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À venir pour fin de l’année 2008 ou début d’année 2009, Giallo, le nouvel opus de Dario Argento s’avéreraît être un retour aux sources. Le casting comprends Adrien Brody, Emmanuelle Seigner, Elsa Pataky, Robert Miano. La musique est signé Claudio Simonetti et les effets spéciaux de maquillages par Sergio Stivaletti. Le film est actuellement en post-production. Après le débat saignant sur la La Terza Madre, Argento parviendra-t’il à fédérer l’ensemble de ses afficionnados sur cette oeuvre ?


Pour échapper à la monotonie de son mariage, Ray se lance dans une relation passionnée avec la troublante Carla. Sa vie bascule définitivement lorsqu’elle découvre chez elle un sac rempli de billets, résultat du dernier délit de son mari. C’est la chance de leur vie : prendre l’argent et fuir au plus vite. Mais l’engrenage est déjà en marche, le couple est pris au piège d’une spirale infernale…

Réalisé par Nash Edgerton. Sortie dans les salles le 21 janvier 2009.


Documentaire de Pierre Carles et Martin, Avec Georges Bernier, dit Choron, Cavanna, Cabu, Siné, Nabe, Vuillemin, Wolinski, Val…

“Vous savez, j’espère, qui était Choron. Non ? Le professeur Choron était un type épatant et génial. C’est avec lui que Cavanna a créé le mensuel Hara-Kiri en 1960, puis L’Hebdo Hara-Kiri en 1969. C’est lui, Choron, qui a dégoté à la mort du général de Gaulle l’accroche de couverture la plus célèbre de la presse françouaise (« Bal tragique à Colombey : un mort »). […] L’importance de Choron a été énorme, primordiale, et ceux qui prétendent le contraire sont, au choix, des faux jetons ou des crétins.
Pierre Carles et Martin ont raison de leur donner longuement la parole. Leur petitesse, leur frilosité et leur rancoeur font, par contraste, ressortir la grandeur, l’insolence et le culot de Choron. Il ne dessinait pas, écrivait peu. Mais il était, comme le fait remarquer dans le film quelqu’un dont le nom m’échappe, « un chef d’orchestre » qui n’avait pas son pareil pour encourager son équipe à aller toujours plus loin dans le délire, la provoc, la dérision, l’ignorance du bon goût, de la morale, des prétendues limites.[…] Choron n’aimait ni les vieux emmerdeurs ni les jeunes pisse-froid. Mais Choron était d’une classe folle, d’une élégance extrême et d’une gentillesse confondante. Je le sais, je l’ai un peu connu. […] Pas étonnant que Cavanna soit à deux doigts d’éclater en sanglots en évoquant un mec comme ça. Mais est-ce uniquement la nostalgie qui lui met les larmes aux yeux, à Cavanna ?”
Jean-Pierre Bouyxou, Siné Hebdo n° 2 (extraits), 17.9.08.

Source : http://www.choronderniere.com


Le réalisateur thaïlandais Prachya Pinkaew redynamise avec verve le cinéma d’action populaire. Il s’était fait connaître avec Ong Bak, qui accumulait les combats de dingue et qui a propulsé sur le devant de la scène le désormais célèbre Tony Jaa et ses figures complexes de Muay Thaï. Sans trop se fouler, le réalisateur reprend les ingrédients du premier film à quelques exceptions près. Exit la testostérone, notre personnage principal est maintenant une jeune fille autiste. Chocolate pourrait presque être considéré comme un authentique film de super-héros. Avec un handicap qui l’empêche toute intégration sociale, la jeune Zen développe dès sa jeunesse des dons physiques extraordinaires. Elle apprend les mouvements juste en regardant les autres, et notamment en regardant à la télé des films de Bruce Lee, Jackie Chan ou Jean-Claude Vandamme (si, si, j’ai cru voir un extrait de Bloodsport). Dans ses enjeux, Chocolate reste une série B. Zen utilise son pouvoir pour extorquer de l’argent à des mafieux, anciens créanciers de sa mère également un peu mafieuse sur les bords. Le film se veut quelque peu émouvant car la jeune fille récupère l’argent pour l’opération de sa maman, qui souffre d’un cancer. Si c’est pas beau. Heureusement, on se contente d’un minimum pour exposer les personnages et l’on évite tout pathos indigeste.

Dans son ensemble, le film est assez naïf mais c’est ce qui fait tout son charme. L’actrice s’en sort tout à fait bien lorsqu’il s’agit de “jouer” et non pas seulement quand il faut distribuer des claques. Grâce une sorte de pantomime, elle se change (à nouveau comme un superhéros) et passe du statut de SDF maladroite aux jambes arquées à celui de super-ninja élastique. Si le film est plutôt inoffensif, il subsiste une scène assez trash où Zen doit combattre un autre handicapé mental. Ce dernier est incapable de contrôler ses mouvements et se révèle donc totalement imprévisible, ce qui donne du fil à retordre à notre héroïne. Organiser une baston d’handicapés, il fallait oser quand même.

