Young Yakuza

On vous parlait déjà il y a quelques temps de la sortie en DVD (chez CTV International) du documentaire Young Yakuza. Après visionnage, difficile de ne pas en rajouter une couche, tant le métrage de Jean-Pierre Limosin se démarque de quoi que ce soit de similaire qu’on ait pu voir à l’écran. Mention particulière aux bonus supplémentaires qui accompagnent le film : une fois n’est pas coutume, ils offrent un éclairage des plus précieux sur les conditions de tournage de ce documentaire hors-norme.

La bande-annonce :

4 commentaires sur “Young Yakuza”
  1. Documentaire très divertissant, la scène où le mec perd ses lunettes dans la rivière est très sympa, digne d’un film de Kitano. Mais il ne doit pas faire oublier tout le hors champ: ces gens qui paraissent éminement respectable dans ce documentaire sont des criminels, des voleurs, des tueurs, des racketteurs, des dealers de drogue…

  2. C’est effectivement la limite du documentaire. Qui est plus ou moins expliqué dans le doc lui-même avec le coup de la « ligne » qu’il ne faut pas dépasser.
    Mais de façon logique, il est difficile de filmer des actes délictueux sans en être « complice » d’une certaine manière. Ou sans constituer une vraie bonne preuve qui aurait été l’équivalent du suicide pour le clan.

    Dans les bonus du dvd, le boss yakuza explique néanmoins quelles sont les méthodes illégales. On n’y parle pas de meurtre ni de drogue il me semble mais c’est clair qu’ils font pression sur les gens pour influencer des affaires sur le plan économique.

    A mon avis, l’intéressant dans le doc est de voir que le clan est régi par un code d’honneur. On ne fait pas n’importe quoi. Même le chef s’impose des réflexions qui sont celles d’un chef d’entreprise plutôt que celles d’un tueur !

  3. Je n’ai pas pu voir les bonus du dvd pour le moment, ils doivent être intérréssants. Le doc sur les gangsters semble être à la mode en ce moment: je viens de voir « A very british gangster », il est indéniablement à rapproché de Young Yakuza, et il est à mon avis encore plus hallucinant, Lattley Fottfoy le principal protagoniste parle de ses affaires avec nettement moins de retenu que les Yakuzas de Limosin, mais surtout son rôle social dans son quartier défavorisé est carrément incroyable, on le voit ainsi intervenir en compagnie de la police pour régler une affaire de garde d’enfants (alors que dans le même temps la police ne rêve que de le remettre en prison.)

  4. Au fait, puisque cela semble être dans l’air du temps pourquoi ne pas envisagé un article sur les truands au cinéma ? Je viens moi-même de parfaire ma culture à ce sujet au cours des derniers mois et je serai ravi de participer. Il me semble que le truand peut être vu comme un véritable paradigme du cinéaste : à la fois malfaiteur et régi par un code d’honneur.
    Exemple : Martin Scorsese, la prêtre cocaïnomane,
    Abel Ferrara le mystique junkie.
    Je ne connais pas la biographie de Kinji Fukasaku, mais cela ne m’étonnerait pas d’apprendre que son père fut prêtre shintoïste.

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