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	<title>Cinétrange</title>
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	<description>Les films les plus bizarres en dvd</description>
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		<title>Man versus Wild</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 19:06:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Ancien SAS (forces spéciales britanniques), Bear Grylls est le digne héritiers des réalisateurs de mondo movies des années 70. Sous couvert de recherche documentaire ethnique, ces films faisaient la part belle aux images sensationelles. L’étalon en la matière est sans conteste Cannibal Holocaust, avec son lot de vraies exécutions d’animaux et sa brochette de faux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ancien SAS (forces spéciales britanniques), Bear Grylls est le digne héritiers des réalisateurs de mondo movies des années 70. Sous couvert de recherche documentaire ethnique, ces films faisaient la part belle aux images sensationelles. L’étalon en la matière est sans conteste <em>Cannibal Holocaust</em>, avec son lot de vraies exécutions d’animaux et sa brochette de faux cannibales.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6917" title="dvd-coffret-integrale-man-vs-wild-saison-1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/dvd-coffret-integrale-man-vs-wild-saison-1.jpg" alt="" width="594" height="594" /></p>
<p>Bear Grylls se met volontairement dans des situations difficiles. Avec un minimum d’équipements (une gourde, un couteau, un sac à dos, quelques ficelles), il se fait larguer, depuis un hélicoptère ou un avion, dans des milieux franchement hostiles. Certaines scènes sont provoquées, histoire de faire la démonstration de certaines techniques. En avant-programme, on nous annonce aussi que Bear et son équipe sont secourus en cas de danger mortel. Le but n&#8217;est donc pas de nous berner sur la nature du projet. Grylls fait cela pour atteindre ses limites, parfois les dépasser, et aussi un peu pour jouer au pitre.</p>
<p><em>Man versus Wild</em> aka <em>Seul face à la nature</em>, se démarque de ses équivalents de téléréalité comme <em>Fear Factor</em> ou<em> Koh Lanta</em> car Grylls est volontaire (enthousiaste, même) pour vivre des situations extrêmes. Il n’y a pas d’humiliation ou de compétition dans la dégradation humaine. Il n’est pas question de voyeurisme, même si l’ancien soldat gobe des animaux crus franchement dégueulasses (grosses larves, serpents, insectes). S’il fait la grimace, on voit bien qu’il prend son pied à relever les défis que lui impose la nature. C&#8217;est donc un sentiment assez positif qui se dégage de ces aventures plus ou moins forcées avec parfois des petites touches d&#8217;humour british (&laquo;&nbsp;ça a un goût de crevette remplie de sable qui aurait passé 1 mois dans du fromage&nbsp;&raquo;). <em>Man Vs Wild</em> emprunte aussi à MacGyver et au jeu-vidéo. Souvent, le héros s’en sort avec des objets collectés sur place : des bois de cerf, des vieux bidons, un filet de pêche. Avec très peu, il fabrique des outils très utiles (un arc, un radeau !). Le point d&#8217;orgue de la première saison est peut-être la scène du chameau dans le Sahara. Les berbères tuent les animaux trop vieux pour ne pas qu&#8217;ils soufrent. Bear Grylls se sert du cadavre de l&#8217;animal pour toutes sortes de choses. Il le vide de ses viscères, boit la bosse à eau, essore le contenu de l&#8217;estomac afin de le boire et finit par se fabriquer une tente avec la carcasse de l&#8217;animal. La scène est <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X-YsSINT75c" target="_blank">visible ici.</a></p>
<p>Tout comme les mondo, l’émission mélange un aspect documentaire avec un aspect plus trash. On ne perd jamais de vue que tout ce qui est montré peut être utilisé en cas de situation de survie. Même si la donne est truquée  tout est fait pour reconstituer les conditions. Au final, l’immersion fonctionne et il est toujours émouvant de voir le gars réussir à faire un feu avec deux bouts de bois. Les shows sont construits comme un guide de survie et Bear Grylls montre en live l’exécution de certaines techniques, d’escalade, de l’armée. Après les sept premiers épisodes de la première saison, on commence à voir le schéma de chaque émission. Il y a des techniques, il y a des moments où il faut surmonter ses peurs, mais au final ce qui compte surtout, c&#8217;est le savoir. Quel fruit est comestible, quelle est la géographie de la région ? Dans cette hypothèse, s&#8217;il faut effectivement survivre coûte que coûte, il faudra auparavant connaître tout de la flore, de la faune et de la culture locale. Pas facile !</p>
<p>Côté trash, Bear Grylls montre qu’il est capable d’ingurgiter à peu près n’importe quel animal, cru et vivant, cela va de soi. Tout apport en protéine et en sel est bon à prendre (son leitmotiv : c’est mieux que rien). En gros plan, on le voit donc manger des scarabées, des lézards ou des grenouilles. Pour ceux que ça fait marrer, voilà <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qSw7uwx3Mrc&amp;feature=relmfu" target="_blank">la compilation</a>. En cela, il concurrence bien<em> Cannibal Holocaust</em> et son découpage de tortue. Sa situation de “fausse survie” lui permettrait en effet de ne pas nécessairement manger ces bestioles.  Bear est même confronter aux mêmes animaux que dans le film de Deodato : un petit cochon sauvage qu&#8217;il débitera pour son dîner (en mentionnant qu&#8217;il aurait pu prendre ses tendons pour fabriquer des cordes), et une tortue trouvée dans les marécages. Suite à une maladresse, celle-ci va malgré tout survivre et ne va pas se retrouver démembrée comme dans le mondo. Mince.</p>
