<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Cinétrange &#187; Zombies</title>
	<atom:link href="http://www.cinetrange.com/category/zombies/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.cinetrange.com</link>
	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 16:35:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Grace, de Paul Solet</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/grace-de-paul-solet/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/grace-de-paul-solet/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Jul 2011 22:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[bébé]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[grace]]></category>
		<category><![CDATA[Mad Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Solet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=6525</guid>
		<description><![CDATA[Décidément la malédiction du festival de Gérardmer persiste et dure. Les meilleurs films de la compétition se retrouvent systématiquement au placard et ne bénéficient plus de sorties en salles. Après Stuck, Triangle et Dream home pour n’en citer que quelques uns, c’est au tour de Grace d’en faire les frais. Bonne nouvelle : le film est disponible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6526" title="grace1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/07/grace1.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p>Décidément la malédiction du festival de Gérardmer persiste et dure. Les meilleurs films de la compétition se retrouvent systématiquement au placard et ne bénéficient plus de sorties en salles. Après <em>Stuck, Triangle et Dream home</em> pour n’en citer que quelques uns, c’est au tour de <em>Grace </em>d’en faire les frais. Bonne nouvelle : le film est disponible avec le nouveau Madmovies.</p>
<p>Tourné avec très peu de moyens dans des conditions pour le moins minimalistes (décors réduits à l’essentiel et peu de scènes en extérieurs), <em>Grace </em>possède l’arrogance et le charme instantané des premiers films, soit une volonté jusqu’au-boutiste de ne pas céder aux sirènes de la facilité, de traiter son sujet frontalement, sans détour ni second degré, sans temps mort et retournements de situations improbables. En moins d’une heure vingt, le jeune Paul Solet par le biais du cinéma de genre saignant, traite de la maternité, du rapport malsain que va entretenir une mère avec son enfant, revenu d’entre les morts. Et oui, un bébé zombie assoiffé de sang ! Le concept n’est pas tout à fait neuf mais Solet a eu la bonne idée de donner au nourrisson un aspect physique tout ce qu&#8217;il y de plus normal. Rien à voir avec la monstruosité physique et l’agressivité du nouveau né dans <em>Le monstre est vivant</em> de Larry Cohen.</p>
<p>Il se dégage de cette œuvre lancinante et étouffante, une tristesse, une mélancolie sourde qui rappelle un autre film magnifique sur une maternité anormale, <em>Chromosome 3</em> de David Cronenberg. D’ailleurs, la future maman se rend chez une sage-femme qui habite dans un lieu un peu mystique et retiré rappelant la demeure du psychiatre qu&#8217;incarnait Oliver Reed. Une influence peut-être inconsciente mais qui ne dessert jamais le déroulement d’une intrigue aussi ténue que touchante.</p>
<p>Le film s’ouvre par une séquence de sexe filmée volontairement sans conviction. La fille s’ennuie, elle  accepte sans rechigner les assauts de son partenaire mais semble complètement ailleurs.  L’acte physique est réduit à sa fonction première : la reproduction. Ensuite, Pete Solet décrit avec justesse et précision un univers petit bourgeois, aseptisé et coquet juste comme il faut. La mort brutale dans un accident de voiture du mari marque le basculement de cette série perverse et pourtant émouvante. Fini le petit bonheur « surfait » du gentil petit couple surveillé de près par des parents trop présents. Le malaise s’installe insidieusement (la terrifiante belle-mère incapable de surmonter le décès de son fils) et contamine le destin tragique d’une mère incapable de voir la réalité en face. Par amour, elle va sombrer dans une folie rappelant le niveau anxiogène des premiers films de Polanski (en particulier <em>Répulsion</em>).</p>
<p>Baignant dans une lumière éclatante, loin des teintes austères auxquelles le cinéma d’horreur contemporains nous gratifient en général, <em>Grace</em> nous plonge dans un quotidien paisible qui va basculer progressivement dans l’horreur. Si on peut regretter quelques effets grands guignols inutiles sur la fin et des seconds rôles sans envergure, l’ensemble frappe par sa rigueur, sa cohérence thématique et sa mise en scène, classique mais maîtrisée de bout en bout.</p>
<p>Porté à bout de bras par l’excellente Jordan Ladd, <em>Grace</em> révèle un cinéaste talentueux à mi chemin du Polanski de <em>Rosemary&#8217;s baby </em>et du Frank Henenlotter des débuts. Le film frappe par ses images entêtantes (les mouches qui s’agglutinent autour du bébé, la belle-mère qui tente de séduire son mari devant une glace) et surtout par son climat dérangeant et paroxystique. Un premier film réussi.</p>
<p><em>(USA/CAN-2010)  film de Paul Solet. Avec : Jordan Ladd, Gabrielle Rose, Samantha Ferris, Malcolm Stewart. TF1 video. Format : 2.35 (16/9 compatible 4/3). Son : Français (dolby digital) Anglais (5.1). Sous-titres : Français. Bande annonce</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6527" title="grace2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/07/grace2.jpg" alt="" width="532" height="800" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/grace-de-paul-solet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Crossed, de Garth Ennis</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/lecture/crossed-de-garth-ennis/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/lecture/crossed-de-garth-ennis/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 08:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Post-nuke]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[avatar]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[crossed]]></category>
		<category><![CDATA[garth ennis]]></category>
		<category><![CDATA[gore]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[jacen burrows]]></category>
		<category><![CDATA[milady]]></category>
		<category><![CDATA[milady graphics]]></category>
		<category><![CDATA[walkind dead]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=6400</guid>
