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	<title>Cinétrange &#187; Sorties Dvd</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>Echap, de Trent et Dist + Little Deaths, de Sean Hogan, Andrew Parkinson et Simon Rumley</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 19:08:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toujours en retards, jamais à l’heure, on dira que certains rédacteurs de Cinétrange sont des feignasses qui devraient se payer un putain de calendrier pour cocher chaque date de sortie des dvd qu’ils reçoivent (bordel !). Ne nous jugez pas (ne me jugez pas), il est vrai que Patrick Cauvin a dit qu’être en retard est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6769" title="echap-littledeaths-dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/echap-littledeaths-dvd-600x422.jpg" alt="" width="600" height="422" /></p>
<p>Toujours en retards, jamais à l’heure, on dira que certains rédacteurs de Cinétrange sont des feignasses qui devraient se payer un putain de calendrier pour cocher chaque date de sortie des dvd qu’ils reçoivent (bordel !). Ne nous jugez pas (ne me jugez pas), il est vrai que Patrick Cauvin a dit qu’être en retard est le signe d’une âme négligente, mais Henri Jeanson a aussi dit qu’être à l’heure signifie être obsédé. Cela dit, si vous ne venez pas, vous avez intérêt à être mort, sinon vous êtes con. Mon bon esprit m’échappe, il est donc venu le temps de parler films, avec les sorties direct en dvd (depuis plus d’un mois) chez l’éditeur Emilya des films <em>Echap</em> et <em>Little Deaths</em>.</p>
<p>Le premier est un long-métrage français réalisé par deux potes : Trent, journaliste cinéma, et Dist, réalisateur de films porno. Le film se déroule dans une maison au lendemain d’un enterrement de vie de jeune fille, cinq copines veulent passer un week-end ensemble et s’occupent comme elles peuvent : piscine, session Chatroulette, ou encore séance de spiritisme. Et c’est bien sûr lors de cette dernière occupation que le week-end se barre en cacahuètes. Un ancien camarade de classe entre en contact avec les jeunes femmes et s’amuse à utiliser divers outils technologiques pour jouer avec elles. Mais « <em>dans certains cas, la touche Echap ne sert plus à rien…</em> »</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6770" title="echap2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/echap2-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>Ecrit en juillet 2010, tourné en Lorraine en août 2010 sur moins d’une semaine avec des actrices provenant de milieux divers (la télévision, la musique, le porno) et un budget d’environ 1500€, évidemment <em>Echap</em> transpire l’amateurisme, mais ses réalisateurs ont plusieurs mérites : se lancer dans un projet en disant merde aux financeurs, le préparer aussitôt qu’il est écrit pour éviter de le ranger dans un tiroir et l’oublier, rester fidèle à son délire au risque de faire chier le monde. C’est vrai que c’est pas toujours bien foutu, loin de là, mais <em>Echap</em> possède cet enthousiasme rare (dont le récent <em>Donoma</em> de Djinn Carrenard a réussi à communiquer avec brio), ce désir jouissif de liberté qui fait qu’il est difficile de pouvoir cracher sur un film pareil malgré ses nombreux défauts.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6771 aligncenter" title="echap4" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/echap4-600x337.png" alt="" width="600" height="337" />L&#8217;amour cinéaste/journaliste cinéma.</h5>
<p>En effet, si <em>Echap</em> a le mérite de motiver les troupes, on peut lui reprocher un scénario très bancal, malgré une certaine originalité, des actrices qui n’ont pas toujours l’air d’être en phase avec leurs personnages, quelques longueurs lors des séquences autour de la table servant à la séance de spiritisme, des dialogues un peu fades, des scènes « d’action » pour le moins molles et des expérimentations visuelles ou sonores qui demeurent très intéressantes pour la plupart (l’idée de couper le son lors d’une scène de viol, les séquences de couloir) ou qui semblent parfois ne rien apporter au film (la répétition d’une séquence entre deux actrices, par exemple). Il est inutile de débattre sur le casting, dont une partie provient de l’industrie du porno ; débattre là-dessus reviendrait au même que de débattre sur l’intérêt d’un film de Russ Meyer. Comme le disent les réalisateurs eux-mêmes, <em>Echap</em> est un « film de vacances », qui s’amuse, ose quelques expérimentations, quelques conneries et qui, au moins, ne vient pas nous souler avec une cinquantaine de références ; le film ne se prend pas pour plus qu’il n’est et il serait peut-être exagéré de le prendre pour encore moins…</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6772" title="echap1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/echap1-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>Le deuxième film dont il est question ici est un tryptique britannique portant un regard sur le sexe, les vices, la mort… Le première partie, réalisée par Sean Hogan, est titrée <em>House and Home</em> et présente un couple de bourgeois qui a l’habitude d’accueillir de « bon cœur » des jeunes filles à la rue pour leur faire passer une soirée plus classe en leur donnant à manger, à boire, un bain… Seulement, la véritable intention du couple est bien sûr plus perverse qu’on ne le croit. Mais lors d’une soirée avec une jeune SDF, les choses prennent une direction pour la moins surprenante… La deuxième partie de <em>Little Deaths</em> est réalisée par Andrew Parkinson, s’appelle <em>Mutant Tool</em> et observe en parallèle un médecin créant une très curieuse drogue et une femme qui la teste. La troisième et dernière partie est réalisée par Simon Rumley, s’appelle simplement <em>Bitch</em> et montre un jeune couple pratiquant des jeux sexuels un peu bizarre : malgré sa peur des chiens, Claire a transformé son copain en petit toutou soumis. Jusqu’au jour où son copain aura marre d’être traité comme un clebs…</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6773" title="littledeaths2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/littledeaths2-600x267.png" alt="" width="600" height="267" /></p>
<p>Pour faire court, les deux premiers métrages ne possèdent que peu d’intérêt… Les trois films ont tous cette volonté d’être <em>borderline</em>, ce qui fait que <em>Little Deaths</em> garde un certain équilibre, mais sombre vite dans l’ennui, surtout lors du deuxième segment dont même la vision d’une quequette de près d’un mètre éveille à peine le spectateur. En fait, il ne serait pas si bête d’avancer le film jusqu’au troisième segment : <em>Bitch</em>, qui peut être perçu comme une version perverse et barge de <em>9 songs</em> de Michael Winterbottom. Le film suit le quotidien d’un couple à la relation particulière… Tellement particulière que le garçon de l’histoire finit par craquer. Cette partie réalisée par Simon Rumley, que ce soit du point de vue narratif ou esthétique, est largement au-dessus des tentatives de Hogan et Parkinson et se trouve probablement être le seul à communiquer une atmosphère sincèrement douteuse et joliment malsaine.</p>
<p>En tant que tryptique, <em>Little Deaths</em> n’a rien d’inoubliable (si ce n’est son dernier segment), son rythme est bien trop laborieux et son regard guère très captivant.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6774 aligncenter" title="littledeaths4" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/littledeaths4-600x253.png" alt="" width="600" height="253" /><em>Bitch</em> : ce que <em>Twilight</em> vous cache.</h5>
<p>Côté bonus, on peut faire très court pour le dvd de <em>Little Deaths</em> : il n’y a rien. Par contre, celui d’<em>Echap</em> est plutôt généreux : un commentaire audio des réalisateurs (guère indispensable, mais sympathique tout de même), un making of de 40 minutes montrant une équipe réduite bossant avec des moyens réduits sur près d’une semaine (loin d’être un document indispensable pour toute personne voulant se lancer dans un projet cinématographique, mais une curiosité à l’esprit bon enfant permettant de se rendre vraiment compte des limites techniques du tournage), une interview des actrices, des images de l’avant-première parisienne, de la séance dédicace au Paris Manga, ainsi qu’un clip de Lussi. Le dvd offre même la possibilité de visionner le film avec des sous-titres anglais. En bref, le dvd d’<em>Echap</em> ne se fout pas la gueule du monde.</p>
<h5 style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-6775 aligncenter" title="echap5" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/echap5-600x337.png" alt="" width="600" height="337" />Trouvez l’émoticône.</h5>
<p><em>Les dvd sont disponibles chez Emylia.</em></p>
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		<title>Stake Land, de Jim Mickle</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 16:55:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Amérique est une nation perdue. Quand une épidémie de vampirisme frappe le pays, les hommes sont obligés de fuir pour échapper aux bêtes sauvages assoiffées de sang que sont devenus les morts. Les villes ne sont plus que des cimetières et les survivants se rassemblent dans des petits villages, terrifiés à la tombée de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/Stake-Land.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6752" title="Stake-Land" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/Stake-Land-406x600.jpg" alt="" width="400" height="592" /></a></p>
<p><em>L&#8217;Amérique est une nation perdue.</em><br />
<em>Quand une épidémie de vampirisme frappe le pays, les hommes sont obligés de fuir pour échapper aux bêtes sauvages assoiffées de sang que sont devenus les morts. Les villes ne sont plus que des cimetières et les survivants se rassemblent dans des petits villages, terrifiés à la tombée de la nuit.</em><br />