<p><em>La première saison est disponible en coffret 3 dvd chez Studio Canal. Elle reprend différents épisodes des saisons diffusées à la télé. Ainsi, Bear Grylls visite le Sahara, le Texas, l&#8217;Alabama, l&#8217;Alaska, le cercle arctique, la jungle guatémaltèque et le vietnam. Le programme est uniquement disponible avec une VF qui recouvre la VO.</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6918" title="Bear-Grylls-bear-grylls-10694157-1280-727" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/Bear-Grylls-bear-grylls-10694157-1280-727-600x340.jpg" alt="" width="600" height="340" /></p>
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		<title>Claycat&#8217;s THE RAID</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 18:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo Star]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
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		<title>Extrême ! Quand le cinéma dépasse les bornes, de Julien Bétan</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 16:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Mondo]]></category>
		<category><![CDATA[extrême]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Bétan]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[moutons électriques]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru il y a peu chez l&#8217;excellent éditeur lyonnais Les Moutons Electriques, Extrême ! aborde frontalement un sujet auquel se sont fatalement intéressés un jour ou l&#8217;autre (de près ou de loin) les amateurs de cinéma de genre : les films les plus extrêmes, ceux qui piétinent la décence, et repoussent les limites de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6911" title="120" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/120.jpg" alt="" width="446" height="525" /></p>
<p>Paru il y a peu chez l&#8217;excellent éditeur lyonnais <a href="http://www.moutons-electriques.fr">Les Moutons Electriques</a>, <em>Extrême !</em> aborde frontalement un sujet auquel se sont fatalement intéressés un jour ou l&#8217;autre (de près ou de loin) les amateurs de cinéma de genre : les films les plus extrêmes, ceux qui piétinent la décence, et repoussent les limites de ce que le spectateur est capable d&#8217;endurer à l&#8217;écran. <em>Salô ou les 120 journées de Sodome</em>, <em>Cannibal Holocaust</em>, et <em>La dernière maison sur la gauche</em> pour les plus cèlèbres, <em>Camp 731</em>, <em>Ebola Syndrome</em> et la série des <em>Guinea Pig </em>pour les plus pointus, ou encore <em>The Human Centipede (Full Sequence</em>) et <em>A Serbian Film</em> pour les plus récents.</p>
<p>Divisé en trois parties distinctes complétées par une introduction, une conclusion, et une très complète bibliographie, l&#8217;ouvrage de Julien Bétan aborde dans un premier temps le phénomène des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondo_(cinéma)">mondo movies</a> et des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Snuff_movie">films snuff</a>, enchaîne sur des genres comme le survival, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rape_and_revenge">rape&#8217;n'revenge</a>, et la vague récente des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Torture_porn">torture porn</a>, et termine par la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisploitation">nazisploitation</a>, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinéma_hongkongais#Les_films_de_Cat.C3.A9gorie_III">category III</a> de Hong-Kong et les films de serial killer. Un panorama exhaustif, passionnant, instructif et remarquablement mené, qui fournit au néophyte toutes les clés nécessaires pour comprendre et explorer ce cinéma de l&#8217;extrême, et propose à l&#8217;amateur chevronné une synthèse convaincante de ses connaissances enrichie de nombreuses anecdotes.</p>
<p>Au-delà de cette visite guidée du &laquo;&nbsp;cinéma vomitif&nbsp;&raquo;, <em>Extrême !</em> propose également une réflexion sur les rapports du spectateur à l&#8217;ultra-violence portée à l&#8217;écran, et au rôle que joue cette dernière dans notre société. Et c&#8217;est ce deuxième angle d&#8217;approche qui pourra éventuellement laisser les plus intransigeants des lecteurs sur leur faim. Non pas que l&#8217;auteur ait baclé le travail sur cette dimension de l&#8217;ouvrage, loin de là : <em>Extrême !</em> aborde de nombreuses pistes intéressantes, amorce une ouverture bienvenue sur une approche plus socio-politique du sujet, et témoigne de toute évidence d&#8217;une réflexion approfondie sur la question. Simplement l&#8217;ouvrage possède les défauts de ces qualités. Concis (150 pages), précis, et didactique, il ne peut juste pas se permettre la rigueur, la profondeur, la densité et l&#8217;approche analytique d&#8217;une thèse universitaire, et ainsi prétendre au titre d&#8217;ouvrage de référence ultime sur le sujet.</p>