		<description><![CDATA[&#8220;Il n’y a pas d’espoir. Pas de héros. Personne ne viendra vous sauver. Vous êtes seul. Ils sont partout. Hommes, femmes et enfants, tous victimes d’une mystérieuse infection qui change les parents en tueurs et les amants en violeurs. Sans pitié, ils répandent le mal et traquent les derniers membres de notre espèce à l’agonie. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6401" title="1103-crossed1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/1103-crossed1-381x600.jpg" alt="" width="381" height="600" /></p>
<p>&#8220;<em>Il n’y a pas d’espoir. Pas de héros. Personne ne viendra vous sauver. Vous êtes seul.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Ils sont partout. Hommes, femmes et enfants, tous victimes d’une  mystérieuse infection qui change les parents en tueurs et les amants en  violeurs. Sans pitié, ils répandent le mal et traquent les derniers  membres de notre espèce à l’agonie.</em></p>
<p><em> Dans une Amérique désolée, un petit groupe de survivants cherche à  rejoindre l’Alaska, espérant y trouver le salut. Ils vont découvrir le  prix de la survie… et de leur propre humanité.</em>&#8221;</p>
<p>On vous avait déjà expliqué l&#8217;été dernier <a href="http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/des-zombies-et-des-hommes">tout le bien qu&#8217;on pensait de l&#8217;excellent comics horrifique Crossed</a>, signé par le scénariste Garth Ennis et le dessinateur Jacen Burrows. Et bien, bonne surprise, le titre, déjà sorti aux Etats-Unis chez Avatar, est désormais disponible en version française chez l&#8217;éditeur <a href="http://www.milady.fr/graphics/livres/view/crossed-tome-1">Milady</a>, qu&#8217;on remercie chaleureusement sur ce coup-là. Oubliez-donc l&#8217;un peu surfait Walking Dead, et jetez-vous plutôt là-dessus !</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6402" title="crossed-preview-1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2011/04/crossed-preview-1-600x466.jpg" alt="" width="600" height="466" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/lecture/crossed-de-garth-ennis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La horde, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/la-horde-de-yannick-dahan-et-benjamin-rocher/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/la-horde-de-yannick-dahan-et-benjamin-rocher/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 18:33:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=5883</guid>
		<description><![CDATA[Synopsis : Banlieue  parisienne. Décidé à venger la mort d&#8217;un des leurs, un groupe de policiers prend d&#8217;assaut une tour HLM, dans laquelle se trouve planqué un gang.  Tout ce joli petit monde va se retrouver confronté à une horde de zombies. Critique : Dès les premières images, les intentions des réalisateurs sont claires. La horde est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-5884" title="horde1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/10/horde1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>Synopsis :</strong></p>
<p>Banlieue  parisienne. Décidé à venger la mort d&#8217;un des leurs, un groupe de policiers prend d&#8217;assaut une tour HLM, dans laquelle se trouve planqué un gang.  Tout ce joli petit monde va se retrouver confronté à une horde de zombies.</p>
<p><strong>Critique : </strong></p>
<p>Dès les premières images, les intentions des réalisateurs sont claires.<em> La horde </em>est pensé, emballé et pesé comme un pur film d’action, un divertissement pour adultes fun et décomplexé, rendant hommage à John Carpenter et John McTiernan entre autres. Mais avec des zombies dedans. Les premières minutes intriguent par ailleurs. Les auteurs jouent habilement sur l’équivocité de la fonction des personnages. Avec leurs tronches de bad guy, les flics ressemblent étrangement à  une bande de voyous. Cette ambiguïté bien marquée ne peut qu’être volontaire étant donné la tournure que va prendre la vengeance de ces policiers hors la loi. La première demi-heure fonctionne à plein régime. Dahan et Rocher filme leur petit délire référentiel dans un cadre typiquement français, un HLM. Cet  ancrage dans un contexte social appuyé n’est qu’un prétexte à planter l’action au cœur d’un cadre topographique pertinent.</p>
<p>Calqué sur le principe des meilleurs films de Romero  (<em>La nuit des morts vivants</em>) et de Carpenter (<em>Assaut</em> évidemment), à savoir  des individus que tout oppose vont se  retrouver dans une situation où ils doivent s’associer pour affronter un ennemi commun, <em>La horde</em> se montre d’une efficacité redoutable à défaut d’être original.</p>
<p>Techniquement, c’est irréprochable. La mise en scène agit comme un uppercut à l’estomac. Le montage est alerte et dynamique, les lumières blafardes mettent en valeur un décor glauque et uniforme, les mouvements de caméras sont fluides et parfois impressionnants, comme ce travelling en plongée dans la cage d’escalier. Pas frileux pour un sou, les deux réalisateurs en mettent plein la vue, conscients du potentiel graphique de leur film de zombies. La démarche est simple, en remontrer aux productions récentes (<em>L’armée des morts, 28 jours plus tard</em>)  en frappant encore plus, en assumant pleinement le trop plein, la vulgarité et le délire politiquement incorrect. Le contrat est rempli. Mais cet étalage de violence gratuite et de dialogues à faire passer <em>Dobermann</em> pour un monument de subtilité, finit par lasser. La surcharge empêche<em> la horde</em> de ce hisser au niveau du récent <em>Planète terreur</em>, autrement plus jouissif. Le scénario pourtant écrit à quatre mains, en partie par des ex-rédacteurs de Mad movies (dont Arnaud Bordas et Stéphane Moïssakis) pêchent par excès de références, par un manque flagrant d’imagination et d’enjeux. Au bout d’une demi-heure tout est dit, le film se déroule sous nos yeux sans qu’on soit ni surpris ni inquiet. En ne laissant aucune place au hors-champ, les auteurs se privent du caractère anxiogène et étouffant de ce type de film.</p>
<p>Les personnages sont réduits à de simples archétypes. Ils possèdent certes un vrai physique mais sont désincarnés. Ils n’existent pas réellement à l’écran. C’est probablement intentionnel mais ce manque d’ambition marque aussi les limites de ce zombie-like efficace mais prévisible. Le contexte social est juste un prétexte pour enfermé les protagonistes dans un lieu étouffant, le cadre post-apocalyptique en arrière-plan est sous exploité, les citations sont parfois lourdingues (comme cette séquence très Romero où les humains torturent et humilient un zombie) et l’humour souvent au ras des pâquerettes.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-5885" title="horde2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/10/horde2.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Tous ces défauts nuisent à la cohérence globale de ce film généreux et honnête, bourré de bonnes intentions. Néanmoins, <em>La horde</em> est un film de fan destiné clairement à un public ado et geek, avide de bastons qui décoiffent, de gunfights assourdissants, de joutes verbales excessives et de gore qui tâche. Dans les limites imposées, ce mélange de polar et de films d’horreur se visionne comme une bonne série B chargée en testostérone.</p>