<em>Un mystérieux fugitif à la traque des vampires prend sous son aile le jeune Martin, dont la famille vient d&#8217;être sauvagement assassinée sous ses yeux. Accompagnés d&#8217;une religieuse et d&#8217;une jeune femme enceinte, ils sillonnent le pays en direction du Canada, &#8220;Nouvel Eden&#8221; selon les rumeurs&#8230;</em></p>
<p>Déjà auteur en 2006 du remarqué <em>Mulberry Street</em> (sorti chez nous directement en DVD en 2009), Jim Mickle signe avec <em>Stake Land</em> un film de vampires post-apocalyptique mineur, mais plutôt sympathique, à la croisée de <em>Je suis une légende</em> (on parle évidemment du classique roman d&#8217;anticipation de Richard Matheson, pas de son horripilante et pleurnicharde adaptation ciné avec Will Smith), des films de zombies façon Roméro (pour la dimension politique), et du livre <em>La route</em> de Cormac McCarthy (pour le caractère dépouillé du récit).</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/StakeLand1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6753" title="StakeLand1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/12/StakeLand1-600x401.jpg" alt="" width="550" height="367" /></a></p>
<p>Si le métrage ne joue pas, on l&#8217;aura compris, la carte de l&#8217;originalité à tout crin, il réussit en revanche la gageure de ne pas se laisser trop écraser par ces références prestigieuses, en tablant avant tout sur des bases solides : un univers crédible, une ambiance soignée, des personnages convaincants, un tournage dans de splendides décors naturels, et un minimalisme épuré des plus réussi. Paris gagné, on entre dans le film sans problème, et on se laisse rapidement séduire par un récit âpre et mélancolique, mais jamais larmoyant, engagé juste ce qu&#8217;il faut (les extrémistes religieux en prennent pour leur grade), et privilégiant le développement d&#8217;atmosphères vénéneuses et les moments de tension rémanente à la débauche de scènes-chocs, de dialogues et d&#8217;action.</p>
<p>Dénué de prétention, mais pas d&#8217;ambition (on sent le réalisateur sincèrement attaché aux personnages de son film, chose devenue de plus en plus rare dans le tout venant du cinéma horrifique contemporain), <em>Stake Land</em> ne révolutionne donc pas le genre, mais assure un spectacle des plus honorables, porté par des personnages touchants et une mise en scène discrète mais efficace.</p>
<p><em><a href="http://www.stakelandmovie.com/">Stake Land</a> est édité par Entertainment One, et distribué par Aventi en France. Le films est disponible en DVD, Blu-Ray et VOD.</em></p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xi9t0j?logo=0&amp;hideInfos=1" frameborder="0" width="600" height="263"></iframe></p>
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		<title>Underwater love (onna no kappa)</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 17:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Erotisme]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<description><![CDATA[D&#8217;un point de vue occidental, les Japonais ont un rapport étrange avec les créatures marines, et plus généralement avec les choses de la nature, qu&#8217;elles soient animales ou végétales. Dans le folklore nippon, un kappa est un petit esprit de la nature, qui se matérialise sous la forme d&#8217;une tortue anthropomorphe. Pour survivre, le kappa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;un point de vue occidental, les Japonais ont un<a href="http://www.nouvellechair.com/litterature/human-nature/" target="_blank"> rapport étrange avec les créatures marines</a>, et plus généralement avec les choses de la nature, qu&#8217;elles soient animales ou végétales. Dans le folklore nippon, un kappa est un petit esprit de la nature, qui se matérialise sous la forme d&#8217;une<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kappa_(mythologie)" target="_blank"> tortue anthropomorphe</a>. Pour survivre, le kappa doit être humidifié en permanence. Il se nourrit exclusivement de concombres.</p>
<p><em>Underwater love</em> est un authentique Pinku Eiga, qui respecte le cahier des charges du genre. Doté d&#8217;un petit budget, le film doit contenir au moins trois ou quatre scènes de sexe, plutôt explicites. Généralement, on obtient une espèce de mutant qui se situe entre sexploitation et film d&#8217;auteur.</p>
<p>Asuka travaille chez un poissonnier installé au bord d&#8217;un lac. Fiancé au patron de l&#8217;entreprise, elle souhaite se marier très prochainement. Mais c&#8217;est à ce moment qu&#8217;Asuka rencontre un kappa. Elle découvre que la créature s&#8217;appelle en fait Aoki, et qu&#8217;il est un ancien amoureux du lycée, mort noyé dans un marécage, puis réincarné en tortue. Aoki va tout faire pour passer du temps avec Asuka et il va même tenter de la séduire. C&#8217;est sans compter le Dieu de la mort (un fumeur rasta japonais à la robe bariolée) qui va bouleverser le destin du couple.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6737" title="kappa1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/kappa1-600x366.jpg" alt="" width="600" height="366" /></p>
<p>Le look du kappa constitue déjà une bonne tranche de rigolade puisqu&#8217;il s&#8217;agit clairement d&#8217;un homme dans un costume vaguement bricolé (une carapace collée sous la chemise, un bec accroché avec des élastiques). L&#8217;intrigue amoureuse est un peu simplette et donne lieu à quelques instants comiques légers. Le kappa tient plus du reptile que de l&#8217;humain et son organe sexuel est aussi impressionnant que monstrueux. Pourtant, cela ne rebute pas les jeunes filles qu&#8217;il croise, bien au contraire. Même si le membre a l&#8217;air d&#8217;être fait de plastique, les scènes érotiques impliquant le monstre sont clairement à connotations zoophiles !</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6738" title="Underwater Love" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/Underwater-Love--600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>La plus-value du film vient de ses incursions dans la comédie musicale. Les chorégraphies sont loin d&#8217;être professionnelles, d&#8217;ailleurs souvent c&#8217;est un peu n&#8217;importe quoi, mais elles sont faites avec un enthousiasme très communicatif. On finit par adhérer totalement au trip grâce à la musique de <a href="http://www.stereototal.de" target="_blank">Stéréo Total</a>, groupe electro-punk au genre indéfinissable. La chanteuse, Françoise Cactus, a interprété des chansons dans plusieurs langues : français, anglais, allemand et elle n&#8217;hésite pas à se lancer dans la pop japonaise avec un fort accent français. Peu importe, car associé à des rythmes entraînants, cela donne un charme kitsch irrésistible à l&#8217;ensemble.</p>
<p>OFNI à découvrir pour se changer les idées, <em>underwater love</em> rejoint dans son final la mythologie japonaise lorsque Aoki et Asuka s&#8217;enfoncent dans la forêt, à la rencontre d&#8217;autres kappas (avec toujours plein de costumes sophistiqués tels que des peignoirs). Ce patchwork foutraque est mis en scène par Shinji Imaoka, réalisateur d&#8217;autres films roses, et photographié par le célèbre Christopher Doyle (chef photo australien expatrié en Asie), et donc mis en musique par Stereo Total.</p>
<p><em>Ca se regarde sur dvd, au Royaume-Uni, chez l&#8217;éditeur Third Window Film. Des sous-titres anglais sont disponibles. Disponible à partir du 21 novembre 2011.</em></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/cjiX4JIyA4c" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Maximum Shame, de Carlos Atanes</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 20:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassable]]></category>
		<category><![CDATA[Musical]]></category>
		<category><![CDATA[Post-nuke]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Carlos Atanes est un réalisateur espagnol underground. Peu enclin à embrasser les modes, il continue d&#8217;être un artisan indépendant et réalise des films à petits budgets, souvent expérimentaux. Et Maximum Shame ne dénote pas dans sa carrière. Avec son compagnon ventripotent et aux cheveux longs, une jeune femme disserte sur ses nombres préférés. L&#8217;homme l&#8217;écoute, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6683" title="Maximum Shame 6" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/Maximum-Shame-6.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>Carlos Atanes est un réalisateur espagnol underground. Peu enclin à embrasser les modes, il continue d&#8217;être un artisan indépendant et réalise des films à petits budgets, souvent expérimentaux.</p>
<p>Et<em> Maximum Shame</em> ne dénote pas dans sa carrière. Avec son compagnon ventripotent et aux cheveux longs, une jeune femme disserte sur ses nombres préférés. L&#8217;homme l&#8217;écoute, vaguement terrorisé. Soudain, nous entendons son monologue intérieur. Il annonce que la fin du monde est pour le lendemain, que la Terre va disparaître dans un trou noir.</p>
<p>Puis l&#8217;homme tombe dans un monde parallèle. Cet univers tout neuf est régi par une reine, toute de cuir vêtue, et qui se déplace avec des patins à roulettes. A ses pieds, une esclave doit manger une forêt noire malgré un écarteur de bouche qui lui maintient la mâchoire écartelée.</p>
