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	<title>Cinétrange &#187; Sorties Dvd</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>Dvd French Démence vol. 1</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:06:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courts-métrages]]></category>
		<category><![CDATA[Les Indép']]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[
Metaluna Productions &#38; Oh My Gore ! Distribution sont heureux de s’associer pour vous présenter « French Demence Vol. 1 », l’anthologie de courts-métrages fantastiques français.
Le 15 mars sortira donc le premier volume de cette compilation de talents, futurs ou déjà confirmés.
Au programme :
-          Les Morveux de Pierre-Louis Levacher
-          Reptil de Pascal Stervinou
-          Le Chasseur de Rêves de Patrice [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinetrange-la-revue' rel='bookmark' title='Permanent Link: Cinétrange, la revue'>Cinétrange, la revue</a> <small>Cinétrange est également disponible sur support papier. La revue est...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/courts-metrages/metaluna-productions-prepare-un-dvd-de-courts-metrages' rel='bookmark' title='Permanent Link: Metaluna Productions prépare un dvd de courts-métrages'>Metaluna Productions prépare un dvd de courts-métrages</a> <small> &#8220;Metaluna Productions, dans sa politique de soutien au courts-métrages...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4353 aligncenter" title="french_demence_cover" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/02/french_demence_cover.jpg" alt="french_demence_cover" width="402" height="552" /></p>
<p>Metaluna Productions &amp; Oh My Gore ! Distribution sont heureux de s’associer pour vous présenter « French Demence Vol. 1 », l’anthologie de courts-métrages fantastiques français.</p>
<p>Le 15 mars sortira donc le premier volume de cette compilation de talents, futurs ou déjà confirmés.</p>
<p>Au programme :</p>
<p>-          <strong>Les Morveux</strong> de Pierre-Louis Levacher</p>
<p>-          <a href="http://www.cinetrange.com/les-indep/pascal-stervinou" target="_blank"><strong>Reptil</strong> </a>de Pascal Stervinou</p>
<p>-          <strong>Le Chasseur de Rêves</strong> de Patrice Gablin</p>
<p>-          <a href="http://www.cinetrange.com/courts-metrages/fusible-de-pierre-guillaume" target="_blank"><strong>Fusible</strong></a> de Pierre Guillaume</p>
<p>-          <a href="http://www.cinetrange.com/courts-metrages/monsieur-mechant-de-fabrice-blin" target="_blank"><strong>Monsieur Méchant</strong></a> de Fabrice Blin</p>
<p>-          <strong>Au Royaume des Cendres</strong> de Michael Massias</p>
<p>-          <a href="http://www.cinetrange.com/les-indep/sakura-no-kage-et-survival-de-guillaume-tauveron" target="_blank"><strong>Survival</strong> </a>de Guillaume Tauveron</p>
<p>-          <strong>Underzone</strong> de Philippe Roure</p>
<p>-          <strong>Fine</strong> de Cédric Jouarie</p>
<p>-          <strong>Bloody Current Exchange</strong> de Romain Basset</p>
<p>-          <strong>Guedro</strong> de Nicola Dulion</p>
<p><em>Bonus :</em></p>
<p>- Présentation des films par Jean-Pierre Putters (Mad Movies)</p>
<p>Pour plus d’informations, vous êtes cordialement invités à visiter les sites internet de Metaluna &amp; Oh My Gore ! :</p>
<p><a href="http://www.metalunaproductions.fr/" target="_blank">http://www.metalunaproductions.fr/</a></p>
<p><a href="http://www.ohmygore.com/" target="_blank">http://www.ohmygore.com</a></p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinetrange-la-revue' rel='bookmark' title='Permanent Link: Cinétrange, la revue'>Cinétrange, la revue</a> <small>Cinétrange est également disponible sur support papier. La revue est...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/courts-metrages/metaluna-productions-prepare-un-dvd-de-courts-metrages' rel='bookmark' title='Permanent Link: Metaluna Productions prépare un dvd de courts-métrages'>Metaluna Productions prépare un dvd de courts-métrages</a> <small> &#8220;Metaluna Productions, dans sa politique de soutien au courts-métrages...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Le masque de la mort rouge, de Roger Corman</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 17:57:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma bis]]></category>

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		<description><![CDATA[Synopsis
Quelque part en Italie au XIIe siècle, Le prince Prospero fait regner la terreur sur un petit village provincial. Adorateur de Satan, il arrête deux paysans, Gino et Ludovico, qui refusent de payer leurs taxes. Fransesca, la fille de Ludovico  et fiancée de Gino, supplie Prospero d’épargner leurs vies. Sans donner de réponse définitive, Prospero [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/mort-de-rire' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mort de Rire'>Mort de Rire</a> <small>Quelque part sur IMDB on compare Alex de la Iglesia...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/sick-vie-et-mort-de-bob-flanagan' rel='bookmark' title='Permanent Link: Sick, vie et mort de Bob Flanagan'>Sick, vie et mort de Bob Flanagan</a> <small>Condamné à mourir à 20 ans à cause de sa...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/tsurisaki-kiyotaka-face-a-la-mort' rel='bookmark' title='Permanent Link: Tsurisaki Kiyotaka, face à la mort'>Tsurisaki Kiyotaka, face à la mort</a> <small>Orozco, el embalsamador Estomacs sensibles, abstenez-vous ! Tsurisaki Kiyotaka DVD,...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Synopsis</strong></p>
<p>Quelque part en Italie au XIIe siècle, Le prince Prospero fait regner la terreur sur un petit village provincial. Adorateur de Satan, il arrête deux paysans, Gino et Ludovico, qui refusent de payer leurs taxes. Fransesca, la fille de Ludovico  et fiancée de Gino, supplie Prospero d’épargner leurs vies. Sans donner de réponse définitive, Prospero invite Fransesca au château et emprisonne les deux hommes. Il met le feu au village. Pendant ce temps, une silhouette vêtue de rouge annonce la venue de « la mort rouge » une maladie qui décime tout sur son passage.</p>
<p><strong>Critique</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-4332" title="masque" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/02/masque.jpg" alt="masque" width="235" height="380" />La magnifique nouvelle d’Edgar Allan Poe tient en quelques feuillets et ne propose guère de progression dramatique au sens classique du terme. Il s’agit davantage d’un poème funèbre et morbide que d’un récit d’épouvante classique. Poe s’attachait à décrire des impressions, des émotions à travers une écriture lyrique et sombre. A ce titre, les seuls protagonistes du récit sont Prospero et la mort incarnée par une forme spectrale. On comprend mieux dès lors la gêne éprouvée par Roger Corman d’adapter au cinéma ce court récit. D’ailleurs le premier scénario, écrit par son complice Charles Beaumont, n’était absolument pas satisfaisant. Corman lui reprochait son manque de trame narrative. Il réécrivit entièrement le script avec R. Wright Campbell, incluant ainsi des éléments sur la lutte du bien et du mal, ajoutant des personnages nécessaires au développement d’un long métrage.</p>
<p>Au final, il faut bien l’avouer, un sentiment d’inachevé semble contaminer un récit fascinant mais bancal. Le personnage principal est le premier à subir les frais de ce remaniement. D’une séquence à l’autre, son comportement vacille comme si les auteurs avaient eu des difficultés à le cerner. Cruel, sadique, pervers, il devient par moment attentionné, réfléchi et raisonnable. Prospero devient déroutant, loin de l’incarnation du mal absolu auquel il aspire en tant qu’adorateur de Satan. Cette ambiguïté, qu’elle soit volontaire ou non, participe à la complexité du film. Le Prince hérétique est admirablement interprété par Vincent Price, au sommet de son art dramatique. Entre roublardise assumée et folie illuminée, il vampirise littéralement l’écran.  En face de lui, les autres comédiens paraissent bien ternes.</p>
<p>Réflexion pertinente sur le bien et le mal, <em>le masque de la mort rouge</em> permet à Roger Corman d’affirmer son côté libertaire, son athéisme profond. Il pointe à plusieurs reprises les contradictions de la religion chrétienne qui, sous couvert d’amour de son prochain, a aussi créé l’inquisition.</p>
<p>D’ailleurs, la mort n’appartient ni au bien ni au mal, chaque individu créé son propre enfer et son propre paradis. La mort est neutre. Elle prend les saints comme les criminels. Voici la seule morale que semble asséner Corman. La mort est naturelle, ce n’est pas une malédiction divine ou métaphysique.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4333" title="masque2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/02/masque2.jpg" alt="masque2" width="310" height="423" />Roger Corman retrouve par intermittence la magie de la nouvelle de Poe grâce à un traitement formel poussant très loin la recherche esthétique. <em>Le masque de la mort rouge </em>est un enchantement visuel de tous les instants. Dès les premiers plans nocturnes, Corman nous immerge dans une ambiance gothique rappelant le meilleur de la Hammer. Dans une forêt cauchemardesque éclairée comme un décor expressionniste, la caméra traque des silhouettes encerclées par la brume. L’arrivée de «la mort » détonne dans cet environnement anxiogène. Une silhouette rouge se détache admirablement de ce cadre pictural. Imaginer Ingmar Bergman qui aurait troqué l’austérité de son noir et blanc pour des couleurs flamboyantes et vous aurez une petite idée de la beauté plastique de ce film, assurément le plus maîtrisé sur le plan visuel du cycle Poe.</p>
<p>Ensuite, Roger Corman nous transporte dans un autre univers, tout aussi hypnotique, à l’intérieur du château. Et là, même si le récit n’est pas toujours à la hauteur, <em>Le masque de la mort rouge</em> frise la perfection, ne cesse de fasciner, d’envoûter. La caméra, étonnamment mobile, se promène au milieu de décors splendides, démentiels, limites surréalistes.</p>
<p>A un moment Francesca traverse une série de pièces peintes d’une couleur différente (violette, jaunes, blanche et rouge). Le plan séquence latéral est d’une beauté rarement rencontrée dans le cinéma dit de série B. La mise en scène, tape  à l’œil et baroque, en remontre à plus d’une superproduction de l’époque. La présence de Nicolas Roeg en tant que chef opérateur assure pleinement la réussite de ce conte raffiné et cruel qui se termine par une sorte de danse macabre flirtant avec certaines figures du théâtre avant-gardiste. Le caméraman n’est autre que Alex Thomson, démiurge à qui l’on doit les images de <em>Legend</em>, et d’<em>Excalibur</em>.</p>
<p>Se clôturant par une pirouette aussi terrifiante que logique, <em>Le masque de la mort rouge</em> est l’une meilleure adaptation de Poe par Corman. L’auteur de <em>Mitraillette Kelly</em> a su retrouver l’essence poétique et macabre cher à l’auteur du Chat noir.</p>
<p>La copie, entièrement remasterisée, est splendide, enterrant de très loin le zone 1 dispo chez MGM.</p>
<p><em>(USA/GB-1964) de Roger Corman avec Vincent Price, Hazek Court, Jane Aher, Patrick Magee</em></p>
<p><em>Durée : 85 mn. Format : 16/9 2 :35. Son : VF VOST (mono d’origine).</em></p>
<p><strong>Bonus :</strong></p>
<p>Présentation du film<br />
Bande-annonce</p>
