Nos dernières chroniques


SOUTHLAND TALES
 

DANSE MACABRE
 

CALYPSO AT DIRTY JIM'S
 

NATHALIE DANS L'ENFER NAZI
 

DYING GOD
 

CALTIKI, LE MONSTRE IMMORTEL
 

IT'S ALL ABOUT DANCING
 

HOSTEL CHAPITRE II
 

UN ANGE POUR SATAN
 

PAPRIKA
 
Annonce

Classique indémodable du cinéma fantastique, Frankenstein est l’adaptation du roman gothique de Mary W. Shelley : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Paru en 1818 alors que l’Angleterre commence à entrer dans la révolution industrielle, ce récit d’un homme cherchant à rivaliser avec Dieu fait grand bruit. Il soulève des questions philosophiques nouvelles, interrogeant le rapport pervers entre science et éthique. La jeune romancière britannique installe une atmosphère morbide, incertaine, pourrissante où le monstre déchaîné serait le produit le plus abominable d’une humanité dépassée par sa technique.

Le film de James Whale reprend ces thématiques et porte l’accent sur le caractère terrifiant du conte en privilégiant la place du monstre par rapport à celle du savant fou. Adapté de la pièce de Peggy Webling qui eut beaucoup de succès à la fin des années vingt, le Frankenstein de 1931 (une version muette de 15 minutes avait déjà été tournée en 1910) est avant tout un prodigieux film d’horreur. Associant à l’effroi une sombre poésie, ce chef-d’oeuvre contient des moments inoubliables comme la scène où le monstre
joue au bord de l’eau avec une petite fille. Plus de 75 ans après, Frankenstein demeure l’un des plus beaux films d’épouvante.

Mary W. Shelley raconte à son mari Percy Shelley et au poète Lord Byron la suite de son livre Frankenstein. Le monstre créé de toutes pièces par le savant Henry Frankenstein n’est pas mort à la fin du premier épisode. Il continue à semer la terreur dans la campagne et dans les bois. Pendant ce temps, Henry Frankenstein, dévasté par les tragédies engendrées par sa créature, reçoit la visite du docteur Septimus Pretorius, qui lui montre les tout petits personnages auxquels il a donné vie. Il lui demande son aide pour concevoir une nouvelle créature : une femme, cette fois…

Sortie au cinéma le 25 juin 2008


Auteur prolifiques de bisseries toujours situées entre horreur et érotisme, Jess Franco sera présent le 21 juin à 14h30 à la cinémathèque française à Paris. Il répondra aux questions du public.

JESS FRANCO
du 18 juin au 31 juillet 2008

Jess FrancoConsidéré comme un des maîtres du cinéma d’épouvante espagnol qu’il a quasiment inventé en 1961 avec L’Horrible Docteur Orloff, Jess Franco a réalisé près de 200 films, à partir de la fin des années 1950, souvent avec des budgets dérisoires, destinés essentiellement aux salles de quartier.
Poète érotomane, c’est un expérimentateur fou et inspiré, volontiers libre adaptateur de Sade, qui adore aligner de longues et fascinantes séquences érotiques détachées de tout récit, tels de longs chorus mélodiques.
En presque 200 films et dans la plus grande indépendance, auteur d’un cinéma populaire et avantgardiste, Jess Franco s’est adonné à tous les genres comme autant d’expérimentations narratives et visuelles, avec un goût obsessionnel pour l’érotisme, le fantastique, l’épouvante.
« J’adore certains films « classiques », je fais moi-même parfois du cinéma classique. Ceci dit, y’en a marre des « on doit filmer comme ceci » et des « on ne doit pas filmer comme cela ». Je raconte mes histoires comme j’aurais envie qu’on me les raconte. Je fais des zooms parce que je n’ai pas assez de fric pour louer un travelling mais aussi parce que j’aime le zoom. Je fais des flous parce que je trouve ça vachement beau un flou, quelquefois […]. La caméra est devenue pour moi un autre oeil. »
« Depuis assez longtemps déjà je fais toujours mon cadre moi-même et je tiens la caméra pour tous les plans dans lesquels je n’apparais pas comme acteur. C’est le seul moyen, précisément, d’obtenir ce que je veux, de ne pas subir l’autocensure de l’opérateur. »
« Moi le cul, ça me ravit l’âme
».
Jess Franco
Plus de détails sur le site de la cinémathèque
Consultez également le programme complet de la rétrospective Jess Franco

George A. Romero revient d’entre les morts pour nous proposer un nouveau film de zombies.

Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d’horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.

Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé.

Sortie le 25 juin

Get the Flash Player to see this player.

Et n’oubliez pas votre popcorn avant la séance :


La nuit des horlogesHeureux les habitants de Poitiers et environ, car ils pourront découvrir en avant-première nationale, le tout dernier film de Jean Rollin qui s’annonce alléchant.

Jeudi 29 mai Cinéma Le Dietrich - 21h :: Séance O.F.N.I. #3 à Poitiers

Scén, réal : Jean Rollin | 2007 | France | 92 min
Interprétation : Ovidie, Nathalie Perrey, Jean-Loup Philippe

Avant première nationale du film, en présence du réalisateur Jean Rollin.

La Nuit des Horloges transporte son spectateur vers un univers à la fois onirique, poétique et fantastique, où les fantasmes jouent avec la mort, voyage à travers l’errance d’Isabelle (Ovidie) parmi des personnages fantasques issus de l’imagination de son oncle défunt, cinéaste et écrivain.
Depuis son premier court métrage en 1958, 50 ans de cinéma et de littérature fantastique se sont écoulés. La Nuit des Horloges est le nouveau long-métrage de Jean Rollin, auteur français atypique qui signe une ouvre testamentaire personnelle pourtant très vivace. C’est toujours le Jean Rollin talentueux et créateur d’une ouvre profondément anarchiste que l’on retrouve ici avec plaisir. Jean Rollin est un réalisateur unique dans le genre du fantastique français. Ses nombreux films vampiro érotiques en ont fait depuis longtemps une icône bien mieux reconnue en dehors de nos frontières que dans son pays de production.

Festival O.F.N.I. / Nyktalop Mélodie
BP 97 - 86003 POITIERS Cedex
www.nyktalopmelodie.org


Fool moon

Une bande d’anciens copains de Sciences-Po, devenus de jeunes loups de la politique (dans des camps différents) se retrouvent pour un week-end dans une maison isolée en Bretagne avec pour seul mot d’ordre : se détendre et surtout ne JAMAIS parler politique.
Mais c’est un soir de pleine lune et tout va partir en live…

Une comédie déjantée de Jérôme L’hotsky
Idée originale de Artus de Penguern

avec Christophe ALÉVÈQUE, Bruno SALOMONE, ARMELLE, François MOREL, Tonya KINZINGER, Artus de PENGUERN, Christine CITTI, Elise LARNICOL, Ged MARLON et Constance DOLLÉ.

Sélection officielle Festival de l’Alpe d’Huez 2008 (hors compétition)

Sortie le 9 juillet 2008


Aguirre, la colère de Dieu

Le film événement de Werner Herzog ressort sur les écrans en copies neuves :

À PARTIR DU 9 JUILLET 2008 :
AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU
(Aguirre, der Zorn Gottes – Allemagne – 1972 – 1h33 – VO)
Avec Klaus Kinski – Musique Popol Vuh

Soutenu par le CNC, l’AFCAE et l’ADRC, Aguirre sera en sortie nationale le 9 Juillet sur deux copies:
À Paris 5e au cinéma Le Champo-Espace Jacques Tati
et en Province dans le réseau Utopia

En 1560, une troupe de conquistadors espagnols descend de la montagne à la recherche de l’Eldorado. Mais l’équipée s’enlise dans les marais. Une plus petite expédition est alors constituée, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second, Lope de Aguirre, qui devra reconnaître l’aval du fleuve sur des radeaux. Aguirre, aventurier ambitieux et brutal, manoeuvre habilement pour proposer à ses compagnons un nouveau chef, le falot Fernando de Guzman, promu solennellement « empereur du Pérou et de l’Eldorado »…