<p>Comme on pourra s&#8217;en rendre compte à l&#8217;aide de ce résumé, on ne comprend pas très bien ce qui se passe. Mais qu&#8217;importe, l&#8217;imagerie SM, les délires paranoïaques, ainsi que des scènes dignes d&#8217;une comédie musicale, emportent le spectateur dans l&#8217;enthousiasme communicatif du réalisateur. A base de fétichisme, de symbolisme et de philosophie, le film disserte sur plusieurs thèmes : la liberté, la souffrance, la perdition, et bien sûr l&#8217;humiliation en tant que dépouillement total de toute dignité. Les décors, une gigantesque friche industrielle en ruine, donnent un look unique et post-apocalyptique à l&#8217;ensemble.  Mettre des femmes aux allures de dominatrices sexy parmi des immondices; voilà pour l&#8217;esthétique de<em> Maximum Shame</em>. Ce grand bazar fonctionne, notamment grâce aux acteurs, qui ont tous l&#8217;air convaincus de savoir de quoi il retourne malgré de grands monologues quelque peu abscons.</p>
<p><em>Avec : Ana Mayo, Marina Gatell, Ignasi Vidal, Paco Moreno, Ariadna Ferrer, David Castro et Eleanor James</em></p>
<p>Le film est disponible sous forme de DVD-R ici : <a href="https://www.createspace.com/320167" target="_blank">https://www.createspace.com/320167</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ou ici : <a href="http://www.amazon.com/Maximum-Shame-Carlos-Atanes/dp/B005OCJQGI" target="_blank">http://www.amazon.com/Maximum-Shame-Carlos-Atanes/dp/B005OCJQGI</a></p>
<p>Son film FAQ est aussi <a href="http://www.amazon.com/FAQ-Spéciale-française-Carlos-Atanes/dp/B005OMKG6W/" target="_blank">disponible en français</a></p>
<p>Gallino est le titre de son prochain film et vous pouvez participer au financement du projet : <a href="http://www.gallinofilm.com/p/funds.html" target="_blank">http://www.gallinofilm.com/p/funds.html</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Hobo with a shotgun, de Jason Eisener</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 10:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nunzio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
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		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Si Godard ou Kubrick se sont souvent amusés à triturer les codes de genres variés (films noirs, SF, guerre&#8230;), Tarantino s&#8217;est intéressé, plutôt qu&#8217;aux codes, à l&#8217;esprit d&#8217;un Cinéma mal élevé et peu fréquentable, celui que l&#8217;on dit &#8220;d&#8217;exploitation&#8221;. D&#8217;une certaine manière, Tarantino avait fait dans les 90&#8242;s ce que Spielberg et Lucas avaient fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6716" title="hobo-with-a-shotgun-03" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-03.jpg" alt="" width="600" height="246" /></a></p>
<p>Si Godard ou Kubrick se sont souvent amusés à triturer les codes de genres variés (films noirs, SF, guerre&#8230;), Tarantino s&#8217;est intéressé, plutôt qu&#8217;aux codes, à l&#8217;esprit d&#8217;un Cinéma mal élevé et peu fréquentable, celui que l&#8217;on dit &#8220;d&#8217;exploitation&#8221;. D&#8217;une certaine manière, Tarantino avait fait dans les 90&#8242;s ce que Spielberg et Lucas avaient fait à la fin des 70&#8242;s : remettre au goût de son temps l&#8217;esprit d&#8217;un Cinéma que l&#8217;on pensait, sinon révolu, du moins dépassé. Et comme Spielberg/Lucas, Tarantino suscitera beaucoup de vocations ou engendrera des alliances de sensibilités &#8211; avec Robert Rodriguez, notamment -  et une espèce de &#8220;mouvement&#8221; sans nom mais néanmoins reconnaissable.</p>
<p>Si Tarantino et Rodriguez sont plutôt des gamins des 60&#8242;s / 70&#8242;s et vont naturellement puiser dans l&#8217;exploit&#8217; de cette époque, la génération qui les suit est, en toute logique, plutôt inspirée par les fameuses &#8211; certains iront même jusqu&#8217;à &#8220;glorieuses&#8221; &#8211; années 80. Comme Jason Eisener, jeune Canadien qui, après quelques courts-métrages, tente avec succès sa chance au concours de fausses bandes annonces organisé en 2007 à l&#8217;occasion du double programme <em>Grindhouse</em>. Ainsi naquit le court <em>Hobo with a shotgun</em>, idée à la con gentiment branque entièrement résumée par son titre, qui n&#8217;avait pas spécialement destination à devenir un long. Il faut se méfier des idées à la con gentiment branques, surtout lorsqu&#8217;elles sous-tendent l&#8217;ensemble d&#8217;un film. C&#8217;est vachement instables, ces machines-là&#8230; Au mieux, ça donne du culte authentiquement déviant, au pire du gros bouzin qui renifle le fond de calbute mal entretenu.</p>
<p>Mais notre <em>Hobo</em> désormais devenu long métrage ne se situe hélas/heureusement dans aucun de ses deux extrêmes. Quoique, en ce qui concerne l&#8217;hypothèse &#8220;culte&#8221;, il convient de laisser passer un certain laps de temps (voire un laps de temps certain) avant de se prononcer. <em>Hobo</em> est, comme l&#8217;on pouvait s&#8217;en douter, un film-concept et un exercice de style. Et comme souvent dans ces cas-là, cela peut être à la fois sa force et sa faiblesse. Commençons par la &#8220;mauvaise nouvelle&#8221; : <em>Hobo</em> participe largement de cette tendance toute tarantino-rodriguezienne à la citation cinéphilico-bisseuse. Cela aussi, on pouvait s&#8217;y attendre. Ainsi, on trouvera une photo soigneusement étudiée qui rappellera les riches heures de <em>Brain damage</em> (en beaucoup moins granuleux, le film n&#8217;usant pas des effets de pellicule en post-prod du diptyque <em>Grindhouse</em>) ou des références plus ou moins directes à <em>Street Trash</em>, bien sûr, mais aussi à <em>Invasion Los Angeles</em> ou <em>Evil Dead 2</em> (il manque juste un <em>&#8220;Groovy !&#8221;</em> à la fin d&#8217;une certaine séquence de bricolage pour parfaire le feeling). On le constate, le réalisateur Jason Eisener se déclare, avec franchise, tributaire d&#8217;un cinéma indé (au sens large) et <em>low budget</em>. Si on peut lui reprocher d&#8217;exprimer son amour sans grande finesse, on peut tout autant lui concéder d&#8217;avoir bon goût.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6717" title="hobo-with-a-shotgun-01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-01.jpg" alt="" width="600" height="246" /></a></p>
<p>Seulement voilà, le risque lorsque l&#8217;on cite ainsi ses références est que l&#8217;on prête fatalement le flanc à une comparaison qui peut s&#8217;avérer fort peu flatteuse. Et c&#8217;est là que l&#8217;on arrive à la bonne nouvelle : le film se défend plutôt bien. <em>Hobo</em> fait preuve d&#8217;une énergie juvénile effrontée et communicative. <em>Hobo</em> est un vrai trip crade, gore et outrancier dont on croyait que seul Troma avait réussi à conserver miraculeusement la recette. Mais pourtant, ô agréable surprise, <em>Hobo</em> ne se vautre pas dans un second degré post-moderniste hélas trop courant dans le domaine du petit budget qui cherche à dissimuler son indigence sous le masque du &#8220;nanar volontaire&#8221;. Derrière son côté &#8220;film bis à l&#8217;ancienne komonhenféplu sétémieuhavan&#8221; &#8211; le sujet de l&#8217;exercice imposé, en l&#8217;occurrence &#8211; <em>Hobo</em> n&#8217;oublie pas d&#8217;être un bon film bis, lapalissade a priori, mais pourtant fait assez rare pour être marquant : C&#8217;est foutraque et bordélique comme un plaidoyer pour faire de la suspension d&#8217;incrédulité une discipline olympique, c&#8217;est pulp à souhait et le film montre de quoi se fâcher à jamais avec l&#8217;Office du Tourisme Canadien, mais tout ça semble assumé avec une décontraction et une candeur qui font plaisir à voir. Un bon bis, quoi. Et c&#8217;est très heureux, parce qu&#8217;avec un Rutger Hauer impérial comme interprète principal (je vous fais l&#8217;insulte des présentations ?), Eisener avait tout intérêt à ne pas louper son coup.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6718" title="hobo-with-a-shotgun-02" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/11/hobo-02.jpg" alt="" width="600" height="246" /></a></p>
<p>À dire vrai, on imagine presque que si <em>Hobo with a shotgun</em> était sorti tel quel il y a 30 ans (le fameux &#8220;laps de temps certain&#8221; ?), il serait sans doute cité en référence au même titre que ses modèles et la chronique que vous avez sous les yeux traiterait probablement de son remake-éloigné-de-l&#8217;esprit-bis-de-l&#8217;original. Mais voilà, en l&#8217;état, <em>Hobo</em> demeure un exercice de style, un pastiche. Réussi, sincère, jouissif et bien plus proche de l&#8217;esprit de la lettre que la tentative <em>Grindhouse</em> de Tarantino/Rodriguez. C&#8217;est déjà beaucoup pour un premier long métrage.</p>
<p><em>Disponible en DVD et Blu-Ray chez TF1 Vidéo.</em></p>
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		<title>Brigades rouges / Orchestre noir</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 15:48:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Double feature *POLITICA E PASTA* On dirait que depuis que terrorisme des années 70 est devenu sujet de fiction cinéma, les films se multiplient. Comme d&#8217;hab&#8217; il y a du bon et du crado dans la pléthore, depuis le désastreux BAADER dont je causais ici jusqu’au plus intimiste BUNJIORNO, NOTTE, en passant par le gros-budget [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6695" title="Brigades rouges 7" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/Brigades-rouges-7-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>Double feature <strong>*POLITICA E PASTA*</strong></p>
<p>On dirait que depuis que terrorisme des années 70 est devenu sujet de fiction cinéma, les films se multiplient. Comme d&#8217;hab&#8217; il y a du bon et du crado dans la pléthore, depuis le désastreux<a href="http://www.cinetrange.com/special/chronique/la-bande-a-baader" target="_blank"> BAADER dont je causais ici</a> jusqu’au plus intimiste BUNJIORNO, NOTTE, en passant par le gros-budget MUNICH ou la minisérie CARLOS. Séparément, ces récits rencontrent des problèmes d&#8217;espaces, pour présenter de façon suffisante les enjeux idéologiques et historiques de cette drôle d&#8217;époque.<br />
