Feffs jour 5 et 6


J’avais prévu un programme ambitieux pour la soirée, en allant retirer trois coupons au village fantastique à midi. La soirée devait se terminer en apothéose sur Zombeavers, les zombies castors, à une séance de minuit dans une salle qui promettait d’être chauffée à la 8.6. Désolé pour vous, mais Jo Gonzo a un day-time job, et après le deuxième film j’étais sérieusement à plat, d’autant qu’il faut que je trouve le temps pour écrire les piges, donc Zombeavers, ça ne sera pas pour cette fois-ci.

J’ai  néanmoins passé une excellente soirée devant deux films du festival en compétition qui étaient tous les deux assez déroutants dans deux genres différents. Au sortir du boulot, j’ai pédalé en mode Starsky et Hutch sur ma bécane pour ne pas louper A girl walks alone at night de Ana Lily Amirpour à la séance de 18h.

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Le film a été tourné aux Etats-Unis, en langue Farsi, entièrement en noir et blanc. Il est mélange savamment la culture iranienne et la culture occidentale dans des décors de Beverly Hills. Vous êtes prévenus, on va pratiquer le mélange des genres.

A Bad City, la ville du vice et de la débauche, la drogue et la prostitution sont omniprésentes, malgré quelques traces de morale religieuse. Une curieuse vampire justicière décide de mettre de l’ordre dans tout ça en éliminant peu à peu les personnages les plus mauvais, tout en mettant en garde les enfants sur ce qu’il risque de leur arriver s’ils tournent mal comme leurs aînés. Jusqu’à sa rencontre avec Arash, sorte de loubard au cœur tendre, qui surfe sur la frontière entre le bien et le mal.

Jo Gonzo scale **** J’ai vraiment bien aimé. A girl walks alone at night est un film très déconcertant. On devine le climat malsain et violent, pourtant, tout est extrêmement contemplatif, la cinéaste prenant son temps pour filmer ses personnages dans des plans longs en ralentissant fréquemment l’image, tandis qu’une bande-son remarquable,  accompagne la déambulation des personnages, parfois à la manière d’un clip de rap. C’est esthétique et très poétique.

Moi qui suis ultraconservateur quant au respect des règles cinématographiques régissant les vampires, les zombies et James Bond, cela va peut-être en surprendre plus d’un, mais j’ai apprécié la manière dont on a extrait le vampire de ses racines chrétiennes d’antéchrist pour le réimplanter dans un contexte musulman, où il est désormais le chevalier du bien contre le mal sans être pour autant gardien de la religion, il ne faut pas déconner.

Enfin, on ne va pas tourner autour du pot : « Bad City », justice, noir et blanc, belles bagnoles anciennes (voir infra), religion, est-ce que toute ressemblance avec un film d’un réalisateur américano-mexicain, dont le second opus ne viendrait pas de sortir, au hasard, cette semaine, (pas encore eu le temps de le voir, d’ailleurs, ça sera pour la semaine prochaine), serait-elle purement fortuite ? Il faudrait avoir l’aplomb de Bernard Tapie pour prétendre le contraire. Mais d’une part, c’est un fan de Rodriguez qui vous écrit, Rodriguez étant lui-même un grand pompeur d’idée des autres devant l’éternel, et d’autre part, sorti de ces emprunts, A girl walks alone at night n’a rien d’un remake.

Jo Gonzo shitless scaring ability *** Nous sommes plongés dans une ambiance étrange, et l’on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Mais sorti de là, A girl walks alone at night est un film sur la beauté, pas vraiment un film d’épouvante.

Jo Gonzo blood and violence **** Qui dit film de vampire, dit sang. Comme c’est tourné en noir et blanc, du coup, le sang coule d’un noir profond, comme dans un film noir des années 40, si bien qu’il est là pour décorer les scènes à la manière d’un tableau, ici encore, c’est fait pour être beau.

Jo Gonzo même pas cap factor ***** C’est en regardant le film d’Amirpour qu’on se rend compte à quel point la culture reste cloisonnée dans le monde. Si des passerelles entre l’occident et l’Extrême-Orient existent de longue date, si l’on mélange depuis longtemps les films de samouraïs et de kung-fu avec des westerns, en revanche, procéder à une fusion totale entre la culture iranienne et la culture pop occidentale par un film de vampire dans un contexte musulman, outre  les emprunts à Sin city, mentionnés plus haut, si ça c’est pas de l’audace….

