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ANTIFA retrace l’histoire des bandes antifacistes - RedWarriors, Ducky Boys et Ruddy Fox - qui se sont opposées aux skinheads néo-nazis qui tenaient les rues de Paris, durant les années 80.

Resistance films


Mel Gibson devrait un jour consulter un spécialiste, tant le rôle de martyr semble le fasciner : Mad Max à ses débuts en était déjà un et voyait sa famille décimer avant de partir pour une expédition punitive. Il nous refait la même histoire dans une version épique avec Braveheart et ses villages ravagés par les nobles, et il atteint son apogée en illustrant le calvaire du Christ, ultime figure du martyr.

Avec Apocalypto, on aurait pu s’attendre à une freque historique du type Braveheart, or il n’en est rien. Gibson réalisateur met en scène un survival viscéral, basé uniquement sur la course-poursuite (qui a dit Mad Max ?) et situé au temps des Mayas. Ceux qui veulent en apprendre plus sur la culture et l’histoire mayas en seront pour leur frais. Ces derniers sont dépeints rapidement comme des psychopathes faisant croire au peuple qu’ils contrôlent les Dieux et que ces derniers demandent des sacrifices humains toutes les trois minutes.

Une fois accepté l’idée qu’Apocalypto n’est pas une reconstitution, l’amateur de film de genre y trouvera son compte. Tout comme dans Braveheart, Mel Gibson n’hésite pas à dépeindre la sauvagerie de l’époque : égorgements, lances qui transpercent les corps, flèches dans la nuque, coeurs arrachés, c’est un festival d’hémoglobine et de tripes mais tout en restant dans les limites du réalisme… Ou presque.

Patte de Jaguar voit son père égorgé par une troupe de mayas sanguinaires. In extremis, il parvient à cacher sa femme enceinte et son fils dans un gouffre. Mais il est capturé et conduit dans une cité maya pour y être sacrifié. A la surprise générale, il parvient à s’enfuir. Débute alors la course dans une jungle hostile pour échapper aux chasseurs et sauver sa femme.

Il n’y a donc pas vraiment d’histoire, ce qui ne veut pas dire pas de scénario. Pour retrouver sa femme, le héros destiné à mourir, doit traverser un nombre incroyable d’épreuves. Grâce à quelques coïncidences (le coup de l’éclipse pompé sur Tintin, le jaguar), une grosse dose de courage et d’intelligence, Patte de Jaguar exécute un à un ses poursuivants. Apocalypto ressemble donc fortement à un “vigilante movie” mais version jungle où le héros se fait justice lui-même avec les moyens du bord. Mention spéciale pour les chasseurs mayas, tatoués, piercés, accessoirisés, bref, un bande de punks qui n’est pas sans rappeler les sauvages motorisés de Mad Max 2.

Le film a été tourné en HD, un choix assez étrange puisque le rendu de l’image est assez métallique et froid, ce qui ne correspond pas vraiment à la moiteur de l’environnement. Mel Gibson boucle néanmoins quelques très belles scènes en évitant au possible les effets numériques. Le résultat reste convaincant, brut de décoffrage. Contrairement à toute attente, Apocalypto n’est pas un film grand public du fait de sa structure et de ses scènes somme toute très violentes, mais toujours au service du récit.


Hérétiques: Courts métrages québécois transgressifs

par Cinéma Abattoir (Montréal)

« Il y a le cinéma Pop Corn et le Cinéma Abattoir: vos amis ne sont pas les nôtres! »

Vous voulez des pixellisations chromatiques, des atomisation cinétiques, des anévrismes rétiniens, des électro-chocs corticaux, des concaténations acoustiques, des déconstructions narratives, des pédopathies ludiques et des dérisions copulatives? Bienvenue à Cinema Abattoir!

Une date unique en France pour découvrir, en présence du gourou de Cinéma Abattoir, les films les plus décadents et iconoclastes en provenance du Québéc .