Considérés comme une nébuleuse et mis bout à bout (ajoutez un AVOCAT DE LA TERREUR et un IDI AMIN DADA pour faire bonne mesure), on  commence à distinguer derrière tous ces films des thèmes sous-jacents. Des récits se croisent, des personnages reviennent, des évènements font cascades de dominos. On voit se dessiner une histoire polyphonique, on perçoit les choix de traitements des scénaristes et des réalisateurs, les éventuels éclairages politiques. On perçoit la façon, aussi, dont le temps qui passe nous éloigne de ces évènements réels pour les simplifier, les mythifier, les restreindre à une seule lecture : à en faire des récits, enfin.</p>
<p>Pour ce film clash, pas de fiction, pas de clash, mais deux documentaires produits par ARTE à dix ans d&#8217;écart, sur un aspect précis de cette nébuleuse d&#8217;activisme : les seventies italiennes.<br />
Le plus récent des films, ILS ÉTAIENT LES BRIGADES ROUGES, part de l&#8217;enlèvement et de l&#8217;exécution d&#8217;Aldo Moro en 1978 pour revenir sur la fondation et la chute de cette fraction armée de l&#8217;extrème-gauche italienne. L&#8217;ORCHESTRE NOIR, quant à lui, est une très minutieuse enquête sur l&#8217;attentat fasciste de la Piazza Fontana en 1969, et ses conséquence au fil des décennies suivantes.<br />
D&#8217;un côté des cellules dormantes de petits soldats du peuple, de l&#8217;autre des canailles post-mussolinis acoquinées avec des barbouzes états-uniens. Si l&#8217;on pense que Bond incarnait alors l&#8217;agent de l&#8217;ombre, on mesure à quel point il y avait loin du rêve sur pellicule au concret des body bags&#8230;</p>
<p><strong><em>ILS ETAIENT LES BRIGADES ROUGES (2011)</em></strong><br />
docu de Mosco Levi Boucault, 60+66 minutes, plus une heure de bonus<br />
dispo chez Arte vidéo pour une vingtaine d&#8217;euros</p>
<p>Trente ans après leur arrestation, les membres des Brigades Rouges qui ont participés au kidnapping et à l&#8217;exécution de Moro ont purgés leur peine. Plus ou moins sortis de tôle, plus ou moins réinsérés, ils ont eu le temps de ruminer à ce qu&#8217;ils ont fait, gamins, leur espoir d&#8217;embraser les foules de prolétaires, de voir la Révolution l&#8217;emporter. Ils avaient trente ans quand leur histoire s&#8217;est arrêtée, ils ressortent blanchis et bouffés d’arthrite. Excellente idée de M.L. Boucault d&#8217;avoir basé son documentaire sur leur parole : retrouver les vieux, les faire causer. On sent que les mots, à ce stade, c&#8217;est tout ce qu&#8217;il leur reste. Ils vont donc tâcher de se montrer convainquant, essayer de donner à comprendre au journaliste qui ils sont, ce qu&#8217;ils ont faits et pourquoi.<br />
<em>&#8220;Ils étaient les brigades rouges&#8221;</em> est un plaidoyer tardif pour une cause depuis longtemps éventée. Les raisonnements politiques, les façons de s&#8217;exprimer, le jargon du gauchisme de l&#8217;époque sont souvent opaques, ou semblent dictés par des esprits bornés, arrêtés dans un passé qui n’est jamais passé. Leurs raisonnements minutieux permettent de passer comme de rien de la lutte des classes à la lutte secrète à la lutte armée. On récuse le terme de terroriste, on parle de guérilla. Derrière chaque acte, on revient sur les débats d’idées, les discussions. Au point que, parfois, ça bugue dans la tête du spectateur. Un charmant papy vient de lui expliquer à quel point c&#8217;était malin de décharger un flingue dans la jambe d&#8217;un procureur, combien ça faisait avance la cause des camarades des usines… Bien sûr, c&#8217;est aussi ça qui fait la valeur de ce film : des témoignages de premières main des acteurs du mouvement sur sa genèse, ses buts, ses errances, et sa fin dramatique.</p>
<p>Pour contrebalancer ce point de vue univoque &#8211; bien que certains des vétérans soient plus secs, plus factuels que d’autres, qu’ils reconnaissent parfois des errances, cherchent à se justifier &#8211; le documentaire offre, sans commentaire, des images des journaux tévé de l&#8217;époque. Et là on est dans un tout autre monde, beaucoup plus familier : celui du fait divers, du vingt-heures-de-TF1. Du sang, des corps, beaucoup-d&#8217;émotion, Pape-au-balcon, langue de bois officielle. La démonstration très simple, transparente, d&#8217;à quel point la médiatisation par le drame vide les évènements qu&#8217;elle prétend commenter de toute idéologie et de toute réflexion.</p>
<p>Enfin, une voix off féminine accompagne tout le récit. Celle d’une militante de l&#8217;époque, qui pose de façon plus nette la complexité des enjeux. Comment les syndicalistes, les communistes, toute la gauche italienne en fait, s&#8217;est trouvée acculée, dépassée et outrée par les actions des Brigades Rouges. Le contrepoint est important, qui montre la frontière qui existe entre activistes réguliers et clandestins, ceux qui choisissent la rue, les urnes et ceux qui prennent les armes.</p>
<p>A la base de la radicalisation des Brigades Rouges, né  mouvement ouvrier, il y a un évènement dramatique : l&#8217;attentat de la Piazza Fontana. Prétendument commis par un anarchiste, il se révèla vite être le fruit d&#8217;une collaboration entre police et extrème-droite. Quatre bombes, une quinzaine de morts, une quarantaine de blessés : le signal, pour les gauchistes, que leur lutte devenait une guerre et qu&#8217;il convenait de riposter. Une tentative, peut-être, d&#8217;instaurer un régime autoritaire dans une Italie que le communisme attirait.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6696" title="Brigades rouges vol" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/Brigades-rouges-vol.jpg" alt="" width="500" height="733" /></p>
<p><strong><em>L&#8217;ORCHESTRE NOIR (1998)</em></strong><br />
docu de Jean-Michel Meurice d&#8217;après l&#8217;enquête de Fabrizio Calvi et Frédéric Laurent, 60+64 minutes. Pas de DVD, mais une capture de VHS est dispo <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-74869621512485488" target="_blank">en streaming sur Google vidéo</a></p>
<p>Rarement on aura vu docu d&#8217;enquête plus tendu, plus pinailleur, plus savant, aussi. Également composé d&#8217;entrevues, d&#8217;extraits de dialogues, mais beaucoup plus haché. La parole, ici, n&#8217;a pas valeur de témoignage ou de justification. Tous les gens que l&#8217;on entend sont impliqués à divers degrés dans une machination opaque, et ils ne causent que pour se faire du tort les uns aux autres. Souvent ils &#8216;oublient&#8217; des évènements importants, des noms, des rencontres. Les témoignages se contredisent. Régulièrement, à l&#8217;écran, une main écrit un nouveau nom sur un organigramme. On voit sa photo, on entend ce qu&#8217;il a à dire. <em>&#8220;L&#8217;Orchestre noir&#8221;</em> est le fruit d&#8217;une enquête sur plus de vingt ans. Il faut s&#8217;accrocher pour ne pas s&#8217;y perdre. Le dédale est immense et il débouche à des endroits imprévus&#8230;<br />
Dans l&#8217;extrême-gauche du film précédent, la complexité était dans les idées : guérilla contre grève, médiatisation contre secret, Lénine vs. Trostky, Staline vs. Mao, etc. Comment s&#8217;organiser ? Que demander ? Quels moyens ? Dans les réseaux néo-fasciste, les problèmes sont pratiques : qui décide quoi, qui manipule qui, qui te tient par les couilles, qui joue double, triple jeu, et au sommet de la pyramide, y a-t-il vraiment quelqu&#8217;un ?</p>
<p>En deux heures de cette cascade d&#8217;information, on croise une loge maçonnique occulte, la CIA, les service secrets militaires américains, un ancien de l&#8217;OAS, des règlements de compte au sein d&#8217;un parti chrétien-démocrate, des ex-mussoliniens, un ex Waffen SS, un Prince Noir. Des petites mains en tôle à vie décidées à baver et des juges menacés pour tenter d&#8217;élucider les liens. Un incroyable scénario de thriller, si ce n&#8217;était son abominable complexité.<br />
Et c&#8217;est là l&#8217;épatant, en réalité, que tout reste embrouillé même au terme du film. Là où certains aimeraient voir dans ces attentats la main unique des Etats-Unis, des fachos, d&#8217;Andreoti, la réalité est cent plus complexe. Il n&#8217;y a pas de Grand Complot, à la fin, seulement des circonstances, des volontés disparates, des liens secrets qui unissent des crapules au travers du monde, pour le résultat que l&#8217;on sait.<br />
Au terme de l&#8217;histoire, on retrouve même les Brigade Rouge, pour un éclairage étonnant sur la fin d&#8217;Aldo Moro. Je recommande plus que vivement de mater les deux docus à la suite, l&#8217;un éclairant l&#8217;autre et approfondissant les récits de façon édifiante.</p>
<p>Et puis, juste pour rigoler.<br />
Dans les boni du film sur les Brigades Rouges, on a droit aux interviews des &#8216;camarades français&#8217;, les vétérans de la Gauche Prolétarienne. A eux de nous expliquer, entre autres, pourquoi ils n&#8217;avaient jamais pris les armes. Après avoir entendu les vieux ritals séchés par la tôle, nos ex-Mao July, Geismar ou Cohn-Bendit font gras notables. Tandis que les BR bricolaient des bombes, eux causaient avec Sartre et Deleuze au Flore : dans la famille terrorisme, on a vu plus tendu ! Autre son de cloche dans le film sur les fachos, curieusement. Là les Français tiennent des rôles à leur mesure. A croire qu&#8217;on a toujours été plus doué pour la guérilla contre-insurrectionnelle, l&#8217;obtention d&#8217;infos par la torture et la formation de criminels. Ceux qu&#8217;on nous dépeint dans l&#8217;Orchestre Noir valent en tout cas leur tour de gégène. Bizarre déséquilibre de représentation, donc, qui ne rend pas justice à ce beau grand pays démocratique qu&#8217;est le nôtre, celui de Jaurès, de la Résistance et de mai 68 (kof kof).</p>
