Nos derniers articles

The Last Man on Earth - Affiche - M
Cinéma Obscura – The Last Man on Earth – Partie 1

Les Chimères de Mirinar - Teliam Vore - Cover Small
Les Chimères de Mirinar – Teliam Vore

Affiche Festival Ptit Clap
Le festival Ptit clap recherche des courts-métrages

etrange ward espagn 02
L’étrange vice de Mme Wardh

5obtructions_affiche72dpi
5 obstructions, de Lars Von Trier

enterthevoid16
Enter the void, de Gaspar Noé

flyer-theroom-small
The Room, jeudi 4 mars, à la Cantada

precutgirl17
Precut girl, d’Eric Dinkian

french_demence_cover
Dvd French Démence vol. 1

baberainbow_shaved_warp
Angoisse forestière

masque2
Le masque de la mort rouge, de Roger Corman

krrish2
Krrish

fastcompany
Fast Company, de David Cronenberg

Nollywood
Nollywood : le monde merveilleux du cinéma d’exploitation nigérian

Love_Exposure_LoveExposuresleeve
Love Exposure (Ai no mukidashi), de Sion Sono

bronson-recto-jaquette
Bronson, de Nicolas Winding Refn

dragon-4fe_1415
Dragon Kickboxers, le 4 février

Pontypool_Pontypool_3jpeg
Pontypool

inside
Inside en dvd

Sans titre
Dans ton sommeil

FMF
Festival des Maudits Films

brunoe1
Brüno

mother
Mother de Bong Joon-Ho

baader2
La bande à Baader

visuel3detrangevice
Du giallo chez Neo

VampireLoversC5
The Vampire Lovers

lenfer
L’enfer d’Henri-Georges Clouzot en dvd

bluline
Warner blu-line

loveexpo
Sion Sono à Saint-Denis



Alors que sort son dernier film La nuit des horloges, il faut remonter à 2002 pour le précédent opus signé du maître français du fantastique gothique. Le réalisateur fait de la résistance. Il se fout plutôt des modes et n’a pas honte de nous resservir une énième fois un Dracula! Son cinéma est hors de tout et hors du temps plus particulièrement.

C’est aussi un des rares à écrire des dialogues soignés et poétiques qui offrent toujours un décalage que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Si l’on parvient à dépasser l’apparente naïveté du dialogue récité, on constatera que le monde de Rollin tient plus de la littérature que du cinéma moderne. On voit en effet, que l’auteur pense tout d’abord à son récit et à la narration avant de s’attaquer à la réalisation proprement dite.

Même si La fiancée de Dracula a eu quelque écho médiatique lors de sa petite sortie en salles, Jean Rollin reste ignoré en France et fait toujours l’objet d’un culte aux USA.

Le film nous est conté sous forme d’enquête. Deux hommes (un professeur extralucide et son assistant) cherchent le mystérieux « maître », chef des parallèles, les habitants d’un univers souterrain. Pour se faire, les deux enquêteurs croisent la route de nombreux personnages loufoques dont seul Rollin à le secret. Ils vont notamment se retrouver dans un couvent, sur la trace d’Isabelle, une femme recueillie par la mère supérieure et qui depuis, contamine les autres nonnes avec sa folie. La séquence du monastère est donc un grand moment d’anthologie où les religieuses ont toutes des comportements complètement fous : il y a une adepte du bilboquet, deux fumeuses (cigare et pipe!), certaines s’adonnent à quelques plaisirs saphiques. Bref, on ne s’y ennuie pas.

Ces scènes humoristiques font ensuite place à une ambiance plus « grand guignol » lors d’une cérémonie aux accents sataniques. Isabelle doit en effet rencontrer le maître pour voir s’il l’accepte ou non. Pour cela, il faut un ou deux sacrifices de nonnes, mais cela requiert aussi la présence d’une maîtresse de cérémonie, jouée par Brigitte Lahaie. Les fans (et je sais qu’ils sont nombreux!) apprécieront cette apparition…

Jean Rollin est aussi un amoureux d’ambiance macabre. Il aime à se promener dans les cimetière comme d’autres feraient du lèche-vitrine. Il plante souvent sa caméra dans des vestiges moyenâgeux, donnant à ses films un cachet désuet très charmant, en totale adéquation avec le sujet (vampirisme et cérémonies sacrificielles d‘un autre temps).

Enfin, il faut bien signaler que l’érotisme est toujours aussi présent dans cette oeuvre. Il s’agit d’un vrai érotisme où l’on montre juste ce qu’il faut, et où le spectateur est obligé de deviner et d’imaginer.

Jean Rollin a donc su rester en dehors de toutes les modes qui régissent le cinéma actuel. Son film reste intemporel et imprime quelques images marquantes dans notre esprit. La femme blafarde attachée à la proue d’un navire, la religieuse qui prend son propre cœur dans la main, la louve, et bien d’autres personnages étranges.

Voir également :

  1. Rencontrez Ovidie et Jean Rollin mardi 20 janvier 2009, de 19h à 20h30, rencontre avec...
  2. La nuit des horloges, de Jean Rollin Une jeune fille, incarnée par l’ex star du porno...
  3. Frankenstein et la fiancée de Frankenstein au cinéma Classique indémodable du cinéma fantastique, Frankenstein est l’adaptation du roman...
  4. Ladyblood, de Jean-Marc Vincent Evoquer Ladyblood m’est quelque peu embarrassant. Objectivement, c’est un...
  5. Jean-Jacques Rousseau attaque Jean-Jacques Rousseau, cinéaste belge de l'absurde, organise une projection de...

Laisser un commentaire

2 commentaires pour “La fiancée de Dracula, de Jean Rollin”

  1. Bonjour,

    Je suis à la recherche des coordonnees de Jean Rolin pour ma fille valérie mercier que Jean a connue.Elle a besoin de le joindre,a des problèms de santé et a perdu les coordonnées de Jean.Peut-être pourrez-vous m’aider dans ma recherche.

    Merci peut-être pour votre aide .

  2. merci pour votre aide

Laissez un commentaire