &#8220;proches&#8221; de fraîche date sera compromise.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6642" style="margin: 3px;" title="drive_affiche" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/drive_affiche.jpg" alt="" width="350" height="475" /></a>Avec <em>Drive</em>, Refn livre un film profondément masculin en toute sincérité et simplicité, sans user des ficelles grosses comme le calibre du Desert Eagle, de machisme échevelé, de sentiment de puissance en solde ou de punchlines qui sentent la sueur de burnes<strong></strong>. Son Driver est néanmoins un archétype propre à titiller le besoin d&#8217;identification du spectateur mâle : il est cool, il est beau gosse, il conduit comme un dieu, il bosse dans le cinéma (il est cascadeur), il a de l&#8217;honneur et de la probité&#8230; C&#8217;est une sorte de chevalier errant un peu voyou, un héros d&#8217;un autre temps aux valeurs surannées, un cousin éloigné version automobile du Ghost Dog de Jim Jarmush. Mais Refn va aussi entrainer ce même spectateur vers le côté immensément sombre et dangereux de cet archétype, via la référence omniprésente du scorpion, des scènes d&#8217;une brutalité sèche et intense, ou même allant braconner du côté du slasher old school le temps d&#8217;une séquence renvoyant à <em>Halloween</em> ou <em>Maniac</em>. Cependant, il ne fait pas de son Driver un simple schizophrène et le montre tout à fait capable de juxtaposer la tendresse la plus intense à la violence la plus extrême lors d&#8217;une scène bouleversante dans un ascenseur. Le Driver est tout simplement un homme conscient de la force qui l&#8217;habite et qui pourrait bien, ironiquement et tragiquement, le séparer de ceux qu&#8217;il veut protéger en l&#8217;utilisant.</p>
<p><em>Drive</em> est donc plus qu&#8217;un film noir bigrement bien emballé. Ce n&#8217;est pas seulement le portrait sensible d&#8217;un homme hors de son temps et fonctionnant selon ses propres règles. C&#8217;est aussi un vrai film de mecs, une catharsis pour homme viscérale et d&#8217;une puissance peu commune . <em>&#8220;Si votre film plait à tout le monde, c&#8217;est qu&#8217;il est raté&#8221;</em> avait dit Nicolas Winding Refn&#8230; Il est effectivement probable que tout le monde ne goûte pas la violence et la linéarité délibérée de <em>Drive</em>. Mais alors que le film fait déjà sensation dans les festivals et a récolté le prix du meilleur réalisateur à Cannes (amplement mérité), il se pourrait que la dernière œuvre du réalisateur danois le fasse un peu mentir. À la vue du film<strong></strong>, ce ne serait que justice.</p>
<p>Sortie le 5 octobre 2011</p>
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		<title>Territories</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 22:48:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le fantastique est mort voilà quelques années, entraînant dans son sillage le film d&#8217;horreur. Autrefois subversif et politique, ce dernier est devenu le train fantôme d&#8217;un public adolescent. Si Cronenberg évoquait avec un réalisme effrayant le corps humain à travers ses maladies, ses mutations et sa machinerie cachée, ce clown d&#8217;Eli Roth accrochera les tripes autour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le fantastique est mort voilà quelques années, entraînant dans son sillage le film d&#8217;horreur. Autrefois subversif et politique, ce dernier est devenu le train fantôme d&#8217;un public adolescent. Si Cronenberg évoquait avec un réalisme effrayant le corps humain à travers ses maladies, ses mutations et sa machinerie cachée, ce clown d&#8217;Eli Roth accrochera les tripes autour de son cou pour en faire un numéro de cirque. A force de remaker les films des années 80 ou 70 au point de profaner certains chef-d&#8217;oeuvres, il faut se rendre à l&#8217;évidence : le film d&#8217;horreur n&#8217;a plus rien à dire. Tout au plus, il se contente de quelques gores soubresauts qui exciteront un temps quelques aficionados.</p>
<p><em>Territories</em> part d&#8217;une bonne idée, celle d&#8217;illustrer sur le mode torture porn, certes devenu banal, les excès des USA devenus paranoïaques suite aux attentats du 11 septembre. Contrôles accrus aux frontières, Patriot Act, camps de prisonniers, tout à coup le monde est peuplé de terroristes.</p>
<p>Cinq trentenaires américains rentrent au pays en voiture par une petite route forestière. C&#8217;est alors qu&#8217;ils tombent sur deux douaniers pas très commodes. Après avoir trouvé un peu de Marie-Jeanne dans leur affaires, les flics deviennent soudain agressifs, d&#8217;autant que le conducteur de la voiture, légèrement basané, s&#8217;appelle Jalil El-Hadad. Sous la menace d&#8217;un pistolet, les jeunes gens sont contraints de revêtir un uniforme de prisonnier et un sac sur la tête. Ils seront emmenés en milieu de la forêt puis enfermés dans des cages comme des animaux.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6627" title="territories" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/territories-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p>Le projet était prometteur puisque l&#8217;équipe du film compte parmi ses membres quelques résistants à la cause &#8220;horrifique&#8221;. On peut citer Douglas Buck au montage (<em>Family Portraits</em>) et Karim Hussain à la photographie (le fameux <em>Subconscious Cruelty</em>). La réalisation du colmarien d&#8217;origine Olivier Abbou n&#8217;ose cependant pas mettre les pieds dans le plat. Les images rappellent évidemment les prisons et les scandales d&#8217;Abou Ghraïb ou de Guantanamo. Ce sont là des prétextes pour mettre en image des humiliations et des tortures, principalement psychologiques. Il aurait été intéressant de se demander comment on en arrive à de tels excès, ou comment se met en place un système où tout le monde accepte plus ou moins la torture et la justice expéditive lorsqu&#8217;une chasse aux sorcières est organisée. Mais, sans surprise, les deux tortionnaires sont deux dérangés du ciboulot, deux rednecks des forêts passionnés par l&#8217;autodéfense et la protection du pays. Eux-mêmes n&#8217;y croient pas vraiment. Pourtant, ces personnages intriguent dans un premier temps, et notamment leur étrange relation, à mi-chemin entre fraternité et homosexualité sadomasochiste.</p>
<p>Malgré de bonnes intentions et une volonté de montrer les sévices sans se voiler la face, le film manque d&#8217;ambition et la cruauté qui y est dépeinte n&#8217;a pas le dixième de l&#8217;impact d&#8217;un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Abu_Ghraib_torture_and_prisoner_abuse" target="_blank">article Wikipédia sur la tristement célèbre prison irakienne</a>. Alors que nous suivons presque en direct la descente aux enfers tant physique que mentales des prisonniers, le récit nous emmène alors sur les traces d&#8217;un détective privé à la recherche de disparus. Le sujet ainsi remplacé perd alors de son intérêt.</p>
<p><em>Territories</em> (ou <em>Territoires</em> en bon français) s&#8217;est offert une très discrète sortie dans nos salles l&#8217;été dernier. Actuellement, il est disponible seulement en dvd au Royaume-Uni chez Arrow Films. Coproduction franco-canadienne, le film a été tourné en langue anglaise et le dvd ne propose aucun sous-titre, ni bonus.</p>
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		<title>Prime Cut de Michael Ritchie</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 19:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Sec comme un coup de trique, Prime Cut s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas. Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6596" title="PRIME CUT 01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-01.jpg" alt="" width="600" height="438" /></p>
<p>Sec comme un coup de trique,<em> Prime Cut</em> s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas.</p>
<p>Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez Mary Ann, patron d&#8217;une chaine d&#8217;abattoirs. Devlin précède plusieurs hommes de main qui ont échoué dans la mission. Le dernier a été renvoyé à l&#8217;expéditeur sous forme de saucisses. Le combat va être sans pitié. Cette fois-ci, Devlin embauche une équipe de jeunes hommes pour faire payer Mary Ann, ou l&#8217;abattre si nécessaire.</p>
<p>Le noyau du film s&#8217;apparente à une intrigue de western, un duel entre deux hommes, qui se cherchent de plus en plus violemment, jusqu&#8217;à vraiment se trouver. A plusieurs reprises, Michael Ritchie opposent ville et campagne, tout comme Nick (voyou des villes) s&#8217;oppose à Mary Ann (voyou des champs). Alors que ce dernier se repaît d&#8217;une plâtrée de tripes, son alter égo citadin dîne dans un restaurant à la française et commande un &#8220;consommé&#8221; et une &#8220;vichyssoise&#8221; (en français dans la VO). Dans l&#8217;autre sens, Mary Ann revendique sa terre car il y est depuis toujours et qu&#8217;il connaît les traditions de la région. La ville est aussi critiquée car Nick et sa bande ne communiquent presque jamais. Ils ont l&#8217;air de corps sans âme dans leur voiture qui file vers l&#8217;abattoir. L&#8221;esprit de communauté et de solidarité, propre à la campagne, a ici disparu.</p>
<p>Michael Ritchie dresse un portrait effrayant de l&#8217;esprit redneck du Kansas, notamment dans la scène de &#8220;foire&#8221;. Si l&#8217;on y trouve des manèges pour enfants et la fanfare du coin, des jeux plus stupides sont aussi organisés (manger une tarte sans les mains le plus vite possible) et personne n&#8217;est choqué de voir des hommes tirer sur d&#8217;autres à la carabine. On n&#8217;est finalement pas si loin de <em>Massacre à la tronçonneuse</em> et de ses dégénérés, si ce n&#8217;est que Michael Ritchie traite ici son sujet sans exagération ni jugement, et mélange images réelles (la foire a l&#8217;air authentique) avec sa fiction.</p>
<p>A la foire aux bestiaux, succède la foire aux jeunes femmes. Mary Ann récupère des filles paumées, en provenance d&#8217;un orphelinat. Il les drogue puis les met à disposition, nues dans des box avec de la paille, afin de les vendre ! C&#8217;est là que Nick récupère Poppy, une belle et naïve jeune fille. Il lui achète de jolis vêtements et l&#8217;emmène dans un restaurant luxueux mais en parfait gentleman, Nick gardera une relation platonique avec elle.</p>
<p>Située dans un milieu d&#8217;agriculture intensive, l&#8217;intrigue propose une belle course-poursuite à travers champs, donnant l&#8217;occasion au réalisateur de boucler quelques plans magnifiques sur les immenses étendues de blé ou de tournesols. D&#8217;une poursuite à pieds quelque peu contemplative, on passe alors à une scène d&#8217;action quand Nick et Poppy sont poursuivis par une&#8230; moissonneuse ! L&#8217;issue du combat est inattendue et propose un duel face-à-face entre la moissonneuse-tueuse et une voiture !</p>