<p>Malgré tous ses défauts, ne boudons pas notre plaisir et réjouissons-nous de l’émergence dans l’hexagone d’un cinéma de genre de plus en plus présent et intéressant (<em>A l’intérieur, Martyrs, Dorothy, Vinyan</em>).</p>
<p><strong>TF1 Vidéo</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fiche Technique</strong></p>
<p>Langues : Français</p>
<p>Format : 2.35 16/9</p>
<p>Son : 5.1 dts</p>
<p>Durée : 93 mn</p>
<p><strong>Bonus : </strong></p>
<p>Bande-annonce</p>
<p>Rivoallan (court métrage)</p>
<p>Scènes coupées</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/la-horde-de-yannick-dahan-et-benjamin-rocher/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The Dark Hour, d&#8217;Elio Quiroga</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/the-dark-hour-delio-quiroga/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/the-dark-hour-delio-quiroga/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 13:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Post-nuke]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=5357</guid>
		<description><![CDATA[Une petite communauté composée de quelques survivants d&#8217;une guerre bactériologique vit dans un immeuble en plein délabrement. Dehors, la population est devenue une menace pour ces survivants : transformée en zombies (que les protagonistes nomment les &#8220;Etrangers&#8221; &#8211; quelle délicatesse), un simple contact avec eux et une mort lente est assurée. Mais il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-5358" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/08/the-dark-hour-dvd.jpeg" alt="" width="342" height="479" />Une petite communauté composée de quelques survivants d&#8217;une guerre bactériologique vit dans un immeuble en plein délabrement. Dehors, la population est devenue une menace pour ces survivants : transformée en zombies (que les protagonistes nomment les &#8220;<em>Etrangers</em>&#8221; &#8211; quelle délicatesse), un simple contact avec eux et une mort lente est assurée. Mais il y a aussi les &#8220;<em>Invisibles</em>&#8221; , qui se baladent à l&#8217;intérieur de l&#8217;immeuble, et dont le seul moyen de les repérer est une subite baisse de température appelée &#8220;<em>l&#8217;heure froide</em>&#8221; &#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Deuxième long-métrage de l&#8217;espagnol Elio Quiroga, qui a avait réalisé <em>Fotos</em> en 1996 et, depuis, a fait <em>Les Témoins du mal</em> (présenté au festival de Gérardmer en 2010), <em>The Dark Hour</em> se veut comme un film d&#8217;anticipation et d&#8217;horreur. Le film possède tous les ingrédients pour faire une œuvre intéressante ou simplement divertissante : des personnages éloignés des stéréotypes du genre (ici ce sont des femmes qui établissent l&#8217;ordre au sein de la communauté et qui prennent les initiatives) dont un jeune garçon d&#8217;environ dix ans et une ado de dix-sept, des relations humaines parfois complexes, un lieu inquiétant, des prédateurs qui pourraient effrayer et un mystère total planant sur ce qui se passe à l&#8217;extérieur de cet immeuble. Et il est raconté de deux façons différentes : de façon &#8220;traditionnelle&#8221; et au travers du caméscope du jeune garçon, nommé Jésus, qui lui a été confié par un vieux type vivant en retrait de la communauté et qui s&#8217;appelle&#8230; Judas.</p>
<h5 style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5362" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/08/vlcsnap-2010-08-10-12h19m55s116-600x337.png" alt="" width="600" height="337" />&#8220;<em>S&#8217;il se la joue </em>Dante 01<em> avec ses références bibliques à deux kopecks, je m&#8217;égorge avec mon Paris Match.&#8221;</em></h5>
<p style="text-align: justify">Le film possède des ingrédients attrayants, mais les exploite mal : sa lenteur, qui a l&#8217;ambition de donner un aspect observateur autour du quotidien de la communauté, handicape malheureusement le film tant sa réalisation est parfois trop proche du film télévisé. <em>The Dark Hour</em> est plan-plan (excepté pour la séquence finale) et l&#8217;utilisation du caméscope témoigne d&#8217;une forme de facilité. Le rôle de celui-ci n&#8217;étant pas vraiment défini : Jésus lui raconte très superficiellement sa vie et filme de temps à autre les autres membres de la communauté comme en guise de présentation. Seulement, la méthode &#8220;traditionnelle&#8221; s&#8217;en était déjà chargée, ce qui donne trop de temps au film pour démarrer.</p>
<p style="text-align: justify">Et lorsque l&#8217;action commence, la frustration ne reste pas à désirer : quelques <em>jump scares</em> inutiles (sans pour autant en abuser), des monstres invisibles qui gèlent les murs et remuent les portes, des zombies à la Romero très peu mis en valeur et pas vraiment convaincants. De plus, la transmission du virus est pour le moins ridicule : si un zomblard te touche, t&#8217;es contaminé ; c&#8217;est comme jouer à chat perché. C&#8217;est original, certes, mais le résultat est mou comme une cérémonie des Césars. Les effets spéciaux, quant à eux, ne sont pas trop dégueulasses, mais les ajouts numériques se repèrent parfois trop facilement malgré quelques bonnes idées.</p>
<p style="text-align: justify">Les personnages sauvent plus ou moins le film parce qu&#8217;ils ont chacun une personnalité et un rôle assez bien défini au sein de la communauté. Tous les personnages adultes cachent aux enfants le véritable secret de cette guerre, excepté Judas, qui tente de leur fournir une explication malgré la volonté de la communauté. Les relations demeurent souvent problématiques, l&#8217;instinct sexuel de l&#8217;adolescente commence à faire (gentiment) éruption, et les personnages essayent de reproduire dans cet immeuble ce qui faisait leur vie d&#8217;autrefois (regarder la télévision ou un film, donner des cours aux enfants, filmer ses ébats amoureux&#8230;). A la question de Jésus &#8220;<em>Pourquoi on doit aller en cours ?</em>&#8220;, l&#8217;une des dirigeantes de la communauté répond &#8220;<em>Parce que vous êtes des enfants et que c&#8217;est comme ça</em>&#8221; ; même le manque de remise en question est reproduit.</p>
