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Une nouvelle fois, le cinéma français tente de se donner un genre au lieu de faire du genre. Avec ses allures de grosse production, on pouvait s’attendre à un thriller rythmé, avec des effet spéciaux, et de la baston mais Chrysalis ennuie d’un bout à l’autre et accumule les défauts.

Commençons par la vision futuriste du réalisateur se limitant à des décors cliniques et métalliques, une photographie baignant dans un gris élégant mais infiniment froid, qui empêche d’éprouver la moindre émotion. Le futur se résume à une collection de marques (vitre Saint Gobain,  prototype Renault, écran Dell, géolocalisation Google, des pubs toujours bien mises en évidence par un cadrage adéquat…) et d’accessoires de geeks (Nabaztak, le chien robot de Sony ,etc.). Si les décors peuvent séduire au premier abord, on constate vite que ce sont toujours les mêmes qui sont utilisés. De plus, ils ne sont pas crédibles. Franchement, qui aimerait vivre dans un appartement où tout le mobilier est fait en inox ?
Les effets spéciaux se limite à de la 3D filaire superposée sur l’image. Une scène tente de nous en mettre plein les mirettes : la professeur opère à coeur ouvert à distance via une reproduction holographique. Hormis le fait que cette scène est purement gratuite (elle ne fait en rien avancer le récit), elle ressemble beaucoup à la recomposition faite par un bras robotisé, de Leeloo dans le 5ème élément. Le choix de la musique finit de renforcer cette impression.

Les acteurs ne nous aident pas non plus. Albert Dupontel assure une présence physique minimum, à mille lieues de son rôle tourmenté (mais tout aussi physique) du Convoyeur par exemple. Marie Guillard tente de s’accrocher aux branches avec un second rôle totalement passif. Il ne faut rien attendre des dialogues d’une platitude révoltante.

Les scènes d’action… Ahlala. Nous avons un ou deux combats un peu violents, un peu chorégraphiés. Absolument rien de novateur puisqu’il s’agit de corps à corps au couteau et à la mandale, une méthode de combat totalement hors de propos dans ce futur glacé où l’on n’utilise que des machines. En plus ces combats sont trop longs; on voit bien que c’est pour nous en mettre plein la vue, mais ça ne fonctionne décidément pas. On y a presque cru pourtant.. A un moment, on voit le flic dans le prototype Renault, puis un sale type s’approche d’une moto trafiquée, le flic se relève nerveusement sur son siège. On croit voir poindre le début d’une course poursuite entre auto et moto mais non, ça devient de la course à pied. Une scène d’ailleurs ridicule puisque le flic est armé, à quelques mètres du méchant et jamais il ne pense à lui tirer dans la jambe pour qu’il s’arrête de fuir.

Le grand défaut du film est sans doute son scénario. Il n’y a aucun enjeu et l’on ne comprend rien à ce qui se passe. Deux intrigues sont menées de front mais les deux intrigues n’ont rien à voir l’une avec l’autre si ce n’est d’avoir un personnage commun !
Quand enfin le dénouement nous dévoile toute l’histoire, on constate qu’il n’y a rien à comprendre. Ou alors j’étais complètement à côté de la plaque, je me demande encore. Je n’ai pas l’habitude de descendre un film. Une production nécessite une somme d’énergie, de temps et d’argent considérable. Mais là, c’est vraiment du gâchis.


« Ne soyez pas effrayés ! Entrez dans notre cinéma de quartier ! Dès que vous apercevrez “An American International Picture”, en lettres bleues pâles, ajustez vos lunettes 3-D pour suivre les courbes de la délinquante scolaire avant que le démon hideux du soleil ne la boulotte. Désireriez-vous observer les infâmes agissements du croque-mort et de ses copains ? Pour ceux que les effusions de sang rebutent, nous affichons en outre des comédies coquines. Si vous cherchez des documents éducatifs nous possédons des dramatisations narrant les émois des filles perdues et les vertiges des premières amours dans toute leur nudité. Cela vous dirait de surprendre ce qu’il se passe derrière les murs d’un couvent ? De quoi sont donc capables les adolescentes peu sages et les mauvais garçons en hot-rods quand ils brûlent le bitume ? Ou sans doute préféreriez vous… »
42nd Street Forever, soit plus de quatre heures en deux volumes de bande-annonces vintages samplées, sans retouches et sans coupures. Tout ce qui touche à l’essence même du grindhouse y est exposé sans pudeur.
Bienvenue dans les enfers de l’exploitation.
  