Pour son sixième long métrage, le réalisateur allemand Werner Herzog a choisi une histoire dont le point de départ lui a été donné par un livre d’enfants : les aventures d’un noble espagnol perdu en Amazonie lors de la conquête. S’il lui donne l’apparence d’une chronique réaliste tenue par un moine durant une expédition dans la forêt, la quasi-totalité du récit est une fiction entièrement écrite par Herzog. L’essentiel d’Aguirre ne réside pas dans le scénario.
Le cinéaste, cultivant un goût pour les expériences extrêmes, filme l’action sur les lieux mêmes où elle est censée se dérouler : dans les contreforts des Andes, au nord ouest du Pérou, au coeur de la forêt amazonienne et sur les fleuves Rio Urubamba (prés du Machu Picchu), Rio Huallaga et Rio Nanay. Le tournage se confond alors avec l’épopée des conquistadors et devient, sept semaines durant, une véritable aventure pleine de dangers, où les hasards - la rencontre avec le joueur de flûte indienne Hombrecito, la perte imprévue d’un canon - et les conflits - la mégalomanie de Klaus Kinski étant à l’origine de la plupart d’entre eux - sont intégrés à l’action. Le caractère de chronique, de carnet de bord, n’en prenant ainsi que plus de vérité.
Il est difficile de concevoir Aguirre sans Kinski : par son regard inquiétant, sa démarche conquérante, son jeu d’acteur reste inégalable. Ecorché vif, il fut l’interprète fétiche des films d’Herzog. Nosferatu, fantôme de la nuit (1978), Woyzeck (1979) et surtout Fitzcarraldo (1982) - la production la plus ambitieuse et commerciale du cinéaste - sans oublier Cobra Verde (1987) et Mon ennemi intime (1999) documentaire dans lequel Herzog revient, après la mort de Kinski, sur leur collaboration et leurs querelles.

Source : Madadayo Films


teeth le film

Teeth, de Mitchell Lichtenstein. Pour l’anecdote, il s’agit bien du fiston à Roy, le fameux pop-artist. On peut d’ailleurs distinguer une certaine parenté dans leur approche faussement consensuelle de la société de consommation. Bref.

Dawn est une jeune fille angélique, qui aime les poneys, les fleurs et sa maman. Après les cours, elle milite au sein d’une association chrétienne contre le sexe hors des liens du mariage. Sa pudibonderie, que raillent assez durement ses camarades de lycée, l’a empêché de découvrir plus tôt une étrange particularité dans son anatomie. Serait-ce lié à l’énorme centrale nucléaire qui avoisine le beau pavillon de banlieue dans lequel elle a toujours vécu ? Mystère. Toujours est-il que que Dawn souffre de vagina dentada, bizarrerie que confirmera à ses dépend le gynécologue chez qui elle finit par se rendre – après avec émasculé par mégarde un prétendant trop assidu.

Une dose de grotesque, une dose de tragicomédie assez fine (bon, faut pas trop pousser non plus, c’est quand même l’histoire d’un vagin bouffe-tout), et pas mal de satyre l’air de rien, qui tape un peu dans tous les coins : l’éducation sexuelle des ados, les maniaques du créationnisme, la censure au cinéma, etc. Puis, aux deux tiers du récit, voilà que Dawn apprend à contrôler ses pulsions, et que sa malédiction s’envisage désormais comme un outil et un atout. L’abominable mutation, de subie à assumée, transforme ce film freaky en manifeste féministe explicite. Inattendu et amusant, c’est un peu Virgin Suicide, en plus drôle et en moins chichiteux.

Site officiel : www.teeth-lefilm.fr


Rec

A l’instar de Cloverfield, [REC] joue dans cette nouvelle catégorie de films qui usent de la forme de réalité-télévisée, l’inverse de la télé-réalité et qui par conséquent, tente d’imiter un aspect documentaire sur le vif par un outil de fiction. Encore frais dans les mémoires, Cloverfield tentait déjà l’expérience immersive avec un film de monstre. Malheureusement, le tout est plombé par des personnages inintéressants et un scénario très linéaire sans grande surprise, excepté ce que l’on voyait dans la bande-annonce (le meilleur du film).