<p>Edité par Sidonis</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/mort-de-rire' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mort de Rire'>Mort de Rire</a> <small>Quelque part sur IMDB on compare Alex de la Iglesia...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/sick-vie-et-mort-de-bob-flanagan' rel='bookmark' title='Permanent Link: Sick, vie et mort de Bob Flanagan'>Sick, vie et mort de Bob Flanagan</a> <small>Condamné à mourir à 20 ans à cause de sa...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/tsurisaki-kiyotaka-face-a-la-mort' rel='bookmark' title='Permanent Link: Tsurisaki Kiyotaka, face à la mort'>Tsurisaki Kiyotaka, face à la mort</a> <small>Orozco, el embalsamador Estomacs sensibles, abstenez-vous ! Tsurisaki Kiyotaka DVD,...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Bronson, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 19:48:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
				<category><![CDATA[Notules Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
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		<description><![CDATA[
Bronson, malgré ses airs de « biopic », ressemble plus à une esquisse psychologique du personnage. De l’aveu même du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, personne ne peut pas saisir la personnalité de Bronson dans sa totalité. Michael Peterson (son vrai nom) a toujours eu une propension à la violence, ne sachant pas vraiment dans quelle voie [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/cortex-de-nicolas-boukhrief' rel='bookmark' title='Permanent Link: Cortex, de Nicolas Boukhrief'>Cortex, de Nicolas Boukhrief</a> <small>Ancien rédacteur chez feu Starfix, Nicolas Boukhrief n’a pas réalisé...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4268 aligncenter" title="bronson-photo-de-presse-1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/02/bronson-photo-de-presse-1.jpg" alt="bronson-photo-de-presse-1" width="600" height="401" /></p>
<p>Bronson, malgré ses airs de « biopic », ressemble plus à une esquisse psychologique du personnage. De l’aveu même du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, personne ne peut pas saisir la personnalité de Bronson dans sa totalité. Michael Peterson (son vrai nom) a toujours eu une propension à la violence, ne sachant pas vraiment dans quelle voie se diriger. Il est toujours en vie, et toujours enfermé au point de n’avoir que de très rares contacts extérieurs.</p>
<p>Charles Bronson (un pseudo qu&#8217;il s&#8217;est choisi) ressemble à un serial killer et pourtant, quand on l’enferme les premières fois, il n’a tué personne. Son premier forfait est un « banal » vol à main armée dans un bureau de poste. Ce n’est qu’en prison qu’il va progressivement développer une violence compulsive, à l’égard de ses codétenus et des surveillants. Il prend son pied au sein des infrastructures pénitentières, à tabasser des gens à en prendre d&#8217;autres en otage, et à provoquer des situations de conflit. Ne sachant pas très bien quoi en faire, l&#8217;administration britannique va le placer en hôpital psychiatrique. Bronson lui-même ne sait pas ce qu&#8217;il veut, même quand on lui demande ! Il ne rentre dans aucune case. Se faire maltraiter ne lui fait pas peur, bien au contraire. Toutes les motivations habituelles (fonder un foyer, gagner de l’argent) ne fonctionnent pas sur cet homme insaisissable. Il cherche alors à devenir célèbre et devient en effet le prisonnier le plus violent de Grande-Bretagne !</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4269" title="bronson-recto-jaquette" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/02/bronson-recto-jaquette.jpg" alt="bronson-recto-jaquette" width="252" height="357" />Bronson est un film protéiforme et décousu, sans véritable trame linéaire, que l’on dirait mis en scène par le personnage lui-même. C&#8217;est d’ailleurs lui qui nous conte son histoire en s’adressant, sur une scène de théâtre, à un public que l’on ne voit jamais clairement. Cette assistance n’est autre que l’imagination de Bronson qui croit avoir un public. Car au final, même si ses débordements lui valent quelque attention, qui s’intéresse vraiment à ses idées ? Dans les bonus, le réalisateur avoue partager un concept de vie commun avec son personnage principal. Il exècre l’autorité et use de l’art cinématographique comme un exutoire à sa part des ténèbres.</p>
<p>La musique est très souvent utilisée en contrepoint à l’action. Alors que les images nous montrent un univers carcéral inhumain, on nous fait écouter du Haendel, du Wagner et du Schubert. Le réalisateur, tout comme Bronson, se sert d&#8217;un cadre artistique, pour y créer un violent chaos.</p>
<p>Les bonus du dvd sont très intéressants. Nicolas Winding Refn se livre à une auto-analyse de ses obsessions, ses peurs et de ce qui le fait aller de l’avant. Il évoque ses influences (<em>Orange Mécanique</em>, Ken Russell). L’acteur Tom Hardy raconte comment il a vécu l’expérience et explique avec beaucoup (trop) de détails sa rencontre avec le vrai Bronson. Comment il a noué une relation avec ce prisonnier très particulier. On notera qu&#8217;il est très difficile de reconnaître l&#8217;acteur dans l&#8217;interview. La métamorphose en &#8220;Bronson&#8221; est extraordinaire. Enfin, supplément ultime, on peut écouter les longues logorrhées de Michael Peterson, qui parle du film (qu’il n’a pas pu voir) et de la philosophie qu&#8217;il a développée grâce à sa situation exceptionnelle.</p>
<p><em>Sortie en blu-ray et dvd chez Wild Side Vidéo.</em></p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/cortex-de-nicolas-boukhrief' rel='bookmark' title='Permanent Link: Cortex, de Nicolas Boukhrief'>Cortex, de Nicolas Boukhrief</a> <small>Ancien rédacteur chez feu Starfix, Nicolas Boukhrief n’a pas réalisé...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Inside en dvd</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 22:05:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La paisible petite communauté de Grovetown est soudainement envahie de suicides inexpliqués. Alors que la plupart des habitants préfèrent l’ignorer et s’en remettre à Dieu, Lindsay, étudiante et petite amie du fils du pasteur, décide d’examiner de plus près l’inquiétant phénomène.
En se liant d’amitié avec Aidan, jeune athée controversé, elle découvre qu’une force maléfique est [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/bande-annonce/phenomenes-morceaux-de-gore-inside' rel='bookmark' title='Permanent Link: Phénomènes (morceaux de gore inside)'>Phénomènes (morceaux de gore inside)</a> <small>Sera-ce la résurrection de M. NIght Shyamalan ? Le réalisateur...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-4247" title="inside" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/inside.jpg" alt="inside" width="307" height="467" />La paisible petite communauté de Grovetown est soudainement envahie de suicides inexpliqués. Alors que la plupart des habitants préfèrent l’ignorer et s’en remettre à Dieu, Lindsay, étudiante et petite amie du fils du pasteur, décide d’examiner de plus près l’inquiétant phénomène.</p>
<p>En se liant d’amitié avec Aidan, jeune athée controversé, elle découvre qu’une force maléfique est à l’oeuvre, véhiculant la poussée de mort tel un parasite de victime en victime. Lindsay a l’étrange sentiment qu’elle sera la prochaine sur la liste et qu’Aidan pourrait être le seul espoir d’éradication de cette épidémie de suicides.<br />
Initialement prévu pour être projeté au festival de Sundance en février 2008, le film n’a pas été terminé à temps. Il a finalement été présenté en première mondiale au Tribeca Film Festival en avril 2008.<br />
Inside, sous son titre original From Within, remporte plusieurs récompenses au festival de Solstice en juin 2008 dont le Meilleur film, le meilleur scénario, le meilleur acteur (pour Thomas Dekker) et la meilleure actrice (pour Elisabeth<br />
Rice).</p>
<p>Le film a également été choisi pour les sélections officielles du Festival Frightfest de Londres et le festival de films fantastiques FanTasia à Montréal.</p>
<p>Le DVD INSIDE fait partie de la sélection des inédits vidéo au Festival du film fantastique de Gérardmer en janvier 2010.</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/bande-annonce/phenomenes-morceaux-de-gore-inside' rel='bookmark' title='Permanent Link: Phénomènes (morceaux de gore inside)'>Phénomènes (morceaux de gore inside)</a> <small>Sera-ce la résurrection de M. NIght Shyamalan ? Le réalisateur...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Brüno</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 21:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
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Sacha Baron Cohen récidive en créant le remplaçant de son Borat. Le concept est exactement le même, &#8220;l&#8217;auteur&#8221; se met dans la peau d&#8217;un personnage, force la caricature, afin de faire ressortir les plus viles pulsions chez des quidams, américains de préférence. Borat stigmatisait la peur de l&#8217;étranger et l&#8217;antisémitisme. Brüno s&#8217;attaque à l&#8217;homophobie, en [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/bande-annonce/amer-de-helene-cattet-et-bruno-forzani' rel='bookmark' title='Permanent Link: Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani'>Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani</a> <small>COMPETITION OFFICIELLE GERARDMER 2010 avec Cassandra Forêt, Charlotte Eugène-Guibbaud, Marie...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4227 aligncenter" title="brunoe1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/brunoe1.jpg" alt="brunoe1" width="600" height="400" /></p>
<p>Sacha Baron Cohen récidive en créant le remplaçant de son Borat. Le concept est exactement le même, &#8220;l&#8217;auteur&#8221; se met dans la peau d&#8217;un personnage, force la caricature, afin de faire ressortir les plus viles pulsions chez des quidams, américains de préférence. Borat stigmatisait la peur de l&#8217;étranger et l&#8217;antisémitisme. Brüno s&#8217;attaque à l&#8217;homophobie, en passant par l&#8217;univers de la mode et par le shobiz (voir l&#8217;hilarante &#8220;interview&#8221; d&#8217;Harrison Ford).</p>
<p>La comédie burlesque de Sacha Baron Cohen est double tranchant. Prise au premier degré, on rit à gorge déployée pour peur que l&#8217;on soit amateur d&#8217;humour absurde et de grosses conneries un peu à la mode &#8220;Jackass&#8221;. Ainsi Brüno se pose systématiquement en némésis de la personne interviewée. Il force à chaque fois la caricature afin de pousser son intervenant dans ses derniers retranchements. Le clou du spectacle arrive quand il s&#8217;improvise catcheur en Alabama dans une salle remplie de rednecks chauffés à blanc par le désir de voir deux mecs se mettre sur la gueule.  Brüno transforme alors le combat et sur le ring, les deux hommes se roulent des pelles avant de se déshabiller, provoquant l&#8217;ire des spectateurs bourrés de testostérone.</p>
<p>Le problème se situe dans les conditions de tournage. On ne sait jamais vraiment comment les gens sont piégés. La plupart du temps, la caméra n&#8217;est pas cachée donc les gens se savent filmer et l&#8217;on devine que Sacha Baron Cohen a dû organiser un traquernard. Cela n&#8217;empêche pas certains de dire des horreurs avec une effrayante spontanéité&#8230;</p>
<p>Pour apprécier Brüno, il faudra donc être un peu schizophrène. Bas de plafond pour rire aux énormes farces, il sera aussi nécessaire de prendre du recul pour comprendre quel est le discours de ce provocateur, qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas très clair. S&#8217;il critique ouvertement certaines stars, on les retrouve à la fin pour une chanson, devenues subitement complices de la farce&#8230;</p>
<p><em>Disponible en dvd et blu-ray chez Sony Picture Home Entertainment. </em></p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/bande-annonce/amer-de-helene-cattet-et-bruno-forzani' rel='bookmark' title='Permanent Link: Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani'>Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani</a> <small>COMPETITION OFFICIELLE GERARDMER 2010 avec Cassandra Forêt, Charlotte Eugène-Guibbaud, Marie...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/bruno/feed</wfw:commentRss>