<p>Dans ce polar sans concession, on trouve des moments  d&#8217;humour surréaliste. On pourra citer la baston &#8220;pour de rire&#8221; entre les deux frères, qui laisse penser qu&#8217;ils sont définitivement cinglés. Et surtout il y a cette tentative d&#8217;assassinat à la saucisse, arrivant au climax du film, dernier moment du film où l&#8217;on s&#8217;attendait à la présence de charcuterie.</p>
<p>Le film est un festival de gueules. Lee Marvin en premier lieu, toujours impérial, en roc inébranlable, se contentant de peu de mots pour s&#8217;exprimer. Gene Hackman, jeune, fou et violent. Et Sissy Spacek dont la candeur ne peut qu&#8217;émouvoir. Le dvd contient un intéressant entretien avec Frédéric Schoendorffer et Jean-Pierre Dionnet qui discutent du film. Le premier retrace l&#8217;historique et la carrière atypique du réalisateur et le second donne son point de vue sur les singularités du film. Ils mentionnent également que pour les acteurs principaux, ce film vient à un moment-clé de leur carrière. Un peu avant ou un peu après, on les retrouve chacun de leur côté à l&#8217;affiche d&#8217;un chef-d&#8217;oeuvre.</p>
<p><em>Le film est disponible en dvd uniquement, remasterisé chez Carlotta. Dommage qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de blu-ray mais la qualité est au rendez-vous. Un bien belle et curieuse pépite à découvrir.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6597" title="PRIME CUT 04" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-04.jpg" alt="" width="600" height="431" /><br />
</em></p>
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		<title>Blood Island (Bedevilled)</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 16:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
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		<description><![CDATA[Les coréens ont toujours eu un rapport très étrange avec la violence au cinéma. En occident et en particulier chez les américains, la violence est souvent utilisée de manière manichéenne. Les bad guys peuvent être violents mais il est plus rare de voir des gentils distribuer des claques et des coups de poing pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les coréens ont toujours eu un rapport très étrange avec la violence au cinéma. En occident et en particulier chez les américains, la violence est souvent utilisée de manière manichéenne. Les bad guys peuvent être violents mais il est plus rare de voir des gentils distribuer des claques et des coups de poing pour un oui ou pour un non. Dans le cinéma coréen, la violence physique est un vrai mode d&#8217;expression, que tous les personnages utilisent. De plus, la société ne semble pas remettre en cause ces comportements.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6504" title="Blood-Island-Bedevilled-" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/Blood-Island-Bedevilled-.jpg" alt="" width="600" height="384" /></p>
<p>Première bizarrerie, le personnage d&#8217;Hae-Won, une jeune et jolie trentenaire, n&#8217;est pas sympa (même si elle boit de la Guinness à la chaîne). Habitant Séoul, elle est un peu surmenée et solitaire, ce qui l&#8217;amène à commettre des erreurs professionnelles. Obligée de prendre quelques congés, elle décide de passer une semaine sur l&#8217;île où elle a grandi. Là-bas, elle découvre une poignée d&#8217;agriculteurs idiots et un groupe de vieilles et vilaines rombières. Bok-Nam, son amie d&#8217;enfance, subit les humiliations des villageois et en particulier de son mari, qui n&#8217;hésite pas à la battre lorsqu&#8217;elle ne s&#8217;active pas aux tâches ménagères.</p>
<p>Si au début on suit le point de vue de Hae-Won, le personnage principal devient rapidement Bok-Nam. La première partie du film est un crescendo qui dépeint les relations  entre les différents autochtones. Les hommes sont des bêtes, qui  chiquent « l’herbe à crétins » et qui rossent leur femme.  Les vieilles peaux n’élèvent pas le niveau et cultivent une étrange tradition séculaire à base de misogynie. La violence n’est donc pas frontale, mais  insidieuse et psychologique. Ayant passé sa vie sur l’île, Bok-Nam rêve de la ville comme ultime salut, notamment pour sa fille qui ne va  pas à l’école.</p>
<p>Le film est dérangeant car Hae-Won, qui devrait pouvoir sauver Bok-Nam de sa pitoyable condition, est une femme passive. Elle représente l&#8217;anonymat de la grande ville. Le noyau du film illustre les différents liens entre les habitants. Il y a toute une hiérarchie, un jeu de faux-semblants, cachés derrière cette bande de ploucs. Si au début, ça paraît assez rigolo, on se rend peu à peu compte que Bok-Nam subit en fait une torture mentale et physique, à petites doses, mais sur le long terme. Toute cette rancœur va forcément conduire au tragique. On voit le massacre arriver bien à l&#8217;avance (l&#8217;affiche spoile bien, en plus) mais ce n&#8217;est finalement pas important. Les personnages sont si bien définis, et si bien interprétés, que la vengeance de Bok-Nam reste glaçante et extatique, même si attendue. Le dénouement avec Hae-Won reste cependant incertain. Alors que son amie subit un calvaire, Hae-Won reste de marbre, passe son temps à dormir, à fermer les yeux sur tout ce qui se passe sur l&#8217;île.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6505" title="BedevilledPic1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/BedevilledPic1.jpg" alt="" width="600" height="315" /></p>
<p>Le réalisateur, Jan Cheol-Soo, semble avoir été marqué par le travail de Kim Ki-Duk, dont il fut assistant réalisateur sur <em>Samaria</em>. Ki-Duk l’a certainement contaminé avec son goût pour la description  d’un contexte social tendu et violent. Derrière l’intrigue, on trouve un  discours sur la ville (liée à l’éducation) en opposition à la campagne  (où règne l’analphabétisme). Mais ce constat serait trop simpliste.  L’auteur critique également l’aveuglement de Hae-Won qui ne voit  absolument rien à l’horrible situation de Bok-Nam.</p>
<p>Comme c&#8217;est parfois le cas dans les films coréens, le réalisateur ne parvient pas à terminer son film. Il fait une fin, puis une autre, et puis une autre, en passant d&#8217;un genre à l&#8217;autre (mélo, thriller, horreur !). L&#8217;on en arrive à un inutile épilogue qui touche au grotesque. Dommage, car ce film à l&#8217;ambiance plus que pesante, devient alors comique à cause de l&#8217;absurdité de la situation.</p>
<p>Le blu-ray propose une image un peu trop claire et pas assez contrastée. Cependant, le piqué de l&#8217;image permet d&#8217;apprécier la nature luxuriante de l&#8217;île et son bourg très rudimentaire, et l&#8217;on parvient à ressentir avec force l&#8217;écrasante chaleur le jour du massacre.</p>
<p><em>Déjà disponible en blu-ray et dvd chez Distrib Films.</em></p>
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		<title>Stuck, de Stuart Gordon</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 13:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-uni]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
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		<description><![CDATA[Après environ trois années d’attente (Stuck a été présenté à Gérardmer en 2008), le dernier opus en date de Stuart Gordon sort enfin en dvd en France chez l’éditeur Condor Entertainment. Avec ce film, le papa du fendard Re-Animator reste dans la lignée de ses derniers rejetons, King of the Ants (2003) et surtout Edmond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-6500" title="dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/dvd-338x600.jpg" alt="" width="270" height="480" />Après environ trois années d’attente (<em>Stuck</em> a été présenté à Gérardmer en 2008), le dernier opus en date de Stuart Gordon sort enfin en dvd en France chez l’éditeur Condor Entertainment. Avec ce film, le papa du fendard <em>Re-Animator</em> reste dans la lignée de ses derniers rejetons, <em>King of the Ants</em> (2003) et surtout <em>Edmond</em> (2005), en proposant à nouveau un regard sur des personnages en pleine chute (sociale et/ou morale) qui doivent faire face à une situation incontrôlable. Dans <em>Stuck</em>, nous suivons une jeune aide-soignante qui, après avoir passé une soirée bien arrosée et sous ecstasy, percute violemment un homme avec sa voiture. Celui-ci, un chômeur vivant à la rue depuis peu, se retrouve encastré dans le pare-brise de la jeune femme qui, sous l’effet de la panique et la peur de finir en prison, décide de le laisser agoniser dans son garage.</p>
<p style="text-align: justify;">Librement inspiré par le fait divers de Chante Jawan Mallard, Gordon exprime sa peur de la perte sociale qui peut se produire du jour au lendemain. Dressant le portrait d’une société individualiste qui cherche à écraser les plus faibles, depuis un certain temps Gordon a décidé de laisser de côté les monstres auxquels il nous avait habitués avec des séries B (limite Z) comme <em>Dagon</em> ou <em>Castle Freak</em> pour s’intéresser au monstre le plus redoutable : l’être humain. Le résultat est enthousiasment : avec ses trois derniers films, Stuart Gordon s’offre une nouvelle jeunesse et n’a pas été autant en forme depuis <em>From Beyond</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’en termes de réalisation, <em>Stuck</em> &#8211; comme <em>Edmond</em> ou <em>King of the Ants</em> – n’est pas un chef d’œuvre, son point fort réside dans le regard qu’il porte sur ses personnages et leur situation. Gordon n’exagère jamais les actes, préférant garder la brutalité de la vie quotidienne et éviter le jugement facile. Le personnage interprété par l’excellente Mena Suvari paraissant au départ comme une fille généreuse et sympathique se fait peu à peu bouffer par la culpabilité, se révèle irresponsable et prête à tout pour éviter la taule. Gordon n’en fait pas un <em>monstre, </em>il ne la juge pas pour plus qu’elle n’est : un être humain en détresse face à une situation pour le moins complexe. Il serait faux de dire que <em>Stuck</em> n’est fait d’aucun discours moralisateur, mais il ne se prétend pas comme une vérité incontestable, il s’agit ici avant tout d’un thriller simple et très efficace. Mais malgré cela, le regard que porte Gordon sur la société actuelle n’en n’est pas moins important, ses personnages ne sont pas choisit au hasard (tandis l’un grimpe dans l’échelle sociale (l’aide soignante), l’autre tombe (le chômeur)) et le discours exprimé derrière ce petit pamphlet est presque désespéré, mais percutant.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6502" title="vlcsnap-2011-06-13-13h57m58s24" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h57m58s24-600x337.png" alt="" width="600" height="337" />Auto, boulot, dodo&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;"><em>Stuck</em> reste loin de la grande qualité d’écriture d’<em>Edmond</em> (dont la présence de David Mamet au scénario était pour le moins avantageuse), mais il propose tout de même une narration efficace et surtout un cinéaste souvent sous-estimé dont le regard s’impose comme l’un des plus intéressants du cinéma américain actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si nous avons la chance de pouvoir enfin le découvrir en dvd, <em>Stuck</em> souffre du même sort que l’édition dvd d’<em>Edmond</em> (édité par Wild Side) : aucun bonus, pas même une bande annonce ; le dvd finira probablement dans les caisses de supermarchés entre les rayons camemberts et serviettes hygiéniques.</p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6501" title="vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/06/vlcsnap-2011-06-13-13h55m51s3-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></a>Mena Suvari ou la découverte du sexe après <em>American Pie</em> : <em>&#8220;Ah ouais, c&#8217;est comme ça&#8230;</em>&#8221;</h5>
