Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg

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Jour 5

The Substitute

Film danois de Ole Bornedal, avec Paprika Steen

Les Danois sont des gens sympas. Quand ils font une comédie, elle s’appelle Festen (nous Les Chtis). Quand ils se lancent dans la série tévé, ils font Kingdom (nous Julie Lescaut). Et quand ils s’essaient au film pour enfant ça donne The Substitute (nous rien). Le truc que vous auriez rêvé de voir quand vous aviez 11 ans.
La nouvelle prof est une extraterrestre. Elle lit dans les pensées mais ne connaît ni le bien, ni l’empathie, ni l’amour. Elle mange des poules crues et veut envoyer sa classe dans l’espace, pour en faire des cobayes humains.

Le pire, bien sûr, étant que ces ânes de parents refusent de croire un mot de cette fort crédible histoire.

Voilà le synopsis, que Bornedal a vendu à Sam Raimi pour en tirer un remake lisse – ce qui vaut à l’original de ne sortir ici qu’en vidéo. Une histoire qu’il prétend avoir traité avec légèreté pour ses chères têtes blondes, faisant bien attention de ne choquer personne… Alors, effectivement, le sous-texte est moral et optimiste. Pour le traitement, par contre, accrochez-vous. Je sais que la jeunesse n’est plus ce qu’elle était, mais devant ça, gamin, je crois bien que je me serais fait pipi dessus.
On y parle de cul, un peu (la petite soeur de 6 ans). Il y a un ou deux instants gore. Des longs moments de suspense qui noue les tripes. Des scènes de torture mentale drôle et pas mal inquiétante. Bref, habitué aux bêtises produites par Disney, ça secoue le cocotier. Et je veux bien croire que les gamins adorent : pour une fois ils ne sont pas pris pour des cons.

Derrière la sotte et poilante histoire de cette prof extraterrestre, The Substitute est aussi un récit sur le deuil et la façon dont il bouleverse la famille : l’ami Ole y va sans prendre de gants et avec une certaine classe.

Les scènes où le héros allume son psy scolaire sont anthologiques.
Bref, The Substitute, il faut le garder pour se le mater en famille. Ou alors comme témoin, comparé au remake US, des différences de conception de ce que peut goûter le jeune public.

Bête et réjouissante, la version danoise a tout pour plaire aux 7 – 117 ans.

Léo

Sommaire

6 commentaires sur “Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg”
  1. Impatiente de découvrir l’œuvre cinématographique de monsieur Fabrice Du Welz, que je ne connaissais pas auparavant. Et tout particulièrement Vynian, dont la bande annonce est tout simplement formidable et attractive !

  2. Pour Udeka:

    Si tout va bien, viendra un jour où tu en apprendras plus sur le village de DEAD BONES… 😉

  3. J’ai maté ROCHES ROUGES! Sans doute le meilleur court de genre que j’ai vu depuis bien longtemps! Enfin une vraie histoire servie par de vrais comédiens! Une réal nerveuse et la musique cartonne! Non, franchement, ça tape dur! Certaines scènes foutent vraiment mal à l’aise…

    Pour BLOODY CURRENT EXCHANGE, c’est la seconde fois que je le vois. Une ambiance soignée, mais l’histoire, j’y pige rien, et c’est quand même un peu long. En revanche, Philippe Nahon est énorme! Le vrai atout du film?

  4. La course à la mort : assez bon film d’action de type fast and furious en futuriste et plus pyrotechnique. Je ne me suis pas ennuyé. Les perso sont tous originaux (ah la directrice de la prison super polie/pincée/coincée qui crache 10 jurons dans le dernier plan). Les bagnoles sont aussi bien foutues et surarmées. Les cascades sont originales et les rebondissements nombreux.
    Ca reste bien sûr totalement décérébré et ç’aurait été mieux si le cadreur n’avait pas bu 10 litres de Red Bull. La caméra est sécouée inutilement pour faire style « ça va vite ».

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