<h5 style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5368" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/08/vlcsnap-2010-08-10-12h23m05s7-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /><em>&#8220;Putain, j&#8217;aurais dû attendre qu&#8217;elle ait ses dix-huit ans&#8230;&#8221;</em></h5>
<p style="text-align: justify">Elio Quiroga semble lancer un regard assez critique sur le quotidien de sa communauté, mais son discours ne parvient pas à aller jusqu&#8217;au bout et se trouve être flou jusqu&#8217;à la fin du film. Comme la référence à Jésus et Judas qui reste très superflue, la dernière séquence a beau y donner un certain sens, elle ne demeure pas nécessaire. Il en est de même pour le personnage de l&#8217;enfant qui vit dans l&#8217;ignorance totale de la communauté : d&#8217;où sort-il ? à quoi sert-il ? En effet, <em>The Dark Hour</em> est plutôt généreux en termes de zones floues, même la provenance des munitions des armes reste mystérieuse.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, il y a la séquence finale qui expose un <em>twist</em> surprenant d&#8217;un pessimisme assez lucide. Le seul regret de cette fin est de nous laisser avec beaucoup trop de points d&#8217;interrogations sur ce qui s&#8217;est vraiment passé.</p>
<p style="text-align: justify">Dommage, car<em> The Dark Hour</em> est un DTV avec de belles opportunités, mais qui demeurent inexploitées, et qui a le mérite de prendre certains risques, mais il ne parvient jamais à faire comprendre clairement son propos étant donné que le film n&#8217;est pas un prétexte à l&#8217;action.</p>
<p style="text-align: justify">Le dvd édité par M6 Vidéo n&#8217;est pas non plus très bandant : l&#8217;unique bonus autour du film est une vidéo muette de 7 minutes peu intéressante comparant les plans originaux et les plans modifiés sur ordinateur. Les autres bonus sont simplement trois bande annonces de films  sortant chez le même éditeur (nous n&#8217;avons même pas droit à une bande annonce de <em>Dark Hour</em>).</p>
<h5 style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5373" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/08/vlcsnap-2010-08-10-12h31m29s236-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /><em>Oui bon&#8230;<br />
</em></h5>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/the-dark-hour-delio-quiroga/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Des zombies et des hommes</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/des-zombies-et-des-hommes/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/des-zombies-et-des-hommes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 22:19:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Notules]]></category>
		<category><![CDATA[Notules Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Théma]]></category>
		<category><![CDATA[Usa]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[avatar]]></category>
		<category><![CDATA[bill muray]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[cormac McCarthy]]></category>
		<category><![CDATA[crossed]]></category>
		<category><![CDATA[dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[for whom the bell tolls]]></category>
		<category><![CDATA[garth ennis]]></category>
		<category><![CDATA[guide de survie en territoire zombie]]></category>
		<category><![CDATA[jacen burrows]]></category>
		<category><![CDATA[Jesse Eisenberg]]></category>
		<category><![CDATA[la route]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[marvel zombies]]></category>
		<category><![CDATA[max brooks]]></category>
		<category><![CDATA[metallica]]></category>
		<category><![CDATA[parc d'attraction]]></category>
		<category><![CDATA[ruben fleischer]]></category>
		<category><![CDATA[torture porn]]></category>
		<category><![CDATA[ultra-violence]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>
		<category><![CDATA[walking dead]]></category>
		<category><![CDATA[Woody Harrelson]]></category>
		<category><![CDATA[world war Z]]></category>
		<category><![CDATA[zombie]]></category>
		<category><![CDATA[zombieland]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=5153</guid>
		<description><![CDATA[Pas évident de réussir à renouveler une thématique aussi rebattue que celle des zombies en 2010. Les sorties ciné et DVD dans le registre ont beau s&#8217;accumuler mois après mois, les différents supports se décliner sans fin (jeux vidéos, livres, bandes dessinées, séries télé&#8230;), difficile de trouver grand chose de consistant à se mettre sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas évident de réussir à renouveler une thématique aussi rebattue que celle des zombies en 2010. Les sorties ciné et DVD dans le registre ont beau s&#8217;accumuler mois après mois, les différents supports se décliner sans fin (jeux vidéos, livres, bandes dessinées, séries télé&#8230;), difficile de trouver grand chose de consistant à se mettre sous la dent&#8230; Faut-il pour autant sombrer dans les abîmes de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bit_lit">bit-lit</a> et ses fadasses déclinaisons filmiques ? Non. En s&#8217;acharnant un peu, et en dépit du nombre non négligeable de fausses-bonnes surprises qui pullulent à droite à gauche, on réussit quand même à trouver quelques œuvres qui redonnent foi au genre. La preuve par trois.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5161  aligncenter" title="ZMBLND" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/ZMBLND-450x600.jpg" alt="" width="360" height="480" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Bienvenue à Zombieland</em>, de Ruben Fleischer</strong></p>
<p>Là ou tant de films se content d&#8217;exploiter un twist à la con jusqu&#8217;à plus soif (zombies sous la neige, zombies teenagers, zombies strip-teaseuses, zombies nazis, à quand les zombies ninja ?), Ruben Fleisher, jeune réalisateur ayant fait ses armes à la télé, a vu les choses en grand. Mélange de film d&#8217;action, d&#8217;horreur, de buddy movie et de comédie sentimentale, <em>Bienvenue à Zombieland</em>, sorti en salles l&#8217;automne dernier et depuis peu disponible en DVD, joue en effet le tout pour le tout, mais réussit à emballer ces différentes facettes au sein d&#8217;un univers cohérent, original et respectueux du genre. Que demander de plus ? Un duo d&#8217;acteurs doués et charismatiques (le trop rare Woody Harrelson et l&#8217;excellent Jesse Eisenberg, déjà repéré dans <em><a href="http://www.imdb.com/title/tt1091722">Adventureland</a></em>) ? Check. Un rythme échevelé enchainant sans répit, scènes d&#8217;humour, d&#8217;action, d&#8217;émotion, et d&#8217;horreur pure ? Check. Un générique au ralenti sur le <em>For Whom The Bell Tolls</em> de Metallica ? Check. Un climax final au sein d&#8217;un parc d&#8217;attraction rempli à craquer de zombies ? Check.</p>