<p>Ce petit bémol souligné, et en dépit d&#8217;un travail de relecture un peu hâtif (quelques mots de liaison manquent à droite, à gauche, rien de très grave non plus), <em>Extrême !</em> n&#8217;en demeure pas moins un livre des plus recommandables. A la fois complet et accessible, intelligemment illustré (excellente idée que d&#8217;avoir choisi des reproductions rares d&#8217;affiches de films pour entrecouper les chapitres), et surtout très bien écrit &#8211; une qualité suffisamment rare dans les ouvrages consacrés au cinéma pour qu&#8217;on la souligne ici-même &#8211; il nous venge en quelques heures de lecture des insupportables logorrhées débitées à longueur de semaine par les médias mainstream et réacs à la petite semaine sur la soi-disant &laquo;&nbsp;influence néfaste des films et jeux vidéos violents sur les jeunes&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est peu dire que ça fait du bien&#8230;</p>
<p><strong><a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre.php?p=intro&amp;n=120"><em> Extrême ! Quand le cinéma dépasse les bornes</em>, de Julien Bétan (Les moutons électriques), 19 €</a></strong></p>
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		<title>Toilet of the dead</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo Star]]></category>

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		<title>Le livre noir</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 15:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cinéphiles ont tendance à oublier que le début de carrière d’Anthony Mann était placé sous le signe de la série B. Il est d’abord reconnu comme étant le maître du western moderne, grâce à son approche picturale du traitement visuel et  à la complexité des personnages et des enjeux.  L’homme de l’ouest, je suis un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6906" title="LivreNoir-04" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/LivreNoir-04.jpg" alt="" width="600" height="471" /></p>
<p>Les cinéphiles ont tendance à oublier que le début de carrière d’Anthony Mann était placé sous le signe de la série B. Il est d’abord reconnu comme étant le maître du western moderne, grâce à son approche picturale du traitement visuel et  à la complexité des personnages et des enjeux. <em> L’homme de l’ouest, je suis un aventurier </em>et<em> Winchester 73</em> sont de véritables chefs-d’œuvre qui ont marqué  l’histoire du septième art. Avant de devenir un « auteur » à part entière au sein même de l’industrie hollywoodienne, Mann fut un spécialiste émérite du petit polar fauché, sec et vigoureux, tourné dans des conditions difficiles et dans des décors naturels.</p>
<p>Filmés en extérieur, <em>La brigade des suicides</em> ou <em>Marché de brutes</em> tranchaient avec la production courante, en mêlant approche documentaire et lyrisme sombre. Ce côté âpre et rigoureux était sublimé  par les compositions visuelles de Jon Alton, l’un des plus grands chef op de tous les temps. Tourné à la même époque, <em>Le livre noir</em> est en revanche un film totalement atypique, à la lisière de nombreux genres.  Il s’agit d’un drame historique situé au lendemain de la révolution française, en 1794, période trouble et chaotique, baignant dans un climat de terreur.  Robespierre n’a qu’un but : éliminer tous ses rivaux afin de conserver les grâces de la convention.  Dans un petit livre noir, il a dressé une liste de ses ennemis, conspirateurs,  victimes de la cruauté révolutionnaire. Ce petit livre doit être détruit. Charles d’Aubigny est chargé de retrouver le livre dans le but de destituer Robespierre.</p>
<p>Si  l’on s’en tient à l’aspect purement historique,  Le livre noir est une catastrophe, truffée d’invraisemblances, de contrevérités, de dates erronées, d’anachronismes. Un carton situe le film en 1791 alors que nous sommes bien en 1794. Ensuite, le portrait outré de Robespierre  est certainement loin de la réalité : il apparaît comme une sorte de méchant ultime, un type effrayant  et diabolique, une sorte d’incarnation du mal. En face de lui, Danton n’est rien d’autre qu’un saint, un sauveur de la France. Ce manichéisme très hollywoodien peut déranger les historiens. Ils n’ont pas tort. Sauf que le cinéma n’est pas la reproduction du réel. Anthony Mann ne s’intéresse pas à l’exactitude des faits. Il n’est d’ailleurs pas le seul grand réalisateur à prendre ses distances avec la vérité historique. Les bondissants films d’aventure des années 50 tels que <em>Les chevaliers de la table ronde</em> ou <em>Les trois mousquetaires</em> sont parfois des modèles de révisionnisme. Plus récemment, <em>Amadeus</em> de Milos Forman dressait un double portrait de Mozart et Salieri en partie erroné. Dans le génial <em>La chair et le sang</em>, Verhoeven ne respecte pas  le souci du détail, au point de faire intervenir une échelle de pompier tout ce qu’il y a de plus moderne.</p>
<p>Mann raconte d’abord une histoire haletante comme dans ses meilleurs polars. La vraisemblance est sacrifiée au profit d’une efficacité narrative qui s’interdit tout temps mort. Ce qui impressionne dans <em>Le livre noir, </em>c&#8217;est l’incroyable densité du récit, la tension permanente qui émane d’un film qui ne s’interdit aucune fantaisie ni humour (notamment le final, avec l’apparition de Napoléon). Le film est construit comme un film noir à suspense en empruntant de nombreux codes au récit d’espionnage. On retrouve les thèmes de la manipulation, de la trahison, et du double. Et le fameux livre noir n’est au final qu’un prétexte à une histoire où les personnages ne cessent de mentir, dupé, tromper autrui. Ce livre n’est qu’un McGuffin dans le sens où son contenu ne nous intéresse pas et ne sera d’ailleurs jamais révélé.</p>
