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Les Chimères de Mirinar – Teliam Vore

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Le festival Ptit clap recherche des courts-métrages

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L’étrange vice de Mme Wardh

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5 obstructions, de Lars Von Trier

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Enter the void, de Gaspar Noé

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The Room, jeudi 4 mars, à la Cantada

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Precut girl, d’Eric Dinkian

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Dvd French Démence vol. 1

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Sion Sono à Saint-Denis



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samedi 20 mars, a partir de 22h30
Cinéma le Katorza
3, rue Corneille (près de la place Graslin)
44000 Nantes

2 avant-premières :

HIERRO

NODO

une première en France :

INGRID

Un court-métrage gore :

ZOMBIES & CIGARETTES

et une merde :

DANS LES GRIFFES DU LOUP-GAROU

Plus d’infos ici

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Nunzio Cusmano de Attack of Ze Weblog from Outer Space (faites attention où vous marchez, l’endroit y pullule de savants fous et de monstres géants) et moi-même nous traiterons dans cette nouvelle émission d’un film relativement méconnu sous la forme d’un commentaire audio. Les deux premières sessions seront consacrées à Last Man on Earth (1964) avec Vincent Price, ce qui nous permet de débattre sur les films inspirés par le roman Je suis une légende de Richard Matheson. Cette émission tient du prototype et nous comptons sur vos suggestions pour en améliorer la teneur.

The Last Man on Earth - Affiche - M

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Les Chimères de Mirinar - Teliam Vore - Cover Small

Teliam Vore est le premier roman du cycle des Chimères de Mirinar qui prends place dans un monde de " dark fantasy western ».

Dans le pays où se situe l’action, la technologie approche de l’ère industrielle, tandis que la culture oscille entre des valeurs médiévales et d’autres plus modernes. Le métal y est rare, en raison d’une récente catastrophe militaire. L’instruction scolaire commence à se populariser grâce à une révolution qui a éclaté trente années plus tôt.

L’Héroïne du cycle en est Elsy, jeune femme ambitieuse issue des quartiers les plus pauvres, qui crée son agence de mercenaires. Compromise, elle deviendra l’instrument d’un état impitoyable. L’aventure l’obligera à accepter une mission-suicide, quitte à y entraîner ses amis.

Pour commander Teliam Vore, il suffit de fournir les informations requises sur TheBookEdition. Le livre est imprimé sur commande et livré dans un délai d’une semaine. Il est également disponible à tous les salons et conventions où l’on trouve un stand consacré à Mirinar comme dernièrement à la Sci-Fi Convention à Paris.

Pour découvrir plus avant l’univers via de nombreuses illustrations, des cartes, des fiches de présentation, des documents encyclopédiques, le site officiel est disponible.

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La ville de Levallois organise un concours national de courts-métrages dédié

aux 15-25 ans : le Festival Ptit Clap.

Les jeunes réalisateurs sont invités à envoyer gratuitement leur film de 15 minutes maximum  du 1er mars au 31 mai 2010.

Les courts-métrages finalistes seront projetés lors de la cérémonie de remise des prix le Samedi 19 juin 2010 dans les Salons d’Honneur de l’hôtel de ville de Levallois.

La projection aura lieu devant les participants, le public et un jury de professionnels, présidé par Olivier NAKACHE et Eric TOLEDANO, réalisateurs de ‘Nos jours heureux’ et ‘Tellement proches’, qui élira les 3 gagnants du concours. Le public votera également pour attribuer le ‘Prix du Public’.

Le Festival Ptit Clap est organisé en partenariat avec Dailymotion, NRJ Paris, Studio Ciné Live, Game One, Le Mouv, Allociné et Internity.

Plus de 2 000 € de prix à gagner : écran TV, ordinateurs portables, chèques cadeaux…

Plus d’informations sur le site de l’événement : www.ptitclap.com

Affiche Festival Ptit Clap

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madam Ward 06Des crimes sadiques sont commis par un maniaque. L’insatisfaite miss Wardh vit avec un mari impuissant. Elle rencontre George Corro, séduisant play boy. Son ancien amant, Jean,  tourne autour d’elle, l’épie. De plus en plus inquiète, elle se demande s’il ne s’agit pas de l’assassin.