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		<title>Sulfures</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 19:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6693" title="RVB_DIVERS12-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS12-DONTLET.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>Encore un slasher de plus mâtiné de torture porn racoleur. C’est ce que le spectateur blasé doit se dire en lisant le résumé au dos de la jaquette. Et comme le film est édité par Emylia, spécialiste en série z qui tâche j’avoue avoir fait l’impasse sur le DVD lorsqu’il est sorti en pack avec Mad movies.</p>
<p>Les premières images n’augurent rien de franchement passionnant mais au moins l’efficacité est au rendez-vous. Dans un décor lugubre, une grotte ou un abri sous terre,  une jeune femme attachée se débat. Son bourreau, dont on ne perçoit que la silhouette, la libère et la laisse s’enfuir à l’air libre en pleine forêt. L’ambiance est malsaine, la réalisation enlevée et pour une fois voilà un DTV qui ne propose pas une photo trop moche. Fin du prologue.</p>
<p>Retour en arrière, deux jours avant les évènements. Un jeune couple, Paige et Calcin, accompagné de la sœur de ce dernier et de son étrange compagnon de dernière minute, Tristan, décide de partir en week-end  à la campagne dans une baraque isolée. Arrivés sur les lieux, nos braves occupants sont prévenus par l’officier local (qui ressemble à tout sauf à un flic, bonjour le casting) qu’un serial killer surnommé « le chirurgien des arbres » sévit dans le coin. Inquiet mais sans s’affoler plus que de raison, ils décident de rester, ce qui pose quand même un premier point noir dans la conduite du récit. D’emblée la crédibilité n’est pas au rendez-vous. De plus, le mystérieux Tristan, au lieu d’être ambigu et inquiétant, est franchement odieux et antipathique. Il cache un secret de polichinelle dont le spectateur se contrefout dès la première bobine. Et la découverte de ses motivations par l’intermédiaire de son portable accuse un sérieux problème d’écriture. Bref, le scénario est d’une surprenante maladresse et l’une des rares bonnes idées (les deux tueurs aux motivations opposés qui s’affrontent) est malheureusement esquissé au profit d’un thriller horrifique tendu mais conventionnel.</p>
<p>Le gentil couple s’accommode un peu vite de son attitude exécrable.  Enfin passons. Juste pour dire, que Sulfures (joli titre français mais qui ne veut strictement rien dire) ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Mais soyons indulgent. Pour un premier film, il s’agit d’une carte de visite honorable. Kelly Smith livre un petit slasher tendu et suffisamment maîtrisé sur le plan visuel pour faire illusion. La tension monte en crescendo dans une atmosphère en demi-teinte, entre naturalisme et décalage typiquement british. Certaines digressions sont particulièrement drôles comme la séquence où le flic raconte comment une enseignante a  découvert l’une des victimes en forêt pendant qu’elle donnait un cour de dessin à ses élèves. D’autres moins ragoûtantes, révèlent un réalisateur plutôt doué pour les scènes chocs teintées de macabre (le vers qui sort de l’œil).  Les effets gore peu nombreux sont néanmoins efficaces et crédibles et l’interprétation, comme souvent dans les productions britanniques même les plus fauchés, est crédible en dépit de dialogues parfois risibles. Le final tourne un peu court comme si Smith avait peur d’en faire trop et se termine dans un bain de sang tout ce qu’il y a de plus classique. Au moins il évite le sempiternel happy end (l’héroïne qui se transforme en justicière) ou le rebondissement de dernière minute qui ne surprend plus personne.</p>
<p>En dépit d’un sérieux problème d’écriture,  cette production fauchée se démarque par une mise en scène efficace et parfois inventive qui laisse présager le meilleur à l’avenir pour le débutant Kelly Smith.</p>
<p><em>(GB-2011) d e Kelly Smith avec Sophie Linfield, Sam Hazeldine, Gordon Alexander.</em></p>
<p><em>Blu-ray et DVD édités par Emylia. Format: 1.85 (16/9). Audio : Français (5.1 dolby digital) Anglais (5.1 dolby digital et 5.1 DTS). Sous-titres : Français. Bandes annonces</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6694" title="RVB_DIVERS5-DONTLET" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/RVB_DIVERS5-DONTLET-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
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		<title>The devil times five / The killing kind</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 22:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Artus se lance dans une collection consacrée à l’horreur US 70’s, ce qui ne peut que réjouir l’amateur de pépites introuvables, d’autant que, mise à part quelques films très connus ou cultes, il reste beaucoup de perles à découvrir. L’éditeur qui avait déjà sorti le magnifique Messiah of evil dont on vous avait dit le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Artus se lance dans une collection consacrée à l’horreur US 70’s, ce qui ne peut que réjouir l’amateur de pépites introuvables, d’autant que, mise à part quelques films très connus ou cultes, il reste beaucoup de perles à découvrir. L’éditeur qui avait déjà sorti le magnifique Messiah of evil dont <a href="http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/messiah-of-evil">on vous avait dit le plus grand bien sur ce site</a>, poursuit son exploration de titres méconnus avec deux raretés qui bénéficièrent néanmoins en leur temps d’une exploitation vidéo.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6667" title="DTF1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/DTF1.jpg" alt="" width="600" height="489" /></p>
<p><em>The devil times five</em> de l’inconnu Sean Mc Gregor mérite le détour pour le portrait cynique et agressif de cinq enfants dérangés mentalement. Un accident d’autobus leur rend la liberté. Ils vont s’immiscer dans une vaste demeure où séjourne pour les vacances une famille particulièrement antipathique. Si les vingt premières minutes n’augurent rien de franchement emballant (musique vieillote pénible, dialogues peu inspirés et dispositif long à mettre en place), la suite surprend par son ton politiquement incorrect et particulièrement transgressif. La violence d’un récit ponctué de meurtres sadiques, ne cesse de surprendre tout au long du métrage. Le premier crime, gratuit et inattendu, filmé au ralenti dans un style visuel quasi expérimental, fascine autant qu’il dérange. Voir des gosses, dont une étrange future nonne, exécuter gratuitement un homme, fait froid dans le dos. Cette séquence détermine sans explication psychologique superflue le caractère malsain de ces êtres en apparence inoffensifs. Évidemment, le film prend racine au cœur des années 70, période symptomatique de la perte des illusions, du pessimisme et du refus de l’innocence comme valeur refuge. L’enfant n’est plus, du moins dans le cinéma de genre, un être à protéger mais une incarnation du mal, un danger potentiel sous des traits angéliques comme en témoigne des œuvres aussi différentes que <em>La malédiction, Les révoltés de l’an 2000, Attention les enfants regardent </em>ou plus près <em>Les tueurs de l’éclipse</em>. Bien sûr dans les années 60, <em>Les innocents</em> et <em>Le village des damnés</em> avaient déjà traités le terrain mais de manière moins directe.</p>
<p>Sans être une réussite absolue, <em>The devil times five (Cinq fois la mort)</em> tire le meilleur parti de son atmosphère lugubre et nihiliste, en multipliant les séquences &#8220;choc&#8221; inventives et variées (dont une excellente scène avec des piranhas dans une baignoire). La bonne idée de ce petit film d’horreur glaçant est de présenter les enfants comme de véritables psychopathes en puissance, des rejetons improbables des tarés borderline de <em>La dernière maison sur la gauche </em>ou de <em>Week-end sauvage</em>. Le spectateur, médusé, n’éprouve aucune empathie envers les victimes, représentation archétypale d’un comportement décadent de l’univers des adultes : nymphomanes, alcooliques, débile léger, patron méprisant et arriviste s’activent pour rester en vie sans que cela nous provoque la moindre émotion. Cette distanciation est la limite et la force de cette petite série B fauchée, extrême et inventive, qui se refuse à toute forme de happy-end. Je déconseille fortement la version française, exécrable, qui ne fait que souligner la médiocrité de l’interprétation.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjdm75" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe></p>
<p>A l’opposé, dans une veine plus mesurée et subtile, <em>The Killing kind</em> détourne un sujet sordide pour mieux sonder les rapports ambigus et troubles entre un fils dérangé et une mère possessive avec une finesse inhabituelle dans ce type de production. Sous ses airs de série B racoleuse, ce lointain rejeton de <em>Psychose</em> s’avère en réalité un étonnant portrait d’un jeune homme, Terry,  traumatisé par un viol collectif, auquel on l’a obligé de participer. Accusé par la victime, il va purger une peine de deux ans de prison. Libéré, il retourne chez sa mère mais il est psychologiquement perturbé et affecté. Il a développé une haine pathologique envers les femmes. L’intelligence du récit est de jouer sur le leurre de la vengeance, bien pratique au préalable pour justifier son comportement psychotique. En effet, Terry s’en prend d’abord à celle qui l’a envoyé au trou puis à son avocate qui n’a pas su le défendre. Mais ensuite, il ne peut réprimer ses pulsions et il va continuer dans sa lancée. Il glisse progressivement vers la folie sous l’œil complice de sa mère. La mise en scène discrète et efficace du méconnu Curtis Harrington sert un script à la fois théorique et limpide, décrivant un univers purement féminin. Elle s’efface surtout derrière les prestations fascinantes du débutant John Savage, grand acteur oublié et de l’ex-starlette des années 30-40, Ann Sothern, qui incarne la mère avec une présence physique digne d’une Bette Davis. L’intensité de leur relation fait tout le prix de <em>The Killing Kind</em>, thriller mental à mi chemin entre le pur film d’exploitation et le cinéma d’auteur fourmillant d’idées conceptuelles (le côté film-cerveau est à explorer), comme en témoigne une fin mélancolique et émouvante là ou d’autres artisans se seraient engouffrés dans des effets grands guignols.</p>