<p>Anthony Mann s’aventure même parfois  du côté obscur de l’univers gothique. Pour le meurtre  de Duval, la mise en scène glisse vers le cinéma d’épouvante en jouant habilement sur les clairs obscurs été les cadrages alambiqués. Le grand talent de Mann est d’avoir su tirer pleinement parti de son budget dérisoire. La reconstitution historique, tournée entièrement en studio, souffre d’un évident manque de moyen. L’absence de plan larges, de décors imposants, de figurants est heureusement compensée par une mise en scène inventive et économe, servi par une photo noir et blanc magnifique. Le talent de Jon Alton déborde de tous les côtés du cadre, il compose des images aux textures expressionnistes  n’ayant rien à envier aux plus beaux films muets de Fritz Lang.</p>
<p>Divertissant et sombre, Le livre noir est une pépite de la série B, une œuvre d’une étonnante modernité formelle portée par une interprétation remarquable de comédiens peu connus et aussi une impeccable direction artistique.</p>
<p><em>(1949) d’Anthony Mann avec Robert Cummings, Arlene Dahl, Richard Baseheart.</em></p>
<p><em>Dvd édité par <a href="http://www.artusfilms.com" target="_blank">Artus Films</a>. Bonus entretien avec Jean-Claude Missiaen</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6907" title="LivreNoir-03" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/LivreNoir-03.jpg" alt="" width="600" height="467" /></p>
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		<title>Invisible light</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 21:51:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
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		<title>Rec 3</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 17:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Changement de décor pour le troisième opus de Rec. Exit l’immeuble infesté de démons des deux premiers épisodes qui jouaient la carte du documenteur. Dès les premières images, le spectateur ne peut être qu’étonné par le changement radical de ton. On assiste un peu perturbé à un mariage en grande pompe. L’ambiance est décontractée à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6902" title="rec3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/rec3-600x400.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Changement de décor pour le troisième opus de <em>Rec</em>. Exit l’immeuble infesté de démons des deux premiers épisodes qui jouaient la carte du documenteur.</p>
<p>Dès les premières images, le spectateur ne peut être qu’étonné par le changement radical de ton. On assiste un peu perturbé à un mariage en grande pompe. L’ambiance est décontractée à un tel point que l’on se demande si on ne s’est pas gouré de salle. Le procédé du found footage qui commence sérieusement à s’épuiser et à montrer ses limites est toujours de rigueur. La première question que l’on se pose est : mais comment vont-ils tenir et justifier un tel filmage durant une heure vingt. Car si, dans <em>Rec</em>, le dispositif demeurait d’une cohérence bluffante tant au niveau de la conduite du récit que de la mise en scène, le scepticisme l’emporte sur cette suite qui, avouons-le, n’en est pas tout à fait une. Paco Plaza, seul aux commandes cette fois-ci, nous donne la réponse au bout de 15 minutes. Le générique apparait brutalement. Et la suite prend un virage à 180 degrés. Les auteurs abandonnent le found footage et optent pour une réalisation 35 mm classique qui risque de décevoir les fans de la première heure.</p>
<p>La mise en place est simple. Pendant le mariage, les invités vont se transformer en démons ou en zombies assoiffés de sang suite à un prétexte scénaristique un peu léger : un des oncles a  été  mordu par un chien et ne se sent pas bien. Ce personnage va être le déclencheur d’une orgie grand guignol pleine de fureur et de tripailles.</p>
<p>La réussite du premier <em>Rec</em> incita les réalisateurs à engendrer une suite directe handicapée par un sérieux problème d’écriture. Le film ne parvenait pas à imposer un climax terrifiant et anxiogène, qualité première de l’original. Comment se renouveler ? Paco Plaza apporte une réponse qui ne satisfera pas tout le monde. Il a orienté son film vers le pur bis potache, sanglant et décomplexé, jouant constamment sur un second degré parfois bienvenu. <em>Rec 3</em> est un pur film de zombies, gore et rythmé, qui ne s’embarrasse d’aucune cohérence narrative. Dans la lignée d’un <em>Zombiland</em> ou d’un <em>Shaun of the dead</em>, le film cède souvent aux facilités à la mode mais reste un spectacle réjouissant qui ravira les amateurs du genre.</p>
<p>Dans un premier temps, notamment lors du prologue pénible, Paco Plaza s’essaie à la mise en abîme, à la réflexion sur le cinéma de genre mais s’avère, à contrario d’un Wes Craven, un piètre théoricien. Il ne suffit pas de parler de cinéma vérité ou de citer Jean Renoir pour renouveler une franchise qui commence sérieusement à s’essouffler. En revanche, quand il se lâche dans une deuxième partie assez démente, <em>Rec 3</em> parvient à se hisser au niveau des meilleurs films de genre. Des personnages iconoclastes traversent l’écran  tel un Jon l’éponge venu divertir les enfants.  Certaines séquences sont hautement délirantes comme l’échange verbal  entre  la mariée et une amie d’enfance. La très jolie mariée ne comprend pas qu’elle soit venue car elle l’a invité juste par politesse et s’excuse de l’avoir mise dans une telle situation. Enfin,  la transformation de la mariée en véritables tueuse de zombie est un grand moment de cinéma déjanté. Armée d’une tronçonneuse, dans une tenue enfin sexy (elle arrache sa robe), elle déclare grosso modo « Faut pas me faire chier le jour de mon mariage » et part à l’assaut des contaminés avec une rage communicative.</p>