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		<title>Du giallo chez Neo</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/du-giallo-chez-neo</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 15:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma bis]]></category>

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		<description><![CDATA[Disponible depuis le 5 janvier en dvd : 2 films de Sergio        Martino. Avec
Edwige Fenech &#8211; George Hilton &#8211; Ivan        Rassimov


L&#8217;ÉTRANGE VICE DE MME WARDH 

Julie Wardh cache        un secret derrière sa vie bourgeoise [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/la-nuit-des-morts-vivants-chez-bach-films' rel='bookmark' title='Permanent Link: La nuit des morts-vivants, chez Bach Films'>La nuit des morts-vivants, chez Bach Films</a> <small>A l&#8217;occasion du 40ème anniversaire du film, Bach Films propose...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/cest-arrive-pres-de-chez-vous-en-dvd' rel='bookmark' title='Permanent Link: C&#8217;est arrivé près de chez vous en dvd'>C&#8217;est arrivé près de chez vous en dvd</a> <small> Un film de Benoit Poelvoorde, Remy Belvaux et André...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/richard-kern-chez-le-chat-qui-fume' rel='bookmark' title='Permanent Link: Richard Kern chez le chat qui fume'>Richard Kern chez le chat qui fume</a> <small>RICHARD KERN COLLECTION Aujourd&#8217;hui photographe mondialement reconnu, Richard Kern fut...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Disponible depuis le 5 janvier en dvd : 2 films de Sergio        Martino. Avec<br />
Edwige Fenech &#8211; George Hilton &#8211; Ivan        Rassimov</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4210 aligncenter" title="visuel3detrangevice" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/visuel3detrangevice.jpg" alt="visuel3detrangevice" width="544" height="955" /></p>
<div>
<p style="text-align: left;"><strong>L&#8217;ÉTRANGE VICE DE MME WARDH </strong></p>
</div>
<p align="justify">Julie Wardh cache        un secret derrière sa vie bourgeoise et son extraordinaire        beauté.<br />
Pendant un séjour à Vienne avec son mari, elle doit        faire face à un vice qu&#8217;elle croyait définitivement enterré dans son        passé. C&#8217;est alors qu&#8217;un mystérieux tueur au rasoir cherche à la tuer,        semant la terreur dans toute la ville.</p>
<p>Titre original : Lo strano vizio        della signora Wardh. Italie, Espagne &#8211; 1971. Langue :        italien. Sous-titres : français. Format son : 2.0 &#8211; Dolby        Digital. Format image : PAL 2.35:1 &#8211; 16/9 compatible 4/3.Durée : 97        min.</p>
<p><strong>Suppléments</strong></p>
<ul>
<li>&#8220;Histoire d&#8217;un vice&#8221; : entretien avec George Hilton et Antonio          Bruschini (26 min)</li>
<li>Commentaire audio par Federico Caddeo</li>
<li>Présentation du film par George Hilton</li>
<li>Diaporama</li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><strong>TOUTES LES COULEURS  DU VICE</strong></p>
<p align="left">Traumatisée par le meurtre de sa mère dont elle a été        témoin dans son enfance, ainsi que par une fausse couche, Jane        est à deux doigts de la folie.<br />
Aidée par un psychiatre et par        sa nouvelle voisine, elle cherche à se libérer de ses peurs        mais  son cauchemar vient juste de commencer. Persécutée et        menacée par un mystérieux homme au regard perçant, elle plonge dans un        abîme d&#8217;horreur où personne n&#8217;est celui qu&#8217;il semble être…</p>
<p>Titre original : <span>Tutti i colori del        buio</span>. Italie, Espagne &#8211; 1972. Langues : italien,        français. Sous-titres : français. Format son : 2.0 &#8211; Dolby        Digital. Format image : PAL 2.35:1 &#8211; 16/9 compatible 4/3. Durée : 91        min.</p>
<p><strong>Suppléments</strong></p>
<ul>
<li>&#8220;Toutes les couleurs du Giallo&#8221; : entretien avec George Hilton et          Antonio Tentori (21 min)</li>
<li>Présentation du film par George Hilton</li>
<li>Bandes annonces italienne et américaine</li>
<li>Diaporama</li>
</ul>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/la-nuit-des-morts-vivants-chez-bach-films' rel='bookmark' title='Permanent Link: La nuit des morts-vivants, chez Bach Films'>La nuit des morts-vivants, chez Bach Films</a> <small>A l&#8217;occasion du 40ème anniversaire du film, Bach Films propose...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/cest-arrive-pres-de-chez-vous-en-dvd' rel='bookmark' title='Permanent Link: C&#8217;est arrivé près de chez vous en dvd'>C&#8217;est arrivé près de chez vous en dvd</a> <small> Un film de Benoit Poelvoorde, Remy Belvaux et André...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/richard-kern-chez-le-chat-qui-fume' rel='bookmark' title='Permanent Link: Richard Kern chez le chat qui fume'>Richard Kern chez le chat qui fume</a> <small>RICHARD KERN COLLECTION Aujourd&#8217;hui photographe mondialement reconnu, Richard Kern fut...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;enfer d&#8217;Henri-Georges Clouzot en dvd</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 09:03:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea. Avec : Romy Schneider, Serge Reggiani, Bérénice Béjo, Jacques Gamblin.
Un film au budget illimité qui devait révolutionner le cinéma grâce à des effets jamais vus, arrêté après 3 semaines de tournage sur un drame… Ses images totalement inédites, oubliées depuis un demi-siècle, sont plus époustouflantes que la [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/chronique/la-prisonniere-de-henri-georges-clouzot' rel='bookmark' title='Permanent Link: La prisonnière, de Henri Georges Clouzot'>La prisonnière, de Henri Georges Clouzot</a> <small>Gilbert, le mari de Josée, travaille pour un directeur de...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/jusquen-enfer-drag-me-to-hell' rel='bookmark' title='Permanent Link: Jusqu&#8217;en enfer (Drag me to hell)'>Jusqu&#8217;en enfer (Drag me to hell)</a> <small>Christine travaille dans une entreprise de prêts immobiliers. Gentille et...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/festivals/efs-2009-dernier-jour' rel='bookmark' title='Permanent Link: EFS 2009 : dernier jour'>EFS 2009 : dernier jour</a> <small>Je sais pas vous, mais moi j&#8217;ai les yeux qui...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4201" title="lenfer" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/lenfer.png" alt="lenfer" width="250" height="397" />Un film de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea. Avec : Romy Schneider, Serge Reggiani, Bérénice Béjo, Jacques Gamblin.</p>
<p>Un film au budget illimité qui devait révolutionner le cinéma grâce à des effets jamais vus, arrêté après 3 semaines de tournage sur un drame… Ses images totalement inédites, oubliées depuis un demi-siècle, sont plus époustouflantes que la légende l&#8217;avait prédit. Jamais ROMY SCHNEIDER (Sissi, La Piscine&#8230;) n’a été aussi belle et hypnotique, enflammant la pellicule pour devenir l’envoûtant et sensuel objet de jalousie de SERGE REGGIANI (Les Misérables, Vincent, François, Paul et les autres…), sous la caméra du génie HENRI-GEORGES CLOUZOT, réalisateur des mythiques Le Corbeau et Le Salaire de la peur.</p>
<p>Nous avons déjà parlé du film<a href="http://www.cinetrange.com/festivals/efs-2009-dernier-jour" target="_self"> ici</a></p>
<p><strong>BONUS : </strong></p>
<p>- Préface de Serge Bromberg (9&#8242;)</p>
<p>- « Ils ont vu l’enfer » (57’) : interviews inédites des proches de Clouzot sur le tournage du film.</p>
<p>- Galerie de photos (2&#8242;)</p>
<p>Le dvd sortira le 17 mars 2010 chez MK2.</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/chronique/la-prisonniere-de-henri-georges-clouzot' rel='bookmark' title='Permanent Link: La prisonnière, de Henri Georges Clouzot'>La prisonnière, de Henri Georges Clouzot</a> <small>Gilbert, le mari de Josée, travaille pour un directeur de...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/jusquen-enfer-drag-me-to-hell' rel='bookmark' title='Permanent Link: Jusqu&#8217;en enfer (Drag me to hell)'>Jusqu&#8217;en enfer (Drag me to hell)</a> <small>Christine travaille dans une entreprise de prêts immobiliers. Gentille et...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/festivals/efs-2009-dernier-jour' rel='bookmark' title='Permanent Link: EFS 2009 : dernier jour'>EFS 2009 : dernier jour</a> <small>Je sais pas vous, mais moi j&#8217;ai les yeux qui...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Jusqu&#8217;en enfer (Drag me to hell)</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 19:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma bis]]></category>

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		<description><![CDATA[Christine travaille dans une entreprise de prêts immobiliers. Gentille et serviable, elle aspire néanmoins à  gravir les échelons. Afin d’acquérir un nouveau poste, elle va  refuser le dossier d&#8217;une vieille gitane. Cette dernière, furieuse, jette une malédiction sur Christine. La vie de la jeune femme se transforme en cauchemar. Un esprit malin la tourmente afin [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/hellraiser-iii-hell-on-earth' rel='bookmark' title='Permanent Link: Hellraiser III : Hell on Earth'>Hellraiser III : Hell on Earth</a> <small> Il faut croire qu&#8217;on ne peut plus garder le...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4104" title="drag2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/drag2.jpg" alt="drag2" width="302" height="452" />Christine travaille dans une entreprise de prêts immobiliers. Gentille et serviable, elle aspire néanmoins à  gravir les échelons. Afin d’acquérir un nouveau poste, elle va  refuser le dossier d&#8217;une vieille gitane. Cette dernière, furieuse, jette une malédiction sur Christine. La vie de la jeune femme se transforme en cauchemar. Un esprit malin la tourmente afin de lui voler son âme. Elle ira donc jusqu’en enfer.</p>
<p>Retour aux sources, affaires de famille, indépendance réaffirmée … Voilà les termes qui  viennent à l’esprit  une fois la projection terminée. Sam Raimi que l’on croyait un peu perdu dans les filets du système après un fort décevant <em>Spiderman 3</em>, retrouve une vigueur, une rage de filmer et un plaisir de conteur addictif.</p>
<p><em>Jusqu’en enfer </em>n’est peut-être pas son meilleur film mais l’un de ses plus libres et jouissifs comme si l’auteur mythique d’<em>Evil dead</em> s’offrait une petite cure de jouvence.  Un esprit de sale gosse qui faisait tout. L&#8217;esprit d’<em>Evil dead</em> et <em>Mort sur le grill </em>souffle à nouveau sur ce film qui va jusqu’au bout de son concept initial. En somme un petit miracle pour ce film écrit et réalisé en famille (son fils participe au scénario et ses parents jouent dedans).</p>
