Vendredi 13, de Sean S. Cunningham 1


Film culte dès sa sortie (1980), Vendredi 13 frappe plus aujourd’hui par ses défauts que sa soit disant cruauté. Ecrit par Victor Miller et fortement inspiré du Halloween de Carpenter, ce film échoue là où Evil Dead excelle. Alors que Raimi parvient à nous faire peur avec des effets spéciaux artisanaux, Cunningham nous plonge dans un ennui constant. Force est de constater que le film n’effraye plus. La réalisation est bancale, les comédiens désincarnés, le scénario vide. Le succès engendré à sa sortie est visiblement dû à l’aspect « sociologique » du film.
En effet, Miller détourne l’image rassurante et paradisiaque du camp de vacances pour le transformer en un lieu de « dépravation » (la sexualité des adolescents) et de dangers.

L’histoire est simple : fermé à la suite de plusieurs meurtres inexpliqués, le camp Crystal Lake réouvre après de nombreuses années. Les adolescents employés pour le remettre à jour commencent alors à disparaître un par un.

Certaines scènes restent intéressantes visuellement, comme l’attaque à la hache ou l’apparition du petit Jason, mais les scènes importantes (telle que la révélation du tueur) tombent complètement à plat. On notera que les scènes de meurtres sont filmées en caméra subjective, procédé peu utilisé à l’époque et rentré depuis dans les moeurs du slasher.
Betsy Palmer (la mère de Jason) ne convainc pas une seule seconde dans ce rôle de mère schizophrène. Pas plus que les autres acteurs (parmi lesquels Kevin Bacon) dont la psychologie des personnages n’est jamais explorée.

Au final, Vendredi 13 apparaît culte pour deux raisons : avoir fixé de manière durable les règles du slasher (genre amorcé par Black Christmas) et engendré le mythique Jason Voorhees.


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Commentaire sur “Vendredi 13, de Sean S. Cunningham

  • Rock

    Assez d’accord avec toi, je l’avais revu il y a un an sur grand écran, et l’ennui engendré par ce film avait surpris plus d’un spectateur…