<p>Mélange absurde de comédie romantique et  d’horreur trash, malgré ses faiblesses et surtout son manque d’ambition, <em>Rec 3</em> parvient à remplir son contrat de divertissement pour adultes aussi inutile que jouissif. Le très beau final apporte une petite touche poétique et surréaliste qui n’est pas sans rappeler un film comme<em> Dellamorte dellamorre</em>. On en verserait presqu’une larme. Bref, une série Z qui n’a plus rien à voir avec le sérieux des deux premiers épisodes mais qui apporte un peu de sang neuf à un genre moribond et peu présent dans les salles obscurs. Jaume Balaguerro prépare un <em>Rec 4 Apocalypse</em> qui s’annonce nettement plus sérieux. Bientôt sur vos écrans.</p>
<p><em>(esp-2012) de PACO Plaza avec Leticia Dolera, Diego Martín, Ismael Martínez</em></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6903" title="rec3c" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/rec3c-600x428.jpg" alt="" width="600" height="428" /></p>
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		<title>Soirée Nanars à Strasbourg</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 20:29:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Projections]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 12 mai, au cinéma Star St-Exupéry 20h : le dernier dragon A New-York, le jeune Leroy Green n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : devenir un grand sportif comme son idole Bruce Lee. Un grand maître accepte de l&#8217;entraîner, mais le parcours de Leroy est semé d&#8217;embûches&#8230; et de redoutables ennemis. Réalisé par Michael Schultz [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Samedi 12 mai, au cinéma Star St-Exupéry</strong></p>
<p><strong>20h : le dernier dragon</strong></p>
<p>A New-York, le jeune Leroy Green n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : devenir un grand sportif comme son idole Bruce Lee. Un grand maître accepte de l&#8217;entraîner, mais le parcours de Leroy est semé d&#8217;embûches&#8230; et de redoutables ennemis.</p>
<p><em>Réalisé par Michael Schultz (Car Wash).</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>22h15 : clash of the ninjas</strong></p>
<p>A Hong Kong, un gang dirigé par un ninja maléfique, monsieur Roy, pratique un odieux trafic d&#8217;organes. Heureusement, Tony, policier et ninja, va bientôt s&#8217;opposer aux projets du dangereux criminel.</p>
<p>Cinétrange et le <a href="http://www.madcineclub.com" target="_blank">Mad Ciné Club</a> vous propose 5 x 2 invitations pour cette soirée. Il suffit d&#8217;envoyer en commentaire de cet article, une bonne recette de navets, avant vendredi 11 mai.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6900" title="nanars" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/nanars.jpg" alt="" width="500" height="705" /></p>
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		<title>ACAB : All Cops Are Bastards</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 19:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant. Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6895" title="acab1" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab1-600x403.jpg" alt="" width="600" height="403" /></p>
<p>Lorsqu&#8217;on se lance dans la réalisation d&#8217;un premier long, et que l&#8217;on est le fils du grand Sergio Sollima (metteur en scène engagé, qui injecta la sauce tabasco et le piment politique dans le western spaghetti des seventies) forcément, on est attendu au tournant.<br />
Plus encore lorsqu&#8217;on choisit comme sujet l&#8217;adaptation d&#8217;un roman très controversé (de Carlo Bonini), inspiré par les émeutes anti-G8 de Gênes en 2001, rendues tristement célèbres pour ses débordements de violence et les dérives outrancières dont fit alors preuve la police italienne.<br />
Loin de chercher à se planquer derrière le bouclier de la fiction racoleuse, Sollima fils (Stefano de son prénom, puisqu&#8217;il faut bien s&#8217;en faire un) affiche dès la première bobine son ambition de livrer un portrait âpre et réaliste, mais surtout sans concession, de la tranche la plus mal aimée des forces de l&#8217;ordre, celle qui se retranche systématiquement derrière une visière et ne s&#8217;exprime que par la répression physique.<br />
Son parti pris, risqué mais assumé : rompre toute distance avec son trio de protagonistes pour plonger avec eux au cœur de leur quotidien hostile, et se confronter à leurs ressentiments extrémistes.<br />
Lynchés par leurs opposants, lâchés par les politiques, délaissés par leur proches, et régulièrement trainés devant les tribunaux pour bavures, ces hommes à la tôle froissée, font le choix de se recomposer autour d&#8217;un noyau marginal, organisant des expéditions punitives à dessein de rétablir la justice dans une société malade, dont ils s&#8217;estiment mis au banc.<br />