<p>Le destin de la pauvre petite employée de banque qui rêvait d’ascension sociale s’offre en pleine tronche comme une fable cynique, méchante et souvent drôle, fustigeant avec hargne le système US fondé sur la réussite. Dans l’univers propret de Christine, personnage admirablement croqué jusque dans ses contradictions idéologiques (pur produit du système capitaliste, elle se prétend écolo), Sam Raimi va prendre un malin plaisir à injecter de la saleté, de la souillure. Vomissement, hémoglobine, cafard, matières putrides inondent un environnement marqué par le politiquement correct. La maison proprette du joli petit couple, le décor aseptisé de la banque, le luxe ridicule de la maison des parents du petit ami de Christine,  se trouvent mis à mal par un déferlement d’effets spéciaux numériques mais réussis. Des cafards sortent d’un gâteaux, des flots d’hémoglobines aspergent un bureau immaculé pour finir sur le visage stupéfait d’un directeur de banque, les objets volent et mettent en charpie le joli petit nid de l’héroïne, un petit chat tout mignon se retrouve six pied sous terre. Sam Raimi dérègle un monde idyllique, cadre idéal des comédies romantiques US.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-4103" title="dragme" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/dragme.jpg" alt="dragme" width="302" height="438" />En parallèle, comme une sorte de contre-champ idéal, il filme avec respect une minorité (gitan, pakistanais) écrasée par ses croyances ancestrales. Il montre des gens moins superficiels, plus enclins à accepter l’irrationnel.  Les forces obscures font partie de leur environnement. Ils acceptent l’idée même du Mal. Ce qui dans le monde rationnel des autres  personnages de sitcom est impensable. Les séquences de spiritisme et de prédiction nous embarquent dans une autre dimension, dans un univers gothique et anxiogène issu d’un autre temps (<em>Les innocents, la maison du diable,</em> La Hammer).</p>
<p>Sur un script dans l’esprit d’un épisode des <em>Contes de la crypte</em>, Sam Raimi prend un malin plaisir à malmener son héroïne, qui pour avoir symboliquement vendu son âme au diable, se retrouve dans une position inconfortable.</p>
<p>Alternant brillamment la terreur pure et un humour noir décapant (la mort du petit chat), <em>Jusqu’en enfer</em> est une pure série B luxueuse certes mais suffisamment jouissive et transgressive pour accéder au rang de futur petit classique. Sam Raimi livre aussi en filigrane une réflexion personnelle sur l’arrivisme. Le destin de Christine rejoint étrangement son propre parcours. En acceptant de jouer dans la cour des grands, l’auteur d’<em>Evil dead</em> aurait-il perdu son âme ? Certaines de ses productions piteuses (et non réalisations) pourraient en attester. Mais avec un aplomb démoniaque, il répond par la négative. Hommage vibrant à  un certain cinéma d’horreur révolu, <em>Jusqu’en enfer</em> porte admirablement son titre. L’épilogue, logique et revigorant, en surprendra plus d’un.</p>
<p><em>(USA-2008) de Sam Raimi avec Alison Lohman, Justin Long, Jessie Lucas</em></p>
<p><em> Dispo en dvd et blu-ray chez Seven 7.  Format : 2 :35 mm. Audio : Français – Anglais. Sous-titres : Français. Durée : 94 mn</em></p>
<p><strong> Bonus : </strong>Le journal du tournage (33min 40s, VOSTF), Bandes-annonces (VOSTF et VF)</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/notule-dvd/hellraiser-iii-hell-on-earth' rel='bookmark' title='Permanent Link: Hellraiser III : Hell on Earth'>Hellraiser III : Hell on Earth</a> <small> Il faut croire qu&#8217;on ne peut plus garder le...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Ingmar Bergman, en dvd, en février</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/ingmar-bergman-en-dvd-en-fevrier</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 20:34:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Sortie en DVD unitaires le 16 février (éd. OPENING)
Les fraises sauvages (1957). Avec Victor Sjöstrom, Ingrid Thulin, Folke Sundquist
Le septième sceau (1957). Avec Max Von Sydow, Gunnar Björnstrand, Nils Poppe
Bonus : Interview Jean-Claude Brisseau, cinéast. Introduction de Yves Alion, journaliste
Cris et chuchotements (1973). Avec Ingrid Thulin, Liv Ullmann, Harriet Anderson
Bonus : Interview de Philippe Lioret, réalisateur. Interview [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/seances-cine/loeuf-et-le-serpent-dingmar-bergman' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;oeuf du serpent, d&#8217;Ingmar Bergman'>L&#8217;oeuf du serpent, d&#8217;Ingmar Bergman</a> <small>Berlin, dans la semaine du 3 au 11 novembre 1923....</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/shrooms-en-dvd-le-17-fevrier' rel='bookmark' title='Permanent Link: Shrooms en dvd, le 17 février'>Shrooms en dvd, le 17 février</a> <small>Une virée dans la forêt irlandaise entre amis pour faire...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/seances-cine/dargon-kickboxers-le-4-fevrier' rel='bookmark' title='Permanent Link: Dragon Kickboxers, le 4 février'>Dragon Kickboxers, le 4 février</a> <small> Un coup de tatane des frères Dragon dans ta...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4084 aligncenter" title="ingmar" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/ingmar.jpg" alt="ingmar" width="350" height="535" /></p>
<p>Sortie en DVD unitaires le 16 février (éd. OPENING)</p>
<p><strong>Les fraises sauvages (1957).</strong> Avec Victor Sjöstrom, Ingrid Thulin, Folke Sundquist</p>
<p><strong>Le septième sceau (1957).</strong> Avec Max Von Sydow, Gunnar Björnstrand, Nils Poppe</p>
<p>Bonus : Interview Jean-Claude Brisseau, cinéast. Introduction de Yves Alion, journaliste</p>
<p><strong>Cris et chuchotements (1973). </strong>Avec Ingrid Thulin, Liv Ullmann, Harriet Anderson</p>
<p>Bonus : Interview de Philippe Lioret, réalisateur. Interview de Liv Ullmann, comédienn. Introduction de Yves Alion, journaliste</p>
<p><strong>La flûte enchantée (1974). </strong>Avec Josef Köstlinger, Irma Urrila, Hakan Hagegard</p>
<p>Bonus : “AUTOUR DE Ingmar Bergman” / Silence ! On tourne ! : Un document rarissime sur le tournage du film (63&#8242;)</p>
<p>Bergman rencontre Mozart : analyse et documentaire de Sumi Jo, Alfredo Arias, Jacques Aumont, Nicolas Joël, Frédéric Mitterrand, Remy Stricker, René Terrasson (50&#8242;) / Interview de Ingmar Bergman (40&#8242;)</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/seances-cine/loeuf-et-le-serpent-dingmar-bergman' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;oeuf du serpent, d&#8217;Ingmar Bergman'>L&#8217;oeuf du serpent, d&#8217;Ingmar Bergman</a> <small>Berlin, dans la semaine du 3 au 11 novembre 1923....</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/shrooms-en-dvd-le-17-fevrier' rel='bookmark' title='Permanent Link: Shrooms en dvd, le 17 février'>Shrooms en dvd, le 17 février</a> <small>Une virée dans la forêt irlandaise entre amis pour faire...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/seances-cine/dargon-kickboxers-le-4-fevrier' rel='bookmark' title='Permanent Link: Dragon Kickboxers, le 4 février'>Dragon Kickboxers, le 4 février</a> <small> Un coup de tatane des frères Dragon dans ta...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Synecdoche New York</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 08:08:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Un metteur en scène de théâtre de Schenectady (NY) perd sa femme (peintre) et sa fille (charmante), toutes deux parties à Berlin vivre un rêve de bohême. Notre héros échoue ensuite à tremper sa nouille avec une ouvreuse (elle vit dans une maison toujours en feu), obtient une bourse de création pour génie (au montant [...]


&nbsp;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un metteur en scène de théâtre de Schenectady (NY) perd sa femme (peintre) et sa fille (charmante), toutes deux parties à Berlin vivre un rêve de bohême. Notre héros échoue ensuite à tremper sa nouille avec une ouvreuse (elle vit dans une maison toujours en feu), obtient une bourse de création pour génie (au montant apparemment infini), monte à New York et se lance dans une pièce totale (qui nécessite des centaines d&#8217;acteurs, des décennies de répètes et la reconstruction d&#8217;une ville dans la ville). Quarante ans passent (ou bien cinquante). Fondu au blanc, game over.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-4038" title="syn1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/syn1.jpg" alt="syn1" width="600" height="400" /></p>
<p>En anglais, scénariste se dit &#8220;writer&#8221; et c&#8217;est exactement ce qu&#8217;est Charlie Kaufman, multiprimé pour le script de &#8220;Eternal sunshine of the spotless mind&#8221; : un écrivain. Et &#8220;Syn/NY&#8221; échoue là où &#8220;Being John Malkovitch&#8221; et &#8220;Adaptation&#8221; réussissaient, à cause de ça précisément. Ce n&#8217;est pas un bon film, c&#8217;est à peine du cinéma, la faute à un réalisateur inexistant (Charlie Kaufman est lui-même derrière la caméra) et un hubris partout à l&#8217;oeuvre, lié à la puissance démiurgique dont Charlie se trouve investi. A l&#8217;image de son héros, Hollywood lui a signé un chèque en blanc, lui permettant de s&#8217;offrir tous les mate paintings du monde, un casting miroir de huit actrices bankables, d&#8217;incroyables maquillages, le tout pour peindre de propre un labyrinthe de sens alambiqué dans lequel le spectateur est irrémédiablement égaré.</p>
<p>Comme son titre, &#8220;Synechdoche New York&#8221; est d&#8217;un abord complexe, un peu référencé, vaguement grotesque.  A un niveau de lecture plat, nous suivons les quarante dernières années de vie de Caden Cotard (joué par Phil Seymour  offman), présentées linéairement mais dans un chaos temporel et symbolique constant. Dès la scène d&#8217;ouverture (un petit déjeuner en famille) trois mois s&#8217;écoulent entre le levé et le départ au travail. A l&#8217;inverse, les dix ans que Caden passent avec sa seconde femme sont expédiés en cinq plans, de la rencontre à la rupture. La logique qui préside à ce récit est celle des rêves ou des cauchemars, au point que l&#8217;on s&#8217;attend à voir le héros se réveiller d&#8217;un instant à l&#8217;autre.<br />
Mais ça n&#8217;est jamais le cas, et c&#8217;est là une saine intuition de la part Kaufman, qui prétend approcher, dans son travail, une forme de vérité du monde : ce temps incertain est celui de notre existence même.</p>
<p>Depuis &#8220;Malkovitch&#8221;, la thèse à Charlie n&#8217;a pas bougé : le monde n&#8217;est réel que dans la subjectivité de nos représentation. Dire le vrai revient ainsi à parler de ce filtre, à dévoiler les mensonges constants de la fiction du monde. Dans une certaine  mesure, le scénario de &#8220;Syn/NY&#8221; est un aboutissement de ce boulot d&#8217;écrivain, le moment où le décor cesse d&#8217;être objet d&#8217;attention (la maison en feu est pur symbole), où la révérence au réel est suspendue définitivement (des zeppelins dérivent dans le ciel factice d&#8217;un NY futur) et où le personnage, seul et esseulé, est confronté au tragique de son mode de pensée. C&#8217;est, du coup, un film extrêmement<br />
triste, de loin le plus dur de l&#8217;oeuvre de Kaufman, dans lequel l&#8217;humour qui cherche à contrebalancer sonne très faux et où la détresse du personnage est évidente, face à des étapes aussi drôle que la mort des proches, l&#8217;amour qui finit, l&#8217;incertitude face à ses propres sentiments, le doute vis-à-vis de la pertinence de son existence, etc.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4040 aligncenter" title="syn2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/syn2.jpg" alt="syn2" width="600" height="402" /></p>
<p>Les histoires de Kaufman ont par surcroît un charme déglingué qui leur est propre, une conscience de la structure qui fait virer tous les films qu&#8217;il écrit de droite et de gauche à chaque demi-heure, une insistance poétique à tirer le spectateur par la manche pour lui montrer les ficelles de son taf, et tout est là, à nouveau, glissant du rire woodyallenien des scènes de famille au tragique abstrait de la chute, plus quelques passages d&#8217;anthologie surgis de nulle part, imprévisibles, comme celui de<br />
l&#8217;apparition d&#8217;une doublure du héros, qui lui révèle l&#8217;avoir suivi pas à pas pendant vingt ans et qui est capable de mener sa vie mieux que lui-même&#8230;<br />