Jo Gonzo cars ***** VOILA une réalisatrice qui a compris que quand on va voir un film fantastique, on a envie de voir des caisses fantastiques !!! Les autres, prenez des notes et remballez vos Kangoo diesel d’écocitoyens. Arash conduit pendant tout le film une Ford Thunderbird hard top coupé de 1956 au verni immaculé, rare avec sa custode ronde, qui est un élément à part entière du film. Peut-être un accessoire de plus « emprunté » à Sin City qui fait la part belle aux américaines des années 50 et 60, mais c’est si beau dans les rues désertes, au ralenti en noir et blanc, accompagné d’une musique superbe…

Jo Gonzo Columbo factor **** On ne sait pas où l’on va pendant tout le film, et on ne sait même pas s’il y aura un dénouement final, alors…

Jo Gonzo erotic charge **** Une charge érotique avec des femmes voilées ? T’étais bourré Jo ? Pas du tout. D’une part, les vampires, ça fait toujours fantasmer. D’autre part, les personnages féminins sont filmés déambulant avec la grâce de mannequins, si bien que lorsqu’ils se débarrassent finalement de leurs vêtements….

 

Puis je suis allé voir :

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Probablement l’un des ovnis les plus déroutants du festival. Jakob est un jeune policier tout frais sorti de l’école, en charge de faire régner l’ordre dans son village natal, une bourgade paumée au milieu d’une forêt à la Twin Peaks dans le centre de l’Allemagne. Il tente de se faire respecter en s’efforçant d’adopter  les attitudes standards en vigueur dans la police allemande, alors que tout le monde semble le prendre pour un guignol entre le paternalisme des anciens à son égard et le mépris des jeunes de son âge.

Dans la vie civile, la personnalité de Jakob n’est pas non plus des plus affirmées, entre les maquettes qu’il construit dans la chambre qu’il occupe chez sa grand-mère qui l’héberge, et son obsession pour les loups, sur lesquels il collectionne les coupures de presse et dont il pense avoir trouvé des traces dans les forêts alentours.

Un soir, il est contacté téléphoniquement par une voie mystérieuse, qui le conduira rapidement à la poursuite dans les bois d’un travelo charismatique complètement cinglé en robe de mariée au physique rappelant Klaus Kinski et armé d’un sabre de samouraï, dans une chasse émaillée de décapitations sanglantes de ses concitoyens au cours de laquelle Jakob sortira peu à peu de son personnage morne et effacé pour découvrir enfin sa vraie personnalité.

Jo Gonzo scale ***** Séance mémorable, j’ai été captivé du début à la fin. A l’issue de la projection, Till Kleinert nous a parlé de son film dans son anglais parfait teinté de l’accent des Scorpions. Le réalisateur, aux apparences d’un geek wanabe rocker dans son perfecto râpé sur un T-shirt d’informaticien dont il s’est également procuré les lunettes, un peu gauche devant les spectateurs mais qui s’enflamme dès qu’il se lance dans ses explications, nous a parlé de ses influences, des mangas et des jeux vidéo japonais qui lui ont permis de supporter le désœuvrement et la sensation d’enfermement des patelins allemands de son enfance dans les années 90. Il nous a raconté les difficultés du tournage, qui a eu lieu intégralement la nuit (normal, me direz-vous, pour un film de loup-garou), l’acteur jouant le samouraï se pelant généreusement les roustons sous sa robe. Un spectateur lui a demandé de confirmer l’influence de Kill Bill… qu’il a réfutée… ben tiens, en voilà une idée. Ah, la chevelure blonde ? La robe ? Le sabre peut-être ? Non, pas du tout, a-t-il réaffirmé, ce personnage lui aurait été inspiré entièrement par une BD japonaise.  Vérifions…

dersamlittle

killbill

Euh… non, rien à voir, en effet !

Du coup, on comprend mieux pourquoi le thème du film, c’est le subconscient …

Passons. Au-delà de ça, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à quelqu’un qui a osé se donner les moyens de mettre tout ce qu’il avait dans le crâne sur un écran, ce qui donne au final une œuvre audacieuse et magnifique, comme on les aime. A la fin de l’interview, sur une question d’un spectateur qui voulait se la raconter, sur le « crowdfunding », (je vous rassure, moi aussi à ce moment là j’ignorais la signification de ce mot, après un rapide tour sur wikipedia ça veut simplement dire « financement participatif » pour qui veut passer pour un expert), Kleinert  nous a dévoilé avoir réalisé ce film en tant que travail de fin d’étude ! Nul doute qu’il est bien parti, le bougre.

A signaler que (j’en profite pour me la péter à mon tour, sinon, à quoi cela sert-il de poster ?), étant personnellement germanophone, le sous-titrage français de ce film est totalement foireux et risque donc de générer une perte importante. Notamment, dans les sous-titres, tout le monde vouvoie Jakob, alors qu’en allemand, il est tutoyé systématiquement, ce qui renforce l’idée qu’on le traite comme un branquignole malgré son uniforme. A part ça il y a de nombreux contre-sens. C’est très dommage….

