Bloody Week-End 2019


Situé entre la fête au village, le festival ciné, le carnaval et la convention SF, le bloody week-end attire les foules de Franche Comté et au-delà.

Si vendredi, l’espace filature d’Audincourt a vu passer du monde, ce n’était rien en comparaison du samedi où les amateurs de cosplay ont fait leur apparition. L’homme tatoué, aka Pascal Tourain, joue les maîtres de cérémonie et anime les hauts-parleurs de sa voix grave et feutrée.

Au niveau des films, ce sont les courts-métrages qui sont mis en valeur à travers une compétition. Quatre sessions sont réparties sur les trois jours. Cette année, les projections ont eu lieu dans un énorme camion qui, tel un transformer, se métamorphose en salle de cinéma tout confort (strapontins et climatisation!). Seul problème, le nombre de places est limité à cent. Il est donc assez difficile de tout voir, sachant qu’il n’y qu’une seule séance pour chaque session…

Je n’ai assisté qu’à une seule séance avec une programmation hétéroclite. On y a trouvé des exercices de style comme Bavure (une peinture animée) ou comme Déguste. Le film ne raconte pas grand chose mais présente un beau travail esthétique sur la texture des aliments, à l’aide d’extrêmes gros plans en macro.

Si Tim Burton était une femme et qu’il n’était pas mort artistiquement, il aurait pu réaliser Le petit monstre. Mais côté gothique et macabre, c’est donc la réalisatrice Anaïs Chavez qui prend la relève du maître. Dans un Paris moderne, un livreur à vélo s’entiche d’une cliente. En faisant plus ample connaissance, il découvre qu’elle vit dans un appartement vieillot et surtout qu’elle est la maîtresse d’un chat plus qu’étrange. Conte mignon, inquiétant et drôle, le travail sur l’atmosphère visuelle est bluffante (on se croirait dans Delicatessen).

Atomic Ed tente de faire revivre le cinéma d’horreur des années 80. Malgré des effets spéciaux convaincants, le film peine à être original car il reprend des situations vues mille fois dans le cinéma de genre.  Film canadien, Le ver m’a pas mal énervé tant il lorgne sur le cinéma de Denis Villeneuve. Atmosphère lourde de menace, et cette musique, décalque de la BO de Sicario.

100% pur porc raconte l’histoire d’une jeune femme travaillant dans une charcuterie industrielle. Elle apprécie un peu trop les saucissons et cela finit par lui causer des problèmes. Ce film d’Emilie Janin se révèle plutôt inattendu, avec des envolées oniriques, et notamment une scène de comédie musicale particulièrement réussie.

Le village fantastique abritait 90 exposants en tous genres. De quoi faire des emplettes en dvd, affiches, jouets, figurines, livres, la plupart des stands proposant des réductions.

Il y avait notamment quelques éditeurs indépendant bien connus des cinéphiles : Le chat qui fume (Haine, La rose écorchée, La saignée), Uncut movies, Artus Films, Rouge Profond, et bien d’autres.

Nommée présidente du jury, on pouvait retrouver  la pétillante et souriante Heather Langenkamp, célèbre pour avoir interprété Nancy, la jeune femme harcelée par Freddy Krueger. Elle était entourée de Laurent Melki, Catriona McColl, Camille Keaton, Alain Schlokoff et le compositeur Fabio Frizzi.


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.

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