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		<title>Fast Furious 5 vs Dhoom:2</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 22:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bollywood]]></category>
		<category><![CDATA[Musical]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
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		<description><![CDATA[A ma gauche, Fast Five, le dernier de la franchise américaine initiée en 2001  qui fait un retour aux sources grâce à ce brave Vin Diesel. A ma droite, le pendant bollywoodien du genre (un casse, des autos et de la casse d&#8217;autos) réalisé en 2006 : Dhoom 2; qui compte parmi les plus chers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A ma gauche, <em>Fast Five</em>, le dernier de la franchise américaine initiée en 2001  qui fait un retour aux sources grâce à ce brave Vin Diesel. A ma droite, le pendant bollywoodien du genre (un casse, des autos et de la casse d&#8217;autos) réalisé en 2006 :<em> Dhoom 2</em>; qui compte parmi les plus chers et les plus rentables blockbusters du pays.</p>
<p>Commençons par les points communs. Ca doit obligatoirement commencer par une bonne grosse scène d&#8217;action. Après la déception du 4, <em>Fast and Furious 5</em> envoie du bois. Il s&#8217;agit de piquer des bagnoles de sport à bord d&#8217;un train qui file dans la toundra, et ce grâce à un véhicule tout terrain fabriqué sur mesure, un peu façon <em>Mad Max 2,</em> en moins punk. Manque de bol, les véhicules à voler appartiennent à la dihihay et les choses se compliquent. D&#8217;autant qu&#8217;un pont approche à toute allure.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/tPZfa7bZzF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/tPZfa7bZzF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Même genre de plan dans<em> Dhoom:2</em>. Il s&#8217;agit de piquer la couronne d&#8217;une vieille anglaise (la Reine ? J&#8217;ai pas compris) dans un train en plein désert de Namibie. Pour ça, Aryan, un Arsène Lupin à la peau halée et aux yeux verts serpent, saute en parachute, atterrit sur le train, se déguise en vieille rombière, affronte des hommes de main sur le toit du train et finit par s&#8217;enfuir en surf des sables.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, on est à peu près à égalité. Sauf que Vin Diesel a besoin de dix gars pour faire son heist, l&#8217;indien se contente d&#8217;un peu de make-up. C&#8217;est d&#8217;ailleurs son point fort. Le voleur se déguise &#8211; en reine mère, en nain, en touriste, en numismate, en balayeur, en statue &#8211; pour approcher ses trésors. A cause de son goût immodéré pour le bandana, le déguisement est parfois ridicule.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6477" title="dhoom-2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/dhoom-2.jpg" alt="" width="564" height="423" /></p>
<p>Ensuite, ça change. Dans <em>Dhoom:2,</em> après l&#8217;action, place à la danse. On nous offre une sorte de rumba de garagistes gays où métal, sueur et cambouis se disputent la vedette au sein d&#8217;un décor de garage avec des tournevis géants qui pendouillent du plafond. Ambiance. Mais ne nous trompons pas. Malgré le déballage de biceps stéroïdés, de pectoraux imberbes et de suaves abdominaux, le héros est hétéro. Taillé comme un Big Jim, il a néanmoins la souplesse d&#8217;un Michael Jackson et c&#8217;est un véritable Dieu de la danse qui dompte le dance floor avec une facilité déconcertante.</p>
<p style="text-align: center;">La preuve en images :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dBc_gm5ci2E?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/dBc_gm5ci2E?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>L&#8217;intrigue. N&#8217;est le point fort d&#8217;aucun des deux films. Le voleur est poursuivi par un policier. Mais le voleur n&#8217;est pas si méchant. Le gentil policier se prend d&#8217;amitié pour le voleur et il finit par l&#8217;aider en lui laissant la voie libre. <em>FF5</em> a un discours politique : le Brésil, c&#8217;est rempli de drogue et de flics corrompus. Du coup, l&#8217;équipe de Torreto (Vin Diesel) doit échafauder un méga-plan complexe pour piquer de l&#8217;argent sale à un magnat de la cocaïne qui a mis toute sa fortune dans un coffre hypersécurisé, situé dans un&#8230; commissariat ! Le souci, c&#8217;est qu&#8217;on parle beaucoup de comment on va faire ça et comment échapper à l&#8217;agent Dwayne Johnson aka The Rock, un flic qui traque des noms sur une liste et qui ne faillit jamais. D&#8217;ailleurs, il a emmené avec lui un <span style="text-decoration: line-through;">Hummer géant</span> Gurkha F5 pour frimer dans la favella. Beaucoup de parlotte, donc, dans <em>Fast</em>. Matez la bête :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6476" title="Fast--Furious-5--Gurkha-F5--Bild--Universal-Pictures-" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/Fast-Furious-5-Gurkha-F5-Bild-Universal-Pictures-.jpg" alt="" width="448" height="298" /></p>
<p>C&#8217;est un peu pareil dans <em>Dhoom:2</em>. Jai, le flic taciturne, se voit affubler d&#8217;un side-kick rigolo qui intervient à tout bout de champ pour sortir son dialogue rigolo. Ca marche, parfois, mais rarement. Comme nous sommes à Bollywood, il y a forcément une romance impossible. La jolie Sunehri travaille en fait pour Jai. Elle va séduire le voleur pour mieux le trahir, et donner aux flics le lieu de son prochain casse. Evidemment ça ne va pas se passer comme ça. Sunheri est interprétée Aishwarya Rai. Peu importe sa tenue, la jeune femme participe activement au réchauffement climatique en faisant fondre la banquise à vitesse grand V. Pour vous brûler les yeux et le slip (ça devient incandescent à 1&#8217;25) :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/w656ZPdk04I?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/w656ZPdk04I?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Elle disputera ensuite une partie de basketball en mini-jupe sous la pluie. Plus tard, on voit même un baiser sur la bouche. Certes, il est fugace mais jusqu&#8217;à présent les moeurs indiennes semblaient interdire ce genre de comportement  sur grand écran (si quelqu&#8217;un a des infos sur ce grand chambardement, je prends). Il y a aussi pas mal de tchatche dans <em>Dhoom:2 </em>mais elle est moins pénible et aborde différents thèmes, contrairement à <em>FF</em> qui prépare-le-casse-pendant-une-heure. Chez les US, c&#8217;est Gal Gadot qui assure le côté sexyminibikini. Elle est belle et tout, mais trop maigre. Le design arrière de son slip est cool cependant :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8ecHDNzlbXA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/8ecHDNzlbXA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Même si elle est composée à 90% de tendon et d&#8217;os, la nana est soi-disant agent du Mossad. Mouais.</p>
<p>Fait intéressant : les deux films se déroulent à Rio. En général ce sont les films indiens qui pompent les blockbusters US, mais là on dirait bien que c&#8217;est l&#8217;inverse. La façon de filmer la ville est radicalement opposée entre les deux films. Fast Five n&#8217;hésite pas à nous balader dans la favela et à y installer une haletante poursuite (à pieds!) utilisant à fond la topologie particulière des lieux : dédales d&#8217;escaliers, succession de toits en tôle, etc. Les indiens ne montrent même pas la favella de loin et se contente de faire de la carte postale idyllique : le pain de sucre, le Christ rédempteur, Copacabana et son orgie de bikinis aux couleurs criardes. On ne leur en voudra pas, c&#8217;est un peu l&#8217;habitude chez les réalisateurs indiens d&#8217;aller chercher les lieux touristiques les plus photogéniques. Ils ont obligation de vendre du rêve. Les festivités brésiliennes ont bien été intégrées aux différentes chansons qui émaillent le film. Sur des airs de dance pop, on est entraînés par les chorégraphies rapides et on trouve des morceaux de salsa, de capoeira et de limbo, mélangés aux habituels déhanchements sexy des bollywooderies.</p>
<p>La grosse différence entre les deux films est la motivation des voleurs. Diesel et sa bande cherchent à piquer le magot sale d&#8217;un pourri pour pouvoir se payer des cocktails sur la plage et rentrer le soir dans une voiture de luxe. Aryan quant à lui fait ça pour le fun, pour le challenge. Il pique des pièces de collection de musée. Certes elles sont coûteuses mais en bon prince, il rend tout à la police à la fin. Et il finit par travailler comme cuistot dans un modeste bar. Sur la plage aux îles Fidji. Mais un modeste bar quand même. Chez les américains, tout ce qui compte, c&#8217;est le pognon. Le pauvre orphelin reçoit un sac de billets en échange de son père mort durant le casse. Tout est bien qui finit bien, en somme !</p>
<p>Les deux films sont une ode à l&#8217;amitié virile. Côté mecs, les bras sont gonflés à bloc. Dwayne Johnson est tellement enflé du torse que l&#8217;on se demande comment il a pu mettre son maillot de corps. Physiquement, il pique un peu la vedette à Vin Diesel qui paraît un peu frêle et empâté. Côté filles, la mode est à l&#8217;ultra-slim. C&#8217;est une petite déception car les indiens nous avait habitués à apprécier les rondeurs.</p>
<p>Bien sûr, FF et D2 se doivent de terminer par une scène d&#8217;action dantesque. Même si c&#8217;est n&#8217;importe quoi, celle de fast five est assez délirante puisqu&#8217;il s&#8217;agit de traîner un monolithe de 10 tonnes avec deux bagnoles sur des kilomètres. Il y a de la voiture froissée à foison, un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Minigun" target="_blank">minigun </a>qui sort de nulle part (mais ça fait toujours plaisir aux fans de <em>Predator</em>). Cela dit, on voit de temps en temps que les cascades sont aidées par des effets numériques. Les cascades de Dhoom sont moins osées mais assurent pas mal. Il y a un duel hélico vs moto, puis un gunfight moto vs moto dans un tunnel, puis un duel de moto contre moto. Mais on finit entre hommes avec un concours de gueule méchante au ralenti et une série de bourre-pifs à l&#8217;ancienne.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6475" title="Fast-Five-film-photo-Vin-Diesel-Dawyne-Johnson-The-Rock-01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/Fast-Five-film-photo-Vin-Diesel-Dawyne-Johnson-The-Rock-01.jpg" alt="" width="550" height="655" /><strong>Embrasse-moi, mon salaud</strong></p>
