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C’est de la bonne, Bébé ! De la bonne série B gonflée de clichés qui ne réinvente pas le fil à couper le teenager mais adéquate pour la soirée B-Horror.
1979. Le gangsta Jimmy Bones (Snoop Doggy Dogg, poseur comme pas deux) se fait trouer à la fin d’une réunion business qui tourne mal. Depuis, il est devenu une légende urbaine et sa maison est maudite. Il faut dire qu’elle ressemble à un crâne (bons décors). De nos jours, elle se fait retaper par des D’jeunes (moins imbéciles que prévu, ouf) qui veulent en faire une boîte de nuit. Evidemment, y a comme des mauvais présages dans l’air : apparitions fantômatiques, chien noir aux yeux rouges, et surtout un squelette dans la cave, un couteau-papillon dedans. Ce sont les restes de Bones qui va refaire la loi dans le quartier. Il vient tourmenter la voyante Pam Grier, mettre le boxon dans une fiesta et s’en prendre à tous les motherfuckers du bon vieux temps, dont le flic ripou au quadruple menton Lupovich (Michael T. Weiss, Jarod le Caméléon !). C’est Freddy version Rap et R’n'B, ma parole ! Un croquemitaine bad to the bones plus classe et street attitude que celui d’Elm Street. On note même un point de vue social discret. Ernest Dickerson, qui connaît la musique, a du visionner cent oeuvres de ce style au petit dèj’. La séance est un vrai jeu des références, s’y bousculent le Dracula de Coppola, Frayeurs, Suspiria, Texas Chainsaw Massacre, Re-Animator, Hellraiser et les Freddy, bien sûr. La bobine file comme une flèche jusqu’à un final sans surprises mais flamboyant. Que demande le peuple ?

Bones (2002) de Ernest R. Dickerson avec : Snoop Doggy Dogg, Pam Grier, Michael T. Weiss, Clifton Powell, Bianca Lawson

 

 

 

Voir également :

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  2. Dead Bones, entretien avec Olivier Beguin Se lancer en Suisse dans le cinéma de genre,...

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