<p>On pourrait continuer encore longtemps comme ça (une apparition du génial Bill Murray dans son propre rôle ? Ch&#8230; ), mais ce serait passer à côté du principal. Ce qui fait tout le sel de <em>Bienvenue à Zombieland</em>, c&#8217;est avant tout son postulat de départ, selon lequel, en cas d&#8217;invasion de zombies généralisée, les individus les plus aptes à la survie seraient les plus inadaptés à la vie quotidienne en société. En l&#8217;occurrence, un jeune geek sensible et solitaire, et un redneck misanthrope accro aux <a href="http://blog.brokore.com/images/users/depechan//images/357767bb7ca274ac71d6da6cac0d6d68.jpg">Twinkies</a> et aux armes à feu, rapidement rejoints par deux jeunes et belles arnaqueuses&#8230; En transformant progressivement son armada de freaks asociaux en communauté soudée et solidaire, Ruben Fleisher réussit à introduire avec succès humour, tendresse et émotion dans l&#8217;univers a priori hardcore du zombie flick, sans renier ses fondamentaux pour autant (univers glauque, quête désespérée, gore à outrance&#8230;). Un pari pas forcément gagné d&#8217;avance, mais dont le réalisateur s&#8217;acquitte ici brillamment, comme avait déjà su le faire Edgar Wright avec son <em>Shaun of The Dead</em> il y a bientôt 6 ans. Ce qui, mine de rien, n&#8217;est pas une mince référence&#8230;</p>
<p>DVD édité par <a href="http://www.zombieland-lefilm.com/">Sony Pictures Home Entertainement.</a><br />
Bande-annonce disponible <a href="http://www.youtube.com/watch?v=sK1zENJR-QA">ici</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5162  aligncenter" title="WWZ" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/WWZ-390x600.jpg" alt="" width="312" height="480" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>World War Z</em>, de Max Brooks</strong></p>
<p>Déjà auteur d&#8217;un remarqué <em><a href="http://www.editions-calmann-levy.com/livre/titre-319908-Guide-de-survie-en-territoire-zombie-auteur-ecrivain-Max-Brooks.html">Guide de survie en territoire zombi</a>e</em>, et accessoirement fils du réalisateur Mel Brooks, le romancier Max Brooks signe avec <em><a href="http://www.editions-calmann-levy.com/livre/titre-319909-World-war-Z-auteur-ecrivain-Max-Brooks.html">World War Z. Une histoire orale de la guerre des zombies</a></em>, un haletant récit d&#8217;anticipation, digne des meilleurs films du genre. Présenté comme la version non expurgée d&#8217;un rapport de l&#8217;ONU réalisé 12 après la Guerre des Zombies, <em>World War Z</em> est ainsi constitué d&#8217;une succession d&#8217;entretiens fictifs avec des survivants du cataclysme mondial, qu&#8217;ils y aient joué un rôle majeur, ou qu&#8217;ils en aient été de simples et anonymes témoins. Regroupés en différents chapitres classés par ordre chronologique (<em>Premiers Symptômes, La Faute, La Grande Panique</em>&#8230;), ces différents témoignages permettent au lecteur de reconstituer progressivement les évènements en filigrane, et à l&#8217;auteur de varier les registres de récit (angoisse, horreur, action, suspens) ainsi que les profils sociologiques abordés (militaires, scientifiques, politiques, gens du peuple&#8230;). Un dispositif narratif astucieux, qui permet par ailleurs à Max Brooks de développer le deuxième point fort du roman : son angle d&#8217;approche. En abandonnant le principe du petit groupe de survivants assaillis et la description de leur évolution psychologique progressive, il a en effet tout loisir de développer une trame globale complexe à souhait, où les rapports  géopolitiques entre pays pauvres et pays riches jouent un rôle clé dans la propagation de l&#8217;infection zombie. Alors certes, <em>World War Z</em> reste au final plus proche du divertissement intelligent que du véritable pamphlet politique sans concession, il n&#8217;en reste pas moins que le livre devrait s&#8217;imposer sans mal comme un des futurs maitres-étalons de la littérature zombiesque. C&#8217;est dit !</p>
<p>Livre édité par les éditions <a href="http://www.editions-calmann-levy.com">Calmann Lévy</a></p>
<p><span style="color: #828282;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5163  aligncenter" title="avatar_crossed_1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/avatar_crossed_1.jpg" alt="" width="309" height="480" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><em>Crossed</em>, de Garth Ennis &amp; Jacen Burrows</strong></p>
<p>Encore assez marginale dans la bande dessinée européenne, la figure du zombie occupe à l&#8217;inverse un part non négligeable du marché du comics américain. Si quelques titres phares du genre comme <em><a href="http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/comics/walking_dead_1_passe_decompose">Walking Dead</a></em> ou l&#8217;iconoclaste  <em><a href="http://marvel.com/comics/marvel_zombies">Marvel Zombies</a></em> sont déjà disponibles en version française (respectivement aux éditions Delcourt et Panini Comics), l&#8217;une des œuvres les plus abouties du genre, <em>Crossed</em>, de Garth Ennis et Jacen Burrows (édité aux Etats-Unis chez <a href="http://www.avatarpress.com/">Avatar</a>) reste à ce jour scandaleusement inédite en France. Bien connu des amateurs de comics hardcore et sans concession, Garth Ennis est un scénariste irlandais à l&#8217;origine de fleurons comme la série culte <em>Preacher</em> chez Vertigo , et l&#8217;auteur d&#8217;un des runs les plus haletants de la série <em>Punisher</em> (dans la collection Marvel Max). Sa marque de fabrique : un dégout affiché pour le politiquement correct, une attraction sans limite pour les univers sombres et les facettes les plus noires de l&#8217;être humain, et enfin une propension innée à imaginer les scènes de violence et de sexe les plus outrancières possibles. Ce contexte posé, on comprendra rapidement, que <em>Crossed</em>, décrit par son auteur comme &#8220;<em>le récit le plus extrême et le plus dérangeant qu&#8217;il ait jamais écrit</em>&#8221; (sic), n&#8217;est pas un comics comme les autres. Et ce bien au-delà de la simple dimension &#8220;choc&#8221; de l&#8217;œuvre. Si massacres, viols collectifs, tortures et mutilations diverses sont en effet bien présents tout au court du récit, ce dernier s&#8217;apparente paradoxalement plus à une errance désespérée dans la ligne du roman <em>La Route</em> de Cormac McCarthy qu&#8217;à un stupide torture porn version comics. Dans <em>Crossed</em>, les zombies ne sont pas morts, ce sont simplement des humains dont une curieuse épidémie n&#8217;a laissé intacte que la part la plus sombre de leur psyché. Traqués sans relâche à travers les Etats-Unis, quelques survivants vont néanmoins tenter de rester envie, tout en conservant un semblant de santé mentale. Une quête évidemment vouée à l&#8217;échec&#8230; Sobre, sèche, froide et intelligente, la série impressionne surtout par sa capacité à instaurer un climat de tension permanente, réduisant à quelques cases seulement les déferlements d&#8217;ultra-violence pour mieux en renforcer l&#8217;impact. Si lire un comics en anglais ne vous rebute pas trop, l&#8217;achat de l&#8217;intégrale de la série sur le net (<a href="http://www.amazon.fr/Crossed-1-Garth-Ennis/dp/1592910904/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=english-books&amp;qid=1280525383&amp;sr=1-1">240 pages, 20 € environ</a>) est vivement recommandée.</p>