Après une série de  shockumentaires et un western de piètre facture  (Arizona), L’étrange vice de miss Wardh est le premier film ambitieux de Sergio Martino, et il faut le souligner, une réussite exemplaire qui incitera l’auteur du Continent des hommes poissons a continuer dans la même voie avec un égal bonheur.

Le succès triomphal de L’oiseau au plumage de cristal de Dario Argento au box office italien amorce un nouveau virage pour le bis italien. Le western, dans son versant de plus en plus parodique est sur le déclin. L’épouvante gothique, le péplum et le film de pirates sont passés de mode depuis des lustres. Au début des années 70, le giallo redonne un second souffle au cinéma populaire italien.

Les scénarios sont souvent interchangeables et les figures imposées immuables. Un tueur ganté de noir s’en prend à de jolies jeunes femmes qui n’hésitent pas à  se dénuder devant une caméra complice. Les personnages évoluent dans des milieux guindés, ce qui permet aux réalisateurs de filmer complaisamment ces meurtres sadiques dans des décors exhibitionnistes à l’architecture complexes. La peur du vide anime ces films remplis d’objets insolites, de toiles post-modernes, de costumes ébouriffants et de coiffures excentriques.  Cet aspect graphique borderline est inhérent aux cinéma bis des années 70. Presque une marque de fabrique. Le giallo ne connaît ni la litote, ni la sobriété.

L’étrange vice de Miss Wardh ne déroge pas à la règle mais on a parfois l’impression que Martino filme simultanément deux histoires, imbrique deux formes de récit, non pas antinomiques mais appartenant chacune à une époque distincte. Le script signé par l’incontournable Ernesto Castaldi est construit autour d’une ingénieuse machination fortement inspirée par Les diaboliques de Clouzot et L’inconnu du nord express d’Hitchcock. L’étau de resserre autour d’une héroïne de roman-photo, victime d’un environnement hostile et anxiogène. Un classicisme désuet mais efficace souffle sur la narration. Se greffe sur cette intrigue prosaïque  des éléments plus modernes. Un psychopathe assassine des jeunes femmes lors de meurtres sauvages et ritualisés.

etrange ward espagn 02La richesse du script tient de cette conception hybride du genre entre le giallo post-moderne teinté d’ironie et le drame criminel fondé sur les motivations matérielles des personnages. L’ancien et le moderne se télescopent agréablement dans un univers de perversions et de passions parasité par les ambitions vénales de certains personnages. Captivant de bout en bout, L’étrange vice de miss Wardh évolue dans les sphères les plus raffinées du genre grâce au soin apporté à la mise en scène. Sergio Martino se révèle être un metteur en scène inspiré  utilisant la caméra comme un personnage à part entière. Flou artistique, zooms ingénieux, cadrages insolites, mouvements de caméra très fluides longeant les murs et les escaliers, montage expressif fortement inspiré par les travaux de Mario Bava composent un opéra de la violence constamment sur le fil du rasoir. Grotesque et sublime, raffiné et trivial, le giallo de Martino, à l’instar de la plupart des grandes réussites du genre, assume avec un aplomb irrésistible ses partis pris de roman photo à la limite du bon goût, son érotisme suranné, ses outrances visuelles, ses décors kitch et ses effets de style d’un autre âge (images floues, zoom sur le regard bleu azur de Georges Hilton).

Le vice caché de la pauvre héroïne prête à sourire. Mais étant donné que cette dernière est interprétée par l’exquise Edwige Fenech, tout est pardonné. Habituée aux rôles de jolies infirmière ou de fliquettes dévêtues dans des comédies polissonnes aussi débiles que jouissives, la délicieuse Edwige Fenech se révèle être aussi une excellente actrice sous la direction de Sergio Martino. Le spectateur ébahi par ses courbes divines partagerait bien son secret de petite bourgeoise esseulée en sa compagnie. D’ailleurs, Edwige Fenech reçoit des fleurs accompagnées de ce petit aphorisme mystérieux: « Ton vice est une porte fermée dont moi seul ai la clé ». Jolie phrase qui deviendra deux ans plus tard le titre d’un classique du giallo toujours signé par Martino et interprété par … Edwige.