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		<title>Meurtres à l&#8217;italienne à Montpellier</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 08:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Projections]]></category>

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		<description><![CDATA[DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress SÉANCE : - Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier - Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée ! - Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6435" title="absurdemontpellier" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/05/absurdemontpellier.jpg" alt="" width="509" height="720" /></p>
<p>DOUBLE PROGRAMME « MEURTRES À L’ITALIENNE » : LAST CARESS + LA BAIE SANGLANTE<br />
Séance suivie d&#8217;une rencontre avec l&#8217;équipe du film Last Caress</p>
<p>SÉANCE :<br />
- Jeudi 19 Mai à 20h au cinéma UTOPIA Campus de Montpellier<br />
- Déguisement très fortement conseillé pour l&#8217;entrée !<br />
- Tarif habituel de la salle (3,70€ avec le pass&#8217; culture, 6€ en tarif plein ou 44€ les 10 places) + 1€</p>
<p><strong>LAST CARESS de François Gaillard et Christophe Robin, France, 2010, 80&#8242;, VF</strong></p>
<p>avec Antony Cinturino, Sarah Lucide, Julie Baron, Clara Vallet, Anna Naigeon, Guillaume Beylard, Yannis Elhadji, Rurik Sallé &#8230; Musique de Double Dragon.</p>
<p>Fruit d’une collaboration intense entre la team montpellieraine School’s Out dont sont issus les réalisateurs François Gaillard et Christophe Robin, et l’éditeur vidéo Le Chat Qui Fume, qui s’improvise producteur pour l’occasion, LAST CARESS est un habile hommage décomplexé au Giallo et aux films gothiques italiens qu’ont pu ingérer nos deux jeunes réalisateurs en VHS dès la fin des années 1980, pour venir nous les recracher violemment à la figure dans cet opus brillamment mis en scène, qui laisse entrevoir un avenir prometteur.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Alors qu’ils s’attendaient à passer un week-end tranquille entre amis dans un manoir, cinq jeunes gens vont devoir faire face à une malédiction familiale ainsi qu’à un tueur sadique et implacable. Aveuglé par leur perpétuelle quête du plaisir charnel, ils ne verront pas se profiler le torrent de violence qui va s’abattre sur eux.</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13151994&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
<p><strong>LA BAIE SANGLANTE (REAZIONE A CATENA) de Mario Bava, Italie, 1971, 84’, VOSTFR</strong></p>
<p>avec Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Anna Maria Rosati &#8230; Musique de Stelvio Cipriani.</p>
<p>Maître  incontesté du gothique et de l’horreur à l’italienne qu’il mènera à son  apogée dans les années 1960 avec des films comme LE MASQUE DU DÉMON, LA  FILLE QUI EN SAVAIT TROP ou 6 FEMMES POUR L’ASSASSIN, Mario Bava livre  avec LA BAIE SANGLANTE un film clé qui ouvrira la voie à toute une  génération de cinéastes œuvrant au service du mal, notamment aux  États-Unis avec la vague Slasher quelques années plus tard.</p>
<p>SYNOPSIS :<br />
Dans  sa villa donnant sur la Baie convoitée par tous, la vieille comtesse  Frederica est brusquement arrachée de son fauteuil d’invalide et pendue  par son mari, qui à son tour meurt sous les coups de poignards d’un  mystérieux assassin. Quatre jeunes gens venus se divertir pénètrent par  effraction dans la villa, jusqu’à ce que l’une des filles découvre un  cadavre flottant dans la Baie&#8230;</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="349" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/jB7JNG4lCEQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></center></p>
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		<title>La proie, d&#8217;Eric Valette</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 16:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>

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		<description><![CDATA[Albébel Dupontel contre le tueur à la banane La proie, de Éric Valette, avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac, Zinedine Soualem et Sergi López (France, 1h42) Un braqueur taciturne, Franck Adrien (Albert Dupontel), attend sa libération avec impatience. Il ne lui reste que quelques mois à tirer avant de pouvoir retrouver sa femme, sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Albébel Dupontel contre le tueur à la banane</strong></p>
<p><em>La proie, de Éric Valette, avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac, Zinedine Soualem et Sergi López (France, 1h42)</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Un braqueur taciturne, Franck Adrien (Albert Dupontel), attend sa libération avec impatience. Il ne lui reste que quelques mois à tirer avant de pouvoir retrouver sa femme, sa fille, et le butin de son dernier casse. Le type qui partage sa cellule, Jean-Louis Morel (Stéphane Debac), français très moyen accusé d&#8217;un crime sexuel qu&#8217;il n&#8217;a pas commis, va lui attirer des ennuis : avec la complicité des matons, les autres prisonniers veulent faire la peau au « pointeur », et Franck va s&#8217;attirer des ennuis en prenant sa défense. Il sauvera Jean-Louis cependant, et décidera de lui faire confiance pour déplacer son argent durement gagné.</p>
<p>Lourde erreur : ce benêt qui semble à priori incapable de faire du mal à une mouche pourrait en effet se révéler être un dangereux tueur en série. Dès lors, Franck n&#8217;aura d&#8217;autre choix que de s&#8217;évader et va vite se rendre compte que Jean-Louis l&#8217;a piégé : soupçonné des crimes de son ancien codétenu, il va être traqué par Claire Linné (Alice Taglioni) de la brigade des fugitifs, une course-poursuite qui sera aussi une course contre la montre pour sauver sa fille.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6389" title="proie2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/proie2.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p><em> </em></p>
<p>Dans la catégorie « le nouveau cinéma de genre français », on demande le thriller d&#8217;action. Éric Valette signe ici un film plein de cascades et d&#8217;adrénaline qui tire du côté du cinéma populaire des années 70. Il a le mérite de le faire sans esbroufe, à l&#8217;économie, visant à l&#8217;efficacité plus qu&#8217;à la démonstration de ses capacités de cinéaste et le bon goût de choisir une mise en scène sèche au service du propos de son film sans tomber dans le piège d&#8217;essayer d&#8217;imiter les superproductions hollywoodiennes. <em>La proie</em> a ainsi de quoi, par son côté divertissement qui ne se la pète pas, s&#8217;attirer la sympathie. En revanche, le film accumule maladresse voir ratages qui, au bout du compte, gâchent en grande partie le spectacle.</p>
<p><em> </em></p>
<p>Du côté des points positifs, la première partie du film, en prison, tient relativement bien la route. Violence et tension y règnent, malgré une façon un peu outrée de présenter la vie en taule, qui lorgne plus vers une ambiance à l&#8217;américaine à la <em>Oz</em> que vers une description vraisemblable de la brutalité bien réelle des prisons françaises. On en retiendra surtout un travail de mise en scène intéressant de ce monde fait de portes et de serrures : le travail sur le son des clés qui tournent et des battants qui s&#8217;ouvrent où claquent, rythme angoissant qui suspend le temps des prisonnier, les paralyse pour que la caméra enregistre leur regard inquiet, s&#8217;il n&#8217;est pas original est plutôt réussi, parvient à montrer ce temps artificiel fait d&#8217;appréhension où vivent les prisonniers.</p>
<p><em> </em></p>
<p>La course-poursuite est quant à elle assez sympathique à regarder : si on oublie le léger côté superhéros – je cours avec une balle dans la jambe, je saute de t&#8217;as vu comme c&#8217;est haut sans me faire vraiment mal – qui après tout est cohérent au genre, elles sont dans leur ensemble, sauf peut-être le final, assez efficaces. Elles s&#8217;enchaînent naturellement et le rythme du film n&#8217;est pas artificiellement dopé par la surenchère. Les bastons en prison, sauts par la fenêtre ou sur un train en marche et autres sprint à contre-sens sur l&#8217;autoroute n&#8217;ont sans doute pas grand chose de nouveau mais sont de bonne facture : mentions spéciales à la simplicité de leur mise en scène où l&#8217;absence de <em>shaky cam</em> nous rappelle qu&#8217;une scène d&#8217;action sans <em>gerbotron</em> ça marche souvent aussi bien, voire mieux, et à Albert Dupontel qui fait ses propres cascades, pas loin de nous faire penser au Belmondo de la grande époque du polar viril à la française, et parvient à faire l&#8217;acteur même quand il saute de wagon en wagons.</p>
<p><em> </em></p>
<p>En revanche, côté scénario, dialogues et jeu d&#8217;acteur, <em>La Proie</em> ne tient pas la route. Si l&#8217;on était tout prêt à pardonner les approximations narratives et les rebondissements tirés par les cheveux intrinsèques au genre, le film enchaîne dialogues plats (le discours sur la nature du Mal de Sergi López, par exemple, est juste ridicule), grosses ficelles un peu trop voyantes (oups, le personnage qui pouvait m&#8217;innocenter est mort), manque de rigueur et incohérences (les flics sont des abrutis incapables de rien comprendre) ou caractérisation des personnages inexistante quand elle n&#8217;est pas ratée.</p>
<p>Les personnages sont effet sans doute ce qu&#8217;il y a de moins bien fichu dans <em>La Proie</em> : si Dupontel tire son épingle du jeu et si Alice Taglioni fait son boulot sans génie, les personnages secondaires sont à la fois creux et mal joués, surtout une fois le film sorti de prison où les acteurs ne s&#8217;en tirent pas si mal, au point où l&#8217;on se demande si le film à bénéficié d&#8217;une direction d&#8217;acteur, en espérant que ce ne fut pas le cas parce que sinon c&#8217;est grave.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6390" title="proie1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/proie1.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p>Albert Dupontel avait refusé le projet dans un premier temps, craignant qu&#8217;il n&#8217;aille pas assez loin dans la noirceur : il avait raison – son personnage, qu&#8217;on essaie de nous faire passer pour équivoque, ne se réduit en fait qu&#8217;au poncif du braqueur au grand cœur, qui ne va jamais trop loin et dont les intentions justifient toujours la violence. Le paradoxe étant qu&#8217;il apparaît comme sympathique mais sans jamais nous émouvoir : ce qui lui arrive ne nous touche pas.</p>