Mais si &#8220;Synecdoche New York&#8221; est une bonne histoire, elle s&#8217;étale en tant que film. Spike Jonze, qui aurait du le tourner, en aurait sans doute fait quelque chose  d&#8217;impressionant. Il manque ici un auteur de cinéma, quelqu&#8217;un qui s&#8217;approprie la matière même de ce qui fait un long-métrage, qui sache écrire au-delà des mots de Charlie, des images, un montage.</p>
<p>Le cinéma est un medium linéaire, mal adapté aux récits métafictionnels, qui nécessitent renvois, lectures parallèles, mise en abyme et retours. Les meilleurs films scénarisés par Kaufman exploitaient cette tension (qui est celle du scénario et de la réalisation) : &#8220;John Malkovitch&#8221; et &#8220;Adaptation&#8221; parlent de cinéma, de l&#8217;interface entre réel et filmé, du mensonge de la suspension of disbelief. Au point, dans le second film, de produire un script dysfonctionnel dont la puissance fait trébucher tout le récit.<br />
&#8220;Adaptation&#8221; est une expérience de cinéma épatante, dans laquelle scénar et réal sont en guerre ouverture, jusqu&#8217;à exploser la structure narrative. Dans &#8220;Syn/NY&#8221;, Charlie se débarrasse dès le départ du medium en inventant un metteur en scène de théâtre (Calderon ! Pirandello ! Shakespeare !&#8230; des écrivains encore). Il croit pouvoir masquer ses manques par unenflement du verbe. Mais au bout d&#8217;une demi-heure, le spectateur est noyé : tout est subtil, tout est symbole et signifiant, tout se dédouble. Vous vient une idée, Kaufman l&#8217;a eue avant et la désamorce. Vous attrapez un fil, il le coupe. Vous prenez du plaisir, il le court-circuite. &#8220;Syn/NY&#8221; est honnête et fou, c&#8217;est un film énorme et irregardable, tant il grouille, tant il est percé de portes, gavé de sens jusqu&#8217;à la nausée. Il n&#8217;a pas un message à nous véhiculer mais huit cent, et tous contradictoires, parce que Kaufman n&#8217;est pas dogmatique, parce qu&#8217;il est trop poli pour rien nous imposer.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4039" title="syn-poster1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/syn-poster1.jpg" alt="syn-poster1" width="302" height="402" />Et puis, et c&#8217;est encore plus triste, la totalité des informations visuelles sont illisibles. Le film a nécessité un travail colossal sur les décors, les maquillages, les maquettes : tout ça en vain. Le maillage des mots est trop dense, le rythme du récit trop soutenu pour que l&#8217;on puisse rien comprendre de ce que la toile de fond  véhicule. On passe à côté des enjeux du vieillissement, on rate la complexité des décors enchâssés, on ne fait qu&#8217;apercevoir les dessins animés, les affiches et les magazines&#8230;</p>
<p>Ce qu&#8217;il a manqué à ce film c&#8217;est un auteur visuel, quelqu&#8217;un de capable de mettre en scène et de monter une oeuvre de cinéma. Charlie Kaufman espère, en bonus, que l&#8217;on reverra son film, et qu&#8217;à chaque fois on y trouvera des choses nouvelles. Et ça résume bien son échec : personne ne se remate un film parce que son réalisateur DIT de le faire. On les revoit parce qu&#8217;on les a aimé une première fois et qu&#8217;on veut approfondir ce plaisir. Le monde est plein de beaux films, souvent moins bavards, parfois aussi profonds. Le deuxième round attendra.</p>
<p>*</p>
<p>&#8220;Synecdoche New York&#8221; était sorti de façon un peu confidentielle en avril 2009. Le dévédé édité par Ocean Film a paru en octobre de la même année. Dans les bonus, l&#8217;interviouve de Charlie Kaufman sur l&#8217;ensemble de son boulot est captivante et dure presque une demi-heure.</p>


<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
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		<title>Pieces, chez Uncut Movies</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 18:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
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		<description><![CDATA[
Plus connu sous le titre racoleur, mais ô combien attractif, du Sadique à la tronçonneuse (le film est sorti aussi sous le titre débile et hors-sujet Cri du cobra), Pieces est construit sur le modèle classique du psycho killer mâtiné de giallo, production européenne oblige. On y retrouve les ingrédients les plus usités du genre : [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/the-boogey-man-chez-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: The Boogey Man, chez Uncut Movies'>The Boogey Man, chez Uncut Movies</a> <small>THE BOOGEY MAN &#8211; USA &#8211; 1980 &#8211; 79 minutes...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/exitus-2-et-slaughter-high-chez-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: Exitus 2 et Slaughter High chez Uncut Movies'>Exitus 2 et Slaughter High chez Uncut Movies</a> <small>Exitus 2 &#8211; House of Pain Sophie ne s&#8217;est jamais...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/boardinghouse-nouveaute-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: Boardinghouse, nouveauté Uncut Movies'>Boardinghouse, nouveauté Uncut Movies</a> <small>Réalisé par Johnn Wintergate James Royce vient d&#8217;hériter d&#8217;une superbe...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3932 aligncenter" title="Pieces-p6" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/Pieces-p6.jpg" alt="Pieces-p6" width="565" height="416" /></p>
<p>Plus connu sous le titre racoleur, mais ô combien attractif, du <em>Sadique à la tronçonneuse</em> (le film est sorti aussi sous le titre débile et hors-sujet <em>Cri du cobra</em>), <em>Pieces</em> est construit sur le modèle classique du psycho killer mâtiné de giallo, production européenne oblige. On y retrouve les ingrédients les plus usités du genre : trauma initial, intrigue accumulant les fausses pistes, meurtres sanglants et ritualisés, flots d’hémoglobine, actrices légèrement vêtues. Bref, rien de neuf sous le soleil du petit film d’horreur de consommation courante.</p>
<p>Juan Piquer Simon, déjà coupable d’un surréaliste <em>Supersonic man</em> et du rigolo <em>Slugs</em>, connaît ses classiques et distille adroitement ses références dans son univers archi-codifié. Le prologue s’inspire ouvertement d’<em>Halloween</em> en modifiant quelque peu la donne. Une mère surprend son fils en train de réaliser un puzzle d’une femme nue. Furax devant la perversité d’un tel acte, elle disjoncte, se met l’insulter. Le rejeton, étrangement calme et impassible, s’empare d’une hache et s’acharne sur sa pauvre mère. Plus tard la police arrive sur les lieux et découvre un cadavre en mille morceaux. Dans la penderie se cache l’enfant qui joue les victimes. Contrairement à Michael Myers, le  tueur en série en herbe ne sera pas interné mais plutôt materné. D’emblée, Juan Piquer Simon nous invite à penser que son croquemitaine est intelligent, méthodique et machiavélique.</p>
<p>40 ans plus tard, sur un paisible campus d’une université américaine, une jeune étudiante est décimée à coup de tronçonneuse. Les meurtres s’enchaînent tandis que la police piétine. Comme dans tout whodunit classique, <em>Pieces</em> est une sorte de Cluedo pour adultes, ponctué de meurtres très saignants sur des jouvencelles (pas vraiment en fait !) aux charmes variables. Cependant, l’intrigue est cousue de fil blanc. L’action ne progresse pas tandis que les crimes s’accumulent. Rapidement le spectateur, même le plus indulgent, va vite faire le tour des suspects potentiels. Ils sont au nombre de trois ; Willard, le jardinier à la tronçonneuse, le professeur Brown, vieux garçon qui vit avec sa mère (clin d’œil explicite à Hitchcock) et enfin le doyen, personnage énigmatique et austère. Le coupable devant être un homme d’environ 50, le choix est assez restreint. Les plus perspicaces élucideront sans trop se triturer les neurones l’identité du fameux sadique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3933 aligncenter" title="Pieces-p1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/Pieces-p1.jpg" alt="Pieces-p1" width="600" height="457" /></p>
<p>Loin d’égaler ses illustres modèles (<em>Halloween</em>, les giallos de Dario Argento et de Lucio Fulci),<em> Pieces</em> bénéficie néanmoins d’un rythme soutenu, d’une réalisation fonctionnelle mais soignée qui l’éloigne tout de même de sa réputation d’affreux nanar. Les effets spéciaux sont rudimentaires mais efficaces (des mannequins sectionnés en deux, noyés dans des effluves de sang), la musique possède un ton lancinant propice au genre. Le chef op tente de retrouver la saveur esthétique des films de Mario Bava lors des séquences chocs mais semble avoir la tête ailleurs le reste du temps. Quelques fulgurances visuelles (jeux d’ombres, filtres rougeâtres obsédants) ne parviennent pas à sauver des images délavées dignes des pires séries télé.</p>
<p>Côté casting, l’amateur de bis retrouve avec plaisir des comédiens venus cachetonner. Paul Smith, le maton pervers dans <em>Midnight express</em> et sosie réussi de Bud Spencer, dans de faux <em>Trinita</em>, surjoue le type louche et pervers. Jack Taylor, acteur fétiche de Jess Franco a l’air de s’ennuyer ferme. Tout comme Edmund Purdom. Seul Christopher George (<em>Frayeurs, Le droit de tuer</em>) semble un minimum impliqué dans cette entreprise aussi idiote que jouissive. Les autres acteurs se disputent aisément la palme de l’inexpressivité. Mais on s’en fout ! Pourvu qu’on ait l’ivresse !</p>
<p>Fauché, entaché de séquences d’une débilité hallucinante (la partie de tennis jouée par des débutantes s’improvisant pro, le prof de Kung Fu rétamé par une fliquette), <em>Pieces</em> comblera les amateurs de bis crapoteux et déviants. L’hallucinant final, aussi absurde que jouissif, questionne la santé mentale de son réalisateur et de ses scénaristes (parmi lesquels on reconnaîtra Joe D’amato dissimulé sous un pseudo et le mystérieux Dick Randall, producteur émérite d’une flopée de nanars italiens, espagnols, américains et thaïlandais.).</p>
<p><em>(ESP/PORTO RICO /USA-1982) de Juan Piquer Simon avec Christopher George, Edmund Purdon, Paul Smith, Linda Day, Jack Taylor</em></p>
<p><em> DVD édité par <a href="http://www.uncutmovies.fr">Uncut Movies</a>. Format : 1.66 (16/9). Audio : Français, Anglais, Espagnol.Sous-titres : Français. Durée : 82 minutes. Bandes annonces UNCUT MOVIES. Galerie de photos</em></p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/the-boogey-man-chez-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: The Boogey Man, chez Uncut Movies'>The Boogey Man, chez Uncut Movies</a> <small>THE BOOGEY MAN &#8211; USA &#8211; 1980 &#8211; 79 minutes...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/exitus-2-et-slaughter-high-chez-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: Exitus 2 et Slaughter High chez Uncut Movies'>Exitus 2 et Slaughter High chez Uncut Movies</a> <small>Exitus 2 &#8211; House of Pain Sophie ne s&#8217;est jamais...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/sortie-dvd/boardinghouse-nouveaute-uncut-movies' rel='bookmark' title='Permanent Link: Boardinghouse, nouveauté Uncut Movies'>Boardinghouse, nouveauté Uncut Movies</a> <small>Réalisé par Johnn Wintergate James Royce vient d&#8217;hériter d&#8217;une superbe...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Quand l&#8217;embryon part braconner</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 21:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asia]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[
Après une soirée apparemment arrosée, Sadao séquestre Yuka. Après l&#8217;avoir attaché, fouetté puis insulté, il tente d&#8217;exercer sur la jeune victime une soumission pour se venger de sa femme qui l&#8217;a quittée. Mais Yuka est plus forte que les apparences ne le laissent supposer.