Enfin, un petit mot pour ceux qui fustigerai l’incohérence de certaines situations (Edwige Fenech confond la rouille du radiateur avec du sang, le meurtre d’un des personnages principaux n‘est pas découvert par la police). La logique diégétique du giallo n’est pas celle du réalisme mais de la fantaisie et du fétichisme. Une logique de rêve, quasi fantasmagorique, contamine ce type de cinéma coloré et rythmé comme un morceau pop délicieusement psychédélique.

L’étrange vice de Mme Wardh est un excellent et prometteur giallo. Sergio Martino confirmera ce coup d’essai avec tout une série de films épatants: L’alliance invisible, la queue du Scorpion, Ton vice est une porte fermée dont moi seul ai la clé, Torso etc…

(Italie, Espagne – 1971) de Sergio Martino avec Edwige Fenech, George Hilton, Alberto De Mendoza, Ivan Rassimov

DVD édité par Neopublishing. Titre original : Lo strano vizio della signora Wardh. Langue : italien. Sous-titres : français. Format son : 2.0 – Dolby Digital. Format image : PAL 2.35:1 – 16/9 compatible 4/3.Durée : 97 mn

Bonus

“Histoire d’un vice” : entretien avec George Hilton et Antonio Bruschini (26 min)

Commentaire audio par Federico Caddeo

Présentation du film par George Hilton

Diaporama

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En 1967, le cinéaste danois Jørgen Leth réalise The Perfect Man, un court métrage en noir & blanc inspiré de l’esthétique publicitaire d’alors. Poétique, étrange, auto référencé et bavard, ce petit film parle du rapport réel / image, de la faillite de l’humain, de son impossible quête de représentation parfaite.
Au début des années 2000, par le biais de sa société de production Zentropa, Lars von Trier organise avec Leth un jeu malsain. Se prétendant fan du film original, il incite son aîné à le retourner cinq fois, suivant cinq faisceaux de contrainte handicapants. Le but avoué de Trier n’est pas de pousser Jørgen à dépasser l’original, mais bien de le parjurer, à échouer dans sa démarche artistique. Faire trébucher le vieux, le pousser à tourner de la merde. Aussi va-t-il utiliser tous les indices tirés de conversations préliminaires pour deviner ce que son aîné ne voudrait faire
pour rien au monde.

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Five Obstructions alterne des séquences de The Perfect Man original, des fragments des rencontres entre les deux hommes, des bouts de making of caméra à l’épaule et les cinq relectures sous pression. C’est à la fois un film épatant sur la continuité entre vie et création, et un dévoilement assez émouvant de la méthode Lars von Trier.

Je l’avoue sans honte, après Dogville et des années de fidélité admirative, j’avais un peu laissé filé le Lars,  l’écoeurement ayant fini par l’emporter sur la fascination. Ce n’était pas une raison pour passer à côté du discret Five Obstruction, son meilleur film depuis très longtemps, à mon avis au niveau de Europa ou de Kingdom. Et s’il parvient à reconquérir mon coeur, c’est que la violence et la perversion, au coeur du cinéma de Trier depuis le début, n’aboutissent ici sur rien de probant. Se heurtent au talent, à la résilience de Leth qui, en véritable auteur, encaisse les coups, les digère et finit malgré tout par en faire de l’art.
Il est très frappant de voir l’évolution, de segment en segment, des relations entre les deux hommes. A l’annonce de la première obstruction, dominée par une contrainte formelle absurde (pas de plan de plus de 12 images), Jørgen est effondré. On le voit un temps déprimé, errant, comme si on venait de piétiner son château de sable. Puis le film se fait malgré tout, et il ressemble au final de très près à l’original, gardant la même thématique, le même aspect glacé, la distance au sujet.

