Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg – 2ème Edition

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The Children

Les enfants, c’est l’enfer, semble être le crédo de Tom Shankland, britannique à l’humour forcément très noir et très grinçant, qui s’est fait connaître avec Waz. Dans The Children, il nous donne sa vision de la cellule familiale et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne s’embarrasse pas de bienséance envers son sujet.

Deux couples d’adultes et leurs cinq enfants, dont une adolescence en pleine crise de rebéllion, fêtent la Noël dans une maison de campagne isolée. Le comportement des bambins change du tout au tout de manière inexplicable pour muter en de petits monstres implacables et rusés, décidés à assassiner tous les « grands » de leur entourage.

Sur une base censément calquée du film espagnol Les Révoltés de l’an 2000, The Children s’avère être une mécanique précise qui bien qu’elle ne transcende pas son matériau est assez maligne et bien réalisée pour nous faire oublier que l’histoire est on ne peut plus traditionnelle. Le détournement des valeurs qu’orchestre Shankland occasionne de bons moments de stress, tel le repas sacré des étrennes qui se désagrège dans une très inquiétante étrangeté. À n’en pas douter, les réalisateur anglais semblent avoir des problèmes avec les gamins !

Jérôme en parle aussi dans son compte-rendu de L’Absurde festival de Nantes.

 

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Dead Snow

Disons-le tout net, même si Dead Snow de Tommy Wirkola lorgne avec insistance du côté de ses glorieux aînés montés avec des bouts de ficelles des années quatre-vingt, Evil Dead et Bad Taste en tête, il ne parvient que bien peu à égaler leur folie créative. Sur une trame qui tient sur un quart de ticket de cinéma mais aguichante pour tout amateur de bobine branquignole qui se respecte (une bande de copains adeptes de sports de neige à la recherche d’un trésor nazi dans les hauteurs sont assaillis par des morts-vivants survoltés du troisième Reich), il tend vers le slapstick. Une inclinaison, qui au cours du festival, aura satisfait les fanatiques de gaudriole qui tâche. Certes, c’est parfois énergique, parfois drôle si l’on goûte à l’humour trash, mais est-ce que Dead Snow tiendra encore ses promesses à la seconde vision en DVD hors du cadre d’un festival avec un public réceptif et endiablé ? Rien n’est moins sûr.

 

2 commentaires sur “Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg – 2ème Edition”
  1. Arbeit für alle mérite carrément sa double-victoire car joue sur plusieurs registres et s’adresse autant à la critique et l’intelligence que le délire et le gore.

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