Crime au Musée des Horreurs
Le 9 juillet 2007
Quel charme suranné, il n’en fallait pas des masses pour émoustiller ou faire frémir son public. Le savoureux Gough n’arrête pas, c’est un plaisir. Il faut voir le chantage de mille deux cent livres par l’antiquaire où il négocie en jaugeant des menaçantes pinces d’acier comme si de rien n’était. Un Oscar Wilde à la patte folle, fumeur de cigare invétéré, aux grandes phrases aigres ou sirupeuses. Un petit brin de Jekyll & Hyde, un musée laboratoire incongru, et hop, tournez carrousel. C’est définitif, Crime est moins classe qu’un Terence Fisher, et tient plus de la fête foraine. Lieu où il se conclut par logique.
Dès la première scène le ton est donné, les jumelles sont devenues le symbole emblématique du film. Il faut se remettre dans le contexte, Crime annonçait la vague choquante des années soixante plus prodigue en femmes dévêtues et violence carmin qui allait conduire à l’explosion gore. Blood Feast, cinq ans plus tard, ne sera pas une génération spontanée. Tournant marqué chez les Britanniques par Jack the Ripper (1959) et le terrible Le Cirque des Horreurs avec Anton Drifting (1960). Il est donc rentre-dedans suivant les standards de 1959, les gouttes rouges “Estmancolor” sont rares mais ressortent bien, l’érotisme est d’époque aussi, si vous aimez les petites gaines. Nous parlons d’une ère où une jeune fille libérée qui danse langoureusement crée le scandale (Et Dieu créa la femme est plagié) et depuis peu, en 1955, avec le générique du Cauchemar de Dracula de la Hammer, les spectateurs incrédules voyaient du sang technicolor couler sur la toile. Choc dont on imagine mal l’impact aujourd’hui. En attendant, ce Grand Guignol effara la censure anglaise, qui en verra bien d’autres vingt ans plus tard avec les “Videos Nasty”. Elle lui collera de facto l’apostille : “Pour sadique seulement” !!
Derrière le spectacle, le producteur (et co-scénariste ici) Herman Cohen, très prolixe dans les fifties et cela même en pitreries : Konga, How to make a Monster, Blood of Dracula et aussi des bien connus (au moins au niveau des titres) I was a Teenage Frankenstein et I was a Teenage Werewolf.
Un titre édité avec esprit d’à-propos dans la collection “Cinéma de Quartier” qu’on ne présente plus.
Pour la petite histoire, les dites jumelles auraient réellement existées – et c’est peut être ça qui fait le plus peur.
Horrors of the Black Museum (1959) de Arthur Crabtree (GB) – Avec : Michael Gough – June Cunningham – Graham Curnow – Shirley Ann Field – Geoffrey Keen – John Warwick – Gerald Anderson
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Die Antwoort – I Think U Freeky
Beau visuel, comme souvent. Mais attention, sans le clip, apprécierait...
Commentaire de Rico
Die Antwoort – I Think U Freeky
Impressionnant de voir à quelle vitesse ça prend en tout cas. Quand j'ai...
Commentaire de Damien
Synecdoche New York
Well wetitrn review, which convinces the reader this is, indeed, a collection...
Commentaire de Mohan
Die Antwoort – I Think U Freeky
A fond. Ten$ion, leur 2e album vient tout juste de sortir, au fait.
Commentaire de Damien
Concours Dead Heads
Bonsoir, z'êtes bien gentils, je vais m'appliquer du coup 3 inconvénients 1/...
Commentaire de martinelim
Concours Dead Heads
bonsoir et merci pour le concours je tente ma chance pour mon homme qui est mordu...
Commentaire de kennyzen
Concours Dead Heads
Salut, sympa le principe du concours .... alors, trois avantages : - tu ne fais...
Commentaire de biatys


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