Voyant ça, von Trier impose, pour le round 2, l’absence totale de recul, forçant Leth à l’exhibitionnisme le plus crado : il tombe en dépression, angoisse, valium, fanfaronnades, puis part tourner dans un bidonville de Bombay le plus mauvais des cinq remakes. C’est à peine un film, il n’y a plus rien de l’original, qu’un grand malaise, une mise à nu de la violence du cinéma, quelque chose de physique et de dégoûtant, comme la séquence finale des Idiots. On est alors chez Lars, tout entier, et Jørgen s’est sauvé. A partir de là s’amorce la renaissance.

Le troisième remake, dont la nouvelle contrainte est “pas de contrainte” est de loin de le meilleur court, accouchant d’une histoire nouvelle, transformant le Perfect Man original en un récit noir en split screen, très libre dans sa narration. Leth a la frite, les tortures lui ont donné le goût de filmer. Il déjà est allé aussi bas qu’il le pouvait et rien ne
l’atteint plus. Sa quatrième version (en dessin animé) aboutit à un gloubiboulga d’images qui n’a plus rien à voir avec la choucroute et ressemble à une copie rendue au prof sans avoir été relue. A ceci près que le travail sur l’image est totalement nouveau, étonnant (techniques mixtes qui seront reprises dans Scanner Darkly peu de temps après).
Le dernier court, plus encore que sur la créativité de JørgenLeth insiste sur l’échec du projet trierien. C’est Lars qui l’agence, à partir d’un texte qu’il fait lire et d’un montage des rushs autour du projet global : mise en abyme alambiquée, totalement redondante et partiellement incompréhensible, ce segment n’a aucun intérêt en soi, et assez peu dans le contexte même.
A force de chercher à tout prix à ce que Leth “fasse de la merde”, c’est Trier qui se prend les pieds dans le tapis, qui perd le contrôle et met à nu ses limites.

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Lars von Trier a une façon tout à fait particulière de gérer son rapport à la violence dans la création artistique. Il entretient, en particulier, une confusion assez commune et faussement narcissique entre sa personnalité et ses créations, comme un exutoire, une seconde voie pour laisser sortir son obsession de domination.
Dans Element of crime (1984), dont il est complètement absent en tant qu’auteur, la précision, la minutie des formes, semblent encore capables de le contenir en entier. Dans la série télé Kingdom (94 & 97), il intervient en maître de cérémonie à la fin des épisodes pour se moquer des frayeurs du spectateur et spéculer sur les rebondissements futurs. Sa facétie éphémère du Dogme, vers la même époque, lui offre simultanément une stature de théoricien international et une aura de farceur : Breaking the Waves (96) qui lui vaut la Palme d’Or transgresse toutes ces règles qu’il vient
d’instaurer. Et c’est Vinterberg, avec Festen (98), qui offre le chef-d’oeuvre dogmatique, par la bande de l’humour.
Depuis cette époque, von Trier fait le bonheur des critiques et de la presse pipole en martyrisant et jetant ses actrices, tenant des propos douteux à tout bout de champ, en apposant de plus en plus nettement sa patte mégalomane sur ses films : femmes manipulées, broyées, tuées, violées, recherche de l’assentiment / complicité du spectateur, jubilation de la cruauté, fausse pruderie et fausse morale. Tout ça est d’autant moins ragoûtant que le second degré a presque totalement disparu, et ne revient que comme vague excuse, comme pour écarter les responsabilités et se dédouaner de ce qui est montré.

Lars von Trier paraît être passé de la violence du contrôle formel de ses premiers films (Prix de la mise en scène à Cannes en 84), à la cruauté grotesquement explicite de Antichrist (2008). En cela, sa carrière rend visible le fait que son travail, comme celui des plus grands cinéastes contemporains, repose sur la pulsion de contrôle, de contrainte, de violence faite aux autres.