La Cantada 13 rue Moret, 75011 Paris

jeudi 17 juillet 21h – 5€ - interdit au moins de 18 ans

Site officiel Cinéma Abattoir

Site officiel du bar La Cantada


3 oeuvres immanquables dans la filmographie de Nagisa Oshima marquant l’entrée du cinéma japonais dans l’ère de la Nouvelle Vague. Triptyque social, La Trilogie de la jeunesse dénonce par sa brutalité psychologique et son formalisme singulier le dérèglement d’une société où la délinquance s’impose d’elle-même comme unique moyen d’expression offert à la jeunesse japonaise des années 60.

DVD 1 : UNE VILLE D’AMOUR ET D’ESPOIR
(1959 – N&B – 62 mn)
Depuis le décès de son père, Masao vit avec sa mère, cireuse de chaussures, et sa petite soeur handicapée. Il aide sa famille à survivre en vendant plusieurs fois les pigeons qu’il élève lui-même. Kyoko, l’une de ses clientes issue d’un milieu aisé, se prend d’amitié pour lui…

Premier long-métrage réalisé par Nagisa Oshima, Une ville d’amour et d’espoir étonne par sa noirceur et son pessimisme. S’écartant des productions conventionnelles des studios Shochiku, le cinéaste explore avec une humanité évidente la misère du Japon d’après-guerre et entre de plain-pied, un an avant son confrère Kijû Yoshida (Bon à rien), dans l’ère de la Nouvelle Vague japonaise.

DVD 2 : CONTES CRUELS DE LA JEUNESSE
(1960 – Couleurs – 97 mn)
Makoto use de son charme pour se faire raccompagner chez elle par des quadragénaires lors de sorties nocturnes. Lorsqu’un soir, l’un d’entre eux tente de la ramener de force à son hôtel, l’arrivée de Kiyoshi, un étudiant délinquant, lui permet d’échapper au pire…

Sujet à de nombreuses controverses lors de sa sortie en salles, Contes cruels de la jeunesse permet à Nagisa Oshima d’aborder de front l’un des thèmes fondateurs de sa filmographie durant les années 60 : la jeunesse japonaise d’après-guerre, sur fond d’érotisme et de violence. Fulgurant et radical par ses choix de mise en scène, Contes cruels de la jeunesse s’impose comme le film clé du jeune cinéaste grâce à une utilisation magistrale du format large et de la couleur.

DVD 3 : L’ENTERREMENT DU SOLEIL
(1960 – Couleurs – 88 mn)
Aux portes d’Osaka, dans l’immense bidonville de Kamagasaki, règne depuis la fin de la guerre une misère incommensurable. Tatsu et Takeshi se font enrôler dans le gang de Shin, un parrain local, tandis qu’Hanako s’occupe des plus pauvres, en échange de leur sang…

Troisième film de Nagisa Oshima réalisé au sein des studios Shochiku, L’Enterrement du soleil pousse un peu plus loin encore la vision du cinéaste sur les bas-fonds des grandes villes et la misère qui en découle. Remettant constamment en cause les valeurs de la société japonaise, cette oeuvre ébranle de bout en bout par ses choix esthétiques et par l’implacable violence qui en découle.

Disponible chez Carlotta Films depuis le 18 juin 2008.


Classique indémodable du cinéma fantastique, Frankenstein est l’adaptation du roman gothique de Mary W. Shelley : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Paru en 1818 alors que l’Angleterre commence à entrer dans la révolution industrielle, ce récit d’un homme cherchant à rivaliser avec Dieu fait grand bruit. Il soulève des questions philosophiques nouvelles, interrogeant le rapport pervers entre science et éthique. La jeune romancière britannique installe une atmosphère morbide, incertaine, pourrissante où le monstre déchaîné serait le produit le plus abominable d’une humanité dépassée par sa technique.

Le film de James Whale reprend ces thématiques et porte l’accent sur le caractère terrifiant du conte en privilégiant la place du monstre par rapport à celle du savant fou. Adapté de la pièce de Peggy Webling qui eut beaucoup de succès à la fin des années vingt, le Frankenstein de 1931 (une version muette de 15 minutes avait déjà été tournée en 1910) est avant tout un prodigieux film d’horreur. Associant à l’effroi une sombre poésie, ce chef-d’oeuvre contient des moments inoubliables comme la scène où le monstre
joue au bord de l’eau avec une petite fille. Plus de 75 ans après, Frankenstein demeure l’un des plus beaux films d’épouvante.