 
Motorpsychos : The Undertaker and his Pals. (Respirez un bon coup avant de lire la tagline suivante à haute voix : “A macabre story of two motorcycle-riding, knife wielding, shiv shaving, arm-twisting, chain-lashing, scalpel-flashing, acid-throwing, gun-shooting, bone breaking pathological nuts and their pal the undertaker…”)
 
Maniac(s) on the loose : The Flesh and Blood Show (de Pete Walker) “…answer in the 3-D spectacular climax”, Women and Bloody Terror / Night of Bloody Horror, Corruption (avec Peter Cushing) en columbiacolor, The Centerfold Girls.
 
Double Horror Show : I dismember Mama / Night of the Blood-Splatted Bride (un trailer gimmick constitué d’une fausse interview-trottoir à l’entrée d’un cinéma qui passe ce double programme).
 
Gothic-shocker : The Butcher of Binbrook (aka Graveyard of Horror), Murders of the Rue Morgue (la version de Gordon Hessler).
 
Super détective en jupon : Ginger.
 
Exploitation coquinou d’une célébrité : Italian Stallion (avec Sylvester Stallone).
 
Comédies sexy ritales : Creampuffs (de Sergio Martino avec Edwige Fenech).
 
Coquinou “High Tech” : The 3Dimensions of Greta (en photographie tridimensionnelle) “the exciting 3-D Girl”, The Lollipop Girls in Hard Candy en 3D assurèment artisanale (avec John Holmes),
Panorama Blue “The World’s Mightiest Adult Film”. Attention, celui-là est… “Filmed in 70 MM Super Widescreen Panoramascope with 4 Track Stereophonic Sound”. Rien de moins. En ride, un couple batifole devant un blue screen de grand huit sur la BO de 2001, l’Odyssée de l’espace. De quoi en avoir le souffle coupé, certes…
 
Maniac avec le petit plus “High Tech” : Wicked Wicked en Anamorphic Duovision (ne me demandez pas comment cela fonctionne).
 
Premiers émois et problèmes d’ados : Teenage Mother, Charlie and the Hooker
 
Aventure Horror Japan : Matango (une attaque de champignons géants, puisque je vous le dis).
 
SF Horror : The Green Slime, The Clones “Maintenant, de la science-fiction, bientôt.. des faits scientifiques”, Mission Mars.
 
Kung-Fu déviant : Les Monstres du Kung-fu aka The Crippled Master.
 
Bikers on the loose : Born Loosers, Hell Angels on Wheels (avec Jack Nicholson)
 
Motorchicks : The Hellcats.
 
Hells Angels & Horror : Werewolves On Wheels.
 
Hells Angels gays : The Pink Angels.
 
Dépravation Times aka Jeunesse dépravée : The Depraved (aka Exposed), Street Girls, Baby Sitter qui pratique le détournement de père de famille (Influence du Lolita de Kubrick ?), Delinquent Schoolgirls.
 
Arty Sexy chez les nonnes : L’intérieur d’un Couvent (aka Beyond Convent Walls).
 
Shockumentaires : Secret Africa, Shocking Asia.
 
Beatnick Filmique : Chappaqua.
 
Action ritale : The 44 Specialist (avec John Saxon).
 
Hard Boiled British : The Bullet Machine.
 
Auto-stoppeur agressif : Death Drive (de Pasquale Festa Campanile avec Franco Nero et David Hess).
 
Madmaxerie italienne: The Raiders of Atlantis (aka Les Prédateurs du Futur, de Ruggero Deodato).
 