<p>Plus d&#8217;infos <a href="http://www.avatarpress.com/2010/04/your-complete-guide-to-the-crossed-comic-by-garth-ennis-and-jacen-burrows/">ici</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/des-zombies-et-des-hommes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>[Rec] 2, de Jaume Balaguero &amp; Paco Plaza</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/rec-2-de-jaume-balaguero-paco-plaza/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/rec-2-de-jaume-balaguero-paco-plaza/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 18:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=5176</guid>
		<description><![CDATA[Après le succès plus ou moins inattendu de [Rec] en 2008, les réalisateurs espagnols Jaume Balaguero et Paco Plaza ont décidé de faire franchir la porte de cet immeuble de Barcelone par une brigade d’intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras, et un médecin à la recherche de l’antidote qui pourrait mettre à terme ce mystérieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="size-full wp-image-5177 alignleft" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/Rec2-dvd.jpg" alt="" width="200" height="350" />Après le succès plus ou moins inattendu de <em>[Rec] </em>en 2008, les réalisateurs espagnols Jaume Balaguero et Paco Plaza ont décidé de faire franchir la porte de cet immeuble de Barcelone par une brigade d’intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras, et un médecin à la recherche de l’antidote qui pourrait mettre à terme ce mystérieux « virus » qui transforme les gens en véritables bêtes enragées assoiffées de sang. « <em>Des zombies</em> », direz-vous, mais Balaguero et Plaza ont tenu à faire évoluer cette suite vers une direction un peu différente.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, certains fans ont boudé cette suite parce qu’elle dit clairement : « <em>Non, </em>[Rec]<em> n’était pas qu’un film de zomblards sprinteurs, bande de cons, on va vous surprendre !</em> » En restant fidèle à la fin du premier volet qui survolait l’histoire de cette enfant possédée par un démon et séquestrée dans un appartement glauquissime par une sorte de savant fou, <em>[Rec] 2</em> se révèle comme un mixe entre <em>28 jours plus tard</em> et <em>L’exorciste</em>. Pourquoi pas ?</p>
<p style="text-align: justify">Sachant que Jaume Balaguero et Paco Plaza n’étaient pas tout de suite partant pour donner suite à <em>[Rec]</em>, la motivation provenant essentiellement des questions qui leur ont été posées à plusieurs reprises concernant une éventuelle suite (d’après les propos des réalisateurs dans le Making of de <em>[Rec] 2</em>), ce second chapitre s’avère être très malin parce qu’il met au clair toutes les zones floues que pouvait laisser le premier. L’hésitation de la première contaminée avant de se jeter sur sa proie (« <em>Mais pourquoi c’est la seule qui hésite alors que les autres foncent direct ?</em> ») ou encore le gamin qu’on rencontre brièvement à la fin du film dans l’appartement de la possédée (« <em>Mais pourquoi il n’apparaît plus dans cette séquence ? Où est-ce qu’il est passé ???</em> ») sont, par exemple, les points d’interrogations auxquels cette suite répond de manière cohérente et très efficace. Chaque « contaminé » étant en fait possédé par un autre corps, leurs réactions et leurs actes sont dirigés par cet élément infiltré, et l’appartement de la fille possédée dissimule beaucoup de secrets.</p>
<p style="text-align: justify">Bien que cette saga annoncée s’éloigne peu à peu du film de zombie façon Zack Snyder, son évolution est des plus intéressantes sans qu’elle ne rompe avec ce qui a fait le succès de son premier volet : l’intensité provoquée par la caméra subjective. <em>[Rec]</em> fait l’effet d’un train fantôme, le spectateur s’identifie au caméraman qui a atterri dans ce cauchemar sans le vouloir et craint ce qui peut se cacher derrière chaque porte ; <em>[Rec] 2 </em>est plus proche du jeu vidéo, le spectateur s’identifie toujours à un caméraman qui, cette fois-ci, porte une arme et est censé exploser ces foutus possédés. Avouées par Jaume Balaguero, les références de cette suite sont surtout les jeux vidéo <em>Doom</em> et <em>Quake</em>. Mais le véritable tour de force faisant partie de ce procédé s’appelle Pablo Rosso, directeur de la photographie ayant travaillé pour le sous-estimé <em>Saint Ange</em> de Pascal Laugier et s’étant glissé dans la peau du caméraman Pablo sur <em>[Rec]</em> (et celle de… Rosso sur <em>[Rec] 2</em>). Pablo Rosso parvient à créer un éclairage subtil donnant à <em>[Rec]</em> toute son ambiance inquiétante et particulière, et sa visibilité irréprochable malgré le procédé réaliste et parfois casse gueule de la caméra subjective.</p>
<p style="text-align: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5182" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/Rec21-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p style="text-align: justify">Les personnages du film, pour la plupart des flics bien évidemment dépassés par les événements, sont traités de manière à ce qu’ils soient proches du spectateur. La séquence d’intro les montre en train de parler de foot, ce qui permet bêtement de gagner la sympathie du public (enfin, en partie) pour donner une autre dimension réaliste au-delà de son procédé technique. Le personnage le plus intéressant est celui du prêtre (qui se faisait passer pour un médecin auprès de la brigade et qui sert vraiment à quelque chose !) qui est le seul à savoir ce qui se passe réellement, à savoir comment y mettre fin et à pouvoir donner l’ordre d’évacuer l’immeuble. Ni un personnage <em>plaisant</em>, ni un personnage antipathique, il est un visage complexe incarnant la connaissance de l’origine de ce cauchemar. En bref, nous sommes très loin du prêtre-meuble de <em>Paranormal Activity</em>.