<p>La faute sans doute à la fausse bonne idée de la construction du personnage du méchant : si Stéphane Debac ne s&#8217;en sort pas mal dans sa composition et si l&#8217;on comprend bien l&#8217;intention de Valette de nous proposer autre chose que la figure repoussoir du psychopathe bavant qui collectionne les fœtus enformolés de chatons dans sa cave poussiéreuse où résonne en sourdine du <em>Death Metal</em>, le tueur en série propret en chemisette glissée dans un pantalon au pli impeccablement repassé par sa complice de femme, avec sa banane, ses lunettes, sa bagnole familiale, sa vie de petit bourgeois de province et sa politesse obséquieuse, est plus horripilant que terrifiant. On voit ce qu&#8217;à voulu faire le réalisateur : un monstre glaçant dont la normalité éclatante soit au fond horrifique, mais ça ne marche jamais et le tueur est à la limite du personnage comique, plus farce qu&#8217;humour noir – on est venu voir un thriller mais il ne fait jamais peur.</p>
<p>Et la fin du film est insupportable. Sans vous la gâcher disons juste que Valette frôle un certain courage cinématographique, malgré le côté téléphoné de ce qui se passe, qu&#8217;il fait presque tenir à son film un discours sur la culpabilité et l&#8217;innocence, sur la passion de punir de nos sociétés contemporaines, de la logique tragique dans laquelle le sceau de la délinquance transforme l&#8217;avenir en destin. Et puis, il se rétracte, abandonne toute ambition pour nous offrir un final convenu et absurde.</p>
<p><em> </em></p>
<p>On voudrait bien, pourtant, vous encourager à aller voir <em>La Proie</em>. Sa volonté modeste d&#8217;être un divertissement est bienvenue. Ça fait du bien de voir un film de genre honnête qui ne joue pas la carte de la branchitude cynique ou le <em>cool</em> de la médiocrité. Malheureusement le spectacle n&#8217;est pas à la hauteur et milles petites choses empêchent d&#8217;accrocher à l&#8217;histoire, qui rendent impossible le contentement béat du spectateur qui ne vise pourtant qu&#8217;à se purger le cerveau à grands coups de cascades. Cependant, si vous avez 1h42 devant vous et que vous avez une carte de cinéma, de vidéo-club ou la patience d&#8217;attendre sa diffusion télévisée, regarder <em>La Proie</em> est une façon pas pire qu&#8217;une autre de passer le temps.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/proie3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6391" title="proie3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/proie3.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
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		<title>Buried, de Rodrigo Cortés</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 13:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pitch de Buried est assez simple : un américain moyen est enfermé dans un cercueil en Irak avec un téléphone portable à moitié rechargé, un briquet et peu d’oxygène. Le film se déroulant uniquement au sein de ce cercueil durant 1h30, le spectateur est en droit d’avoir certaines appréhensions et de se demander comment ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-6373" title="dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/dvd-345x600.jpg" alt="" width="276" height="480" />Le pitch de <em>Buried</em> est assez simple : un américain moyen est enfermé dans un cercueil en Irak avec un téléphone portable à moitié rechargé, un briquet et peu d’oxygène. Le film se déroulant uniquement au sein de ce cercueil durant 1h30, le spectateur est en droit d’avoir certaines appréhensions et de se demander comment ne pas s’emmerder face à un type enfermé dans une boite…</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, le réalisateur espagnol Rodrigo Cortés est un petit malin : usant d’une réalisation très vivante malgré l’espace restreint dans lequel se déroule l’action, Cortés a tourné son film dans l’ordre chronologique en trois semaines (pas rien pour son acteur principal Ryan Reynolds qui aura fini par souffrir de claustrophobie à la fin du tournage) en faisant une trentaine de plans par jour à l’aide de deux caméras, travaillant un maximum sur la lumière, les couleurs et les angles de vision. Rarement un plan est répété durant le film qui, en terme de montage, est sublimement rythmé et minutieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de son efficacité technique, le scénario, écrit par Chris Sparling (qui ne va pas tarder à passer derrière la caméra avec <em>Falling Slowly</em>), est en soi une prouesse : malgré son espace pour le moins limité, <em>Buried</em> est une critique très amer du système politico-administratif des autorités américaines exprimée au travers d’un personnage victime non seulement de ses bourreaux, mais aussi de ses compatriotes qui ne cessent de jouer l’incompréhension et la fainéantise avec un cynisme désespérant. Le personnage principal n’est qu’un grain de sable paumé au milieu d’un désert infini, ce que ses compatriotes ne cessent de lui faire comprendre au cours de ses conversations téléphoniques, tandis que ses bourreaux surestiment son « pouvoir » en croyant qu’il peut leur rapporter beaucoup d’argent. Contraste qui dénonce aussi la guerre en Irak et le nombre incalculable de victimes innocentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais ennuyeux et constamment haletant, <em>Buried</em> est une pépite surprenante, audacieuse et courageuse qui, malgré certains partis pris scénaristiques (le serpent) et quelques coquetteries esthétiques très discutables (le plan en plongé s’éloignant lentement de Reynolds donnant l’illusion que le cercueil fait dix putains de kilomètres), reste l’une des meilleures surprises de l’année 2010. En bref, nous sommes très loin du <em>127 hours</em> de Danny Boyle…</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6374" title="vlcsnap-2011-04-03-15h25m33s35" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/vlcsnap-2011-04-03-15h25m33s35-600x278.png" alt="" width="600" height="278" />Je dirais juste <em>&#8216;Green Lantern</em>&#8216;.</h5>
]]></content:encoded>
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		<title>Le tueur aveugle</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 15:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-uni]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Production britannique de 1939, Le tueur aveugle (ou littéralement Les yeux morts du tueur) est inspiré d’un roman du célèbre Edgar Wallace , célèbre alors pour ses romans policiers dans la veine de ceux de Sax Rohmer, Agatha Christie ou Arthur Conan Doyle. Rien d’étonnant alors que, pour un film qui pourrait se présenter de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6356" title="tueur2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/tueur2.jpg" alt="" width="600" height="472" /></p>
<p>Production britannique de 1939, <em>Le tueur aveugle</em> (ou littéralement <em>Les yeux morts du tueur</em>) est inspiré d’un roman du célèbre Edgar Wallace , célèbre alors pour ses romans policiers dans la veine de ceux de Sax Rohmer, Agatha Christie ou Arthur Conan Doyle. Rien d’étonnant alors que, pour un film qui pourrait se présenter de prime abord comme un film d’épouvante gothique,  il débute sous les auspices classiques de l’intrigue criminelle.</p>
<p>Un cadavre est repêché dans la Tamise. Ce qui pourrait ressembler à un suicide inquiète davantage Scotland Yards. L’inspecteur Holt est chargé de l’enquête et il est amené à interroger le professeur Orloff qui dirige un institut pour aveugles. Deux indices l’amènent à rencontrer ce personnage inquiétant : un message en braille est retrouvé sur l’une des victimes et, fait plus troublant, chacune d’entre elles a souscrit une assurance vie au bénéfice du docteur. Oui bon, le spectateur a vite compris les tenants et aboutissants de l’intrigue. Même le fameux twist final, certainement surprenant pour l’époque, saute aux yeux pour le spectateur lambda d’aujourd’hui.</p>
<p>En dépit d’une intrigue bien écrite mais relativement prévisible, le résultat s’avère plus qu’honorable. Le récit est bien construit, la réalisation est efficace sans être d’une folle inventivité. On est certes loin des chefs-d’œuvre de la Universal qui rendirent célèbre Bela Lugosi. Mais son interprétation est remarquable au moment où sa côte de popularité était au plus bas. En 1939, la Universal ne produit plus rien, la carrière de Lugosi est au point mort. Et la déchéance du comédien l’incite à s’envoler pour l’Angleterre pour une petite série B où il livre une prestation épatante, supérieure à mon sens à celle, usurpée, de <em>Dracula </em>de Tod Browning. Moins théâtral qu’à l’accoutumée, son visage ambigu et son accent hongrois convient merveilleusement au personnage machiavélique d’Orloff. A côté de lui, les autres comédiens paraissent bien ternes.</p>
<p>Ce qui différencie le scénario de ce <em>Tueur aveugle</em> de bien d’autres bandes fantastiques de la même époque concerne la dimension purement matérielle. Orloff n’est ni un savant fou, ni un être meurtri, obsédé par une vengeance et encore moins un meurtrier zigouillant ses victimes  par nécessité ou par amour de son prochain (chercher un remède pour sauver un être aimé). Nul romantisme dans ce film qui obéit aux règles du film noir classique. Le seul mobile est l’argent. Cynique et effrayant, Orloff est une figure du mal assez prosaïque en somme. 20 ans plus tard, Jess Franco reprendra le personnage d’Orloff en réalisant son très beau <em>L’horrible docteur Orloff</em>. Même s’il semble réfuter l’influence aujourd’hui (ah la mauvaise foi), Franco ne peut nier le fait que les deux films possèdent la même structure diégétique et des similitudes troublantes au-delà du personnage d’Orloff. L’homme-bête du <em>Tueur aveugle</em> assassine  pour le compte du docteur au même titre que Morpho (aveugle comme par hasard) dans le film de Franco. Mais le réalisateur de <em>Cartes sur table</em> y injecte une dimension romanesque et mélancolique absente du long métrage du méconnu Walter Summer, scénariste et réalisateur prolifique entre les deux guerres.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6355" title="tueur3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/tueur3.jpg" alt="" width="600" height="481" /></p>
<p>Et comme l’indique la jaquette « le maléfique docteur Orloff frappe pour la première fois ». Grace à Jesus Franco, il deviendra l’une des figures emblématiques du cinéma d’épouvante pour les amateurs de bis.</p>
<p><em>GB-1939 de Walter Summers avec Bela Lugosi, Hugh Williams, Greta Gynt</em></p>