Stupéfaction ! Lors de sa récente sortie en salles, Quand l&#8217;embryon par braconner [...]


&nbsp;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3927 aligncenter" title="embryon1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/embryon1.jpg" alt="embryon1" width="600" height="266" /></p>
<p>Après une soirée apparemment arrosée, Sadao séquestre Yuka. Après l&#8217;avoir attaché, fouetté puis insulté, il tente d&#8217;exercer sur la jeune victime une soumission pour se venger de sa femme qui l&#8217;a quittée. Mais Yuka est plus forte que les apparences ne le laissent supposer.</p>
<p>Stupéfaction ! Lors de sa récente sortie en salles,<em> Quand l&#8217;embryon par braconner</em> fut frapper de plein fouet d&#8217;une interdiction au moins de 18 ans. Prétextant de manière absurde que l&#8217;image de la femme s&#8217;en trouvait dégradée, la commission de censure se prenait les pied dans le tatami en faisant un contresens total quant au propos du film. Le personnage fort, dominant n&#8217;est pas l&#8217;homme mais bien la femme. Le rapport dominant dominé n&#8217;est pas donné d&#8217;emblée comme un fait acquis. Yuka, malgré tout ce qu&#8217;elle endure, ne désarme jamais, garde la tête haute, une fierté. Elle ne capitule jamais devant Sadao, concentré à lui tout seul de toutes les frustrations et psychose de l&#8217;homme moyen. A l&#8217;heure où <em>Hostel, Massacre à la tronçonneuse</em>, <em>La colline a des yeux</em> écopent d&#8217;une interdiction au moins de 16 ans, il est scandaleux de sabrer un film qui date de plus de 40 ans. La charge subversive du film de Koji Wakamatsu est toujours prégnante, mais tout de même, il ne faut pas exagérer.</p>
<p>Passé cette petite polémique, qui aura eu le mérite de sortir le film de l&#8217;anonymat, Q<em>uand l&#8217;embryon part braconnie</em>r (quel beau titre) est un magnifique film, violent et gracieux, politique et poétique, épuré et expérimental comme seul le cinéma des années 60 savait le concevoir.</p>
<p>L&#8217;embryon, du titre éponyme, est le personnage principal, Sadao, directeur commercial d&#8217;une entreprise. Pourquoi embryon ? Parce qu&#8217;il regrette d&#8217;être né. Il en veut à mort à sa mère d&#8217;avoir accouché. Le réalisateur place ainsi son huis clos au cœur d&#8217;un dispositif quasi existentialiste. Le film débute par cette « phrase » issue de l&#8217;Ancien testament, Le livre de Job : &#8220;Périsse le jour où je suis né. Pourquoi ne suis-je pas mort dans e ventre de ma mère ? Pourquoi n&#8217;ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles ?&#8221;</p>
<p>Les premières scènes se focalisent sur l&#8217;image d&#8217;un fœtus sur fond de musique sacrée. Une ouverture forte qui place d&#8217;emblée le film du côté du drame sartrien.</p>
<p>Débute alors un huis clos étouffant qui emprunte la narration classique des films érotiques japonais d&#8217;exploitation. Koji Wakamatsu ne nous épargne aucune convention d&#8217;un genre très codifié. La jolie Sato sera humiliée, fouettée, violentée sous la caméra impitoyable du cinéaste. Le corps érotisant de l&#8217;actrice principale est filmé sous toutes les coutures, dans toutes les positions. Le fétichisme de la nudité est toutefois davantage suggéré qu&#8217;explicite (pas de poils pubiens à l&#8217;horizon, pas de scènes de sexe pur)</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3929" title="coffretwaka" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/coffretwaka.jpg" alt="coffretwaka" width="300" height="465" />Mais l&#8217;aspect pictural du film, la beauté de la photographie, la nudité abstraite du décor (un appartement vide) et les audaces graphiques transcendent un sujet aussi scabreux que complaisant sur le papier. A l&#8217;inverse de beaucoup de <em>pinku eiga</em>, le propos n&#8217;est ni manichéen ni gratuit. Le cinéaste dissèque les névroses psychotiques d&#8217;un homme qui ne comprend pas les femmes, et en premier lieu sa mère, instigatrice de l&#8217;erreur originelle, soit son existence. Son impuissance avérée, le départ de sa femme lors de flashbacks aussi cruels que déterminants, laissent penser avant tout que Sadao est un pauvre type, plus victime que bourreau. A l&#8217;inverse, Yuka endure les pires sévices en n&#8217;abdiquant jamais. Mieux, elle finit par entrevoir l&#8217;absurdité de sa position sociale, le peu de différence qu&#8217;il y a entre le comportement agressif et fétichiste de Sadao et ce qui l&#8217;attend dehors, une autre forme d&#8217;exploitation plus insidieuse. En ce sens, <em>Quand l&#8217;embryon par braconner</em> est une œuvre radicale, politique et enragée, qui en partant d&#8217;un sujet intime et minimaliste parvient à asséner un discours pertinent sur l&#8217;asservissement du corps social dans le système japonais. Heureusement, le film ne sombre jamais dans le didactisme, il garde une part de mystère, de sauvagerie et de spontanéité que l&#8217;on retrouve dans le cinéma bis japonais des années 60.</p>
<p>Tourné en moins de 5 jours, dans des conditions difficiles avec un budget de misère, <em>Quand l&#8217;embryon par braconnier </em>est un objet bizarre et fascinant à la croisée des genres et des styles, entre pur film de genre, essai expérimental, film d&#8217;auteur post nouvelle vague et brûlot contestataire. Le tout en moins d&#8217;1 h 15 mn.</p>
<p><em>Titre original : Taiji ga mitsuryo suru toki. Japon &#8211; 1966 &#8211; 1H12. Un film de : Koji Wakamatsu Avec : Shima Miharu, Hatsuo Yamatani. Film disponible dans le coffret Wakamatsu édité chez <a href="http://www/blaqout.com" target="_blank">Blaqout</a>.</em></p>
<p><strong>Bonus dvd :</strong> présentation du film par Lucile Hadzihalilovic. Sur les images du film, la réalisatrice d&#8217;<em>Innocence </em>assène un beau texte. La diction, distante et linéaire, évoque une sorte de Patrick Brion au féminin mais la densité de l&#8217;analyse mérite le détour.</p>


<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
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		<title>Mutants, de David Morley</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 00:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[
Sans le savoir, le jeune réalisateur David Morley a réalisé un film qui a muté, un peu comme la grippe A. Une mutation est une erreur dans la reproduction de l&#8217;ADN. Ainsi, Mutants est un film fantastique qui contient tous les ingrédients du genre mais qui a subi quelques erreurs dans sa structure.
L&#8217;intrigue puise allègrement [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/tv/les-mutants-de-la-saint-sylvestre' rel='bookmark' title='Permanent Link: Les Mutants de la Saint-Sylvestre'>Les Mutants de la Saint-Sylvestre</a> <small>   Norman J. Warren n&#8217;a décidément pas été épargné...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinema-bis/fast-company-de-david-cronenberg' rel='bookmark' title='Permanent Link: Fast Company, de David Cronenberg'>Fast Company, de David Cronenberg</a> <small> Synopsis Véritable légende vivante (??),  Lonnie Johnson est le...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3888 aligncenter" title="m6-2333" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/m6-2333.jpg" alt="m6-2333" width="600" height="401" /></p>
<p>Sans le savoir, le jeune réalisateur David Morley a réalisé un film qui a muté, un peu comme la grippe A. Une mutation est une erreur dans la reproduction de l&#8217;ADN. Ainsi, <em>Mutants </em>est un film fantastique qui contient tous les ingrédients du genre mais qui a subi quelques erreurs dans sa structure.</p>
<p>L&#8217;intrigue puise allègrement dans les films de zombies avant de virer au succédané de <em>La Mouche</em>, de David Cronenberg. Un jeune couple fuit dans les montagnes enneigées pour échapper à une infection. Ils se retrouvent seuls dans un sanatorium désaffecté. Mais bientôt humains et créatures vont faire leur apparition&#8230;</p>
<p>Visiblement très marqué par <em>28 semaines plus tard</em>, ses zombies sportifs, son rythme effréné et ses débordements gores, David Morley ne prend même pas la peine de nous expliquer le virus. La séquence d&#8217;introduction suggère quelque chose mais cela n&#8217;est pas très clair. On voit des gens attaquer d&#8217;autres gens mais dans un flou artistique. La suite du film est difficilement crédible : une jeune femme du GIGN (mais qui manie parfois son fusil avec la classe de Derrick) fait un bout de route avec notre couple avant de mourir. On ne comprend pas vraiment l&#8217;utilité du personnage. Le réalisateur trahit à plusieurs reprises son goût pour les scènes &#8220;gores&#8221; un peu too much. Ce ne serait pas trop gênant si le sujet du film n&#8217;était pas traité sérieusement sur presque toute sa longueur.</p>
<p>L&#8217;arrivée au sanatorium constitue un tournant. La photographie qui faisait la part belle aux environs enneigés, devient de plus en plus grise et glacée. L&#8217;atmosphère est la partie réussie du film. D&#8217;un point de vue esthétique, la cohérence est là et les lieux exceptionnels ont été correctement exploités. Une véritable aura, aussi mystérieuse qu&#8217;inquiétante, règne sur ce centre de repos laissé à l&#8217;abandon. Marco est contaminé et commence à se transformer sous les yeux de sa compagne. On pense bien sûr à <em>La Mouche</em> où Geena Davis devait également gérer et accompagner la transformation inexorable de son compagnon, dont la mutation n&#8217;est autre qu&#8217;une métaphore du cancer. Malgré sa filiation cronenberguienne, il faut avouer que c&#8217;est la partie du film qui provoque le plus d&#8217;empathie. Et ce, grâce à deux éléments. D&#8217;abord Francis Renaud interprète avec beaucoup d&#8217;implication un Marco  qui va péter un plomb et devenir de plus en plus agressif à mesure que le virus infecte son sang. Le comédien est crédible, et passe subtilement du type sympa et inoffensif au mutant&#8230;moins sympa et belliqueux. Ensuite, l&#8217;autre force du film tient dans les maquillages spéciaux réussis, opérés sur le même Francis Renaud et qui le transforment lentement en bête sauvage.</p>
<p>La suite du film se laisse suivre sans ennui mais sans excitation non plus. Une bande de baroudeurs bourrins de série B investissent les lieux et dézinguent du mutant à tout va. Le film est symptomatique de la &#8220;nouvelle vague&#8221; de films de genre français. Techniquement, il n&#8217;y a rien à redire mais l&#8217;histoire a été vue et revue. De plus, un manque de maturité empêche que les influences soient digérées plutôt que recrachées telles quelles.</p>
<p>Le dvd contient un petit entretien avec David Morley. Ce dernier est très lucide dans sa vision du film et ses inspirations sont claires. Ces aveux font qu&#8217;il en résulte un film somme toute honnête à défaut d&#8217;être original.</p>
<p>On retrouve dans les bonus le court-métrage <em>Morsure </em>du même réalisateur. C&#8217;est en fait une &#8220;démo&#8221; de Mutants car il contient déjà tous les thèmes du long-métrage.</p>
<p><em>Déjà disponible en dvd chez CTV International.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3889 aligncenter" title="mutants" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/12/mutants.jpg" alt="mutants" width="552" height="827" /></p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/tv/les-mutants-de-la-saint-sylvestre' rel='bookmark' title='Permanent Link: Les Mutants de la Saint-Sylvestre'>Les Mutants de la Saint-Sylvestre</a> <small>   Norman J. Warren n&#8217;a décidément pas été épargné...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinema-bis/fast-company-de-david-cronenberg' rel='bookmark' title='Permanent Link: Fast Company, de David Cronenberg'>Fast Company, de David Cronenberg</a> <small> Synopsis Véritable légende vivante (??),  Lonnie Johnson est le...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>Entretien avec Jean-Teddy Filippe</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 23:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personnalités]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous avons découvert les travaux de Jean-Teddy Filippe à travers à ses &#8220;documents interdits&#8221; projetés à l&#8217;étrange festival de Strasbourg 2009.
