Feffs 2013 ép. 2 : Tore tanzt et The returned


Attention spoiler !

Au FEFFS, on voit du bon et du moins bon. Parfois on voit tout ceci la même journée tellement on est pris de cinévorie (mélange de cinéphilie et de cinéphagie).

Le bon serait Tore tanzt, ovni (dans quelle catégorie le classer ?) allemand réalisé par Katrin Gebbe. Le personnage principal est intriguant. Il appartient aux Jesus freaks et roule sa bosse du côté de Hambourg. Ces Jesus freaks vivent apparemment en communauté dans des squats, ce sont des punks chrétiens qui se sont éloignés de l’ordre religieux mais qui ont gardé les préceptes de l’amour enseignés par Jésus. Ce personnage aide une famille dont la voiture est tombé en panne. Il a simplement imploré DIeu en se mettant sur le capot de la voiture – lol. Le regard du père de famille, Benno, indique qu’il va vouloir rencontrer à nouveau ce jeune punk. Quelques minutes plus tard, il va aider Tore tombé à terre à cause de son épilepsie lors d’une soirée Jesus freaks – comment s’ est – il retrouvé là ? Faille scénaristique ?

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Le film va s’attarder sur cette relation entre la famille, a priori peu portée sur la chose religieuse, et le jeune Tore. La force de cette oeuvre tient dans la descente aux enfers du personnage principal, construite au fur et à mesure du film. Benno a accueilli ce jeune homme pour tester sa foi. Le film parle du sacrifice et jusqu’où une personne est prête à aller au nom de ses idées. Tore va subir une torture mentale qui le mènera jusqu’à sa mort. Certaines scènes sont insoutenables. Compréhensible lorsque le jeune punk ingurgite un poulet moisi sous les yeux du couple qui l’accueille.

Le film traite de la foi (l’amour ?) mais également de la solitude,  de la famille, de l’horreur du quotidien, du délitement des relations  sociales dans notre monde actuel. Difficile de ne pas penser  aux Autrichiens Jelinek, Haneke et Kargl (Schizophrenia) par rapport aux thèmes abordés  ou bien dans la réalisation – pour les deux derniers –  où foisonnent plans – séquences, mouvements divers de la caméra et discrétion de la musique (quel plaisir !).

Le moins bon, dans la même journée, serait The returned, seul film de zombies vu lors de cette édition du FEFFS.

Inutile d’épiloguer 107 ans sur ce film dit de genre, insipide et sans âme. Le seul aspect respectable est la volonté de renouveler le genre qui se mord la queue depuis 10 ans ( des zombies dans tous les pays et dans toutes les situations – The Dead, Zone of the dead…etc). Les personnes mordues par des zombies peuvent être guéries par des injections quasi quotidiennes d’un liquide vert. Ce médicament ne va plus être produit et des questions vont commencer à se poser : que faire des gens mordus ? Faut – il les guérir ?

A part cela, pas grand – chose à se mettre sous la dent. On voit très peu de zombies ou de scènes avec des zombies en action. Le point de vue proposé par le réalisateur n’est pas vraiment alléchant (suivre un couple dont un des membres a été mordu), la réalisation est lisse (beaucoup de plans de 2,5 secondes et de la musique dans tous les sens), des acteurs qui ne sont pas transcendants. Le scénario met en place des situations de suspense téléphonées. Le seul aspect positif, la question sociale, s’efface derrière tous ces défauts. Bref, passez votre chemin.

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A propos de Mister K.

Adorateur de Jean - Pierre Dionnet et des ses émissions cultes Cinéma de quartier et Quartier interdit, Mister K. aime le cinéma bis. Râleur et amateur de sensations fortes au cinéma (Anthropophagous entre autres), il viendrait d’une contrée lointaine (chère à Marine Le Pen) appelée Haute - Marne.

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