Jo Gonzo shitless scaring ability *****Même si vous ne finirez pas dans le même état de trouille qu’en sortant de The Canal, il y a bien matière à flipper dans Der Samuraï. D’abord, parce que comme le héros, on avance dans la forêt sans savoir où l’on va en croyant avoir affaire au départ à un film de loup-garou (ce qu’est le film partiellement du reste, mais pas seulement), à travers le climat anxiogène et oppressant d’une petite ville dans laquelle notre héro doit composer avec ses missions et la manière hypocrite dont il est traité par ses concitoyens en lesquels il ne peut avoir aucune confiance. Le personnage du samouraï occasionne quelques « bouh » mémorables, doté qu’il est de la faculté de disparaître brusquement pour réapparaître au moyen d’un traveling express juste derrière l’oreille de Jakob…

Jo Gonzo blood and violence ***** Ici, dans une belle gradation progressive, la violence commence sous forme psychologique, et se transforme peu à peu en violence physique, d’abord sur des objets, puis timidement sur des humains jusqu’à finir en une véritable boucherie sanglante qui ne fait pas l’impasse sur les abondants jets de sang des veines jugulaires des corps décapités, comme dans un bon vieux film de samouraïs ou de yakusas japonais.

Jo Gonzo même pas cap factor ***** A ce stade-là, ça n’est même pas de la provocation. Juste un réalisateur qui nous emmène dans l’aventure de ses délires jusqu’au-boutistes. Une belle scène finale avec Bukowski à poil arborant une belle érection, la membrure de l’engin, même si elle n’est pas de nature à faire trembler votre serviteur sur ses certitudes, étant néanmoins très honorable.

Jo Gonzo cars ** Rien d’intéressant ici. L’usage massif de charrettes pré-années 2000, Opel Vectra, Ford Fiesta, etc, de pair avec des téléphones Nokia première période et des écrans en tubes cathodiques, nous poussent peut-être à dater l’action dans les années 90, ce qui, selon ma perception, n’a pas d’intérêt en soi.

Jo Gonzo Columbo factor ***** Till Kleinert nous avait prévenu en début de film, “the end is not what you think it is”. C’est donc déstabilisés par cette information inutile et peu explicite que nous avons abordé la fin sans trop savoir à quoi s’attendre, qui se déroule en fait en deux parties, et dont je confirme qu’elle ne ressemble à rien de connu dans le paysage…

Jo Gonzo erotic charge ***** Les meufs sont quasiment absente de Der Samuraï, et pourtant, le sexe y est omniprésent. Pitt Bukowski en tarlouse frapadingue et sanguinaire en profite pour jouer de son harmonieuse musculature à travers sa robe de mariée, sous les yeux d’un Jakob qui comprend peu à peu que la fascination qu’il a pour cette créature improbable vient toucher directement ses fantasmes les plus enfouis. La grosse quéquette de la fin, je la classerai quant à elle plutôt en même pas cap, mais j’hésite sur les intentions du cinéaste…

Jeudi, mes obligations professionnelles ne m’ont permis de voir qu’un seul film : il s’agit de White God, de Kornel Mundruczo.

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La personne qui nous présente le film en début de séance nous informe que ce film a été inspiré par une proposition de loi délicieusement nazie de l’extrême-droite hongroise, consistant à instaurer une taxe sur les chiens, dont les chiens de race hongroise seraient exonérés. Cette taxe frapperait modérément les chiens de race d’autres contrées, et serait prohibitive pour les bâtards. Heureusement, (et évidemment), cette proposition de loi a terminé dans les poubelles de l’histoire. Le script de ce film part du postulat de départ que la  taxe a finalement vu le jour.

Lily, adolescente d’une douzaine d’année dont les parents sont divorcés, va passer quelques jours chez son père dans la capitale hongroise, accompagnée de son chien (Hagen). Sur une plainte des habitants de l’immeuble, les services de la ville leur réclament bientôt la prohibitive taxe, Hagen étant un corniaud. Le père décide donc d’abandonner le clébard, qui va errer un temps dans les rues, puis est transformé en chien de combats clandestins par un paramilitaire,  avant de s’échapper et d’être capturé par la fourrière, tandis que Lily, très attristée de sa disparition et en conflit avec son père à l’origine de l’abandon de Hagen, brûle les étapes du passage à la vie adulte.

Hagen, agressant un employé de la fourrière, parvient alors à libérer des milliers de cabots qui envahissent bientôt les rues de Budapest, agressant sauvagement les habitants.

