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Francis Loup, Laurent Vitteur et Chloé vous invitent à visiter quelques lieux underground des grandes capitales à la mode : Paris, Londres, Amsterdam et Tokyo. Ces trois photographes ont écumé les soirées fétichistes à la recherche de clichés représentatifs d’une sexualité déviante où l’apparence tient un rôle important. Latex, cuir, vinyle, uniformes, accessoires hétéroclites, vous y découvrirez à quel point l’inventivité devient un art dans le cadre de performances “live” tout à fait étonnantes.Si vous n’êtes pas familier avec le fétichisme, une petite introduction vous en expliquera le concept, principalement à base de “dress code”. On vous expose également les objectifs de tels rassemblements ainsi qu’un petit historique de ces “rendez-vous bizarres”.
Difficile d’en dire plus sur ce recueil de photographies puisque c’est principalement avec les yeux qu’il se déguste. Ajoutons tout de même que le fétichisme est ici à prendre au sens large et concerne donc surtout l’habillement. A cela se mêlent des comportements bizarres : sadomasochisme, bondage, tortures, modifications corporelles, etc. Ces soirées n’ont rien d’un simple bal masqué et nombreuses sont les créatures nocturnes qui s’y donnent en spectacle lors de performances bizarres situées quelque part entre art et pornographies. Bondage, sadomasochisme, exhibitionnisme, tortures, toute la clique freudienne est là dans la joie et l’allégresse. Notons que ce sont comme d’habitude les japonais et les japonaises qui sont les plus extrêmes et les plus délirants.
La fin du livre consacre quelques pages à des descriptions plus détaillées des lieux et des événements, à toute fin utile…
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“On peut réfléchir; ça coûte pas plus cher”.Il s’agit là, de mémoire, des paroles d’un flic pas très zélé du film qui laisse volontairement filer un assassin par pure flemme. Réfléchir, c’est aussi ce qu’a fait Quentin Tarantino en réalisant ce film, Death proof, en VO. Le titre français pourrait sembler une hérésie et pourtant le film est un hommage aux films d’exploitation des années 60-70 qui portaient souvent des noms à rallonge. De plus, traduire le terme deathproof n’est pas une tâche aisée…
Attention : Tarantino ne s’est pas contenté de boucler un film ultra-référentiels pour geeks avertis. Le fan est là et les clins d’oeil aussi mais simplement en tant qu’amuse-bouches. Car en fait, le film n’est pas une parodie du genre mais appartient réellement au genre. Grâce à cette authenticité, nous retrouvons tous les ingrédients de la série B consacrée aux gonzesses et aux grosses bagnoles, deux thèmes chers au regretté Russ Meyer et son fameux
Faster pussycat ! Kill ! Kill !
Tarantino réhabilite également l’érotisme. Toujours aussi fétichistes des pieds féminins, l’obsession devient de plus en plus évidente à chaque nouveau film jusqu’à devenir un gimmick. Il s’attarde aussi sur les jambes fuselées et les derrières apétissants de ses nombreuses héroïnes. On remarquera au passage un casting atypique qui ne privilégie en aucun cas les bombass maigrichonnes mais plutôt des physiques privilégiant les courbes, un peu de chair, et beaucoup de charme. C’est aussi l’occasion d’assister à quelques moments magiques et sensuels où image et musique s’accordent à l’unisson, de la même façon que le twist d’Uma Thurman et John Travolta dans Pulp Fiction, entré aujourd’hui dans les annales des scènes les plus cools.On retrouve bien sûr ce qui fait le charme de Tarantino : des tunnels dialogués, certes longs mais jamais ennuyeux et souvent très drôles. Il intègre quelques gouttes de gore juste là où il faut pour surprendre et choquer alors qu’on s’y attend le moins.
Kurt Russell est royal dans son rôle d’ex-cascadeur pathétique. Avec son blouson ringard, sa tignasse grasse et sa voiture ornée d’une tête de mort, autant lui écrire “serial killer” sur le front. Son personnage est très intéressant car son côté cool et macho est contrebalancé par des faiblesses qui apparaissent à la fin du film.
C’est aussi par ce personnage que s’illustre le téléscopage entre “old school” et temps modernes, un message en filigrane ponctué tout au long du film. Certains éléments inscrivent l’histoire dans un contexte contemporain : une fille fait plusieurs sms, la gravure de cd est évoquée, le trafic automobile est composé de voitures familiales ou de 4×4. D’un autre côté, on retrouve des indices évoquant la nostalgie : les vinyls dans le jukebox, les vieilles voitures américaines rugissantes, le noir et blanc l’espace d’une scène. A plusieurs reprises, le numérique s’oppose à l’analogique.
Les quelques scènes d’action sont spectaculaires, et en particulier la poursuite finale, un véritable concentré d’adrénaline diablement bien rythmé. L’aspect dangereux des cascades y est vraiment impressionnant et justement, il n’y a apparemment pas d’effets sépciaux numériques. Michael Bay prend un sérieux revers : oui, on peut faire une course-poursuite haletante sans dépenser des millions de dollars.
Reste la scène finale, où la violence explose littéralement, dans un moment jouissif, orgasmique (si, si, osons) digne d’un de ces ”revenge movies” barbares. Death proof, c’est du cinéma fun, intelligent et drôle à la fois, du cinéma comme on n’en fait guère plus.
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