Mary W. Shelley raconte à son mari Percy Shelley et au poète Lord Byron la suite de son livre Frankenstein. Le monstre créé de toutes pièces par le savant Henry Frankenstein n’est pas mort à la fin du premier épisode. Il continue à semer la terreur dans la campagne et dans les bois. Pendant ce temps, Henry Frankenstein, dévasté par les tragédies engendrées par sa créature, reçoit la visite du docteur Septimus Pretorius, qui lui montre les tout petits personnages auxquels il a donné vie. Il lui demande son aide pour concevoir une nouvelle créature : une femme, cette fois…

Sortie au cinéma le 25 juin 2008


Réalisé par Johnn Wintergate
James Royce vient d’hériter d’une superbe maison en Californie et décide aussitôt de transformer cette dernière en pension pour jeunes filles célibataires et peu farouches. Une fois toutes les chambres occupées, James se retrouve entouré d’un véritable harem constitué des plus belles filles de la région. Sexe, fête et farniente sont alors les principaux divertissements des nouveaux pensionnaires encore inconscients de la terrible menace qui rôde autour d’eux car quelque chose de maléfique vit dans cette maison… quelque chose qui ne reculera devant rien pour faire couler le sang…

Filmé en “Horror Vision”, un procédé technologique encore plus spectaculaire que le relief, BOARDINGHOUSE vous garantira des moments de terreur cinématographique comme vous n’en avez encore jamais vécu jusqu’à présent ! Réalisé en 1982 par Johnn Wintergate ce classique de l’horreur trash et déjanté bénéficie aujourd’hui encore d’un véritable culte et continue d’être régulièrement projeté en salles aux quatre coins du globe lors de soirées et de festivals pour le plus grand plaisir des amateurs de films décalés. Préparez-vous à vivre une expérience cinématographique que vous ne pourrez jamais oublier !Ce DVD contient :

  • le film en version originale américaine
  • le film en version originale américaine sous-titrée français
  • interview Johnn Wintergate et Kalassu
  • scènes coupées et fin alternative
  • les trailers originaux du film
  • clips musicaux
  • bandes-annonces UNCUT MOVIES

Source : Uncut Movies


Dire qu’il existe une saga “épique”, qui compte plus d’épisodes que Gunbuster, avec des empoignades de super-combattants… dans notre propre pays ! Dans Damned, les anges et les démons se tapent dessus dans nos villes et campagnes à grand renfort de pouvoirs homériques.

D’un petit délire du week-end, cet essai ludique est devenu au fil du temps une véritable saga amateur qui, à la force du poignet, en essuyant les tempêtes, s’est poursuivie sur dix ans. Qui dit mieux ?

Premier étonné d’avoir réussi ce tour de force, Ruddy Pomarede, s’essaye désormais au sketche dans Flander’s Company sur la chaine Nolife. Une série comique présentant le quotidien d’une entreprise au service du mal, Une boîte autant sérieuse que peu douée…

Rencontre avec un fan fier de l’être.

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Boy 8-bit

Parlons peu, parlons musique : parmi les dizaines de potentiels “nouveaux espoirs électro” qui se bousculent au portillon, on mise toutes nos billes sur Boy 8-bit, jeune londonien dont le premier et explosif maxi, Suspense is killing me, vient de sortir sur l’excellent label de Diplo, Mad Decent.

A mi-chemin entre électro dansante pointue taillée pour les clubs, gros sons rave early 90’s tout en puissance, et bass music made in USA, ses morceaux possèdent ce petit je-ne-sais-quoi vaguement mélancolique en plus qui leur confère toute leur substance.