<p><em>Edité par Artus film.  Durée: 73 mn. Langue; Anglais. Sous-titres: Français, Espagnol. Format : 1.33 d’origine 4/3. Noir et blanc. </em></p>
<p><strong>Suppléments</strong></p>
<p>-« Les yeux morts du Dr Orloff » par Alain Petit, spécialiste du cinéma-bis. Alain Petit revient avec beaucoup de pertinence sur la carrière stakhanoviste d’Edgar Wallace, l’un des maîtres de la littérature populaire. Il évoque notamment sa participation (fantôme en fait) sur <em>King Kong</em>. Malgré sa présence au générique, il n’aurait quasiment pas participé à l’écriture du film, décédant de maladie bien trop tôt. Il évoque aussi la mode des Krimi, inspiré des romans de Wallace, qui possèdent plus d’une filiation avec le giallo. Alain retrace le parcours de Bela  Lugosi et surtout les raisons qui l’on amener à venir tourner en Angleterre.</p>
<p>On apprend ensuite un certain nombre de faits sur les autres comédiens et le réalisateur. Enfin, en tant que proche de Jess Franco, Alain ne peut passer sous silence le fait que le personnage incarné par Howard Vernon est une inspiration directe de celui de Bela Lugosi.</p>
<p>L’érudition d’Alain Petit est un régal pour les amateurs de bis même si un petit malin lui a reproché d’avoir recours à des antisèches au cours de l’interview. Laissez-moi rire, qui connaît parfaitement la carrière de Walter Summers ? Personne à mon avis. A moins de réciter par cœur sa bio, je doute que le cinéphile le plus ardu soit incollable sur le sujet.</p>
<p>-Diaporama de photos</p>
<p>-Bandes annonces</p>
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		<title>Giallo de Dario Argento</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 12:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le retour en grâce du maître de l’horreur transalpin se fera-t-il un jour ? Plus d’un cinéaste –de genre notamment- tombé en disgrâce pour des raisons artistiques et/ou commerciales ont fait  un retour en force ces dernières années. C’est le cas de George Romero revenu d’entre les morts avec son formidable Land of the dead [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le retour en grâce du maître de l’horreur transalpin se fera-t-il un jour ? Plus d’un cinéaste –de genre notamment- tombé en disgrâce pour des raisons artistiques et/ou commerciales ont fait  un retour en force ces dernières années. C’est le cas de George Romero revenu d’entre les morts avec son formidable <em>Land of the dead</em> après une longue traversée du désert. De Tobe Hooper avec les épatants <em>Toolbox murders</em> et <em>Mortuary </em>alors qu’on y croyait plus une seconde à la vision d’un <em>Crocodile </em>particulièrement infâme. On pourrait en citer d’autres : Don Coscarelli (l’excellent <em>Bubba Ho-tep</em>), Frank Henenlotter (<em>Sex addict</em>) ou Jeff Lieberman à un moindre niveau. Et le retour de John Carpenter s’annonce alléchant. Dario Argento ne semble pas profiter du regain d’intérêt pour le genre depuis quelques années et surtout, depuis sa reconnaissance tardive comme étant un grand cinéaste, il se repose tristement sur ses lauriers. Si l’on excepte ses deux segments pour les <em>Masters of Horror</em>, les réussites ne sont pas au rendez vous. En tant que défenseur absolu du cinéaste, je trouve beaucoup de qualités à <em>Mother of tears</em> cela dit, descendu en flèche par la presse spécialisée de façon parfois arbitraire. A l’origine <em>Giallo</em> avait de quoi me faire saliver. Un budget conséquent, un casting 3 étoiles (Elsa Pataky, Adrien Brody, Emmanuelle Seigner), un  tournage en Italie et un titre emblématique semblant indiquer le retour à ce qu’il sait le mieux faire : filmer dans un style baroque, une intrigue alambiquée et perverse.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6339" title="giallo1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/giallo11.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><em>Giallo </em>débute sous les meilleurs auspices par une séquence d’introduction efficace et prenante, à défaut d’être particulièrement originale. La suite malheureusement ne fait que décevoir les espoirs les plus fous. Au fur et à mesure que le film se déroule sous nos yeux, une question s’impose. Comment Argento a-t-il pu accepter un script aussi lamentable, écrit avec des moufles?</p>
<p>Déjà coupables du script foireux de <em>Mother of tears</em> et de quelques nanars douteux, Jim Agnew et Sean Keller ont beau être des inconditionnels du maestro (terme excessif aujourd’hui), multiplier les citations grotesques, plonger le spectateur au cœur de Turin, ville propice à la résurrection du giallo, ils n’en commettent pas moins un des scénarios les plus affligeants qu’il nous ait été donné de voir depuis des lustres. Et l’adage qu’un grand artiste peut sauver n’importe quel script tombe sérieusement à l’eau. Tout le monde n’est pas Welles et l’histoire de <em>Giallo </em>est cent fois plus ridicule et incohérente que celle de <em>La soif du mal</em>.</p>
<p>Les créateurs de Derrick n’auraient pas voulu d’une histoire pareille.</p>
<p>Autant dévoiler le pot-aux-roses, en dépit d’un titre explicite mais trompeur, le film n’entretient que peu de rapport avec le giallo. Son <em>Giallo</em> navigue à défaut de se noyer dans les eaux troubles du thriller faisandé à la manière d’Hollywood night. L’enquête, menée par un Adrian Brody apathique et peu concerné (pourtant co-producteur du projet), nous apprend que le terrible assassin au visage masqué et défiguré, conducteur de taxi, est tributaire d’une maladie infantile, la jaunisse. Mais de qui se moque-t-on ?</p>
<p>La nullité du scénario est d’autant plus rageante qu’Argento n’est pas sénile contrairement aux rumeurs tenaces.</p>
<p>Quelques morceaux de bravoures filmiques prouvent que l’auteur de <em>Ténèbres </em>n’a pas perdu la main. Il tente même parfois de renouveler la grammaire de son cinéma en expérimentant des figures de style inédites. Lors d’un flashback traumatique, qui nous en apprendra un peu plus sur le psychopathe et les raisons qui le poussent à tuer son prochain (plutôt sa prochaine), Dario Argento essaie d’innover en multipliant les angles de prises de vue, en faisant voltiger sa caméra, en insufflant une ambiance ouatée et insolite proche des meilleurs De Palma (on pense au début <em>d’Obsession</em>). La belle photographie, jaune et ocre et une explosion de violence surprenante,  indiquent clairement qu’Argento n’est pas perdu pour le 7<sup>ème</sup> art.</p>
<p>Autre séquence réussie : la traque dans une ruelle déserte d’une future victime par le maniaque. Sens inné de la topographie, caméra fluide trouvant les cadrages adéquats, montage nerveux et photographie lugubre en accord avec l’ambiance anxiogène conférée à la séquence. La virtuosité naturelle du cinéaste, aussi évidente soit-elle, n’arrive jamais à compenser la bêtise du récit, la direction d’acteur approximative (hormis Elsa Pataky, victime parfaite à la plastique idéale) et une mollesse de l’ensemble, indigne du cinéaste.</p>
<p>Giallo est un produit plutôt bien emballé mais dénué de contenu et de substance. Le plus mauvais film d’Argento avec <em>The card player</em>.</p>
<p><em>(ITA/USA) de Dario Argento avec Adrien Brody, Emmanuelle Seigner, Elsa Pataky</em></p>
<p><em>Edition dvd eone (zone 1). Durée : 92 mn. Format : 1.78. Audio : Français, Anglais. Sous titres : Français, Anglais</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6340" title="Giallo2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/03/Giallo2.jpg" alt="" width="600" height="804" /><br />
</em></p>
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		<title>Harry Brown</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 16:03:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pays]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-uni]]></category>
		<category><![CDATA[Séances Ciné]]></category>

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		<description><![CDATA[Papy fait de l&#8217;auto-défense : antipathy for Grandpa Vengeance. Harry Brown, de Daniel Barber, avec Michael Caine, Emily Mortimer, Ben Drew (Britannique, 1h43, 2011). Sortie en salles le 12 janvier 2011. Harry (Michael Caine), ancien soldat à la retraite, vit dans un quartier de Londres rongé par la délinquance et le trafic de drogue. Isolé, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/01/hb3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6154" title="hb3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/01/hb3.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><strong>Papy fait de l&#8217;auto-défense : antipathy for Grandpa Vengeance.</strong></p>
<p><em>Harry Brown</em>, de Daniel Barber, avec Michael Caine, Emily Mortimer, Ben Drew (Britannique, 1h43, 2011). Sortie en salles le 12 janvier 2011.</p>
<p>Harry (Michael Caine), ancien soldat à la retraite, vit dans un quartier de Londres rongé par la délinquance et le trafic de drogue. Isolé, perdu, il est terrifié par les jeunes, s&#8217;oblige tout les jours à faire un détour pour ne pas emprunter le passage souterrain qu&#8217;ils squattent, chemin pourtant le plus rapide pour se rendre à l&#8217;hôpital où, sans espoir, sa femme s&#8217;éteint. Ses seuls loisirs sont les échecs arrosés de bière blonde, avec son unique ami, Leonard (David Bradley), et, parfois, regarder par la fenêtre le monde devenir de plus en plus incompréhensible, de plus en plus violent – impuissant. La première partie de Harry Brown épouse ainsi la lente dépossession dont est victime son héros éponyme: sa femme expire enfin, rejoint leur fille au cimetière, puis Leonard meurt lui aussi, assassiné par la bande du passage souterrain qui le harcelait déjà auparavant et qu&#8217;il s&#8217;en était allé menacer à la pointe de la baïonnette.</p>
<p>Portée par la performance de Michael Caine, écrasé de solitude et de peur, ombre qui hante la cité en tentant de se fondre dans le décor et qui perd peu à peu tout ce qui donnait encore sens à sa vie, la première partie d&#8217;Harry Brown se laisse regarder, malgré le discours simpliste sur la violence qui pointe déjà dans certaines scènes, malgré ses poncifs, malgré le filmage branché d&#8217;ancien pubard de Daniel Barber qui énerve d&#8217;autant plus que, dans certaine scènes s&#8217;attachant à ce vieillard que tout abandonne, le réalisateur prouve qu&#8217;il sait aussi poser sa caméra pour filmer son personnage sans esbroufe.</p>
<p>Puis, un drogué tente, à la pointe du couteau, de dépouiller Harry, qui retrouve ses réflexes de soldat et retourne l&#8217;arme contre son agresseur. Puis, la police lui annonce que Leonard a agressé ses assassins, que ceux-ci s&#8217;en sortiront sans doute mieux que prévu s&#8217;ils sont jugés, qu&#8217;ils seront, peut-être, impunis.</p>
