Court-métrange : on satan au pire


La première soirée du festival nous plonge dans le vif du sujet puisqu’il prend pour thème une figure incontournable du fantastique : le diable. Pour autant, cette figure ultime du mal peut prendre diverses formes suivant les récits.

Dans un univers de fantasy plein de monstres et de créatures bizarres, des personnages discutent de politique sociale et des difficultés à vivre dans le monde actuel. Homeless Home d’Alberto Vazquez séduit par son graphisme crayonné en noir & blanc. Mais l’histoire qu’il raconte est sombre et déprimante. Le film finit par s’attacher à une espèce d’armoire à glace aussi immense que maladroite. Cet homme violent, qui a vu l’horreur de la guerre, ne trouve plus non plus sa place, si ce n’est dans l’oubli.


Chaos de Samuel Auer est un très court-métrage qui se déroule à l’envers. Pourtant, on a bien l’impression d’une narration à l’endroit. Car à mesure que l’on a de plus en plus d’indices, le cerveau remet les événements dans l’ordre. Seule chose bizarre dans cette histoire de casse : l’apparition d’un étrange spectre.


Who goes There ? d’Astrid Thorvaldsen pourrait ressembler à un western. En 1880, trois sœurs norvégiennes vivent dans un chalet isolé dans une plaine. Alors que l’un d’elles est atteinte d’une étrange maladie, un homme mystérieux et affaibli fait son apparition. Il se trouve qu’il est médecin et propose de soigner la jeune femme. Ce huis-clos parvient à instaurer une ambiance anxiogène mais l’histoire tire quand même trop en longueur pour rester passionnante.


Dar-Dar Paul Urkijo Alijo est mon préféré car il déploie une atmosphère onirique avec grand soin. Une fille et sa mère trouvent refuge dans une cabane. Mais lorsque la mère quitte la bicoque, une horrible créature sort de la cheminée pour sucer un doigt de la fille. L’histoire peut sembler classique mais la mise en scène est inspirée : il y a ce noir & blanc qui donne un côté daté authentique et ces cartons qui font penser au cinéma muet, même si le film contient une ambiance sonore très fouillée. Le film se veut l’adaptation d’un conte avec tout ce que cela compte (haha) de cruauté. Et la créature fout la trouille !


13+ de Ceylan ÖZGÜN ÖZCELIK m’a laissé sur la touche. Il s’agit d’abord d’un exercice de style : plusieurs panoramiques autour d’une jeune fille assise dans un lit et entouré d’hommes étranges. Malgré un gros travail sur les bruitages, j’ai trouvé le procédé trop répétitif.


Laura hasn’t slep de Parker Finn reprend le thème classique du cauchemar récurrent. Laura n’arrive plus à dormir et elle va chercher conseil chez son psy. Le twist, assez classique aussi, nous mène vers un rêve dans le rêve à la manière d’Inception. Sauf qu’ici, cela tourne au film d’horreur avec une petite surprise à la fin.


A propos de Jérôme

toute-puissance mégalomaniaque, oeil de Sauron, assoiffé de pouvoir et d’argent, Jérôme est le father de big brother, unique et multiple à la fois, indivisible et multitude, doué d’ubiquité. Il contrôle Cinétrange, en manipulant l’âme des rédacteurs comme des marionnettes de chiffons. Passionné de guerre, il collectionne les fusils mitrailleurs. Le famas français occupe une place d’exception dans son coeur. C’est aussi un père aimant et un scientifique spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information. Pour faire tout cela, il a huit doppel gangers, dont deux maléfiques. Il habite au centre du monde, c’est-à-dire près de Colmar.

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