Les performances physiques de JeeJa Yanin sont à tomber par terre. Ce n’est rien de le dire, il faut le voir! D’une souplesse surnaturelle, elle exécute les mouvements avec une rapidité bluffante. Bien entendu, le film va crescendo dans les combats et propose toujours quelque chose d’original, employant des topologies compliquées ou des accessoires inattendus. A ce titre, la bagarre dans l’abattoir est remarquable. L’endroit est baigné d’un rouge vif digne des enfers et l’on se bat à coup de couteaux de boucher et de machettes. La scène finale joue la surenchère et propose de multiples combats sur une façade d’immeuble. On se croirait dans un antique jeu de plate-formes ! Sauf qu’ici, les chutes font vraiment très mal. Au final, l’héroïne ressemble un peu à GunnM, manga où une petite jeune fille d’aspect inoffensif découpe d’énormes montagnes de muscles à la main.

Tout comme Ong Bak, ce sont les acteurs qui effectuent leurs propres cascades et combats avec un minimum de sécurité. Très peu de câbles, pas d’effets spéciaux, le réalisateur peut ainsi filmer l’action au plus près et emporter le spectateur dans une chorégraphie tourbillonnante. De même, on peut voir en gros plan, les acteurs se prendre les mains et les pieds dans la tête! Le revers de la médaille nous est montré dans le générique de fin en forme de petit making-of. Le moindre écart lors d’un coup de savate et c’est la blessure assurée, même pour le rôle principal. Je ne sais pas trop s’ils connaissent les assurances en Thaïlande.

Le dvd a été édité par Ciné Asia en Angleterre (VO sous-titrée anglais)


Exitus 2 - House of Pain

Sophie ne s’est jamais remise du meurtre dont sa soeur, Monique, a été victime. Le corps de cette dernière n’ayant jamais été retrouvé et l’assassin jamais arrêté, la jeune fille ne peut s’empêcher de croire que Monique est toujours vivante et qu’elle pourrait être encore séquestrée par le maniaque. Afin de trouver des réponses à toutes les questions qui la hantent, Sophie accompagnée de sa meilleures amie décide de retourner dans la maison où les tortures, les viols et le meurtre de Monique se sont déroulés. Les deux jeunes filles vont alors vivre une nuit de terreur où le sexe, la perversion et le sadisme ne connaîtront plus de limites…
EXITUS II ne recule devant aucune atrocité pour faire naître le dégoût chez le spectateur. Il règne sur ce film d’une violence inouïe un climat de luxure et de dépravation sexuelle qui ne fait qu’amplifier la sensation de malaise déjà engendrée par des scènes horrifiques particulièrement éprouvantes. A l’heure où le cinéma d’horreur va de plus en plus loin EXITUS II n’hésite pas, quant à lui à franchir les limites du supportable.

Ce DVD contient :

* le film en version originale allemande sous-titrée français
* interview d’Andreas Bethmann
* scène coupée
* fins alternatives
* trailer original du film
* bandes-annonces UNCUT MOVIES

Slaughter High

En ce jour du 1er avril, Marty, le souffre-douleur du lycée est victime d’une farce organisée par ses camarades de classe. Ce qui n’était qu’une mauvaise plaisanterie tourne alors à l’horreur lorsque le jeune garçon se retrouve malencontreusement défiguré par un jet d’acide. Plusieurs années après ce tragique événement, les responsables de ce regrettable incident sont invités à participer à une réunion d’anciens élèves. En se rendant dans leur lycée aujourd’hui abandonné, les jeunes gens ignorent encore qu’un épouvantable piège vient de se refermer sur eux…
Les producteurs du mythique VENDREDI 13 réalisé par Sean S. Cunningham en 1980 sont de retour pour apporter aux films de psycho-killer une nouvelle date emblématique dans le cinéma d’horreur. Après les atrocités du 14 février dans MEURTRES A LA SAINT VALENTIN, du 25 décembre dans DOUCE NUIT SANGLANTE NUIT, ou encore du 31 octobre dans HALLOWEEN, c’est au tour du 1er avril de connaître son heure de gloire. SLAUGHTER HIGH est donc un authentique slasher dans la plus pure tradition du genre qui nous permet de revoir la sublime Caroline Munro (MANIAC de William Lustig) et qui devrait combler toutes les attentes des amateurs du genre !