<p>Et Harry Brown dérape.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6155" title="hb2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/01/hb2.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Il suffit d&#8217;une scène pour que le film bascule : Harry décide d&#8217;acheter une arme pour se faire justice lui-même et se rend en conséquence dans la tanière de deux des plus gros toxicos qu&#8217;on ait vu au cinéma : ils sont laids, ils sont sales, ils sont filmés avec un filtre pour les rendre encore plus inquiétants. Tout, dans cette scène, oscille entre le ridicule et le gerbant. Incohérences et dégueulasseries se succèdent dans la lumière glauque qui veut nous signifier que nous avons pénétré dans quelque enfer : que ces deux défoncés débiles règnent sur un entrepôt plein de cannabis est déjà étonnant, mais la traversée de la plantation, tout en lenteur et en musique écrasante, est filmée comme une caricature de scène typique de slasher – ce moment quasi-obligatoire où le héros traverse la pièce où le méchant tueur en série laisse pendre des bouts de cadavres à des crochets&#8230; Oh mon dieu, un plan de beuh, j&#8217;ai peur !</p>
<p>La première exécution de grand-père Harry se déroule ensuite sous nos yeux ébahis, dans une fausse tension qui ne prend pas une seconde, malgré les réflexes de combat impressionnants d&#8217;un des toxicos, capable de sortir de la ligne de tir du vieux en un bond, juste après une petite piquouse d&#8217;héroïne et une goulée de crack ! Harry est un héros comme on en fait plus : il emmènera la victime violée des toxicos à l&#8217;hôpital, foutra le feu à leur repaire, abandonnera leur argent sale dans le tronc d&#8217;une église. Il est bon, on a compris, ce qu&#8217;il va faire à présent n&#8217;est pas de sa faute. On n&#8217;avait qu&#8217;à pas le pousser à bout. Auparavant, il aura fait la morale au drogué agonisant, raconté une anecdote du bon vieux temps où il combattait le rebelle Irlandais en Ulster,  avant de l&#8217;achever froidement – et nous aura infligé une leçon d&#8217;anatomie pour le moins approximative : chez la plupart des gens, le foie est en haut de l&#8217;abdomen à droite – apparemment, chez les méchants, il est juste au-dessus de l&#8217;aine gauche.</p>
<p>Harry a des flingues maintenant, on a déjà compris qu&#8217;il ne se contenterait pas de venger la mort de son ami mais qu&#8217;il est parti en croisade contre le Mal, qu&#8217;il est désormais la loi et qu&#8217;il ne connaît qu&#8217;une sentence : la peine de mort.</p>
<p>Daniel Barber nous présente dès lors un spectacle doublement insupportable. D&#8217;abord parce que la seconde partie d&#8217;Harry Brown est pénible à regarder : c&#8217;est mou, c&#8217;est long, c&#8217;est filmé de manière prétentieuse, la tension retombe, remplacée par un enchaînement de fusillades sans rythme, sans frisson et pas franchement crédibles, l&#8217;intrigue est maigre au point que ses incohérences sautent aux yeux comme les os pointus d&#8217;une anorexique, les personnages des flics sont des crétins incompétents incapables de penser à faire un relevé ADN alors que les jeunes criminels, des abrutis eux aussi, ont pris soin de pisser sur le cadavre de Leonard, le twist final tombé du camion ne sert à rien. D&#8217;autant plus que, à ce moment, voir Harry et la fliquette, qui a, enfin, compris qu&#8217;il tuait du dealer à la pelle, en prendre plein la tronche et risquer leur vie, pour peu qu&#8217;on y croit encore, est loin d&#8217;être émouvant : cela fait longtemps qu&#8217;on a perdu toute empathie pour les personnages, pour cette policière geignarde et ce vieil aigri qui se remonte à coups de gnôle avant d&#8217;aller crever du jeune. Le personnage d&#8217;Harry ne touche plus : le passage du vieil homme fragile et isolé au tortionnaire à la personnalité plus monomaniaque que celle d&#8217;un Jack Bauer résolu à sauver le monde libre du péril terroriste est tout simplement raté : on y croit pas, on s&#8217;en fout et c&#8217;est sale.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6156" title="hb1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/01/hb1.jpg" alt="" width="600" height="366" /></p>
<p>Se réclamant du « western urbain », se défendant de faire « un film pro auto-défense comme l&#8217;est <em>un justicier dans la ville </em>», Barber entend montrer au spectateur les « vrais problèmes » de la société actuelle, c&#8217;est-à-dire, la violence des jeunes. Mais, sur le fond, Harry Brown a la densité sociologique d&#8217;un reportage racoleur sur les jeunes-de-plus-en-plus-violents. Son héros va donc, ses actes justifiés par la sauvagerie de la racaille et sans conséquences légales au final, défourailler et torturer la lie de la société. Ah, complexité de l&#8217;analyse de Daniel Barber pour qui le monde se sépare en trois catégories : les victimes, les jeunes monstrueux et les policiers impuissants (magnifique scène d&#8217;émeute, soit dit en passant, digne d&#8217;une reconstitution de reportage télé et qui réussit l&#8217;exploit de ne jamais montrer une seule image de policier qui joue de la matraque). Ce qu&#8217;il faut au monde, c&#8217;est dix, cent Harry « je passe à travers les balles » Brown ; qui triomphera et, dans son bon droit, pourra enfin emprunter son passage souterrain à lui, nettoyé de la racaille et fraichement repeint (le sang, ça tâche).</p>
<p>Au final, on se demande si Harry Brown méritait cela, ajouter la bêtise à l&#8217;ennui. Mauvais film à tout point de vue, il est l&#8217;occasion pour Barber de montrer qu&#8217;au cinéma aussi on peut filmer comme dans la pub et d&#8217;exposer sa profondeur de vue sur le monde contemporain, une philosophie à faire pâlir d&#8217;effroi les apologues du sécuritaire intégral et de la tolérance zéro, à faire passer nos politiciens les plus énervés pour des droits-de-l&#8217;hommistes sans estomac : « nous pouvons tous », dit-il, « prétendre que notre problème principal est aujourd&#8217;hui l&#8217;état de notre système bancaire mais c&#8217;est de la connerie. L&#8217;un de nos plus gros problème (…) c&#8217;est la montée de la violence et des crimes liés à la drogue, dans ce pays. » Eh oui, les barbares sont au milieu de nous, aussi en dehors de la civilisation que les peuplades sauvages, comme le disait déjà Eugène Sue dans <em>Les mystères de Paris</em>, au dix-neuvième siècle ; rebelle jusqu&#8217;au bout des ongles, faisant fi du politiquement correct, Barber ose nous dire la vérité en face : la seule solution pour en finir avec la violence, c&#8217;est de tous les buter ces enfoirés de petits dealers (les meurtres d&#8217;Harry font en effet baisser la criminalité de trente pour cent). Tellement original, tellement osé, tellement nouveau : le discours de la-violence-qui-monte ne date après tout que de la naissance de la police moderne. Et honte à vous, les biens-pensants qui oseront prétendre qu&#8217;Harry Brown est un film qui craint, et que, peut-être, Londres n&#8217;est pas en Afghanistan. Ils vous restera ces fictions cul-bénit sur les jeunes, le trafic et la violence comme <em>Orange mécanique</em>, <em>History of violence</em> ou <em>The wire</em> par exemple. Voire <em>un justicier dans la ville</em>, qui a au moins le mérite, dans son outrance et sa simplicité, de faire marrer les mauvais esprits&#8230;</p>
<p>Mais laissons plutôt Harry Brown, héros de la guerre du Bien contre le Mal, conclure.</p>
<p>- Fliquette : nous ne sommes pas en Irlande du Nord, Harry&#8230;</p>
<p>- Pépé Vengeance : non, en Irlande, l&#8217;ennemi se battait pour une cause. Les jeunes, eux, tuent pour le plaisir.</p>
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		<title>YatterMan, de Takeshi Miike + Mirage Man, d&#8217;Ernesto Diaz Espinoza</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 11:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[« Plus tard, je veux être un super-héros ! » « Je voudrais que tu réfléchisses bien à ce que tu dis. Dis-moi, qu&#8217;est-ce qui se passe lorsque l&#8217;on devient un super-héros ? » « On arrête les méchants&#8230; On fait régner le bien. » « C&#8217;est tout ? » « &#8230; » « C&#8217;est facile de parler. De dire qu&#8217;on veut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6125 aligncenter" title="yatterman - mirage man dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/yatterman-mirage-man-dvd-600x479.jpg" alt="" width="600" height="479" /></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Plus tard, je veux être un super-héros !</em> » « <em>Je voudrais que tu réfléchisses bien à ce que tu dis. Dis-moi, qu&#8217;est-ce qui se passe lorsque l&#8217;on devient un super-héros ?</em> » « <em>On arrête les méchants&#8230; On fait régner le bien. </em>» « <em>C&#8217;est tout ?</em> » « <em>&#8230; </em>» « <em>C&#8217;est facile de parler. De dire qu&#8217;on veut faire le boulot de la police, c&#8217;est mignon, mais as-tu pensé à tous les problèmes que tu aurais ? </em>» « <em>&#8230;</em> » « <em>Les gens voudront sans cesse profiter de toi ; tu leur donnes un doigt, ils prennent ta maison. Les médias aussi profiteront de toi, ils chercheront à découvrir ton identité dans le but d&#8217;avoir le scoop de l&#8217;année et maintenir l&#8217;audimat, et un jour ils y arriveront puisque c&#8217;est la triste logique des choses, mon fils : les médias gagnent toujours, regarde, Yannick Noah vend toujours des disques. Et là, tu finiras en prison. Les politiciens s&#8217;intéresseront à toi et si  tu acceptes quoi que ce soit avec eux, ton intégrité de rebelle en prendra un coup et tu seras pris pour un clown. Tu ne pourras jamais avoir de relation amoureuse stable parce que tu devras avouer ton identité à ta compagne, tu ne peux pas toujours vivre sous un masque, c&#8217;est pas hygiénique, et comment être sûr qu&#8217;elle ne te trahira jamais ? Faudrait qu&#8217;elle soit un super-héros elle aussi. Et là, un esprit de compétition détruira votre couple. Tu auras un emploi du temps trop chargé, faut pas rêver, super-héros ça ne paye pas ; tout le monde n&#8217;a pas la chance de Bruce Wayne. Tu devras vivre cacher, faire du sport et, à la fin, tu seras mort au travail. Et pourquoi ? Pour avoir sauver une pétasse qui ne t&#8217;aurait même pas regarder dans la rue et avoir donner des vacances aux flics ? Pour être fidèle à une philosophie de vie genre « </em>aime ton prochain<em> » et autres conneries, ce qui n&#8217;aura plus aucun sens à la fin des temps ? La violence ça ne se nettoie pas comme une tâche de freinage sur la gueule, Monsieur Propre, elle est ancrée en chacun de nous et survivra jusqu&#8217;à la prochaine extinction. Bienvenue dans le monde des humains. </em>» « <em>… C&#8217;est parce que t&#8217;es devenu agent de la circulation que tu veux briser mes rêves ? </em>» « <em>Tu as dix-sept ans, arrête de t&#8217;imaginer sauver le monde en collants, trouve-toi une copine, un job, arrête d&#8217;espérer un sens à la vie et rentre dans le rang.</em> » « <em>… Je pourrais devenir auteur de comics ? Ou réalisateur de films ? </em>» « <em>Trouve-toi un </em>vrai<em> job.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le genre de conversation que l&#8217;on pourrait imaginer si le créateur de <em>YatterMan</em> était le rejeton du réalisateur et scénariste de <em>Mirage Man</em>. WE Productions propose de faire découvrir deux films dont le point commun est le thème du super-héros, mais dont les traitements demeurent complètement différents. L&#8217;un veut en mettre plein la vue, l&#8217;autre essaye de faire de son mieux avec le peu qu&#8217;il a dans la poche. L&#8217;un semble vouloir faire rêver, l&#8217;autre tente d&#8217;être un peu plus terre à terre. Les deux n&#8217;ont pas pu passer par les salles obscures françaises et sont sortis directement en DVD il y a un certain temps déjà. Ils n&#8217;ont pu être chroniqué plus tôt pour des raisons diverses. Ne vous plaignez pas, les prix des DVD en question ont sûrement baissés.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6126" title="Yatterman01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/Yatterman01-600x254.png" alt="" width="600" height="254" /><em>YatterMan </em>: Ahhh, le Japon et son imagination débordante&#8230;</h5>