5obtructions_affiche72dpiL’abstraction fantastique des derniers Cronenberg, la froideur monocorde d’Haneke, la précision bordélique de Park Chan Wook, la maniaquerie abstraite de Lynch ou le style pomo-potache de Tarantino semblent autant de variations autour de ce thème, autant de façon personnelle de canaliser les contraintes propres au médium cinématographique.
Ils travaillent à faire comprendre qu’en matière de narration, le cinéma est la forme la plus accaparante, la plus unidirectionnelle et la plus autoritaire. Au spectateur n’est donné ni le contrôle du temps, ni la marge de manoeuvre de la re-création. La narration visuelle et sonore est hypnotique, rétive à l’interprétation immédiate, son premier mode de fonctionnement est le ressenti. La logique du cinéma est comparable à celle du rêve ou du cauchemar, mais un songe conçu par la psyché d’un étranger.

Et elle passe, nous le savons malgré les making of “tous copains” inventés par les dévédés hollywoodiens, par la transmission d’une vision artistique d’un auteur-cinéaste au travers du corps des centaines de membres de son équipe, puis des milliers de spectateurs. L’admiration votive et quasi universelle pour l’oeuvre de Kubrick est aussi la reconnaissance du caractère totalitaire de cette façon de faire du cinéma. En ce sens, l’oeuvre de Lars von Trier semble plus lisible, plus explicite que celle de beaucoup d’autres. Ici la manipulation est tangible, le malaise sensible.

Et puis, et enfin, Five Obstructions donne largement à voir la résistance de JørgenLeth à cette vision dominante de l’audiovisuel. Leth est poète à ses heures. Ses films sont non narratifs, éclatés, ouverts. Dès qu’il le peut, il ouvre des fenêtres pour que le sens échappe. Des puits pour faire rentrer l’interprétation, l’analyse, tailler des espaces de jeu pour la pensée du spectateur. En essayant d’échapper à Lars, il montre en creux une façon alernative de faire du cinoche, de créer dans l’image, le son, plan et le montage, plutôt que dans le film-tout, son propos ou le récit qu’il prétend véhiculer.
Pour Lars von Trier, accepter de montrer ça, puis mettre son nom dessus, c’est peut-être ce qu’il a fait à ce jour de plus contradictoire et de plus intéressant.
Un film à voir.

FIVE OBSTRUCTIONS est signé Lars von Trier & Jørgen Leth daté de 2003. Le DVD a été édité par Films Sans Frontières en 2005. La VO dano-hispano-franco-anglaise est sous-titrée en bon français de France. Les bonus contiennent quelques textes pas inintéressants, en particulier les notes de Leth qui le présentent sous un meilleur jour que lors de ses entrevue avec son bourreau et donne envie d’en voir un peu plus long.

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Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.

La musique ressemble à un remix du Freak de LFO. L’excellent clip en bonus :

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Pas de pitié pour les navets!!#3 –The Room– Jeudi 4 Mars à 21H

Lorsque Lisa décide de tromper Johnny avec Mark, tout se bouscule dans la vie de Jason !!

Venez supporter les pires dialogues du monde récités par les acteurs les plus cabotins d’Hollywood…Un plaisir sadico-sentimental à savourer en couple!

+ extraits et bande-annonces nanars

PAF: 3 euros (pop-corn offert)
ATTENTION: Séance gratuite pour les filles !!!

A VENIR: Une séance supplémentaire exceptionnelle le Jeudi 11 Mars à 21h: SPÉCIALE CHUCK NORRIS avec la diffusion de INVASION USA de Joseph Zito    +    extraits et bande-annonces 100% Moustachus

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Le mariage entre culture japonaise et culture française a toujours été improbable, tant les différences sont marquées. Il suffit de regarder quelques films japonais (ou pire des émissions télé) pour se rendre compte que nos valeurs sont radicalement différentes. Nombreux sont ceux qui pensent que les Japonais sont des extra-terrestres, que ce soit par leur tradition (les codes de politesse, le poisson cru, le théâtre nô) ou par leur côté excentrique (les films de Takashi Miike, le parapara, la pornographie à base d’animaux marins).Après tout, l’extrême-orient n’est pas nommé ainsi pour rien. Grâce à la mondialisation et à Internet, certains aspects de la culture japonaise nous sont tout de même parvenus. Le cas des mangas est exemplaire car ils ont littéralement envahi les rayons des librairies.