Ce DVD contient :

* le film en version originale américaine
* le film en version originale américaine sous-titrée français
* galerie de photos
* bandes-annonces UNCUT MOVIES
Source : www.uncutmovies.fr


Court-métrage réalisé par Pierre Guillaume, Fusible est un huis-clos qui met en scène trois personnages masculins lors d’un dîner. Clarence invite David à dîner. Mais il ne vient pas seul. Michel est l’invité surprise et il sent très à l’aise chez Clarence. Trop à l’aise même…

Fan de films de genre, le réalisateur a choisi de diviser son film en deux parties afin d’illustrer l’expression “péter un fusible”. Si le début constitue une fable sociale et se centre sur les relations entre les personnages, la suite lorgne plus du côté du film de torture classique. Techniquement, il n’y a rien à redire. Couleurs et lumières sont exceptionnellement soignées et la mise en scène au service du sujet. Si le début est chaleureux et coloré, la deuxième partie du film est sombre et rouge sang. Le choix de l’appartement (une décoration dans des tons très chauds), les éclaraiges et surtout la musique, participent à donner une ambiance étrange et pesante au film. Dès le début, on sent une tension presque surnaturelle entre un Clarence un peu trop maniaque et un Michel obscène, indécent. Le point fort et le point faible du film est justement ce personnage de Michel, trop extrême dans son comportement pour être réaliste. Il est tellement lourd qu’il devient également difficile d’éprouver de l’empathie pour lui lorsqu’il se fait violenter. Le gore fera quelque peu oublier cela sur la fin avec un effet assez impressionnant signé, une nouvelle fois, David Scherer.

Pour son “vrai” premier film, on sent clairement que Pierre Guillaume a tout soigneusement préparé jusqu’au moindre détail. Peut-être même un peu trop, à l’image de la maniaquerie de Clarence. Fait amusant (ou inquiétant), c’est le réalisateur lui-même qui interprète justement Clarence !

Entretien avec Pierre Guillaume


Est-ce ton premier film ?
Oui, c’est mon premier film … pro on va dire. Avant Fusible, j’ai réalisé quelques courts métrages en VHS-C, Hi8, et une série de films comico-trashs très courts en DV.

Pourquoi t’être lancer dans l’aventure du court-métrage ?
A la base, je voulais être monteur, puis comédien. Mais à force de bosser pour les autres, on a envie de se lancer. Plusieurs mauvaises expériences m’ont pousser à réaliser un court métrage. Mais l’idée me titillait depuis pas mal de temps quand même.

D’où t’est venue l’idée du scénario ?
L’idée de base est venue de mon personnage, Clarence, je voulais qu’il soit fou, malade ! Après, j’ai travaillé autour, en limitant les contraintes, c’est à dire peu de personnages et un seul lieu. Cela a donc donné un huis-clos.

Comment parvient-on à une image de cette qualité (lumière, ambiance, mouvement fluides)?
Ca se travaille pendant toutes les étapes du film : de la préparation (découpage), au tournage (beaucoup de discussions avec le chef-op), au montage, et bien sûr à l’étalonnage où on travaille beaucoup sur toutes les nuances de couleurs.

L’appartement du film existe-t-il vraiment ? J’ai trouvé la chambre vraiment très “rouge” !
Oui, bien sûr, il existe vraiment ! J’ai mis plusieurs mois à le trouver : difficile pour des particuliers de recevoir une équipe de tournage. La chambre a été éclairée afin de casser l’ambiance du repas. On entre dans un autre univers.

Quelle a été la principale difficulté ?
Cela a été essentiellement de réunir toute une équipe bénévole pendant 4 jours, jongler avec les plannings de chacun. Pendant le tournage, être des 2 côtés de la caméra n’a pas été simple non plus, mais tout était bien préparé avec mon assistant, une réelle confiance était là. La post prod s’est déroulée relativement vite, avec quelques soucis sur la BO. Mais au final j’en suis entiérement satisfait.

Tu joues également un rôle, était-ce un choix ?
Oui. Mon 1er choix était de jouer dans un court. Après plusieurs déceptions en tant que comédien, je me suis dit je m’écris un personnage qui “pète un cable” et je réalise ce film !

Comment as-tu réuni l’équipe technique et artistique ? Des connaissances ?
Oh non ! Je ne connaissais personne ! J’ai recruté toute mon équipe par des annonces sur le net : forums de courts métrages, mailing list, etc. Cela m’a énormément aidé. Ce “casting” de techniciens a pris plusieurs mois, je voulais une entente artistique et humaine à la fois.

Si tu pouvais le refaire, que changerais-tu ?
Je peaufinerais un peu le mixage. A part ça rien ! Le film me convient totalement. J’ai fait ce que j’avais en tête.