Les douze &#8220;Documents Interdits&#8221; ont été regroupés sur une galette unique, éditée par Arcades Video. Son film Hors du temps sera diffusé le 15 décembre 2009 à 23h sur ARTE.

Les Documents interdits ont été diffusés [...]


Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/entretien-avec-dominique-bettenfeld' rel='bookmark' title='Permanent Link: Entretien avec Dominique Bettenfeld'>Entretien avec Dominique Bettenfeld</a> <small> (Réalisé lors de la sortie en salles de Dobermann...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/courts-metrages/dead-bones-entretien-avec-olivier-beguin' rel='bookmark' title='Permanent Link: Dead Bones, entretien avec Olivier Beguin'>Dead Bones, entretien avec Olivier Beguin</a> <small> Se lancer en Suisse dans le cinéma de genre,...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinema-bis/la-nuit-des-horloges-de-jean-rollin' rel='bookmark' title='Permanent Link: La nuit des horloges, de Jean Rollin'>La nuit des horloges, de Jean Rollin</a> <small> Une jeune fille, incarnée par l&#8217;ex star du porno...</small></li></ol>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons découvert les travaux de Jean-Teddy Filippe à travers à ses &#8220;documents interdits&#8221; projetés à <a href="http://www.cinetrange.com/festivals/efs-2009-jour-4" target="_blank">l&#8217;étrange festival de Strasbourg 2009</a>.</p>
<p>Les douze &#8220;Documents Interdits&#8221; ont été regroupés sur une galette unique, éditée par Arcades Video. Son film <em>Hors du temps</em> sera diffusé le 15 décembre 2009 à 23h sur ARTE.</p>
<p><center><object width="430" height="360" data="http://www.archive-host.com/mediaplayer.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="flashvars" value="height=360&amp;width=430&amp;file=http://sd-4.archive-host.com/membres/videos/57259339159777261/hdt.flv&amp;volume=50&amp;searchbar=false&amp;showstop=true&amp;showdownload=true" /><param name="src" value="http://www.archive-host.com/mediaplayer.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></center></p>
<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-3879" title="jtp" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/jtp.jpg" alt="jtp" width="240" height="180" />Les Documents interdits ont été diffusés pour la première fois à la télévision (FR3 / La Sept) à la fin des années 80. Dans quelles circonstances avez-vous réalisé ces films ? S&#8217;agissait-il d&#8217;une commande de La Sept ou avez-vous réalisé ces courts de votre propre initiative ? Etait-ce une idée que vous ruminiez depuis longtemps ?</strong><br />
L&#8217;INA, sous l&#8217;impulsion de Thierry Garrel, voulait réaliser un programme d&#8217;habillage de chaîne. L&#8217;idée était de faire des formats très courts, qui auraient été diffusés de manière aléatoire, un peu &#8220;ovniesque&#8221;, pour surprendre le spectateur. C&#8217;est sur terrain que l&#8217;idée des documents interdits est venue. Elle est venue d&#8217;autant plus vite, qu&#8217;à ce moment-là je travaillais en pub et que j&#8217;avais très envie de me libérer d&#8217;une certaine lourdeur de tournage.</p>
<p><strong>Contrairement à ce qui s&#8217;est passé plus tard sur Arte, ces premiers passages n&#8217;étaient accompagnés d&#8217;aucun habillage mettant en doute l&#8217;authenticité des Documents. Avez-vous eu des retours sur cette première expérience ? Les réactions vous ont-elle surpris ? Pourquoi, lors de la rediffusion, avoir signalé que ces documents étaient des faux ?</strong><br />
La télévision authentifie tout ce qu&#8217;elle diffuse, par conséquent &#8220;le sentiment de vérité&#8221; ne quitte pas le spectateur. Dans le cas des &#8220;Documents Interdits&#8221; l&#8217;adhésion avait été totale, mondiale et intense. Devant les nombreuses réactions suscitées par les films, la chaîne avait préféré préciser que la question de leur authenticité pouvait se poser &#8230; ce qui veut dire que l&#8217;on avait pas imaginé une seule seconde que cette question aurait pu se poser &#8230;</p>
<p><strong>Pensez-vous que, vingt ans après, une telle opération d&#8217;info-fiction serait encore réalisable sur une chaîne publique ?</strong><br />
&#8230; mais aujourd&#8217;hui, il n&#8217;y a plus que de l&#8217;info-fiction &#8230; Voilà bien longtemps que l&#8217;on met de la musique dans les reportages. Plus personne n&#8217;y fait attention d&#8217;ailleurs. La voix off, en redondance outrancière avec l&#8217;image est l&#8217;unique grammaire utilisée dans toutes les émissions dites de &#8220;magazine d&#8217;investigation&#8221;. Pas un seul moment, le spectateur n&#8217;est laissé seul face une image sans qu&#8217;un commentaire en dirige la lecture, voire une re-lecture. La &#8220;fictionnalisation&#8221; du récit l&#8217;emporte sur tout autre démarche. Un récit fictionné, est un récit dont l&#8217;émotion est maîtrisée à chaque instant, et la télévision ne consomme que de l&#8217;émotion.</p>
<p>Quand, lors de la première guerre du Golfe, la fille de l&#8217;ambassadeur du Koweit, est venue témoigner, en pleurant en direct à la tribune de la commission parlementaire américaine, que les troupes irakiennes une fois dans Koweit City s&#8217;étaient précipitées dans les hôpitaux, pour emporter les couveuses, l&#8217;écoeurement était à son comble&#8230; Il semble que peu de gens se soient posés la question de savoir ce qui coûtait le plus cher ; lancer des divisions blindées à l&#8217;assaut d&#8217;un pays ou acheter des couveuses ? C&#8217;est pourtant sur l&#8217;idée que les irakiens tuaient les bébés que la nécessité de la guerre est passée dans l&#8217;opinion publique américaine. L&#8217;émotion avait fait son travail. Pour la deuxième guerre, tout le monde connaît maintenant le bluff monumental à propos des armes de destructions massives. On se souvient de Colin Powell et de son tube plein d&#8217;un produit, soi-disant dangereux, dont on sait aujourd&#8217;hui que ce n&#8217;était qu&#8217;un peu de silicone &#8230;.</p>
<p>Par la bouillie d&#8217;images déversée tous les jours sur le net, les chaînes, les portables, les journaux, etc, l&#8217;image n&#8217;a plus un statut très attractif. Elle a perdu sa magie, son mystère, et n&#8217;interpelle plus que très difficilement. De fait, elle demande sans cesse à être décryptée, authentifiée, radiographiée. Elle est suspecte dès sa naissance &#8230;</p>
<p><strong>Quelle intention était la vôtre au moment de créer ces Documents ? Cherchiez-vous à créer des fictions ? A expérimenter avec le médium télévisé ? A faire naître une réflexion sur le statut de l&#8217;image ?</strong><br />
A l&#8217;origine, mon intention était de créer des bulles de merveilleux. Des petits moments suspendus pendant lesquels le rationnel était malmené avec le plus de vraisemblance possible, afin de générer quelques minutes de déstabilisation salutaire&#8230; Pour cela, il était nécessaire de raconter des histoires qui se déroulaient à la frontière du réel, là où le connu et l&#8217;inconnu s&#8217;entremêlent constamment, cette frontière à partir de laquelle on entr&#8217;aperçoit &#8220;l&#8217;autre côté&#8221; &#8230; Il se trouve que l&#8217;utilisation d&#8217;une caméra rudimentaire, (dans sa nature, et dans son mode) la relation d&#8217;un témoin unique, une grammaire cinématographique minimaliste, et des faits inexplicables par nature, se sont révélés des ingrédients précieux à la fabrication de ce que j&#8217;appellerai une première authenticité. La seconde est venue de la diffusion. La télévision est un média qui  facilite l&#8217;adhésion du spectateur au discours proposé.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3877 aligncenter" title="jtp-lesoldat" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/jtp-lesoldat.jpg" alt="jtp-lesoldat" width="436" height="305" /></p>
<p><strong>Les personnages de vos récits ont une forte tendance à disparaître. La voix off, monocorde et atone, suggère à l&#8217;attention du spectateur des choses absentes. Quels rapports Les Documents entretiennent-ils avec la prestidigitation ? Avec l&#8217;hypnose ?</strong><br />
Dans les documents interdits, textes et images sont indissociables. La voix off demande juste au spectateur d&#8217;être attentif, très attentif, comme il devrait l&#8217;être à chaque fois qu&#8217;il est confronté à une image. Sans vouloir jouer sur les mots, je dirai que ce ne sont pas les personnages qui disparaissent, mais le phénomène qui les engloutit. Disparaître en laissant son adresse c&#8217;est une façon de ne pas aller très loin, et c&#8217;est inviter les autres à vous suivre&#8230;. Un jour où l&#8217;autre, il est probable que quelqu&#8217;un suivra un de ces personnages, ou cherchera à le faire&#8230; et alors il découvrira ce qu&#8217;il y a à voir et à comprendre.</p>
<p><strong>Vous avez parlé, lors de votre passage à Strasbourg, d&#8217;influences littéraires précises (Ernst Jünger, Mircea Eliade, Carlos Castaneda). Le bonus des Fantômes(document 3) citent un poème d&#8217;Antonio Machado. Quelle place avez-vous accordé à l&#8217;écriture dans ces Documents ? Avez-vous calculé la tension entre texte et image ?</strong><br />
Oui. A la mise en scène ouverte aux accidents de tournage, je préfère une certaine rigueur.</p>
<p><strong>Etes-vous lecteur de littératures de l&#8217;imaginaire ? Peut-on parler d&#8217;influence du réalisme magique sur votre travail ?</strong><br />
Influence&#8230;. je ne sais pas &#8230; ça a toujours été là, dans tout ce que j&#8217;ai fait, écrit, ou réalisé. J&#8217;ai du mal à imaginer une fiction généreuse, sans cette part de réel qui se confond avec nos espoirs, nos attentes, et les forces mystérieuses de la vie&#8230;.dont parle souvent Paul Auster, un autre de mes auteurs préférés d&#8217;ailleurs&#8230;</p>
<p><strong>On entend parler espagnol, russe, anglais, allemand, hongrois. Les textes sont doublés, dédoublés. Comment est venue cette idée d&#8217;ajoute l&#8217;étranger à l&#8217;étrange ? Les tournages exotiques ont-ils été effectués aux quatre coins du monde ou cela est-il également faussé ?</strong><br />
La double voix est un processus d&#8217;identification supplémentaire. Elle signifie que le film a déjà été vu, décortiqué, analysé, et de fait, peut être re-commenté avec assurance. Pour ceux qui comprennent les deux langues, ils pourront parfois remarquer de subtiles différences de traduction &#8230;</p>
<p><strong>Le Naufragé (document 1) est un conte moderne au final étrange et poétique. La Sibérie (document 12) une farce grinçante et grotesque. Les Documents sont-ils numérotés dans leur ordre chronologique de réalisation ? A quoi est due cette progression dans la tonalité ?</strong><br />