<p>Une œuvre attachante qui donne envie de se replonger dans la filmo d’Harrington, formé par Roger Corman et dont certains de ses films devraient être redécouverts comme <em>Le diable à trois</em>, thriller avec Simone Signoret ou <a href="http://www.imdb.com/title/tt0067975/">What&#8217;s the Matter with Helen?</a>, excellent polar horrifique.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6668" title="killingkind" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/killingkind.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjdml4" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>The devil times five (USA-1974) de Sean McGregor avec Sorrell Brooke, Gene Evans, Taylor Lacher</em></strong></p>
<p>DVD 9 &#8211; PAL &#8211; Zone 2. Format : 1.33 original respecté &#8211; 4/3. Durée : 86 min. Langues : français, anglais. Sous-titres : français Couleur</p>
<p>Bonus DVD : court-métrage “Play with fire” de Kévin Favillier, Bandes-annonces, Galerie de photos</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>The killing Kind (USA-1973) de Curtis Harrington avec John Savage, Ann Sothern</em></strong></p>
<p>DVD 9 &#8211; PAL &#8211; Zone 2. Format : 1.85 original respecté &#8211; 16/9ème compatible 4/3. Durée : 96 min. Langues : français, anglais. Sous-titres : français Couleur</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonus DVD : présentation du film par Frédéric Thibaut, spécialiste du Cinéma-Bis. Court-métrage “Bloody current exchange” de Romain Basset. Bandes-annonces</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Hobo with a shotgun : le concours</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 13:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quizz]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion de la sortie en dvd et en blu-ray de Hobo with a Shotgun, nous vous proposons de gagner 1 exemplaire du blu-ray et 1 exemplaire du dvd. Vous le savez sans doute : le film de Jason Eisener est un brûlot évoquant avec force échauffourées sanglantes la condition des Sans Domicile Fixe. Fable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la sortie en dvd et en blu-ray de <em>Hobo with a Shotgun</em>, nous vous proposons de gagner 1 exemplaire du blu-ray et 1 exemplaire du dvd.</p>
<p>Vous le savez sans doute : le film de Jason Eisener est un brûlot évoquant avec force échauffourées sanglantes la condition des Sans Domicile Fixe. Fable sociale, naturaliste et gore, <em>Hobo</em> raconte la descente aux enfers d&#8217;un clochard (oui, je viens des années 80) dans une ville où règnent la pègre, la terreur et la corruption (une métaphore de ce qu&#8217;est devenu notre monde). Interprété par Rutger Hauer, qui fait là son grand retour, notre Hobo essaie d&#8217;abord la méthode du bon citoyen et appelle la police. Malheureusement le commissariat est de mèche avec la mafia locale. N&#8217;en pouvant plus, le marginal utilise toutes ses économies pour acheter un fusil à pompe (il rêvait en fait d&#8217;une tondeuse) afin de rendre la justice une balle après l&#8217;autre.</p>
<p>Pour tenter de gagner un des prix, il va falloir faire preuve d&#8217;imagination et d&#8217;originalité. Dans un premier temps, il faudra inventer un titre sur le modèle de <em>Hobo with a shotgun</em>, c&#8217;est-à-dire associer une catégorie sociale à une arme, en anglais ou en français. Par exemple: le chômeur à la tronçonneuse. Et non, vous ne pouvez pas prendre l&#8217;exemple. Ensuite, il faudra présenter un bref résumé de votre projet de film.</p>
<p>Si vous êtes des milliers à répondre, vous pouvez ajouter des options pour rendre votre projet plus attractif : suggérer un casting, inventer un slogan, présenter une affiche, évoquer le merchandising, etc.</p>
<p>Vous pouvez poster vos projets en commentaires du présent article. N&#8217;oubliez pas de mentionner votre email pour que l&#8217;on vous recontacte.</p>
<p>Fin des hostilités : vendredi 21 octobre.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6665" title="hobo-with-a-shotgun-ray" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/10/hobo-with-a-shotgun-ray.jpg" alt="" width="400" height="573" /></p>
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		<title>Bloody Moon de Jess Franco</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 21:34:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[dvd]]></category>
		<category><![CDATA[jess franco]]></category>
		<category><![CDATA[uncut movies]]></category>

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		<description><![CDATA[BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez Uncut Movies. Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>BLOODY MOON réalisé par Jess Franco sort chez <a href="http://www.uncutmovies.fr/" target="_blank">Uncut Movies</a>.</p>
<p>Un groupe d&#8217;étudiantes se rend en Espagne afin d&#8217;intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu&#8217;elles ignorent c&#8217;est que ce cadre paradisiaque fut le théatre quelques années plus tôt d&#8217;un meurtre particulièrement sadique et que l&#8217;assassin après un long traitement psychiatrique vient d&#8217;être remis en liberté. Dès lors, les étudiantes vont devenir les proies d&#8217;une ombre menaçante armée d&#8217;un long couteau et nombreuses sont celles qui finiront massacrées par le tueur fou. Une des étudiantes, Angela, inquiète de la disparition de sa meilleure amie va tenter de découvrir les sombres secrets qui planent autour de l&#8217;école. Ce qu&#8217;elle va découvrir va la plonger au plus profond de l&#8217;horreur&#8230;</p>
<div>
<div>Réalisé en 1981 par le mythique Jess Franco, réalisateur culte par excellence à qui l&#8217;on doit des oeuvres inoubliables telles que L&#8217;HORRIBLE DOCTEUR ORLOFF, JACK L&#8217;EVENTREUR ou encore LES PREDATEURS DE LA NUIT, BLOODY MOON fut rapidement frappé d&#8217;une interdiction totale lors de sa sortie en Angleterre. Jugé trop violent et trop sanglant, BLOODY MOON vous est présenté dans sa version intégrale contenant toutes les scènes gore qui avaient traumatisé la censure et qui font de ce film un authentique classique du genre.</div>
<p>Ce DVD contient : le film en version française, le film en version originale anglaise, sous-titres français amovibles , le trailer original du film, galerie de photos, bandes-annonces UNCUT MOVIES .</p>
<p>EDITION DVD COLLECTOR LIMITEE A 1000 EXEMPLAIRES<br />
Version intégrale &#8211; Couleur &#8211; 1.77 - Mono &#8211; PAL &#8211; Zone 2.</p>
<p>Manu avait déjà parlé de <a href="http://www.cinetrange.com/special/chronique/bloody-moon-de-jess-franco">l&#8217;édition anglaise ici.</a></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6653" title="DVD bloody moon avantnew" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/DVD-bloody-moon-avantnew.jpg" alt="" width="600" height="848" /></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>The people VS George Lucas</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 11:33:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nunzio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Décidément, Star Wars n&#8217;a pas fini de générer du contenu&#8230; Il aura suffi d&#8217;un « film pour enfants » sorti sur les écrans en 1977 pour faire de George Lucas une balise culturelle à l&#8217;usage de toute une génération. Il a enthousiasmé et inspiré des millions de personnes de par le monde et révolutionné le Cinéma, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/014_GL_greenscreen.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6607" title="014_GL_greenscreen" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/014_GL_greenscreen.jpg" alt="The People VS George Lucas 01" width="610" height="343" /></a></p>
<p>Décidément, <strong>Star Wars</strong> n&#8217;a pas fini de générer du contenu&#8230; Il aura suffi d&#8217;un « film pour enfants » sorti sur les écrans en 1977 pour faire de George Lucas une balise culturelle à l&#8217;usage de toute une génération. Il a enthousiasmé et inspiré des millions de personnes de par le monde et révolutionné le Cinéma, ou du moins le merchandising afférent. Rétrospectivement, ce qui s&#8217;est passé avec <strong>Star Wars</strong> tient de l&#8217;incompréhensible, voire du mystère au sens religieux : quelque chose que l&#8217;on ne peut rationnellement expliquer mais qu&#8217;il faut accepter comme un fait. Certes, Lucas a fait <strong>Star Wars</strong> (pas tout seul), mais c&#8217;est le public qui en a fait cet incroyable phénomène encore vivace plus de 30 ans après. Les fans se sont appropriés le film et son univers pour en faire une base de réflexion et de création. Il suffit de voir l&#8217;incroyable quantité de fanfilms prenant la « galaxie lointaine, très lointaine » comme contexte. Pour les fans, la saga <strong>Star Wars</strong> était devenue un objet pop-culturel qui leur appartenait de plein droit. Mais lorsque Lucas décide de revenir sur son œuvre, la joie et l&#8217;excitation va très vite faire place à une frustration à la hauteur de l&#8217;attente.</p>
