Crank : high voltage (Hypertension 2)

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Supercalifragilisticexpialidocious est probablement le terme le plus adapté pour décrire ce film complètement fou. Au préalable, il sera nécessaire de passer chez votre médecin traitant, afin de vérifier que votre nerf optique est bien accroché et ne risque rien.

Le film reprend donc exactement là où le premier opus nous avait laissés. Chev Chelios tombe d’un hélicoptère et atterrit sur une voiture. Mais voilà, il n’est pas mort. Une bande de types louches le ramassent dans la rue, lui extraient son coeur et le remplace par un coeur artificiel alimenté par une batterie. Dans le premier, Chelios devait se contrecarrer les effets du poison et produisant de l’adrenaline. Dans ce deuxième épisode, on franchit un step technique : pour se « recharger », toutes les sources d’électricité sont bonnes : allume-cigare, batterie de voiture, coffrets électriques et lignes haute tension.

Les réalisateurs (oui il fallait être deux pour pondre un truc pareil) semblent être des adeptes de jeux vidéos et même qu’ils en ont probablement un peu abusé. Le début du film ressemble à s’y méprendre à une adaptation live de Grand Theft Auto. Le monolitique Jason Statham (Le transporteur 1 à  12) doit ainsi dans certains points de la ville afin de récupérer son coeur. Ses barres de vie baissent au fur et à mesure de ses efforts. Le temps presse. Il n’hésite pas à user de la violence pour faire parler les témoins (avec un shotgun lubrifié dans le fondement, par exemple). Il n’hésite pas non plus à transformer une boîte de striptease en bain de sang. Progressivement, Chelios rend visite à tous les gangs ethniques d’un Los Angeles underground. Sur sa route, il croisera sa girlfriend, à qui il va bestialement faire l’amour sur le champ de course d’un hippodrome. Il va également faire la rencontre d’un travesti atteint du syndrome de la Tourette et se déplaçant à mobilette.

Hypertension 2, c’est l’occasion de voir des choses qu’on a rarement l’habitude de voir : des seins siliconés qui crèvent sous les balles, des chinois éventrés à coups d’Uzi, David Carradine interprétant l’obsédé sexuel Poon Dong, un combat de titans à la Godzilla, et un sectionnement de tétons masculins ordonnés par « le furêt ». Ce n’est là qu’un petit extrait d’une interminable liste.

Apparemment, le film a fait trop peur aux distributeurs français. Il sort donc directement en dvd et en blu-ray. Après analyse, il s’avère qu’un tel scénario n’a pu être écrit que sous l’effet de puissants psychotropes. La réplique la plus symptomatique étant prononcée par Chelios avant un énième accident automobile : « Poulet et brocolis ».  A méditer.

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Le blu-ray vous permettra de subir un festival de couleurs saturées. Toute l’image est brûlée dans Hypertension 2. Il y fait très chaud. Le transfert est d’un piqué remarquable et il permet de s’immerger dans cet univers coloré et flashy afin de devenir épileptique en une séance unique. Le son est plus brouillon, cacophonique dirons-nous, à base de rock musclé mais le genre change suivant l’ambiance de chaque endroit visité.

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