Grand fan de métal devant l’éternel, passionné de films d’horreur italiens des années 70 et 80, Boy 8-bit s’est déjà fait remarquer avec ses très réussis remixes pour la star anglaise du dubstep Burial (Archangel) et pour le crew électro-dancehall déjanté floridien South Rakkas (Mad Again). Il est également l’auteur de deux mixes très sympas, téléchargeables sur son post de présentation pour le blog de Mad Decent. (et pour plus d’infos sur le petit chat habillé en mousquetaire qui illustre le post, les mecs de Vice sont sur le coup)

Coupe decalé

On continue avec quelque chose qui n’a strictement rien à voir, en l’occurrence un excellent mix de musique africaine intriguante, signé par le duo franco-suédois défricheur basé à Londres Radioclit. Au programme, la nouvelle star montante Esau Mwamwaya, le coupé-décalé technoïde et synthétique de Bab Lee, un improbable remix kuduro du tube electro-clash de Fischerspooner Emerge, et plein d’autres morceaux super classes qui devraient réconcilier sans problème les plus refractaires aux sonorités africaines.

Radioclit - Rob da Bank Afro Mix

Tracklisting :

1. Hugh Masakela ‘Grazing In The Grass’
2. Generation Mot a Mot ‘Beaute’
3. Caloudji ‘Sentiment Moko’
4. Esau Mwamwaya ‘Mvere’
5. DJ Serpent Noir ‘Sentiment Moko’
6. Bablee ‘Sous Les Cocotiers’
7. South South West ‘Thelma’
8. DJ Znobia ‘Mono Mono’
9. Nayo Crazy e Mavela ‘Danca Comigo’
10. Benga & Coki ‘Night’ (Buraka Som Sistema Remix)
11. Radioclit ‘Nelly Ti Picou’
12. Radioclit ‘Emerge’


Sous cet étrange nom, se cache les derniers écrits de Léo Henry, collabo chez Cinétrange et déjà auteur de plusieurs recueils de nouvelles chez les éditions Oxymore.
L’altiplano est sa nouvelle maison et il s’est associé pour l’occasion au mystérieux. Quand on connaît le Léo, avec son cerveau défectueux et sa langue fourchue comme un motoculteur, [...]

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Réalisateur allemand remarqué pour L’expérience et La chute, contant les derniers instants d’Adolphe Hitler et son entourage, Oliver Hirschbiegel a été débauché par Hollywood pour réaliser un nouveau remake de l’invasion des profanateurs.
Jack Finney, auteur de science-fiction, est à l’origine du roman. Les amateurs de SF connaissent déjà bien l’histoire adapté à plusieurs reprises à [...]

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KubiK Vidéo nous fait part de la sortie de son prochain film, adaptation live contenant des séquences animées, du manga éponyme de Yusaku Hanakuma “Tokyo Zombie” du réalisateur japonais SATO Sakichi le 24 juin 2008 prochain.
Tokyo Zombie dépeint la morne existence des collègues de travail Fujio et Mitsuo, qui passent leur temps à s’entraîner au [...]

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Punishment Park est un des rares films à utiliser le concept d’uchronie, c’est-à-dire qu’il prend un événement historique et imagine une suite différente. Ici, nous sommes en pleine guerre du Vietnam et l’on part du principe que Nixon, alors président des USA, ordonne l’état d’urgence et autorise l’interpellation et le jugement de tout individu suspecté [...]

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Michael Polischka, 15 ans, et sa mère, mise à la porte par un ex amant fortuné, sont contraints de quitter une banlieue aisée de Berlin pour s’installer dans un quartier populaire et multi ethnique [...]

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Ancêtres des GIs réunis au sein d’un même esprit de corps, les combattants spartiates apprennent dès leur plus jeune âge l’art de la guerre, enseigné par les vétérans. On comprend rapidement que la philosophie de ce peuple consiste à mourir pour l’honneur de sa patrie, et non à mourir en héros pour la gloire. La [...]

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N’ayons pas peur des mots, cette nouvelle série HBO (The Wire, Rome, Deadwood, Six Feet Under, The Sopranos…), signée par David Milch, créateur de Deadwood, et Kem Nunn, auteur de polars mystiques hardcore situés dans l’univers du surf (Surf City, Le Sabot du diable…), est sans doute ce qui se fait de mieux à l’écran [...]

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