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré ces qualités, <em>[Rec] 2</em> possède un bémol, ou plutôt une décision qui mériterait un petit débat : l’utilité de ses personnages adolescents. Avec ces personnages, Balaguero et Plaza ont dit vouloir faire un clin d’œil à Internet et notamment à la vague YouTube, comme ils l’avaient fait pour la télévision dans le premier <em>[Rec].</em> Sauf que dans ce dernier, le clin d’œil tenait un propos intéressant, tandis qu’ici, il ne sert pas à grand-chose tant il semble être un prétexte pour que la jeune génération se retrouve aussi dans <em>[Rec].</em> En bref, il s’agit du souci de plaire. A moins que Balaguero et Plaza aient voulu tenir la dimension réaliste de leur film jusqu’au bout en montrant simplement que le monde continue à tourner à l’extérieur de cet immeuble, mais qu’il se pose aussi plein de questions et que, dans cette situation, il peut bien y avoir des petits cons trop curieux voulant faire parler d’eux grâce à une vidéo-scoop ? Ce qui, en soi, ne serait pas négligeable parce que ce serait un reflet malheureusement juste d’une partie de la jeune génération actuelle. Pourquoi pas ? Mais ce parti pris scénaristique ne demeure pas très convaincant pour la simple raison qu’il ne sert que très peu à l’action du film, voire pas du tout.</p>
<p style="text-align: justify">Au final, <em>[Rec] 2</em> reste une suite honorable et maligne, un sympathique film d’action et d’horreur trébuchant quelques fois, mais se relevant grâce à quelques bonnes idées scénaristiques et une réalisation intelligente ne trahissant jamais son précédent volet.</p>
<p style="text-align: justify">L’édition prestige éditée par Wild Side offre dans son premier dvd un aperçu des décors dans une vidéo de dix minutes et quelques scènes coupées qui ne valent pas vraiment la peine d’être vues. Le deuxième dvd est beaucoup plus intéressant puisqu’il propose un <em>Making of</em> de près de deux heures dévoilant tous les défis techniques du film, comme par exemple le fait que la plupart des acteurs, tout en interprétant leur personnage, ont dû éclairer eux-mêmes certaines séquences sous les conseils de Pablo Rosso. Mais il donne aussi l’occasion de profiter pleinement des différents maquillages qui sont, au final, très peu vu dans le film à cause de sa spontanéité en termes de réalisation. Jaume Balaguero et Paco Plaza font aussi partager leur point de vue sur le film. Le <em>Making of</em> terminé, vous pourrez vous jeter sur 52 minutes supplémentaires d’images du tournage qui ne font que rallonger le documentaire. En bref, une édition qui satisfera tout fan de <em>Making of</em>.</p>
<h5 style="text-align: center"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5189" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/07/Rec2making3-600x337.png" alt="" width="600" height="337" /><em>Jaume Balaguero parie ses Playmobil que </em>[Rec] 3 <em>remportera plus de Goyas que</em> L&#8217;orphelinat.</h5>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/support/sortie-dvd/rec-2-de-jaume-balaguero-paco-plaza/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La nuit des zombies à Lyon</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/la-nuit-des-zombies-a-lyon/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/la-nuit-des-zombies-a-lyon/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 May 2010 09:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Projections]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=4771</guid>
		<description><![CDATA[La Zombie Hangar Party ! Venez maquillés ou venez vous faire maquiller : inscription préalable sur le site www.zombiepride.com, réservé aux spectateurs de L’Épouvantable Vendredi, ouverture exceptionnelle du Hangar à 18h. Complément de programme : Expositions d’affiches sur le thème des zombies sous le Hangar, extraits de films entre les séances, décors et animation par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-4772" title="zombie_h_partyn" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/05/zombie_h_partyn.jpg" alt="" width="363" height="403" />La Zombie Hangar Party !</strong> Venez maquillés ou venez vous faire maquiller<strong> </strong>: inscription préalable sur le site <a href="http://www.zombiepride.com/">www.zombiepride.com</a>, réservé aux spectateurs de L’Épouvantable Vendredi, ouverture exceptionnelle du Hangar à 18h.</p>
<p><strong>Complément de programme :</strong> Expositions d’affiches sur le thème des zombies sous le Hangar,  extraits de films entre les séances, décors et animation par AOA  Production (reconstitution de la sortie des Zombies Lumières, présence de zombies lyonnais célèbres, zombiemathon&#8230;).<br />
Un Bar Sandwich (en partenariat avec Les Fleurs du Malt) est ouvert  entre les séances.</p>
<p><strong>En avant-programme</strong> : projection du court métrage inédit Stripes  du lyonnais Youri Mignard-Meunier en présence de l’équipe du film !</p>
<p><strong>20h</strong> : <strong>Zombie de George A. Romero</strong><br />
avec David Emge, Ken Foree, Scott H. Reiniger, Gaylen Ross. Scénario de George A. Romero. Musique des Goblin.<br />
Dawn of the Dead &gt; États-Unis &gt; 1978 &gt; 1h59 &gt; Couleur<br />
L’état d’urgence est déclaré aux Etats-unis. on parle de morts qui seraient revenus à la vie et qui attaqueraient pour se nourrir. Quatre personnes vont tenter de survivre face à la destruction en marche… Second volet de la tétralogie de Georges A. Romero, après La Nuit des Morts-Vivants, le film a eu un tel retentissement que l’on peut dire aujourd’hui qu’il posa les bases du genre. un chef d’œuvre, à la fois monstrueux, gore (Tom Savini aux commandes des maquillages), politique et redoutablement efficace. Film présenté en version française.</p>
<p><strong>22h30 </strong>: <strong>L’Armée des morts de Zack Snyder</strong><br />
avec Sarah Polley, Ving Rhames, Jack Weber. Scénario de James Gunn d’après l’œuvre de George A. Romero.<br />
Dawn of the Dead &gt; États-Unis &gt; 2004 &gt; 1h39 &gt; Couleur<br />
Les grands chefs-d’œuvre ont presque tous leur remake et Zombies de Romero n’échappe pas à la règle. Souvent le résultat est décevant, mais là, c’est Zack Snyder (300, Watchmen) qui pilote et qui ressuscite les Zombies du maître 25 ans plus tard. La composition du cadre, le soin apporté à la mise en scène, le souci du détail et la maîtrise artistique des images de synthèse, autant de qualités qui imposent le grand écran. Un spectacle total d’une puissance évocatrice énorme et d’une beauté visuelle à couper le souffle. Immanquable sur grand écran.</p>
<p><strong>00h30 : 28 jours plus tard de Danny Boyle </strong><br />
avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Christopher Eccleston. Scénario d’Alex Garland.<br />
28 Days Later &gt; Grande-Bretagne &gt; 2002 &gt; 1h52 &gt; Couleur<br />
28 jours après que des singes contaminés ont été libérés d’un laboratoire par un commando de la Protection animale et ont attaqué les humains, Londres n’est plus qu’une ville dévastée. Les rescapés doivent survivre avec ces monstres contaminés… Entre road-movie d’horreur et allégorie futuriste, le film de Boyle se situe dans la lignée exacte des films de Romero auxquels il rend hommage. Filmé en caméra numérique, le Londres dévastée et la campagne isolée d’Anthony Dod Mantle (Dogville) sont sidérants de beauté. Mais le film est aussi une vraie réflexion sur les besoins de puissance et de domination des hommes qui passent par toutes les formes de violence.</p>
<p>L’ensemble de la soirée est interdite aux moins de 16 ans. Un  justificatif peut être demandé à l’accueil.</p>
<p>&#8211;<br />
<strong>Infos :</strong><br />
Pré-ventes  sur <a href="http://www.institut-lumiere.org/" target="_blank">www.institut-lumiere.org</a><br />
Pack 3 films : 12€ (tarif unique)<br />
Le film : Tarif plein : 6,80€ / Tarif réduit : 5,80€ / Abonné Institut  Lumière : 4,30€<br />
Institut Lumière  &#8211; 25 rue du Premier Film. 69008 Lyon<br />
Arrêt  Métro Montplaisir-Lumière. Ligne D.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/la-nuit-des-zombies-a-lyon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pontypool</title>
		<link>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/ponty-pool/</link>
		<comments>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/ponty-pool/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 13:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Blu-Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cinetrange.com/?p=4217</guid>
		<description><![CDATA[Le réalisateur canadien Bruce McDonald nous offre un film de zombies plutôt étrange car il n&#8217;appartient justement pas au genre. Les amateurs de dézingage bourrin resteront donc frustrés en visionnant Pontypool, qui ressemble plus à un film d&#8217;auteur expérimental en huis-clos. Grant Mazzy, sorte de cow-boy solitaire à la voie rauque et chaleureuse, est animateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4250 aligncenter" title="Pontypool_Pontypool_3jpeg" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2010/01/Pontypool_Pontypool_3jpeg.jpg" alt="Pontypool_Pontypool_3jpeg" width="600" height="301" /></p>
<p>Le réalisateur canadien Bruce McDonald nous offre un film de zombies plutôt étrange car il n&#8217;appartient justement pas au genre. Les amateurs de dézingage bourrin resteront donc frustrés en visionnant <em>Pontypool</em>, qui ressemble plus à un film d&#8217;auteur expérimental en huis-clos.</p>
<p>Grant Mazzy, sorte de cow-boy solitaire à la voie rauque et chaleureuse, est animateur radio de Pontypool, une petite ville d&#8217;Ontario au climat glacial. Il est accompagné de sa productrice et d&#8217;une jeune fille ingénieur du son. Alors que tout se passe comme d&#8217;habitude, des événements bizarres surviennent au courant de la journée. Il est d&#8217;abord question de manifestations de protestation, puis on parle d&#8217;une &#8220;horde&#8221; de gens attaquant des bâtiments.</p>
<p>Il faut avouer que visuellement le film n&#8217;est pas très séduisant. Toute l&#8217;action ou presque se déroule dans un sous-sol d&#8217;église aménagé en studio. Pourtant, Pontypool contient suffisamment d&#8217;originalités et d&#8217;idées audacieuses pour rester captivant. Son premier atout est l&#8217;acteur Stephen Mc Hattie. Avec ses airs de Dr House, son chapeau de cowboy vissé sur la tête par -10 degrés, il a la cool attitude. Sa voix enveloppante et son ton cynique nous fait aimer d&#8217;emblée son personnage. Le travail sur le son est très soignée et la voie de Mc Hattie est bien sûr mise en valeur. Mais globalement, de la fin du monde, nous ne verrons quasiment rien et ce n&#8217;est que par les sons que nous percevrons et imaginerons ce qui peut se passer. Le réalisateur fournit donc de nombreuses informations sonores avec l&#8217;intervention de journalistes sur le terrain.</p>
<p>On ne verra que très peu de zombies au final. Là n&#8217;est pas l&#8217;intérêt car c&#8217;est le couplet habituel : bave et sang aux lèvres, ils sont enragés et s&#8217;en prennent à ceux qui ne sont pas infectés. A nouveau, il s&#8217;agit d&#8217;un virus mais son mode de transmission est pour le moins original (je laisse la surprise intacte). Pourtant, quelques créatures errantes vont apparaître et inévitablement contaminer le casting principal ! Alors qu&#8217;on pensait que toute l&#8217;action se situait à l&#8217;extérieur, le film tourne à l&#8217;horreur quand le virus entre littéralement dans la petite station de radio.</p>
<p>Le réalisateur change constamment de ton et l&#8217;on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Il injecte parfois de l&#8217;humour alors que nous sommes dans une scène traumatisante. Le film contient aussi son lot de scènes surréalistes, des envolées absurdes où l&#8217;on se demande si tout ce que l&#8217;on voit n&#8217;est pas une vaste farce et s&#8217;il ne va pas y avoir un bon gros twist final. La dernière partie du film voit arriver un docteur, une espèce d&#8217;hurlu berlu, qui baragouine des choses sur le virus qu&#8217;il semble bien connaître. Drame intimiste, film d&#8217;horreur, comédie, monologue philosophique, le film touche à tout au risque de devenir hermétique à un large public&#8230; Pontypool tient plus de la pièce de théâtre en trois actes que d&#8217;un film &#8220;classique&#8221;. Le film est très bavard, forcément, mais c&#8217;est justement là que réside l&#8217;intérêt car le son, la voix, les mots, ont une importance dans la catastrophe en train de se dérouler. Que faire lorsque la communication entre humains devient dangereuse ? Que se passerait-il si la transmission des informations devenait une arme ? <em>Pontypool </em>contient de bonnes idées mais qui restent à l&#8217;état d&#8217;idées, faute de budget ou d&#8217;ambition pour pouvoir réellement les exploiter. A la limite, les images sont presque inutiles, si l&#8217;on excepte la performance de Stephen Mc Hattie, presque toujours filmé en très gros plan !</p>
<p><em>Sorti en blu-ray/dvd chez Kaleidoscope Entertainment, chez nos amis d&#8217;outre-Manche, sans aucun sous-titre.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cinetrange.com/genres/zombies/ponty-pool/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

