Weird dreams

Weird dreamsLes univers de pixels à haute teneur en bizarrerie inquiétante, il n’y en a pas eu florès dans les bacs et pourtant, disséminés à diverses époques, même lointaines (en terme de jeux vidéo, cela va sans dire), nous en retrouvons de sacrés représentants.

C‘est sur l’Amiga, l’Atari ST et C64 que Rainbird développa Weird Dreams (1989) avec l’apport de l’artiste Herman Serrano. Ce soft court et difficile baignait dans un surréalisme complet, ce qui ne l’a pas aidé commercialement parlant.

Weird Dreams est un authentique projet de Puzzle-Game fêlé dans lequel on incarne un jeune garçon qui a eu le malheur de tomber amoureux d’Emily. Le souci de taille se situe dans la nature d’Emily qui est une démone ! C’est ce qui s’appelle ne pas avoir de chances en amour en tout cas. Grâce aux bons soins de sa chérie, Steve se retrouve allongé sur une table d’opérations pas loin de son dernier souffle. Piégé dans son subconscient mal fréquenté, il doit en trouver l’issue.

Steve traverse une suite de tableaux non liés, ce qui est logique pour une narration onirique (la logique de l’illogisme, donc), qui vont d’une cuve de barbe à papa à une fête foraine, d’un jardin aux fleurs carnivores à un piano démesuré. Des lieux qui ne pardonnent pas la moindre mauvaise manipulation. Le danger, que ce soit une anguille électrique, une tondeuse à gazon ou une guêpe énorme, provoque une mort soulignée de façon grotesque. La scène d’étrange angoisse par excellence reste selon moi celle où l’on joue au ballon avec une petite fille au large sourire qui agite un grand couteau. Le ballon s’ouvre soudainement en une mâchoire qui vous engloutit par petites bouchées. Au bout de ses peines, le joueur parvient jusqu’à une conclusion qui vaut son pesant de EC Comics.

Le code de triche pour les vies infinies vaut la peine d’être cité. Dans le palais des miroirs, il fallait se tenir face à un miroir précis et (ne pas dire Candyman) taper sur la touche « Help » : trois points, trois traits, trois points. Vous aurez reconnu le langage morse. SOS.

 

 

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