Il était nécessaire à un moment, de faire comprendre sans détour, la démarche de ces films. La Sibérie était, en effet, censée être le signal. Il n&#8217;en a rien été en fait&#8230; Il a été reçu comme les autres.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-3878" title="jtp-enfant" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/jtp-enfant.jpg" alt="jtp-enfant" width="321" height="244" />Ni la jaquette du DVD ni les quelques suppléments ne signalent de façon claire que les Documents sont des fictions. Les bonus de La Sorcière (épisode 5) vont jusqu&#8217;à commenter le mode de fonctionnement de ces films, inventant un « syndrome hallucinatoire de masse » proche du ressenti du spectateur. Aviez-vous l&#8217;intention dès l&#8217;origine de pousser ces films vers la mise en abyme ? Comment réagissez-vous face à ceux qui soutiennent encore que vos fictions sont vraies ? Etes vous amusé ? Agacé ? Fier ?</strong><br />
Il me semble que la jaquette est explicite car il est dit, à propos des films &#8221; Pourvu que l&#8217;on croit en leur authenticité&#8221;. Je suis toujours très touché que d&#8217;une manière régulière, voire cyclique, la crédibilité reprenne le dessus et perturbe la lecture des documents. Je ne crois plus aux dénégations. Les Documents sont entrés dans un cycle infernal dans lequel il est vain maintenant de chercher à prouver quoi que ce soit. Tout déni d&#8217;authenticité est pris pour une preuve supplémentaire de leur véracité &#8230;</p>
<p><strong>Du fait même de leur nature ambiguë, il est compliqué d&#8217;attribuer à Jean-Teddy Filippe la paternité des Documents. Comment vivez-vous cette dépossession ? Etait-ce difficile de créer des oeuvres dont, au final, vous ne seriez reconnu comme l&#8217;auteur que marginalement ?</strong><br />
Authentifier son film en disant qu&#8217;il est tiré d&#8217;une histoire vraie, a toujours une volonté de donner une légitimité dont aucun récit n&#8217;a finalement vraiment besoin. Les Documents Interdits sont inspirés des forces mystérieuses de la vie. Rien de ce qui est montré dans ces films n&#8217;est vraiment imaginaire. Tout est déjà arrivé ou arrivera peut-être, l&#8217;imagination étant toujours très en dessous du réel &#8230;. Tout le monde sait que je suis l&#8217;auteur et le réalisateur des Documents Interdits. Remettre en cause cette paternité, est aussi une façon de croire en tout ce que transportent ces films &#8230;.</p>
<p><strong>Depuis les années 1990 &#8211; 2000 chacun peut, à sa guise, filmer et diffuser le réel, donnant à l&#8217;image un statut de plus en plus ambigu, familier et bizarre. Plusieursfilms de genre ont utilisé le système narratif des Documents. Dans le même temps, le mockumentary a connu une vogue certaine. Avez-vous vu l&#8217;un ou l&#8217;autre de ces films (Blair Witch, Diary of the Dead, Opération Lune&#8230;) ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ? Voyez-vous des liens entre votre travail sur les Documentaires et certains d&#8217;entre eux ?</strong><br />
J&#8217;ai toujours dit que je ne me considérais pas comme dépositaire du genre &#8230; mais quand un réalisateur a une idée, il sait que tous les autres ont peu ou prou la même, plus ou moins au même moment. Il n&#8217;y a pas un réalisateur au monde qui n&#8217;a pas eu l&#8217;idée de tous les films qu&#8217;il a vus ou presque &#8230; J&#8217;ai essayé pendant plusieurs années, de monter un long-métrage, avec la grammaire des Documents Interdits. Il s&#8217;appelait et s&#8217;appelle toujours d&#8217;ailleurs, &#8221; La femme perdue&#8221;. Je n&#8217;ai pas encore réussi à le monter. On m&#8217;a souvent parlé de la ressemblance évidente, voire plagiaire entre Blair Witch et les Documents Interdits. Il est vrai que la deuxième saison, avait bénéficié d&#8217;une petite coproduction américaine. Ils ont donc été vus et diffusés aux états-unis. En Australie, l&#8217;émission Eat Carpet, rendait hommage aux Documents Interdits, ces films ont fait tous les festivals, ont été vus dans le monde entier et jusqu&#8217;en 2000, étaient considérés comme le meilleur programme de courts-métrages des dix dernières années&#8230; etc&#8230; C&#8217;est vrai que je vois régulièrement des tentatives de reprise du concept, parfois vraiment pathétiques&#8230; De nos jours, on ne s&#8217;inspire pas d&#8217;un travail&#8230; s&#8217;il marche on le copie tout simplement, et sans le moindre état d&#8217;âme&#8230; Copier, pour un &#8220;créateur&#8221;, c&#8217;est entreprendre une démarche logique d&#8217;autodestruction&#8230; c&#8217;est l&#8217;antichambre d&#8217;une très grave dépression&#8230; Il vaut mieux réaliser une &#8220;bouse&#8221; originale, que réussir un film copié&#8230; Et il en va de même pour toute forme d&#8217;expression d&#8217;ailleurs. Est-ce que les Documents Interdits ont inspiré les auteurs de Blair Witch ?</p>
<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-3876" title="invention-morel-casares-couv" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2009/11/invention-morel-casares-couv.jpg" alt="invention-morel-casares-couv" width="287" height="473" />Le 15 décembre, à 23h, Arte diffusera votre dernier long-métrage, intitulé Hors du temps (ex Le Chimpanzé de Schrödinger). Pouvez-vous nous dire deux mots de ce film ? Au vu du pitch, il me semble deviner une influence L&#8217;Invention de Morel sur l&#8217;intrigue : oui, non, peut-être ?</strong><br />
L&#8217;invention de Morel, est sans aucun doute possible, un des romans de A. Bioy Casares qui m&#8217;a le plus marqué. J&#8217;étais enfant quand j&#8217;ai découvert l&#8217;oeuvre dans une adaptation télévisuelle. J&#8217;ai tout de suite été totalement fasciné par ce récit. Bien des années plus tard, poursuivant l&#8217;idée de travailler sur ce texte, j&#8217;en ai tenté une nouvelle adaptation. J&#8217;ai rencontré A. Bioy Casares à Cagnes. Il était déjà très malade. Il a fait l&#8217;effort de me recevoir, et de me parler longuement de son livre. Il était très heureux qu&#8217;un français s&#8217;y intéresse. Casares était fasciné par la culture française. Il avait choisi le nom de Morel, parce que même prononcé en espagnol, ce nom gardait sa consonance française. Il lui semblait que les premières lignes de cette histoire lui étaient venues vers 1939. C&#8217;est incroyable qu&#8217;à cette époque il ait déjà pressenti le disque dur, la réalité virtuelle, les énergies renouvelables, l&#8217;image 3 D. Il sentait que le monde allait basculer dans les ténèbres, et il a imaginé, comme un antidote, un autre monde que l&#8217;on pourrait refaire à sa guise, mais dont on ne pourrait plus jamais ressortir. Il suffisait pour y entrer que l&#8217;on soit capté, enregistré, par une machine alimentée par l&#8217;énergie des marées. Un mouvement perpétuel, une vraie immortalité numérique. Hélas, la chaîne avec laquelle j&#8217;étais en discussion à ce moment-là, n&#8217;a pas compris l&#8217;urgence de la situation. Casares n&#8217;avait plus de temps. Un nouvel acquéreur a tout raflé, y compris les droits d&#8217;adaptation télévisuelle. Quelques mois plus tard, A.Bioy Casares est mort. Je ne sais pas si le film a été fait. Je suis incapable de me débarrasser de cette fiction. Elle me hante et me hantera à jamais. Alors parfois il est possible qu&#8217;elle ressorte, par petits bouts, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre.</p>
<p>Ce que l&#8217;on verra sur Arte, le 15 Décembre 2009, à 23 heures, est un film qui propose une légère une anticipation. A la suite d&#8217;une expérience, une boucle temporelle se forme dans un laboratoire confinée. Qu&#8217;est-ce que les gens vont faire de ce temps infini qui leur est donné ? J&#8217;en profite pour revenir sur ce que je vous disais : quand un réalisateur a une idée, il sait que tous les autres ont peu ou prou la même, plus ou moins au même moment &#8230; Le titre du script original de Vincent Maillard était &#8220;Le Chimpanzé de Schrödinger&#8221;. La chaîne ne l&#8217;a pas trouvé assez sexy et a &#8220;proposé&#8221; Hors du Temps parce que c&#8217;était une phrase de texte. En ce moment sort Hors du Temps, avec Eric Bana, l&#8217;histoire d&#8217;un homme qui se promène entre plusieurs époques&#8230; Hélène, ( Natacha Lindinger),  l&#8217;héroïne de mon film, passe d&#8217;une portion de temps à une autre&#8230;.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets et travaux à venir ? Que pourra-t-on voir où ? Quand ?</strong><br />
En ce moment, je pousse une adaptation d&#8217;une graphic-novel policière, et un script original d&#8217;anticipation, qui fera appel aux petites caméras et au formidable développement de l&#8217;environnement numérique.</p>


<p>Voir également :<ol><li><a href='http://www.cinetrange.com/personnalites/entretien-avec-dominique-bettenfeld' rel='bookmark' title='Permanent Link: Entretien avec Dominique Bettenfeld'>Entretien avec Dominique Bettenfeld</a> <small> (Réalisé lors de la sortie en salles de Dobermann...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/courts-metrages/dead-bones-entretien-avec-olivier-beguin' rel='bookmark' title='Permanent Link: Dead Bones, entretien avec Olivier Beguin'>Dead Bones, entretien avec Olivier Beguin</a> <small> Se lancer en Suisse dans le cinéma de genre,...</small></li><li><a href='http://www.cinetrange.com/cinema-bis/la-nuit-des-horloges-de-jean-rollin' rel='bookmark' title='Permanent Link: La nuit des horloges, de Jean Rollin'>La nuit des horloges, de Jean Rollin</a> <small> Une jeune fille, incarnée par l&#8217;ex star du porno...</small></li></ol></p>]]></content:encoded>
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		<title>House, de Nobuhiko Obayashi</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 22:29:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Film fantastique délirant réalisé en 1977 par le japonais Nobuhiko Obayashi, House est une bizarrerie haute en couleur qui sortira en janvier en dvd chez nos amis anglais Eureka.
Contrariée par son veuf de père qui veut se remarier, Angel décide de s&#8217;isoler à la campagne avec six de ses camarades de classe. Mais la demeure [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Film fantastique délirant réalisé en 1977 par le japonais Nobuhiko Obayashi, <em>House </em>est une bizarrerie haute en couleur qui sortira en janvier en dvd chez nos amis anglais Eureka.</p>
<p>Contrariée par son veuf de père qui veut se remarier, Angel décide de s&#8217;isoler à la campagne avec six de ses camarades de classe. Mais la demeure cache de traumatisants secrets qui ont tendance à se matérialiser. Les filles vont devoir faire preuve d&#8217;imagination pour survivre.</p>
<p>Le dvd contiendra un transfert tout neuf, des sous-titres anglais, 90 minutes d&#8217;entretiens, la bande-annonce et un livret.</p>
<p>Attention les yeux :</p>
<p><center><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qYAy4PLvV-Q&#038;hl=en_US&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/qYAy4PLvV-Q&#038;hl=en_US&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></center></p>


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