Trainant le poids de leur profession ingrate comme un fardeau (mais paradoxalement fiers de le porter), unis dans l&#8217;adversité par un même sentiment d&#8217;animosité et la recherche d&#8217;un exutoire, ils se retrouvent ainsi sous les quatre lettres de ce slogan frondeur qu&#8217;on leur invective au visage, et qu&#8217;ils se réapproprient comme leitmotiv de leur état d&#8217;esprit et de leur actions discrètes : ACAB (all cops are bastards !).<br />
Alors : un pour tous &#8230; Tous pourris ?</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6896" title="acab2" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab2-600x397.jpg" alt="" width="600" height="397" /><br />
Aux travers de ces tranches de vie aux contours rugueux, le réalisateur transalpin va justement s&#8217;appliquer à démontrer que tout n&#8217;est pas aussi tranché.<br />
Suivant le parcours initiatique d&#8217;un jeune loup dans cette arène de fauves (Adriano, une tête brûlée pleine d’illusion), le spectateur est amené à appréhender l’environnement du clan (ou plutôt, leur champ de bataille) avant de sanctionner sans détours, la violence des actes et l&#8217;étroitesse des mentalités.<br />
Dans un style flirtant avec le documentaire ( mouvements brusques, relayés par des plans resserrés ) la caméra infiltre les rassemblements de masses, brassés d&#8217;injures, de jets de pierres et de crachats, afin de retranscrire une tension de tous les instants et une peur contenue qui amène fatalement ces CRS à débrayer comme des machines sur le moindre électron libre.<br />
Cette fissure psychologique (qui oppose fonction et raison), Sollima la prolonge et l&#8217;accentue en entrant dans le cercle intime de ses antihéros, par des portraits croisés.<br />
Il nous présente la cellule familiale non plus comme un retranchement, mais comme une pression supplémentaire qui finit par souder la soupape :<br />
Negro, un père sur les nerfs en instance de divorce, privé de l&#8217;amour de sa fille; Mazinga, chef de famille sur la tangente, assistant impuissant à la chute de son fils, Cobra, célibataire qu&#8217;on suppose endurci par la fonction, capitonné dans un logement social d&#8217;où seules s&#8217;échappent les nuisances sonores de sa chaine hi-fi, et Adriano, déjà le profil de l’emploi, fils belliqueux et désabusé, incapable de couvrir les factures impayées d&#8217;une mère au foyer.<br />
Le trait est ouvertement forcé, toujours à deux doigts de casser la mine; car pour tenter d&#8217;expliquer l&#8217;injustifiable, le scénario (remanié pour la toile) use très largement des stéréotypes.<br />
Et si la caricature est souvent évitée de justesse, c&#8217;est bien grâce à un casting bluffant, qui en plus d&#8217;aligner de vraies gueules de cinéma, porte à égale mesure cette souffrance, ce désir de revanche mais aussi l&#8217;esprit de fratrie et le désespoir, jusqu&#8217;au fond de l&#8217;iris.<br />
Suffisant pour insuffler une profondeur et une dimension humaine touchante à ce premier film.<br />
Le style de Sollima n&#8217;est pas non plus en reste; soucieux de ne pas voir son œuvre uniquement consignée dans le pugilat social, il peaufine son esthétique visuelle et sonore de manière à respecter les codes du polar urbain et insuffler une réelle dynamique narrative.<br />
Électrisante et immersive, sa réalisation bénéficie de la photographie très picturale de Paolo Carnera (qui œuvrait déjà pour lui sur la série <em>Romanzo Criminale</em>), brossant des ambiances nocturnes dans des halos de teintes brunes et bleutées, ou au contraire, irradiant les scènes diurnes d&#8217;une lumière cinglante.<br />
La bande-son énergique, nourrie aux riffs electro-rock, ajoute à la force de frappe, et galvanise dans un sens le spectateur, autour de l&#8217;aspect &#8216;actionner&#8217; du métrage.<br />
Mais c&#8217;est peut-être là que se situe la limite tendancieuse, dans cette propension à magnifier les assauts policiers par des effets de style, dans ce qui se voudrait être au final un réquisitoire contre la violence haineuse.<br />
Un certain manque de cohérence qui se retrouve jusque dans l&#8217;épilogue douteux, où après avoir clairement piétiné la pensée manichéenne, Stefano Sollima se montre finalement assez flou sur la légitimité qu&#8217;il entend donner à la loi du talion.<br />
Il n&#8217;empêche que, malgré ces problèmes d&#8217;aiguillage, ce ACAB est doté d&#8217;une fougue et d&#8217;une maîtrise rare, qui nous feront guetter l&#8217;évolution de carrière de ce fils prodige avec le plus grand intérêt, et viennent en sus confirmer (après <em>Romanzo Criminale</em> et <em>Arrivederci Amore Ciao</em>) que le polar italien se porte décidément bien.</p>
<p><em>Sortie en salles le 18 juillet 2012.</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6897" title="acab3" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/05/acab3.jpg" alt="" width="442" height="600" /></p>
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		<title>Everywhere, everyone</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 18:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo Star]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
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		<title>Âmes perdues de Dino Risi</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 15:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Manu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier / Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Sorties Dvd]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais. La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’Ames perdues fut un choc total. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6892" title="amesperdues" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/amesperdues-421x600.jpg" alt="" width="421" height="600" /></p>