Jo Gonzo scale * White god a été primé à Cannes dans la catégorie « un certain regard ». D’une part, si vous voulez mon avis, « un certain regard » devrait faire un tour chez l’ophtalmo (Jo Gonzo, humoriste). Et d’autre part, j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas du tout ce que ce film vient foutre dans la catégorie « cinéma fantastique ».

Après une introduction trop détaillée, ce trop long métrage est découpé en trois parties.

Une partie suivant les errances du clébard, celle qui m’a le plus foutu en pétard : je viens voir un film fantastique, et je me retrouve devant un putain de Rox et Rouky ! On y suit le cabot qui tient le rôle canin principal, avec son meilleur pote, une sorte de petit croisement de bâtard avec bâtard aux aboiements rappelant furieusement le crissement d’une porte en chêne massif calant sur des gravillons intercalés entre elle et un sol en marbre, déjouant les ruses des employés de la fourrière municipale, le tout filmé au ras du sol, avec une caméra à l’épaule tenue par un mec en crise d’épilepsie. On s’attendrait presque à voir les clébards se mettre à parler ou à manger des spaghettis bolognaise en amoureux dans l’arrière-cour d’une pizzeria, c’est dire. En plus, que c’est loooonnnnnng…

Une partie suivant le cheminement de Lily, la jeune actrice humaine principale, partie qui bien que moins agaçante, ne brille pas par sa subtilité, avec un père caricaturalement violent et sans cœur qui finit par laisser éclater ses sentiments retenus de manière tout aussi invraisemblable, la cuite désespérée de Lily dans une discothèque où elle finit au poste avec de la drogue sur elle (elle a genre 12 ans et demi la gamine), et toujours cette caméra à l’épaule de mes deux qui fout le mal de mer…

Enfin, loooonnnntemps après le début, une fin qui n’en finit pas de finir dans laquelle une meute de chiens révoltée est censée terroriser la ville à l’aide de timides agressions.

Jo Gonzo shitless scaring ability * Je sais que mon grand frère avait chié dans son froc la première fois qu’il a vu Rox et Rouky, mais soyons sérieux, dans la salle il n’y avait que des adultes qui ont maté des films d’horreur interdits aux moins de 18 ans toute la semaine.

Jo Gonzo blood and violence * On assiste à un combat de chiens, un mec qui tenait sa caméra dans la main avec laquelle il était en train de shaker un bloody mary en même temps qu’il filmait, on voit bien que les clébards font mal semblant de se battre, et ce n’est pas le fait de rajouter de la sauce tomate sur leur pelage qui va rendre la scène crédible.

Quant aux agressions d’humains, pourquoi s’emmerder ? On filme un clebs vénère qui court en rapprochement, puis on coupe la caméra au moment où il saute, après quoi on filme la personne agressée à terre avec du sang. Fastoche.

Bref, si l’idée de départ était de compiler Cujo et  Les oiseaux, c’est mal barre…

Jo Gonzo même pas cap factor * Pff !

Jo Gonzo cars * Même pas envie d’en parler. Si : il faudra quand même m’expliquer pourquoi le personnage du père, qui vit dans un F1 minuscule au point qu’il doit dormir dans la même chambre que sa fille et n’a pas un rond pour payer la taxe sur les chiens, roule dans un 4X4 Volvo à 50 000 €. Mais si on s’arrête à ce genre d’erreurs de script, on n’est pas rendus.

Jo Gonzo Columbo factor * ça a commencé comme un Walt Disney, ça finit comme un Walt Disney.

Jo Gonzo erotic charge * A moins d’être zoophiles….


A propos de Jo Gonzo

Jo Gonzo est à la critique cinématographique ce que Daniel Craig est à la saga James Bond : on se demande qui a fait le casting, mais il est là. Doté de références approximatives (il a vu plusieurs fois tous les Russ Meyer et même un Romero un coup, quelque-chose of the dead), c’est en revanche un professionnel de la survie qui passe la majeure partie de ses nuits à éclater en songe, essentiellement à la pioche et à la tronçonneuse, les hordes de morts-vivants qui assiègent sa chambre à coucher. Génétiquement modifié suite à son enlèvement par des extraterrestres nazis un soir en sortant du Nelson, relâché au petit matin dans un caniveau avec de l’urine dans son 501 et du vomi sur son T-shirt Guns’n Roses, les notions de bonne foi et de sens de la mesure ont été éliminées de son tempérament. Il aime pêle-mêle, les zombies, les bagnoles, les films, surtout ceux de zombies et de bagnoles, le catch, le Kraut-rock, sa tronçonneuse et les Ray-ban Wayfarer. Il habite Strasbourg, aussi vaut-il mieux éviter de se balader l’air hagard en trainant des pieds dans son quartier la nuit si l’on craint les appareils d’élagage.

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