Ici, la donne est différente. Plutôt que de prendre un plouc et son camescope, nous avons à faire à une équipe de tournage qui programme un reportage dans une caserne de pompiers. Ce simple postulat donne une certaine crédibilité aux événements et au fait que beaucoup de choses soient vues à travers l’oeil de la caméra. Dans Cloverfield, on finissait par se demander pourquoi - alors qu’il y a un godzilla au coin de la rue - le type continuait de filmer plutôt que de sauver sa vie.

Ensuite, [REC] n’est pas qu’un simple buzz mais un vrai film d’épouvante. Les temps morts sont très rares et il se passe toujours quelque chose, mises à part deux ou trois scènes d’hystérie un peu longuettes où les cris inutiles finissent par lasser. De même il y a quelques moments “jeu-vidéo” où les personnages tapent sur tout ce qui surgit avec ce qu’ils ont à portée de main. Alors que le film est censé faire peur, il peut alors vite provoquer le rire !

RECLe blasé de l’horreur qui écrit ces lignes, qui a vu tout ce qui pouvait faire peur au cinéma, s’est tout de même laissé surprendre à plusieurs reprises et a failli tomber de son douillet fauteuil. Il y a même une scène où toute la salle sursaute dans un bruissement. Etrange et rigolo.

Je vois néanmoins deux griefs contre le film. Le premier, c’est d’avoir repris le “concept” des frères Naudet qui faisaient un reportage sur le travail des pompiers lorsque survinrent les attentats du 11 septembre. Le documentaire est très institutionnel au début pour finir dans un total chaos. [REC] emploie exactement la même structure, où l’on comprend progressivement la gravité de la situation.

L’autre élément qui me chiffonne vient de la menace elle-même, une sorte de contamination, simplement copiée sur celle qui sévit dans 28 jours plus tard. En bref, les deux éléments principaux du film sentent fort le déjà-vu.

Mais au final, le trip flippant est tellement bien emballé par les deux réalisateurs espagnols, que l’on n’y pense pas vraiment. Une fois plongés dans le film, ne comptent que les poussées d’adrénaline. Et ce qui finit de rendre [REC] supérieur à Cloverfield, c’est sans doute ce diablotin de Jaume Balaguero. Quand un survival américain vous offre de la peur, c’est toujours en restant sur des sentiers proprement balisés. Dans [REC], certains plans vont toujours un peu trop loin. Balaguero inclut systématiquement un truc qui dérange, un truc en trop qui cloche et qui donne au film son terrible impact.

Si vous voulez découvrir le film, plus que quelques jours pour participer à notre concours et gagner des places !


Le 8, 9 et 10 mai 2008 aura lieu la deuxième édition du jeune festival “Mauvais Genre” dans la ville de Tours. Le nom n’est pas usurpé puisque l’on retrouve dans le jury Monsieur Christophe Lemaire, célèbre pour son bon goût. Le président sera David Morley (pas trop fort steuplé, on lui a jamais faite [...]

Lire la suite

Comme d’hab et depuis huit ans déjà l’absurde séance continue dans sa lancée, aussi comme nous ne sommes qu’une simple asso, plus qu’hier et moins que demain nous avons besoin de vous.
Alors dans vos agenda, carnet de bord, rdv et autres moyen de communiquer nos ré-jouissances à venir, merci de nous faire une petite place.
L’absurde [...]

Lire la suite

Jean-Jacques Rousseau, cinéaste belge de l’absurde, organise une projection de son film Rock Mendès.

Lire la suite

Paul Andrew Williams est un jeune réalisateur anglais qui a déjà livré un polar flippant, London to Brighton, qui sort bientôt en dvd chez MK2.
Le 9 juillet sortira son nouveau film dans les salles : Bienvenue au cottage. On n’en sait peu pour le moment si ce n’est que l’intrigue implique deux frères qui kidnappent [...]

Lire la suite