<p>À travers George Lucas, sa saga et ce qu&#8217;il en a fait durant les trois dernières décennies, à travers des polémiques telles que <em>Han Solo shot first</em>, l&#8217;utilité de Jar Jar Binks ou les midi-chloriens, c&#8217;est une multitude de questions fondamentales qui se posent sur les rapports entre le créateur et son œuvre ou ceux qu&#8217;entretiennent l&#8217;art et son public. Aussi, plutôt qu&#8217;un procès à charge ou à décharge comme le suggère son titre, <strong>The people VS George Lucas</strong> est un débat « virtuel » entre le réalisateur/producteur – qui ne s&#8217;exprime qu&#8217;à travers un ensemble d&#8217;archives de différentes époques &#8211; et des personnes de tous horizons et toutes nationalités, collaborateurs de Lucas, critiques (dont Rafik Djoumi, fier de présenter ses laserdiscs de la trilogie originale), artistes reconnus, anonymes&#8230; tous mis ici sur un pied d&#8217;égalité par la grâce d&#8217;un même sentiment : leur amour pour <strong>Star Wars</strong>.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/005_danny_choo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6608" title="005_danny_choo" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/005_danny_choo.jpg" alt="The people VS George Lucas 02" width="610" height="343" /></a></p>
<p>Et à l&#8217;image de la liste des intervenants, le débat est vaste. Très vaste. George Lucas défend sa liberté en tant qu&#8217;auteur de retoucher une œuvre qu&#8217;il estimait incomplète alors que les fans, présentés globalement comme moins bornés que d&#8217;aucuns le prétendent, contestent une tendance au révisionnisme, une volonté d&#8217;effacer totalement, à moyenne échéance, les versions originales qu&#8217;ils ont aimées malgré le temps et les défauts. Chaque point est argumenté selon différentes perspectives, outragées (on frôle le point Godwin par endroit), tempérées, caustiques, réfléchies ou « brut de décoffrage » en fonction de la personne interrogée.</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/VS-GEORGE-LUCAS_DVD.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6610" style="margin: 5px;" title="VS GEORGE LUCAS_DVD" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/VS-GEORGE-LUCAS_DVD.jpg" alt="The people VS George Lucas cover" width="170" height="283" /></a>Car ce qui frappe dans <strong>The people VS George Lucas</strong>, c&#8217;est sa diversité de ton, démontrant à quel point le fandom est, comme dirait l&#8217;autre, une terre de contraste. Alexandre O. Philippe, réalisateur du document et fan lui-même, a en effet recueilli plusieurs milliers de contributions, témoignages, fictions amateurs (dont une version de <strong>Misery</strong> plutôt bien vu), fanfilms ou autres fancuts. Une orgie d&#8217;images dans laquelle il aurait été facile de se noyer, mais qui prend ici la forme d&#8217;un travail communautaire cohérent et passionnant, mettant en relief aussi bien le talent et les contradictions de Lucas que le mélange complexe d&#8217;amour et de haine – mais d&#8217;amour avant tout et malgré tout &#8211; qu&#8217;il inspire à son public. Et ce n&#8217;était pas une mince affaire. Le documentaire d&#8217;Alexandre O. Philippe est aussi une mémoire, un « document d&#8217;archive », aspect encore appuyé par les bonus du DVD présentant des interviews en version plus étendue que dans le montage final.</p>
<p>Évidement, <strong>The people VS George Lucas</strong> ne nous apprend rien d&#8217;inédit ou de croustillant sur la genèse de <strong>Star Wars</strong>, mais ce n&#8217;est pas le propos ici. On peut éventuellement lui reprocher de ne pas être extrêmement incisif, mais ce n&#8217;était pas le but. <strong>The people VS George Lucas</strong> est avant tout une matière à réflexion, à la fois sérieuse et décontractée, qui s&#8217;adresse aussi bien au fan &#8211; qui confrontera sa propre expérience à celle de nombreux autres &#8211; qu&#8217;à celui ou celle qui s&#8217;intéresse un tant soit peu à notre rapport à l&#8217;Art en général et à la culture populaire en particulier. À quand <strong>Star Wars</strong> en sujet pour le bac philo ?</p>
<p><a href="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/066_george_paint_it_jarjar.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6609" title="066_george_paint_it_jarjar" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/066_george_paint_it_jarjar.jpg" alt="The People VS George Lucas 03" width="610" height="343" /></a></p>
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		<title>Prime Cut de Michael Ritchie</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 19:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Sec comme un coup de trique, Prime Cut s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas. Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6596" title="PRIME CUT 01" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-01.jpg" alt="" width="600" height="438" /></p>
<p>Sec comme un coup de trique,<em> Prime Cut</em> s&#8217;inscrit dans la lignée des polars violents des années 70. Le récit est très simple et outre son intrigue opposant deux gangsters, l&#8217;intérêt du film vient de plusieurs bizarreries détaillée plus bas.</p>
<p>Nick Devlin, un tueur à gage de Chicago, est chargé de récupérer de l&#8217;argent chez Mary Ann, patron d&#8217;une chaine d&#8217;abattoirs. Devlin précède plusieurs hommes de main qui ont échoué dans la mission. Le dernier a été renvoyé à l&#8217;expéditeur sous forme de saucisses. Le combat va être sans pitié. Cette fois-ci, Devlin embauche une équipe de jeunes hommes pour faire payer Mary Ann, ou l&#8217;abattre si nécessaire.</p>
<p>Le noyau du film s&#8217;apparente à une intrigue de western, un duel entre deux hommes, qui se cherchent de plus en plus violemment, jusqu&#8217;à vraiment se trouver. A plusieurs reprises, Michael Ritchie opposent ville et campagne, tout comme Nick (voyou des villes) s&#8217;oppose à Mary Ann (voyou des champs). Alors que ce dernier se repaît d&#8217;une plâtrée de tripes, son alter égo citadin dîne dans un restaurant à la française et commande un &#8220;consommé&#8221; et une &#8220;vichyssoise&#8221; (en français dans la VO). Dans l&#8217;autre sens, Mary Ann revendique sa terre car il y est depuis toujours et qu&#8217;il connaît les traditions de la région. La ville est aussi critiquée car Nick et sa bande ne communiquent presque jamais. Ils ont l&#8217;air de corps sans âme dans leur voiture qui file vers l&#8217;abattoir. L&#8221;esprit de communauté et de solidarité, propre à la campagne, a ici disparu.</p>
<p>Michael Ritchie dresse un portrait effrayant de l&#8217;esprit redneck du Kansas, notamment dans la scène de &#8220;foire&#8221;. Si l&#8217;on y trouve des manèges pour enfants et la fanfare du coin, des jeux plus stupides sont aussi organisés (manger une tarte sans les mains le plus vite possible) et personne n&#8217;est choqué de voir des hommes tirer sur d&#8217;autres à la carabine. On n&#8217;est finalement pas si loin de <em>Massacre à la tronçonneuse</em> et de ses dégénérés, si ce n&#8217;est que Michael Ritchie traite ici son sujet sans exagération ni jugement, et mélange images réelles (la foire a l&#8217;air authentique) avec sa fiction.</p>
<p>A la foire aux bestiaux, succède la foire aux jeunes femmes. Mary Ann récupère des filles paumées, en provenance d&#8217;un orphelinat. Il les drogue puis les met à disposition, nues dans des box avec de la paille, afin de les vendre ! C&#8217;est là que Nick récupère Poppy, une belle et naïve jeune fille. Il lui achète de jolis vêtements et l&#8217;emmène dans un restaurant luxueux mais en parfait gentleman, Nick gardera une relation platonique avec elle.</p>
<p>Située dans un milieu d&#8217;agriculture intensive, l&#8217;intrigue propose une belle course-poursuite à travers champs, donnant l&#8217;occasion au réalisateur de boucler quelques plans magnifiques sur les immenses étendues de blé ou de tournesols. D&#8217;une poursuite à pieds quelque peu contemplative, on passe alors à une scène d&#8217;action quand Nick et Poppy sont poursuivis par une&#8230; moissonneuse ! L&#8217;issue du combat est inattendue et propose un duel face-à-face entre la moissonneuse-tueuse et une voiture !</p>
<p>Dans ce polar sans concession, on trouve des moments  d&#8217;humour surréaliste. On pourra citer la baston &#8220;pour de rire&#8221; entre les deux frères, qui laisse penser qu&#8217;ils sont définitivement cinglés. Et surtout il y a cette tentative d&#8217;assassinat à la saucisse, arrivant au climax du film, dernier moment du film où l&#8217;on s&#8217;attendait à la présence de charcuterie.</p>
<p>Le film est un festival de gueules. Lee Marvin en premier lieu, toujours impérial, en roc inébranlable, se contentant de peu de mots pour s&#8217;exprimer. Gene Hackman, jeune, fou et violent. Et Sissy Spacek dont la candeur ne peut qu&#8217;émouvoir. Le dvd contient un intéressant entretien avec Frédéric Schoendorffer et Jean-Pierre Dionnet qui discutent du film. Le premier retrace l&#8217;historique et la carrière atypique du réalisateur et le second donne son point de vue sur les singularités du film. Ils mentionnent également que pour les acteurs principaux, ce film vient à un moment-clé de leur carrière. Un peu avant ou un peu après, on les retrouve chacun de leur côté à l&#8217;affiche d&#8217;un chef-d&#8217;oeuvre.</p>
<p><em>Le film est disponible en dvd uniquement, remasterisé chez Carlotta. Dommage qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de blu-ray mais la qualité est au rendez-vous. Un bien belle et curieuse pépite à découvrir.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-full wp-image-6597" title="PRIME CUT 04" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/PRIME-CUT-04.jpg" alt="" width="600" height="431" /><br />
</em></p>
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		<title>Tomorrow at Seven</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 09:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un vieux et sombre manoir, les protagonistes sont menacés par un mystérieux assassin. Ce dernier remet subrepticement à ses futures victimes une carte à jouer annonçant l’heure exacte de leur mort. Mais « L’As de Pique » sera démasqué par le beau et ténébreux Chester Morris, spécialiste des rôles virils et romantiques. Parmi les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6580" title="tomorrowatseven_cover3d" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/09/tomorrowatseven_cover3d.png" alt="" width="400" height="614" /></p>