<p style="text-align: justify;">Habitué d&#8217;offrir des péloches hardcore comme <em>Dead or Alive</em>, <em>Audition</em> ou le délirant et ultra-violent <em>Ichi the Killer</em>, <em>YatterMan</em> représente un ovni dans la carrière du réalisateur japonais Takeshi Miike. En adaptant un animé ayant connu un fort succès au Japon dans les années 70, Miike s&#8217;adresse ici à un public très jeune. Pas de sang, pas de coke, pas de body-art, c&#8217;est comme si David Lynch se mettait à réaliser un Disney. Changement intéressant au premier abord qui vire rapidement à la stupéfaction lors de la découverte du film&#8230; Pour résumer, le film parle d&#8217;un duo de justiciers masqués surnommés « YatterMan » qui luttent contre le crime dans la ville Tokyoko. Ils se confrontent à Doronjo et ses sbires, des professionnels de l&#8217;arnaque. Ces derniers doivent trouver les quatre pierres-crânes qui permettraient d&#8217;exaucer leurs rêves. Aidés par Shoko, les YatterMan vont tout faire pour que Doronjo n&#8217;arrive jamais à ses fins&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Réalisé comme un manga-live avec des personnages sans substance et une histoire peu intéressante, <em>YatterMan</em> ne cesse d&#8217;agresser l&#8217;écran avec des effets visuels dégueulasses et des passages musicaux irritants au possible. Les acteurs ne cessent de gesticuler comme s&#8217;ils avaient un piège à souris dans le slibard, agaçants à souhait, à la limite du supportable, dont Kyôko Fukada remarquée notamment dans le soporifique <em>Kamikaze Girls</em>. L&#8217;humour, de bon enfant castré, est d&#8217;une niaiserie consternante, à se demander si Takeshi Miike ne cherchait pas à réaliser le film de super-héros le plus abrutissant qui soit pour se foutre de la gueule de son public et violer les esprits des mômes (provocation qui serait amusante, mais un peu vaine).  Regarder <em>YatterMan</em> c&#8217;est comme regarder un épisode des <em>Pokémon</em> : on sent qu&#8217;il y a un esprit malfaisant derrière tout ça qui cherche à nous rendre encore plus con qu&#8217;on ne l&#8217;est déjà. Et la stupéfaction a lieue lorsqu&#8217;on se rend enfin compte que cet esprit malfaisant n&#8217;est autre que le réalisateur d&#8217;<em>Ichi the Killer</em>. Tordu, son cinéma l&#8217;est, mais l&#8217;expérience <em>YatterMan </em>dépasse toutes les craintes sous un look inattendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Au terme de cet attentat filmique, le fantasme de subir les tortures dont Takeshi Miike nous avait habitué dans ses films apparaît soudainement. Takeshi, gicle-nous du lait maternel sur la tronche si tu veux, mais laisse les enfants tranquille !</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6127" title="Mirage man01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/Mirage-man01-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /><em>Mirage Man</em> : Na&#8217;vi Style VS Cholo Style.</h5>
<p style="text-align: justify;"><em>Mirage Man</em>, coproduction américaine-chilienne, raconte l&#8217;histoire d&#8217;un videur de boîte de nuit, Marco, qui après avoir été témoin de l&#8217;assassinat de ses parents et du viol de son petit frère décide de ne vivre que pour fortifier son corps et apprendre les arts martiaux. Un soir, il tombe par hasard sur un cambrioleur en plein action. Il l&#8217;assomme, vole sa cagoule, rentre dans la baraque visée et s&#8217;occupe des complices sous les yeux des victimes qu&#8217;il parvient à sauver. Parmi elles, une jeune et belle journaliste de télévision qui parlera de lui comme un héros. Pour Marco, c&#8217;est une révélation : il se choisit alors un déguisement et décide de devenir un « vrai » super-héros.</p>
<p style="text-align: justify;">Le synopsis peut faire écho au chouette <em>Kick-Ass</em> de Matthew Vaughn, mais le traitement du sujet se trouve être très différent. Si <em>Kick-Ass</em> a un défaut que <em>Mirage Man</em> n&#8217;a pas, il s&#8217;agit de la voix off. Le protagoniste du film de Vaughn ne fait que répéter ce qui est déjà raconté en image, tandis que le réalisateur de <em>Mirage Man</em> est totalement étranger à ce concept. Espinoza choisit de garder une certaine distance avec Marco et ne prend pas le risque de nous imposer une interprétation. Marco n&#8217;est pas un fan de comics qui se dit qu&#8217;il est dommage que les super-héros n&#8217;existent pas, il s&#8217;agit d&#8217;un personnage ayant subit un traumatisme qui se choisit une thérapie atypique. Mais le réalisateur ne fait pas vraiment dans la psychologie.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalisation de <em>Mirage Man</em> est un peu à l&#8217;image de son protagoniste : fauchée et parfois hésitante. Derrière la caméra, le chilien Ernesto Diaz Espinoza (qui avait déjà offert <em>Kiltro</em>) semble vouloir créer un pur divertissement entre potes qui rend hommage au cinéma d&#8217;action de Jean-Claude Van Damme et Bruce Lee avec des moyens très limités, ce qui se ressent énormément à l&#8217;écran. Cela dit, après une première demi-heure qui laisse perplexe, <em>Mirage Man</em> a de la gueule. Des combats plutôt bien chorégraphiés dont les coups et les cascades ont le mérite d&#8217;être lisibles (contrairement à un <em>Banlieue 13</em> qui, malgré ses talentueux cascadeurs, est handicapé par un montage qui ne cesse de charcuter les combats) et un scénario qui tient la route malgré quelques faiblesses. Au fur et à mesure, le film d&#8217;Espinoza devient plus sanglant, prend des initiatives audacieuses au risque de se casser la gueule et ose même mettre <em>Life on Mars?</em> de David Bowie à fond les manettes lors d&#8217;une séquence de romance vite avortée ! La situation du personnage principal devient de plus en plus complexe : censé se libérer d&#8217;une souffrance qui le ronge, le héros se retrouve finalement encore plus à l&#8217;étroit. Les médias le prenant pour un pantin en cumulant les plans foireux pour tenter de le démasquer, Mirage Man est un personnage torturé qui tient à sauver sa peau en affrontant ses démons dans une société noyée dans l&#8217;absurde dirigée par une population étrangère à toute notion de confiance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mirage Man </em>n&#8217;est pas le film le plus subtil qui soit, les ficelles sont loin d&#8217;être discrètes comme le lien entre le traumatisme de son protagoniste et sa mission la plus importante en tant que super-héros qui est de lutter contre un réseau pédophile. Mais il en résulte un film d&#8217;action sympathique au budget ridicule avec un acteur qu&#8217;on n&#8217;aimerait pas faire chier, Marko Zaror, <em> </em>sorte de mini-Van Damme en moins bavard surnommé au Chili <em>The Latin Dragon</em> dont la présence au casting d&#8217;<em>Undisputed 3</em> n&#8217;étonne pas. <em>Mirage Man</em> ne marquera peut-être pas l&#8217;histoire du film d&#8217;action, mais se retrouve parmi les bonnes petites surprises de ces dernières années aux cotés du largement supérieur <em>Blood and Bone</em> avec &#8211; le futur en personne – Michael Jai White.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6128" title="Yatterman02" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/Yatterman02-600x254.png" alt="" width="600" height="254" /><em>YatterMan</em> : Mecha-Bellucci.</h5>
<p style="text-align: justify;">Le super-héros étant un sujet aux multiples points de vue et les deux films présentés ici étant artistiquement très différents, il est inutile de se demander quel traitement est le plus juste ou lequel est le plus généreux. Une approche comme celle de <em>Mirage Man</em>, ou encore <em>Kick-Ass</em> et <em>Incassable</em> livre un regard très personnel et « réaliste » sur un fantasme presque inavouable d&#8217;adulte, tandis que celle de <em>YatterMan</em> ou encore <em>Batman</em> et <em>Spiderman</em> a l&#8217;ambition de « réaliser » ce fantasme. La question la plus intéressante à se poser est celle de l&#8217;intérêt même du super-héros, du mysticisme qu&#8217;il exprime et de son sens profond. En cela, un film comme <em>YatterMan</em> est vide de toute substance, un truc soi-disant divertissant lobotomisant avec des images « spectaculaires » et un propos inexistant, ce qui en fait un film mort-né ; le spectateur est ici réduit à sa fonction la plus primaire. Moins <em>ambitieux </em>visuellement, un film comme <em>Mirage Man</em>, même s&#8217;il reste une sorte de <em>vandammerie</em>, (se) pose bien plus de questions sur la notion de « cinéma » et sur l&#8217;intérêt même d&#8217;une figure telle que le super-héros.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les bonus, les DVD proposés par WE Productions n&#8217;ont pas de quoi satisfaire les cinévores. Le DVD offrant le plus d&#8217;extras est bien sûr celui de <em>YatterMan</em> avec quelques interviews, dont une avec l&#8217;acteur Shô Sakurai qui a sérieusement l&#8217;air de se demander ce qu&#8217;il fout là, des images peu intéressantes du tournage et une bande annonce promotionnelle pour le Festival de Cannes avec un Takeshi Miike plutôt drôle persuadé que son film fera de l&#8217;ombre aux grosses productions US. Le DVD de <em>Mirage Man</em> n&#8217;offre qu&#8217;un Making of de trois minutes, le temps de voir deux ou trois cascades filmées avec un caméscope.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6129" title="Mirage man02" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/12/Mirage-man02-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /><em>Mirage Man</em> : La France n&#8217;a rien à voir avec ce film.</h5>
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