Des projets imminents ?
Oh oui, plein ! J’ai tourné Descente en août, un film fantastique d’environ huit minutes. Je suis actuellement en post prod. Le montage est bouclé, l’étalonnage presque fini, et je commence le montage son (un gros morceau). La composition de la BO va suivre également. Les SFX sont de nouveau du talentueux David Scherer, déjà présent sur Fusible. Son travail est énorme ! On ne peut pas trouver plus humble que lui. Je pense finir le film pour début 2009. Reptiles est un film noir co-écrit avec Alexis SZWED en recherche de financement. Et, je commence l’écriture de DR, que j’espére tourner en 2009, film à inspiratons diverses avec mélange de 2D, 3D, matte painting, ce sera dantesque !

Sites: www.pierre-guillaume.com et www.myspace.com/foxatap


Carton liminaire : “Aujourd’hui encore, la censure britannique estime que la version intégrale est dangereuse… “

Voilà donc l’objet du délit.
Cette œuvre qui aura fait couler de l’encre à profusion est une étape dans la représentation de la violence à l’écran. La première question de fond qui vient à l’esprit, est pourquoi ce long-métrage bricolé pour 90.000 dollars, a eu et garde encore un important impact émotionnel. Trente-quatre ans après sa réalisation, Last House on the Left au-delà de son résultat formel extrêmement imparfait reste toujours susceptible de faire grincer bien des dents. Comment ce tout petit film, au pire un travail d’étudiants, au mieux un film d’exploitation très amateur, a t’il pu être un tel pavé dans la mare ?

Rapport d’enquête…

Les Origines du Mal

Celluloïd Crime of the Century

Le lendemain du Crime

Pièces à conviction

Sommaire :
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Ancien rédacteur chez feu Starfix, Nicolas Boukhrief n’a pas réalisé beaucoup de films. Peu prolifique, il réalise un film environ tous les trois ans. Néanmoins, il reste actif comme scénariste et comme producteur via la société Eskwad (Irréversible, Dante 01, Martyrs,…). Je l’avais découvert à l’époque de « Mon ciné-club » sur Canal Plus où il présentait très rapidement et avec passion des films plus ou moins bizarres.

A l’entendre dans les suppléments du dvd, chacun de ses projets semble mûrement réfléchi, et tous les détails sont fixés. On retrouve chez lui un esprit d’analyse acéré qui rend ses films carrés. Mais s’il sait parfaitement où il va et où il veut mener le spectateur, cela ne l’empêche pas de mettre en scène des personnages torturés, qui eux, essaient vainement de maîtriser leur destinée. C’était le cas des garçons de Va mourir ou du personnage de Dupontel dans Le Convoyeur. Ses films ne sont pas d’énormes succès, sans doute à cause de ses idées un peu trop audacieuses pour être grand public. Cependant, Le Convoyeur a mis tout le monde d’accord car Boukhrief a livré un film à plusieurs niveaux de lecture : film d’action, portrait social, questionnement intérieur. Tout fonctionne.

Avec Cortex, il réalise un polar aux allures classiques mais qui se démarque grâce à son contexte. André Dussolier, tête d’affiche et moteur du film, est parfait comme à son habitude et interprète un malade d’Alzheimer. A l’instar de Bubba Ho-Tep, le film s’intéresse à nos parents, voire à nos grands-parents (ça dépend de votre âge!) et de leur maux souvent mal connus ou incompris. Boukhrief traite les symptômes avec sérieux, sans pathos excessif.

A priori rien d’excitant dans un tel cadre mais tout le suspense vient du fait que l’on ne sait pas si le personnage principal, Monsieur Boyer, est fou ou non. La tension n’en est que plus grande puisqu’il est très difficile de mener une enquête quand on oublie certains événements et que l’on ne reconnaît même plus ses proches. Ajoutons à cela que Boyer est un ancien flic et qu’il a gardé son pistolet de service avec une seule balle ! Avec toutes les contraintes médicales de la clinique (somnifères, heures de sommeil, veilleuses, etc.), il livre un véritable combat pour se souvenir et avancer dans son enquête. Bien entendu, personne ne le croit. Ni le personnel, ni même son propre fils…

Le dvd est disponible depuis quelques mois chez France Télévision Distribution. Il contient un petit making-of plutôt intéressant. Boukhrief nage à contresens de la mode, par exemple en privilégiant des plans assez longs.

Un entretien intéressant avec Nicolas Boukhrief chez Objectif Cinéma

Le site officiel du film


“Après 13 numéros parus et diffusés en librairies spécialisées depuis 2002, VERSUS débarque enfin en kiosques et s’impose ainsi encore plus comme le renouveau d’une presse « ciné » uniformisée par les tendances faciles du marché.”
VERSUS privilégie l’indépendance du point de vue et décrypte, de façon aussi ludique que réfléchie, le cinéma de genre, films [...]

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