Pour un occidental, s’imprégner de la culture japonaise reste  difficile, ne serait-ce qu’à cause de la barrière de la langue. Quelques français s’y sont risqués, sans doute fascinés par une richesse intellectuelle que l’on ne trouve guère ici. On citera Jean-Pierre Limosin, qui pose un regard d’entomologiste sur le Japon, et qui parvient à s’y fondre en prenant bien soin de ne pas juger. Cette humilité lui a permis de pénétrer l’univers fermé de la mafia japonaise avec Young Yakuza. Dans le genre “bizarre”, on trouve Romain Slocombe, écrivain et photographe. Il s’intéresse au fétichisme local (le bondage) et à des thématiques bien précises comme l’art médical à travers les photographies de jeunes femmes plâtrées et prisonnière de leur lit d’hôpital !

Eric Dinkian fait donc aussi partie de ces nippophiles, en quête de compréhension de cet étrange pays. A travers Precut Girl, il propose de mixer la culture française et japonaise en choisissant comme personnages principaux un français et une japonaise. La voix-off omniprésente est en japonais mais certains dialogues en français.

Kami se suicide régulièrement. A chaque fois, elle se réveille dans un terrain vague, enveloppée dans une bache de plastique. Désespérée, elle se trouve un petit ami pour l’aider à mourir et l’assister dans ses morbides expérimentations.

Le film s’inscrit clairement dans le genre fantastique/horreur, avec son héroïne qui ne peut mourir et ses nombreuses tentatives de suicide à l’arme blanche. L’idée est originale et le plus proche parent semble être Un jour sans fin, où Bill Murray essaye de se suicider de mille façons mais sans succès. Bien entendu, le traitement est radicalement différent ! Precut Girl reste sérieux, même si l’on note parfois quelques touches d’humour noir. De manière presque scientifique, Kami tente en vain de retrouver l’extatique moment de sa première mort, le “moment” où tout change.  Eros et Thanatos ne sont donc pas bien loin. D’ailleurs, les deux amants vont peu à peu nouer une étrange relation proche du sado-masochisme.

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Visuellement, Precut Girl séduit car la photographie est grise et soignée en accord avec les décors froids à base de béton, de verre et de métal. Un intéressant travail a été réalisé sur les structures urbaines géométriques (escaliers, immeubles) et produit un contraste avec des éléments plus organiques comme les coups de couteau entaillant la chair ou le réveil dans la décharge, métaphore industrielle d’un utérus. L’esthétique fait immanquablement penser au cadavre de Laura Palmer dans Twin Peaks mais lorgne aussi du côté de Shinya Tsukamoto (Tokyo Fist notamment) lors des explosions soudaines de violence. Le tout est soutenu par une bande originale efficace, avec petite mélodie au piano pendant les moments poétiques, et des riffs de guitare avec percussions sèches pour les plans où ça charcle.

Film tordu et mutant, Precut Girl contient de nombreuses contradictions. Il est à la fois ambitieux (son propos sur la mort) et modeste (les expérimentations de Kami sous forme de journal intime). Il est à la fois poétique et gore, romantique et érotique. Gokurosama desu !



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Metaluna Productions & Oh My Gore ! Distribution sont heureux de s’associer pour vous présenter « French Demence Vol. 1 », l’anthologie de courts-métrages fantastiques français.

Le 15 mars sortira donc le premier volume de cette compilation de talents, futurs ou déjà confirmés.

Au programme :

-          Les Morveux de Pierre-Louis Levacher

-          Reptil de Pascal Stervinou

-          Le Chasseur de Rêves de Patrice Gablin

-          Fusible de Pierre Guillaume

-          Monsieur Méchant de Fabrice Blin

-          Au Royaume des Cendres de Michael Massias

-          Survival de Guillaume Tauveron

-          Underzone de Philippe Roure

-          Fine de Cédric Jouarie

-          Bloody Current Exchange de Romain Basset

-          Guedro de Nicola Dulion

Bonus :

- Présentation des films par Jean-Pierre Putters (Mad Movies)

Pour plus d’informations, vous êtes cordialement invités à visiter les sites internet de Metaluna & Oh My Gore ! :

http://www.metalunaproductions.fr/

http://www.ohmygore.com

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