<p>Dans un vieux et sombre manoir, les protagonistes sont menacés par un mystérieux assassin. Ce dernier remet subrepticement à ses futures victimes une carte à jouer annonçant l’heure exacte de leur mort. Mais « L’As de Pique » sera démasqué par le beau et ténébreux Chester Morris, spécialiste des rôles virils et romantiques.</p>
<p>Parmi les interprètes du film, on retrouve le duo comique formé par Frank McHugh et Allen Jenkins. Ils incarnent deux détectives incompétents et apportent la dose d’humour nécessaire à ce film produit en pleine Dépression.</p>
<p><em>Tomorrow at Seven</em> rappelle fortement le personnage du Joker, l’un des adversaires les plus célèbres de Batman. Ainsi, certains pensent que le film de Ray Enright a pu inspirer Bill Finger, co-créateur avec Bob Kane du super-héros masqué.</p>
<p>Livret avec texte de Jean-Pierre Putters</p>
<p>Filmographies : Chester Morris, Frank McHugh</p>
<p>Undersea Kingdom, Serial de 1936 avec Lon Chaney Jr. :<br />
Chapitre 5 (Prisonniers d’Atlantis)<br />
Chapitre 6 (Le Juggernaut Attaque)<br />
Les deux chapitres sont sous-titrés en français</p>
<p><em>61 min. – USA – 1933. Réalisé par Ray Enright. Scénario de Ralph Spence. Produit par Joseph I. Schnitzer et Samuel Zierler. Avec Chester Morris, Vivienne Osborne, Frank McHugh et Allen Jenkins</em></p>
<p><em>Site officiel : <a href="http://www.hantikfilms.com/">http://www.hantikfilms.com/</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="345" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Mn7ITumZCqQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/v/Mn7ITumZCqQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<ol></ol>
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		<title>Tomboy de Céline Sciamma</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 17:21:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassable]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[céline sciamma]]></category>
		<category><![CDATA[dvd]]></category>
		<category><![CDATA[garçon manqué]]></category>
		<category><![CDATA[pré-adolescence]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour son deuxième film (le premier étant Naissance des pieuvres), Céline Sciamma s&#8217;aventure à nouveau dans l&#8217;étrange monde inexploré de la pré-adolescence. Laure est un garçon manqué. Suite à un déménagement, elle doit se faire de nouveaux copains. Elle intègre un groupe d&#8217;enfants et tombe amoureuse de Lisa. Laure se fait alors passer pour un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6575" title="tomboy1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/tomboy1-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p>Pour son deuxième film (le premier étant <em>Naissance des pieuvres</em>), Céline Sciamma s’aventure à nouveau dans l’étrange monde inexploré de la pré-adolescence.</p>
<p>Laure est un garçon manqué. Suite à un déménagement, elle doit se faire de nouveaux copains. Elle intègre un groupe d’enfants et tombe amoureuse de Lisa. Laure se fait alors passer pour un garçon qui s’appelle Mickaël.</p>
<p>Durant les quinze premières minutes, l’exposition du personnage principal ne permet pas au spectateur de déterminer son sexe. On connait le sujet du film. On cherche alors des indices, dans le physique, dans les dialogues et dans les comportements, jusqu’au moment où le doute n’est plus permis. A ce moment débute un autre film.</p>
<p>La partie centrale du récit tient du film à suspens. On pourrait même le considérer comme un film d’espionnage où Laure serait une sorte d’agent double, une fille agissant sous une couverture masculine pour intégrer le groupe des garçons. Par conséquent, elle doit redoubler d’effort et d’imagination pour maintenir l’illusion et ne pas être découverte. A travers des scènes de la vie quotidienne des vacances scolaires (sortie au lac, partie de football, action et vérité, etc.), la réalisatrice réalise une radiographie des éléments différenciateurs entre hommes et femmes. A cet âge, le physique ne permet pas encore de faire la différence. Les filles ne sont pas formées, les garçons n’ont pas encore mué. La distinction se situe donc autour des codes vestimentaires et des comportements naturels ou bien attendus et admis par la société. Ainsi, les garçons doivent cracher par terre, jouer au foot torse nu et se battre. Tout l’intérêt de cette partie repose donc sur le mimétisme opéré par Laura et jusqu’à quel point elle va pouvoir jouer le jeu.<br />
Dans un tout autre contexte, le film rappelle un peu <em>Victor Victoria</em> de Blake Edwards où une chanteuse se fait passer pour un homme afin de renouer avec le succès. Les choses se compliquent lorsqu’un homme se sent attiré par elle/lui.</p>
<p>Ici, le tour de force fut de situer cette tension dramatique au sein d’un groupe d’enfants. L’ensemble du film, sa crédibilité, reposent sur les épaules des acteurs dont la spontanéité fait en sorte que tout fonctionne. Dans l’entretien avec la réalisatrice, figurant sur le dvd, celle-ci explique sa méthode de travail. Le film est très découpé au niveau de l’écriture et du montage. Mais pendant le tournage, la réalisatrice joue avec ses enfants acteurs, et leur permet d’improviser en se basant sur le scénario. Cette méthode combine à la fois rigueur (la réalisatrice sait exactement ce qu’elle voulait faire) et un côté naturel des scènes, menant au succès du film. L’histoire se déroule rapidement, au gré des aventures estivales enfantines, que l’on suit avec nostalgie et curiosité.</p>
<p>Tomboy est le mot anglais qui désigne un « garçon manqué ».</p>
<p><em>Avec  Zoé Heran, Malonn Levana, Jeanne Disson, Sophie Cattani, Mathieu  Demy. Le dvd sort chez Pyramide Vidéo le 21 septembre 2011.</em></p>
<p><em><img class="aligncenter size-medium wp-image-6576" title="tomboy2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/tomboy2-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<ol></ol>
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		<title>Chaw, de Shin Jeong-Won</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 11:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attaque animale]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[En Corée du Sud, un village vit tranquillement sans aucun crime depuis dix ans, et, soudain, un corps sauvagement mutilé est retrouvé. Un jeune policier de Séoul mène l’enquête et un vieux chasseur est persuadé que la victime n’a pas été agressée par un homme mais par un animal d’une incroyable férocité. Un commando de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6547" title="dvd" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/dvd.jpg" alt="" width="256" height="349" />En Corée du Sud, un village vit tranquillement sans aucun crime depuis dix ans, et, soudain, un corps sauvagement mutilé est retrouvé. Un jeune policier de Séoul mène l’enquête et un vieux chasseur est persuadé que la victime n’a pas été agressée par un homme mais par un animal d’une incroyable férocité. Un commando de cinq personnes se lance sur les traces de la bête.</p>
<p>Après l’australien <em>Razorback</em> de Russell Mulcahy et plus récemment le français <em>La Traque</em> d’Antoine Blossier, c’est la Corée du Sud qui propose un <em>survival</em> avec en tête d’affiche un énorme sanglier qui bouffe tout ce qui bouge. Malgré les nombreuses qualités que possède <em>La Traque</em>, s’il y a une chose qu’on pourrait lui reprocher c’est de prendre son sujet un peu trop au sérieux. Ce que <em>Chaw</em> de Shin Jeong-Won ne fait pas du tout sans pour autant tomber dans la parodie.</p>
<p>En effet, il s’agit bien plus d’une comédie noire aux accents burlesques dopé par de nombreux personnages que le spectateur découvre au fur à mesure que le film avance. Peut-être trop nombreux, certains personnages peinent à trouver leur utilité dans le récit (comme celui de la « sorcière »), d’autres sont totalement caricaturaux, ce qui ne fait pas tant défaut au film puisqu’ils renforcent sa dimension décalée. Mais il a le mérite de ne jamais laisser ses personnages de côté.</p>
<p><em>Chaw</em> est une œuvre assez généreuse en action (le « monstre » est dévoilé, la forêt est très bien exploitée) qui fait très peu dans le gore, mais malheureusement, elle s’étale un peu trop sur la longueur. D’une durée de près de deux heures, elle aurait peut-être gagnée à supprimer une bonne vingtaine de minutes (ce qui aurait pu être fait sans vraiment affecter le film) pour empêcher le spectateur de lâcher prise à certains moments.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6548" title="vlcsnap-2011-08-01-12h56m12s169" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/vlcsnap-2011-08-01-12h56m12s169-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>Au-delà de ces quelques défauts, <em>Chaw</em> reste néanmoins une bonne surprise, drôle (malgré quelques tentatives humoristiques qui font <em>flop</em>) et divertissante, et qui, dans sa structure, peut se vanter d’être un peu plus intéressant que <em>Razorback</em> ou <em>La  Traque</em>.</p>
<p>Directement sorti en dvd, l’édition d’Opening ne propose malheureusement rien de plus qu’une bande-annonce du film en bonus.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6549" title="vlcsnap-2011-08-01-12h57m49s109" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/08/vlcsnap-2011-08-01-12h57m49s109-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></p>
<ol></ol>
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