<p>Certains films vous hantent à vie. Pas forcément les meilleurs. Et parfois pour des raisons obscures mais intimes. Ceux qui renvoient à vos premiers émois cinéphiliques, qui vous impriment la rétine d’images que vous n’oublierez jamais.</p>
<p>La découverte du haut de mes 13 ans, en rentrant du collège, d’<em>Ames perdues</em> fut un choc total. Et pourtant je ne suis même pas convaincu d’avoir vu le film intégralement quand il passa autour de 17 h sur FR3. Je ne connaissais à l’époque ni Dino Risi, ni Vittorio Gassman. L’image, forte et angoissante de Vittorio Gassman, dévorant une pastèque en s’agitant comme un malade mental dans la pièce où il se trouvait cloitré, m’avait littéralement terrorisé.  La révélation finale me perturba pendant des semaines. Pourtant, il ne s’agissait pas d’un film d’horreur mais en apparence d’un drame psychologique plutôt bourgeois.</p>
<p>Mais commençons par le début. Le jeune Tino (Danilo Mattei que l’on croisera dans des bisseries comme <em>Cannibal ferox</em> ou <em>La guerre du fer</em>)  débarque à Venise pour habiter chez son oncle et sa tante, un couple austère, marqué par un passé douloureux et sur qui pèse un lourd secret. L’oncle, Fabio Stoltz, est un homme rigide, coincé dans sa morale rigoureuse et terrifiante tandis que sa femme, Elisa,  soumise, semble vivre dans la peur. A l’étage au-dessus vit le frère de Fabio, un artiste devenu fou qui vit reclus après avoir causé la mort de Beba, la fille du premier mariage d’Elisa.</p>
<p>Spécialiste émérite de la comédie à l’italienne (<em>Les monstres, le fanfaron, l’homme aux mille visages</em>), Dino Risi a pourtant réalisé ses plus beaux films dans des registres différents. Souvenez –vous de <em>Fantôme d’amour</em>, magnifique romance fantastique ou du poignant <em>Parfum de femmes</em>, splendide mélo désenchanté. <em>Ames perdues</em> baigne dès ses premières images, dans un climat étouffant et morbide. Venise, une fois n’est pas coutume, n’est pas filmé comme dans un dépliant touristique mais comme une cité mortifère peuplée de secrets inavouables. Il plane sur cette ville une tristesse infinie que Risi retranscrit à merveille grâce à une utilisation pertinente de la topographie : rues désertes, devantures sales des habitations, autochtones aux visages ravagés. Rarement un lieu aura projeté sur le spectateur un effet aussi glaçant, une austérité  aussi éprouvante. Ensuite, la vaste demeure, tout droit sortie d’un conte de Poe, parait plongée dans un passé glauque. Le poids de l’éducation sous tendu par la religion, les frustrations sexuelles qui amènent ce  couple à vivre dans une rigidité morale extrême, nous entraînent dans un univers aussi puritain qu’inquiétant. Bien sûr tout cela n’est qu’une façade dissimulant un mystère. A travers le regard vierge et naïf du jeune Tino, le spectateur découvre un monde peuplé de faux semblants. Angoissant jusqu’à l’absurde, <em>Ames perdues</em>  s’empare d’un sujet Buñuellien pour le pousser jusqu’au bout de sa logique terrifiante. Construit comme un pur film de genre, prenant et inquiétant, le film de Risi est aussi une virulente critique des institutions familiales, du poids de l’ordre et de la morale.</p>
<p>Porté par une mise en scène épurée en accord avec le sujet traité et doté d’un twist final qui fait froid dans le dos, <em>Ames perdues</em> est un immense film qui traite de la folie à travers la schizophrénie d’un individu. Vittorio Gassman est extraordinaire tandis que Deneuve dans un rôle très de celui de Tristana, est bouleversante.</p>
<p><em>(ITA-1977) de Dinoi Risi avec Vittorio Gassman, Catheine Deneuve, Danilo Mattei</em></p>
<p><em>Format : 1.85 (16/9). Audio : français, Italien (mono). Sous titres : Français. Durée : 89 mn. Bonus : notes de production, Parlons cinéma : Tonino Delli Colli (chef opérateur), un docu de Carlo Lizzani, Bandes annonces. Edité en DVD par M6 VIDEO (SNC les maîtres italiens)</em></p>
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		<title>Toutes les couleurs du bis n°2 : Charles Bronson</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un premier numéro consacré à Edwige Fenech qui a été épuisé en une quinzaine de jours, Toutes les couleurs du bis est de retour en ce début d’année 2012 et va pour cette seconde parution se montrer beaucoup moins sexy puisqu’il est entièrement dédié à un acteur musclé et moustachu, devenu une icône culte, incarnation du justicier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après un premier numéro consacré à Edwige Fenech qui a été épuisé en une quinzaine de jours, Toutes les couleurs du bis est de retour en ce début d’année 2012 et va pour cette seconde parution se montrer beaucoup moins sexy puisqu’il est entièrement dédié à un acteur musclé et moustachu, devenu une icône culte, incarnation du justicier urbain au cinéma depuis un certain Un justicier dans la ville réalisé en 1974. Vous l&#8217;avez tous reconnu, il s&#8217;agit bien sur de Charles Bronson. Acteur charismatique, bien meilleur que ses détracteurs ne veulent le reconnaître, Charles Bronson s’est essayé à de nombreux genres au cours de sa carrière, comme le western,<br />
