Nos derniers articles

hierro-2009-18729-328605129
Nuit du cinéma fantastique espagnol

The Last Man on Earth - Affiche - M
Cinéma Obscura – The Last Man on Earth – Partie 1

Les Chimères de Mirinar - Teliam Vore - Cover Small
Les Chimères de Mirinar – Teliam Vore

Affiche Festival Ptit Clap
Le festival Ptit clap recherche des courts-métrages

etrange ward espagn 02
L’étrange vice de Mme Wardh

5obtructions_affiche72dpi
5 obstructions, de Lars Von Trier

enterthevoid16
Enter the void, de Gaspar Noé

flyer-theroom-small
The Room, jeudi 4 mars, à la Cantada

precutgirl17
Precut girl, d’Eric Dinkian

french_demence_cover
Dvd French Démence vol. 1

baberainbow_shaved_warp
Angoisse forestière

masque2
Le masque de la mort rouge, de Roger Corman

krrish2
Krrish

fastcompany
Fast Company, de David Cronenberg

Nollywood
Nollywood : le monde merveilleux du cinéma d’exploitation nigérian

Love_Exposure_LoveExposuresleeve
Love Exposure (Ai no mukidashi), de Sion Sono

bronson-recto-jaquette
Bronson, de Nicolas Winding Refn

dragon-4fe_1415
Dragon Kickboxers, le 4 février

Pontypool_Pontypool_3jpeg
Pontypool

inside
Inside en dvd

Sans titre
Dans ton sommeil

FMF
Festival des Maudits Films

brunoe1
Brüno

mother
Mother de Bong Joon-Ho

baader2
La bande à Baader

visuel3detrangevice
Du giallo chez Neo

VampireLoversC5
The Vampire Lovers

lenfer
L’enfer d’Henri-Georges Clouzot en dvd

bluline
Warner blu-line



proies_recto

Sorti l’an passé en salles (et récemment en DVD et Blu-Ray chez l’éditeur Wildside), Les proies (El Rey de la Montana en VO), dernier film en date de l’espagnol Gonzalo Lopez-Gallego , réussit partiellement à renouveler l’univers du survival. Semi-réussite ou semi-déception donc, c’est selon.

Il faut dire qu’après le raz-de-marée de titres (souvent brillantissimes, parfois désastreux) qu’a connu le genre dans les années 70 puis 80, les auteurs des années 2000 n’ont plus trop le choix. Innover un minimum ou sombrer instantanément dans l’oubli.

Mais commençons par le pitch (made in dossier de presse, mais on va faire comme si…) : Quim roule dans une région isolée en suivant une route sinueuse. A l’orée d’une forêt, il se perd pour de bon. En essayant de se repérer, il est soudain la cible de tirs de carabine en provenance de la montagne. Alors qu’il tente de fuir, il tombe sur Béa, une jolie jeune femme qui semble perdue et vit apparemment le même cauchemar que lui. Méfiants l’un envers l’autre, ils décident néanmoins d’unir leurs forces pour quitter cette forêt hostile, glaciale et semer leurs poursuivants…

La réussite du film tient en deux points.

Le premier est purement formel : la mise en scène de Lopez-Gallego est de haut niveau, le réalisateur exploite à merveille les paysages dans lesquels il tourne, et l’emprunt aux jeux vidéo style FPS dans la 2e partie du film est, une fois n’est pas coutume, très habilement utilisé. Autant dire que sensoriellement, le spectateur est choyé. Qui plus est les acteurs, guère voire pas connus, s’en sortent excellemment bien. Pour entrer dans un film, c’est un plus, et cela permet même au réalisateur de faire sauter la classique scène d’introduction “pan dans ta gueule”, pour mieux nous faire rentrer progressivement dans le récit.

C’est d’ailleurs là que réside le 2e gros atout du film : plutôt que d’aligner les passages obligés (présentation du contexte, exposition des personnages…), on passe d’entrée de jeu en mode immersion, laissant traîner le doute sur les motivations des personnages plutôt que de les enfermer dans des clichés. Les Proies joue le jeu de l’ultra-réalisme, et les personnages du récit ne sont pas des héros, loin de là. Pendant la première heure du film, on ne sait jamais ce qui va bien pouvoir arriver, et on plane dans le brouillard le plus complet.

Sortir de ce brouillard scénaristique est évidemment le passage délicat du film. C’est là que le bât blesse un peu, même si le film ne sombre pas pour autant. Refusant de nous en dire (beaucoup) plus sur Quim et Béa, Lopez-Gallego préfère jouer la carte du pitch tapageur, en révélant soudainement l’identité des tireurs. Dans l’idéal, et c’était sans doute dans l’intention du réalisateur, ce retournement, loin d’être gratuit, devrait jouer le rôle de révélateur, et faire percevoir d’un coup la profondeur sociopolitique du film.

Le problème, c’est qu’on n’est pas vraiment convaincu. Aussi doué soit-il, Lopez-Gallego n’est pas Narciso Serrador (on vous enjoint hardiment, si ce n’est déjà fait, à vous jeter sur son incroyable Révoltés de l’an 2000), et on perçoit mal ce qu’il a réellement de si percutant à nous annoncer. Résultat, au lieu d’élever le statut du film, cette tentative de propos un peu pataude aurait plutôt tendance à plomber l’alchimie subtilement établie.

Encore une fois, on est loin du gros plantage. Loin du tout-venant pullulant sur les écrans, Les Proies innove, et ne laisse pas indifférent. C’est déjà une énorme avancée. De là à crier au chef d’oeuvre, il reste un pas qu’on ne s’aventurera pas à franchir.

Laisser un commentaire

Un commentaire pour “Les proies en DVD”

  1. Efficace dans un premier temps, LES PROIES dilus tout son potentiel dans sa révélation un peu attendue. Le film nous refait le coup du récent Ils, survival français sans grand éclat.

Laissez un commentaire