Thrillers “introuvables” : Death will have your eyes (de Giovanni d’Eramo), Death has blue eyes.
 
Femmes Fatales : A Black Veil for Lisa (Lucianna Paluzzi), Jayne Mansfield dans Female Jungle.
 
Quest for Fire-like : Ironmaster la Guerre du Fer (avec Georges Eastman).
 
Viet-vet vigilante : Rolling Thunder (avec Bill Devane et Tommy Lee Jones).
 
Chicks on the Road : Dixie Dynamite (avec Warren Oates).
 
Jeunesse violente sur la route : Dragstrip Riot.
 
Sur la route : Stingray.
 
Du jeune qui vit libre dans son milieu : Van Nuys Blvd., The Pom Pom Girls, College Girls, Maid In Sweden.
 
Du moteur rugissant : Burnout, Dirt.
 
Film de guerre Blax : Savage !
 
Thriller Blax : Kenner - Black Samson - The Guy from Harlem - Welcome Home, Brother Charles.
 
Théma sociale Blax : ..tick..tick..tick.. (Shérif noir chez les sudistes).
 
Western Blax: Take a Hard Ride (Jim Brown - Lee Van Cleef - Fred Williamson), The Legend of Nigger Charlie, Boss Nigger (de Jack Arnold tout de même, avec Fred Williamson) “He’s Black ! He’s Brutal ! He’s Boss !” Viva Fredo !
 
Sexy comedy : Confessions of a summer camp Counseillor, Sunset Cove
 
Du Terence Hill : Super Fuzz (de Sergio Corbucci, Terence Hill est un policeman aux supers pouvoirs), Mr Billion.
 
Horrorshow Blax : Sugar Hill.
 
Comédie grasse chez Cro-magnon : When Women had tails.

Space Opera Kitch : Starcrash
.
 
Manoir à problèmes : The Evil (aka Le Couloir de la Mort, avec Richard Crenna), Devil’s Nightmare (avec Erika Blanc, Daniel Emilfork).
 
Sous James Bond : Spy in your eye, Trunk to Cairo, Kiss the Girls and make them die (au héros accroc aux bananes, avec Margaret Lee).
 
Sous-comédie jamesbondesque : The Last of the Secrets Agents ? (chanson-titre par Nancy Sinatra, qui dit mieux ?).
 
Péplum : The Rape of the Sabines avec Roger Moore, Amazons of Rome avec Louis Jordan, Revolt of the Slaves (châtiments et mises à mort en prime, ça ne mange pas de pain), The Revenge of the Gladiators.
 
La Cape et l’épe : Samson and the Slave Queen.
 
Danse disco sur rollerSkatetown USA.
 
Apprentissage de la sexualité : Helga, the intimate story of a young girl, I,a Woman.
 
Du Monster Bis : The Giant Gila Monster “an amazing kong-like monster”, The Hiddeous Sun Demon, The Monster of Piedras Blancas, The Woman Eater, The Deadly Spawn, The Dark (John Bud Cardos).
Donjon SM : Initiation to Ruin.
 
De futurs grands noms : The Deadly Blessing (Wes Craven), Rabid (David Cronenberg), The Texas Chainsaw Massacre (Tobe Hooper).
 
Free Godzilla : Gigantis the Fire Monster, Destroy All Monsters.
 
Femmes violentes & Desperadas : Savage Sisters.
 
Rape & Revenge : They called her one Eye (Aka Thriller : a cruel Picture), Ms.45 (L’Ange de la Vengeance d’Abel Ferrara).
 

42nd Street Forever, Vol. 1 & 42nd Street Forever, Vol. 2: The Deuce
 
Langue : Anglais – Non S-T
Format : Widescreen – NTSC
Ratio : 1.78 :1 - 16/9
Volume 1 : Région 1 (USA et canada)
Volume 2 : Toutes régions
 
Editeur : Synapse Video
Durée : 128 mn & 121 mn
 
Sortie du Volume 1 : 15 novembre 2005
Sortie du Volume 2 : 31 octobre 2006

Synapse Films