le polar, la comédie, le drame, le film de guerre, le thriller, le film d’aventure et bien sur le vigilante movie ! Grâce à son talent, il est rapidement devenu l&#8217;un des acteurs les plus appréciés du public&#8230;</p>
<p>En 66 pages toutes en couleurs, revivez le parcours de Charles Bronson à travers une biographie, de nombreuses photos et 44 films chroniqués, toujours sur le principe d&#8217;un film = une page, marque de fabrique du fanzine.</p>
<p>Toutes les couleurs du bis n°2 est disponible sur <a href="http://www.sinart.asso.fr/toutes‐les‐couleurs‐du‐bis‐02‐28923" target="_blank">le site de Sin&#8217;Art</a></p>
<p><em>Edité et diffusé par Sin&#8217;Art Édition, cet ouvrage sera disponible chez Movies 2000, Gotham, Les Films de la Gorgone, Kiosque de la liberté (Toulon), Ciel Rouge (Dijon), Ciné Folie (Cannes)</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-6889" title="bronson" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/bronson.jpg" alt="" width="600" height="850" /></p>
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		<title>Le réserviste de Mathieu Berthon</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 14:46:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma bis]]></category>
		<category><![CDATA[Projections]]></category>

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		<description><![CDATA[Le SAMEDI 28 AVRIL à 21h à Panic! Cinéma. Cinéma Le Nouveau Latina 20, Rue du Temple 75004 Paris http://www.paniccinema.com/?p=868 Event FB Au programme: 21H 8,6 gratos, animations à l&#8217;étage, mini-exposition de photos d&#8217;exploitation rares et Dj Set electro 80&#8242;s par notre compositeur Thomas Barrandon. 22H Une sélection de court-métrages de genre + Le Réserviste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le SAMEDI 28 AVRIL à 21h à Panic! Cinéma.</strong></p>
<p>Cinéma Le Nouveau Latina<br />
20, Rue du Temple<br />
75004 Paris<br />
<a href="http://www.paniccinema.com/?p=868" target="_blank"> http://www.paniccinema.com/?p=868</a><br />
<a href="http://www.facebook.com/events/261455793949025/" target="_blank"> Event FB</a></p>
<p>Au programme:<br />
21H<br />
8,6 gratos, animations à l&#8217;étage, mini-exposition de photos d&#8217;exploitation rares et Dj Set electro 80&#8242;s par notre compositeur Thomas Barrandon.<br />
22H<br />
Une sélection de court-métrages de genre + Le Réserviste (38min) en présence de l&#8217;équipe du film.<br />
Bref que du bonheur dans les cœurs!<br />
C&#8217;est 5 euros et cartes UGC acceptées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le VENDREDI 4 MAI à 21h au Café de Paris .</strong><br />
158 rue Oberkampf<br />
Paris 11<br />
Entrée libre.<br />
Projection du film et d&#8217;une sélection de court-métrages de genre en présence de leur réalisateur.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6887" title="affichea3lereservistebi" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/affichea3lereservistebi-424x600.jpg" alt="" width="424" height="600" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>What is it ?</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 16:23:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo Star]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/EBhPUe8Bvvw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Soirée psycho-killers à Strasbourg : concours</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 17:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Projections]]></category>
		<category><![CDATA[Quizz]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Amis alsaciens, ce sera au cinéma Star St Exupéry qu&#8217;il faudra se rendre pour assister à une soirée double feature sur le thème du tueur psychopathe. Le 20 avril à 20h. La première séance sera le film The Incident d&#8217;Alexandre Courtès. Le réalisateur sera présent pour la projection. &#171;&#160;Un violent orage s’abat sur un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-6883" title="psychokillers" src="http://www.cinetrange.com/wp-content/2012/04/psychokillers-418x600.jpg" alt="" width="418" height="600" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Amis alsaciens, ce sera au cinéma Star St Exupéry qu&#8217;il faudra se rendre pour assister à une soirée double feature sur le thème du tueur psychopathe. Le 20 avril à 20h.</p>
<p>La première séance sera le film <em>The Incident</em> d&#8217;Alexandre Courtès. Le réalisateur sera présent pour la projection. &laquo;&nbsp;Un violent orage s’abat sur un asile psychiatrique pour criminels dangereux. Alors que le chaos éclate dans l’enceinte, trois cuisiniers se retrouvent pris au piège. Entièrement coupés du monde extérieur, ils n’ont plus qu’un seul objectif : survivre.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le deuxième film sera l&#8217;utlra-culte Schizophrénia, de Gérald Kagl, datant de 1983. &laquo;&nbsp;En Autriche, un homme sort de prison après avoir purgé une longue peine pour meurtre. Le dément, à nouveau rongé par ses pulsions homicides, devient un danger mortel pour tous ceux qui croisent sa route.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cinétrange et le <a href="http://www.madcineclub.com/evenements/" target="_blank">Mad Ciné Club</a> offre 5 x 2 invitations à la soirée. Pour tenter de gagner, il faudra poster en commentaire un ou plusieurs bons conseils pour ne tomber dans la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathie" target="_blank">psychopathie</a>.</p>
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