Boogie, de Gustavo Cova


Boogie, vétéran de toutes les guerres U.S., du Vietnam à l’Afghanistan, revenu à la vie civile se détend en faisant le tueur à gages pour la mafia. Le boss de celle-ci est d’ailleurs menacé par l’existence d’un témoin clef qui va tout balancer sur ses petites affaires au tribunal s’il ne parvient pas à le faire taire avant. Le second du dit boss décide de refiler l’assassinat du témoin en question à un jeune tueur à gage quinenveut plutôt qu’à Boogie, trop cher. Ce dernier décide alors d’enlever lui-même le témoin pour prouver qu’il est le meilleur et, accessoirement, demander un petit bonus financier pour son élimination. Dès lors, Boogie va se retrouver en conflit avec ses anciens employés, conflit qui va générer moult fusillades et autres massacres plus sanglants les uns que les autres et nous permettre de découvrir un peu plus le caractère de ce charmant sociopathe qu’est Boogie.

Tiré de la BD argentine de Roberto « El Negro » Fontanarrosa, Boogie se veut une parodie de l’Inspecteur Harry, une caricature qui pousse à l’extrême le côté légèrement facho du célèbre flic au .44 Magnum. On nous promet donc une escalade de violence sur fond de machisme et d’humour de mauvais goût.

Visuellement, Boogie fait penser à une animation en flash, une cinématique de jeu vidéo dont le budget n’a pas permis de réaliser de vrais cut-scenes. On dira que ça colle parfaitement au style cartoon de la BD et que c’est une question de goût mais, franchement, ça ne vaut pas un épisode des Lascars, la série d’animation avec de la racaille dedans.

Au niveau du scénario, tout a été dit plus haut. Ajoutez-y que le témoin est un témouine et que, forcément, il va y a voir romance et dilemme, et la messe est dite. Là aussi, on pourra dire que c’est parodique, que ça tient sur un ticket de métro parce que Boogie caricature les films d’action de série Z mais, encore une fois : à quoi ça sert ? Si on veut voir un nanard avec un scénario de nanard, on regarde un Chuck Norris – d’où vient ce besoin de toujours s’aligner sur le bas pour refaire, encore et toujours, la même chose en moins bien, en prétextant le second degré et le décalage pour ne pas avoir à se fouler ?

Quant à l’humour, osons espérer qu’il ne se veuille pas démonstratif, qu’il n’ait pas pour but de se gausser de l’impérialisme U.S., parce que, sinon, c’est complétement à côté de la plaque. Et même en considérant qu’il s’agit de faire de la simple provoc, du mauvais goût pour le mauvais goût, Boogie ne souffre pas une seconde la comparaison avec la plupart des œuvres du genre et n’ose pas s’aventurer trop loin sur certaines pistes : c’est non seulement moins transgressif qu’un épisode de South Park, mais encore c’est moins drôle qu’un épisode des Griffin, c’est dire. Le personnage de Boogie ressemble à ce bon vieux Duke Nukem – en moins marrant, alors, achetez vous plutôt un jeu vidéo : pour le prix de votre place de ciné, vous pouvez télécharger Shank – c’est aussi décérébré, plus beau, plus long et là, au moins, vous pourrez participer aux éventrations.

– Euh, au fait, c’était pas en 3D ?

– Si.

– Et alors ?

– Et alors, comme d’habitude : aucun intérêt.

Boogie, vétéran de toutes les guerres U.S., du Vietnam à l’Afghanistan, revenu à la vie civile se détend en faisant le tueur à gages pour la mafia. Le boss de celle-ci est d’ailleurs menacé par l’existence d’un témoin clef qui va tout balancer sur ses petites affaires au tribunal s’il ne parvient pas à le faire taire avant. Le second du dit boss décide de refiler l’assassinat du témoin en question à un jeune tueur à gage quinenveut plutôt qu’à Boogie, trop cher. Ce dernier décide alors d’enlever lui-même le témoin pour prouver qu’il est le meilleur et, accessoirement, demander un petit bonus financier pour son élimination. Dès lors, Boogie va se retrouver en conflit avec ses anciens employés, conflit qui va générer moult fusillades et autres massacres plus sanglants les uns que les autres et nous permettre de découvrir un peu plus le caractère de ce charmant sociopathe qu’est Boogie.

Tiré de la BD argentine de Roberto « El Negro » Fontanarrosa, Boogie se veux une parodie de l’Inspecteur Harry, une caricature qui pousse à l’extrême le côté légèrement facho du célèbre flic au .44 Magnum. On nous promet donc une escalade de violence sur fond de machisme et d’humour de mauvais goût.

Visuellement, Boogie fait penser à une animation en flash, une cinématique de jeu vidéo dont le budget n’a pas permis de réaliser de vrais cut-scenes. On dira que ça colle parfaitement au style cartoon de la BD et que c’est une question de goût mais, franchement, ça ne vaut pas un épisode des Lascars, la série d’animation avec de la racaille dedans.

Au niveau du scénario, tout a été dit plus haut. Ajoutez-y que le témoin est un témouine et que, forcément, il va y a voir romance et dilemme, et la messe est dite. Là aussi, on pourra dire que c’est parodique, que ça tient sur un ticket de métro parce que Boogie caricature les films d’action de série Z mais, encore une fois : à quoi ça sert ? Si on veut voir un nanard avec un scénario de nanard, on regarde un Chuck Norris – d’où vient ce besoin de toujours s’aligner sur le bas pour refaire, encore et toujours, la même chose en moins bien, en prétextant le second degré et le décalage pour ne pas avoir à se fouler ?

Quant à l’humour, osons espérer qu’il ne se veuille pas démonstratif, qu’il n’ait pas pour but de se gausser de l’impérialisme U.S., parce que, sinon, c’est complétement à côté de la plaque. Et même en considérant qu’il s’agit de faire de la simple provoc, du mauvais goût pour le mauvais goût, Boogie ne souffre pas une seconde la comparaison avec la plupart des ?uvres du genre et n’ose pas s’aventurer trop loin sur certaines pistes : c’est non seulement moins trangressif qu’un épisode de South Park, mais encore c’est moins drôle qu’un épisode des Griffin, c’est dire. Le personnage de Boogie ressemble à ce bon vieux Duke Nukem – en moins marrant, alors, achetez vous plutôt un jeu vidéo : pour le prix de votre place de ciné, vous pouvez télécharger Shank – c’est aussi décérébré, plus beau, plus long et là, au moins, vous pourrez participer aux éventrations.

– Euh, au fait, c’était pas en 3D ?

– Si.

– Et alors ?

– Et alors, comme d’habitude : aucun intérêt.

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